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> Michel Deutsch (Traducteur)
> Henning Mankell (Préfacier, etc.)

ISBN : 2743618043
Éditeur : Payot et Rivages (2008)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 78 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le cadavre dénudé d'une jeune inconnue est retrouvé dans un canal proche de la petite ville de Motala. La victime semble avoir été violée. Martin Beck, de la criminelle de Stockholm, est envoyé en renfort auprès de l'équipe locale chargée de l'enquête. Longtemps, les in... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Val88, le 02 avril 2013

    Val88
    Le cadavre dénudé d'une jeune inconnue est retrouvé dans un canal proche de la petite ville de Motala. La victime semble avoir été violée. Martin Beck, de la criminelle de Stockholm, est envoyé en renfort auprès de l'équipe locale chargée de l'enquête...
    C'est en faisant un tour dans un magasin d'occasion que j'ai découvert ce polar. C'est d'ailleurs le seul que j'ai réussi à dénicher, malheureusement. J'avais déjà entendu parlé de Maj Sjöwall & Per Wahlöö comme étant les précurseurs du polar scandinave. de nos jours, pour les amateurs du genre, ces romans font partis du décors dans les librairies. Mais dans les années 60, ces livres devaient sûrement faire figure d'exception. Avant de commencer l'histoire, j'ai lu la préface d'Henning Mankell (auteur à succès grâce à sa série "Wallander"). Les romans de ces auteurs suédois ont considérablement joués sur son travail. Allais-je avoir le même sentiment qu'Henning Mankell en trouvant que "Roseanna" traversait les décennies sans prendre une ride? Après avoir tourné la dernière page du livre, je peux dire que oui, cette histoire pourrait se dérouler en 2013. L'ordinateur aurait remplacé la machine à écrire et les policiers passeraient leur coup de fil depuis un portable au lieu d'aller dans un bistrot, hormis ces quelques détails, l'histoire est intemporelle. "Roseanna" étant le premier livre de Maj Sjöwall & Per Wahlöö que je lis et le premier de la série de l'enquêteur Martin Beck, je n'étais pas vraiment familiarisée avec les personnages récurant. Cela dit, le côté personnel de ces personnages n'est pas très développé. Les auteurs s'attardent plus sur l'enquête en cours. Une enquête qui traine un peu en longueur au début de l'histoire puisque Martin Beck et son équipe n'arrivent pas à identifier le corps de la jeune femme. Il ne faut donc pas s'attendre à un polar rythmé mais plus à une vision assez proche du travail de la police dans ce genre de situation où la patience est de mise. Attente, fausses pistes, désillusion, puis la machine se met en route quelques mois plus tard lorsque le corps a enfin une identité. Les enquêteurs vont chercher à savoir qui était cette jeune femme, pourquoi elle a été assassinée et qui est son meurtrier? J'ai adoré cette partie du polar qui m'a un peu rappelé le travail d'investigation de Mikael Blomkvist dans le premier "Millénium", surtout cette façon de reconstituer les faits grâce à des photos et des films amateurs. Un travail de fourmi où le moindre détail a son importance. L'absence de rythme du début s'est alors transformé en envie de savoir ce qui s'est passé, si bien que ce polar n'a pas fait long feu entre mes mains.
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    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 27 août 2011

    pile
    Les romans du couple formé par Maj Sjöwall et Per Wahlöö sont paraît-il à l'origine d'une école suédoise du polar. le premier roman de la série, Roseanna, m'a donc paru parfait pour partir à la découverte du polar nordique.
    L'intrigue de Roseanna commence par la découverte d'un cadavre de femme dans un canal de Motala, une ville moyenne de la province d'Ostergötland. La jeune femme est nue et rien ne permet de l'identifier. L'autopsie conclut qu'elle a été étranglée après avoir subi des violences sexuelles. Or aucune disparition n'a été signalée dans la région et son signalement ne correspond à aucun avis de recherche. Plus d'une semaine après la découverte du corps, la police locale n'a encore aucune piste. C'est alors qu'un expert est envoyé de Stockholm, l'inspecteur Beck, accompagné de deux membres de son équipe, Kollberg et Melander…
    On pense tout de suite à Simenon, dés le début du roman près d'une écluse, pour le côté rétro de la Suède des années 60 et l'attention portée par les auteurs aux petits métiers. D'après la présentation des auteurs sur mon édition, ils auraient également été inspirés par Ed McBain, sans doute pour la mise en place non pas d'un héros récurrent mais d'une équipe de police récurrente. Cependant dans Roseanna, seul le personnage de Martin Beck est vraiment développé.
    L'enquête est des plus classiques : recueil de témoignages, interrogatoires de témoins, de suspects, des connaissances de la victime, analyse de photographies… Martin Beck n'est guère aidé par la technique. Quand il apprend que la victime était américaine, il se met en contact avec un policier américain, mais les communications téléphoniques entre eux sont si mauvaises, qu'ils préfèrent s'écrire des lettres qui mettent quinze jours à arriver. Et donc l'intrigue ne progresse pas très vite ! Mais cela fait partie du réalisme de Maj Sjöwall et Per Wahlöö, que de montrer l'aspect laborieux du métier de policier. Bien avant Internet et les analyses ADN, la recherche de L'Assassin de Roseanna est d'abord une enquête psychologique. Comme les enquêteurs ne savent rien du coupable, ils vont commencer par s'intéresser à la victime, essayer de rassembler des éléments sur sa personnalité qui pourront les conduire à son assassin. Et cela fonctionne.
    Après avoir déniché le coupable contre lequel ils n'ont encore aucune preuve, c'est à nouveau la psychologie du criminel qui va permettre de le confondre. le piège que les policiers lui tendent introduit un petit suspense à la fin du roman. le rythme s'accélère, la tension est dans les dernières pages à son maximum, ce qui donne pour finir à Roseanna, roman quand même assez plan-plan, un petit côté thriller fort sympathique.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 14 novembre 2011

    Sharon
    Roseanna, titre du roman, est le prénom de la victime. La couleur est donnée : le roman est autant la recherche des derniers instants de la vie de la jeune américaine que la recherche de la personne qui a croisé sa route et l'a tuée. Martin Beck ne porte aucun jugement sur la vie de cette jeune femme, libérée, certes, mais aussi attachante car elle est incroyablement sincère et honnête (je ne trouve pas d'autres adjectifs pour la qualifier).
    Roseanna est la première enquête de Martin Beck. je ne regrette pas de ne pas l'avoir lu avant, car quelles que soient les enquêtes, Martin Beck est un policier consciencieux. Sa vie privée est banale (marié, deux enfants) et peu épanouissante : l'amour s'est envolé depuis longtemps. le roman est réaliste, dans le sens où l'équipe d'enquêteurs met six mois à appréhender un suspect. Je dis bien "l'équipe" car Martin Beck, s'il s'investit corps et âme afin que justice soit rendue à la victime, n'agit pas seul. Il peut compter sur les autres policiers, et même sur des appuis internationaux.

    Il faut aussi faire avec la lenteur de l'enquête : pas d'ordinateurs d'où jaillissent des résultats, pas d'autopsie-fleuve mais un rapport détaillé, pas de test ADN ni même de liaisons téléphoniques outre-atlantique satisfaisante. Les interrogatoires ne sont pas filmés, mais enregistrés au magnétophone, ils illustrent la pugnacité des enquêteurs. Jamais le rythme de l'enquête ne paraît lent, car Sjöwall et Walhöö manient avec brio l'art de l'ellipse.
    Encore une belle lecture suédoise.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-roseanna-de-sjowall-e..
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    • Livres 4.00/5
    Par joedi, le 15 septembre 2011

    joedi
    Premier d'une série de dix romans écrits entre 1965 et 1975 et republiés dans des traductions entièrement revues à partir de l'original suédois. Henning Mankell a écrit la préface de ce premier tome et nous apprend qu'il a lu celui-ci, une première fois, à l'âge de 17 ans. Pour les amateurs de roman policier suédois, cette série est un nouveau filon à exploiter ! Bien sûr, les portables n'existaient pas encore, et les inspecteurs devaient se servir des cabines téléphoniques, mais une enquête reste une enquête et l'enquêteur de la criminelle de Stockholm, Martin Beck est un personnage à découvrir.
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    • Livres 5.00/5
    Par nath45, le 20 juillet 2013

    nath45
    Deux maîtres du polar nordique, Sjowall et Wahloo, auteurs d'une série d'une dizaine de romans policiers entre 1965 et 1975, mettant en scène l'enquêteur Martin Beck et son équipe. Les personnages y sont aussi importants que l'affaire elle-même, on entre au sein du commissariat et dans l'intimité des enquêteurs.
    Roseanna est la première des dix enquêtes. le cadavre dénudé d'une jeune femme inconnue est retrouvé dans un canal proche de la petite ville de Motala, la victime semble avoir été violée. Martin Beck, de la criminelle de Stockholm, est envoyé en renfort auprès de l'équipe locale chargée de l'enquête.
    le style sans fioriture est juste, les actions sont bien détaillées mais sans longueurs, tout est décortiqué, bien ciselé avec un crescendo bien dosé.
    Une série à découvrir et une lecture jubilatoire.
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Citations et extraits

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  • Par didiadri, le 26 mars 2014

    Le tableau qui s'offrait à leur vue était aussi irréel dans son immobilité qu'une scène de la Chambre des Horreurs du musée Tussaud, aussi indélébile qu'une photographie surexposée. La pièce était inondée de lumière et Martin Beck enregistra d'un seul coup d'oeil chaque détail du macabre spectacle.

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  • Par pile, le 27 août 2011

    Rappelles-toi que tu possèdes les trois qualités les plus importantes indispensables à un policier, se dit-il. Tu es têtu, tu es logique et tu es d’un calme absolu.

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  • Par pile, le 27 août 2011

    Un criminel est un être humain normal à ceci près qu’il est plus malheureux et moins bien adapté que les individus normaux.

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