,

> Michel Deutsch (Traducteur)
> Henning Mankell (Préfacier, etc.)

ISBN : 2743618043
Éditeur : Rivages (2008)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Le cadavre dénudé d'une jeune inconnue est retrouvé dans un canal proche de la petite ville de Motala. La victime semble avoir été violée. Martin Beck, de la criminelle de Stockholm, est envoyé en renfort auprès de l'équipe locale chargée de l'enquête. Longtemps, les in... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 27 août 2011

    pile
    Les romans du couple formé par Maj Sjöwall et Per Wahlöö sont paraît-il à l'origine d'une école suédoise du polar. le premier roman de la série, Roseanna, m'a donc paru parfait pour partir à la découverte du polar nordique.
    L'intrigue de Roseanna commence par la découverte d'un cadavre de femme dans un canal de Motala, une ville moyenne de la province d'Ostergötland. La jeune femme est nue et rien ne permet de l'identifier. L'autopsie conclut qu'elle a été étranglée après avoir subi des violences sexuelles. Or aucune disparition n'a été signalée dans la région et son signalement ne correspond à aucun avis de recherche. Plus d'une semaine après la découverte du corps, la police locale n'a encore aucune piste. C'est alors qu'un expert est envoyé de Stockholm, l'inspecteur Beck, accompagné de deux membres de son équipe, Kollberg et Melander…
    On pense tout de suite à Simenon, dés le début du roman près d'une écluse, pour le côté rétro de la Suède des années 60 et l'attention portée par les auteurs aux petits métiers. D'après la présentation des auteurs sur mon édition, ils auraient également été inspirés par Ed McBain, sans doute pour la mise en place non pas d'un héros récurrent mais d'une équipe de police récurrente. Cependant dans Roseanna, seul le personnage de Martin Beck est vraiment développé.
    L'enquête est des plus classiques : recueil de témoignages, interrogatoires de témoins, de suspects, des connaissances de la victime, analyse de photographies… Martin Beck n'est guère aidé par la technique. Quand il apprend que la victime était américaine, il se met en contact avec un policier américain, mais les communications téléphoniques entre eux sont si mauvaises, qu'ils préfèrent s'écrire des lettres qui mettent quinze jours à arriver. Et donc l'intrigue ne progresse pas très vite ! Mais cela fait partie du réalisme de Maj Sjöwall et Per Wahlöö, que de montrer l'aspect laborieux du métier de policier. Bien avant Internet et les analyses ADN, la recherche de L'Assassin de Roseanna est d'abord une enquête psychologique. Comme les enquêteurs ne savent rien du coupable, ils vont commencer par s'intéresser à la victime, essayer de rassembler des éléments sur sa personnalité qui pourront les conduire à son assassin. Et cela fonctionne.
    Après avoir déniché le coupable contre lequel ils n'ont encore aucune preuve, c'est à nouveau la psychologie du criminel qui va permettre de le confondre. le piège que les policiers lui tendent introduit un petit suspense à la fin du roman. le rythme s'accélère, la tension est dans les dernières pages à son maximum, ce qui donne pour finir à Roseanna, roman quand même assez plan-plan, un petit côté thriller fort sympathique.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 14 novembre 2011

    Sharon
    Roseanna, titre du roman, est le prénom de la victime. La couleur est donnée : le roman est autant la recherche des derniers instants de la vie de la jeune américaine que la recherche de la personne qui a croisé sa route et l'a tuée. Martin Beck ne porte aucun jugement sur la vie de cette jeune femme, libérée, certes, mais aussi attachante car elle est incroyablement sincère et honnête (je ne trouve pas d'autres adjectifs pour la qualifier).
    Roseanna est la première enquête de Martin Beck. je ne regrette pas de ne pas l'avoir lu avant, car quelles que soient les enquêtes, Martin Beck est un policier consciencieux. Sa vie privée est banale (marié, deux enfants) et peu épanouissante : l'amour s'est envolé depuis longtemps. le roman est réaliste, dans le sens où l'équipe d'enquêteurs met six mois à appréhender un suspect. Je dis bien "l'équipe" car Martin Beck, s'il s'investit corps et âme afin que justice soit rendue à la victime, n'agit pas seul. Il peut compter sur les autres policiers, et même sur des appuis internationaux.

    Il faut aussi faire avec la lenteur de l'enquête : pas d'ordinateurs d'où jaillissent des résultats, pas d'autopsie-fleuve mais un rapport détaillé, pas de test ADN ni même de liaisons téléphoniques outre-atlantique satisfaisante. Les interrogatoires ne sont pas filmés, mais enregistrés au magnétophone, ils illustrent la pugnacité des enquêteurs. Jamais le rythme de l'enquête ne paraît lent, car Sjöwall et Walhöö manient avec brio l'art de l'ellipse.
    Encore une belle lecture suédoise.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-roseanna-de-sjowall-e..
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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 23 mai 2011

    sylvaine
    premier d'une série de 10 romans mettant en scène l'enquêteur Martin Beck et son
    équipe.C'est à travers ces 10 romans publiés à raison de 1 par an que nous pouvons découvrir la Suède de l'époque .Ces livres certes policiers donnent
    l'occasion aux auteurs de faire la critique de l'évolution politique de leur pays.
    Je vous conseille fortement leur lecture un vrai bijou.
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    • Livres 4.00/5
    Par freude, le 13 juin 2011

    freude
    Voilà une série policière que je découvre avec plaisir. Qu'il est agréable de lire un policier où internet et téléphone portable sont aux abonnés absents. Qu'il est agréable de découvrir un nouvel enquêteur par petite touche, un homme marié pour une fois, même si on sent dès ce premier tome que son mariage se délite. Et l'enquête , certes lente reste intéressante à suivre. L'aspect sociétal, bien présent est un plus, il apporte des éléments très intéressant sur cette période historique que somme toutes je connais peu dans les détails.
    Je compte bien découvrir prochainement la suite des enquêtes de Martin Beck.
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    • Livres 4.00/5
    Par joedi, le 15 septembre 2011

    joedi
    Premier d'une série de dix romans écrits entre 1965 et 1975 et republiés dans des traductions entièrement revues à partir de l'original suédois. Henning Mankell a écrit la préface de ce premier tome et nous apprend qu'il a lu celui-ci, une première fois, à l'âge de 17 ans. Pour les amateurs de roman policier suédois, cette série est un nouveau filon à exploiter ! Bien sûr, les portables n'existaient pas encore, et les inspecteurs devaient se servir des cabines téléphoniques, mais une enquête reste une enquête et l'enquêteur de la criminelle de Stockholm, Martin Beck est un personnage à découvrir.
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Citations et extraits

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  • Par pile, le 27 août 2011

    Rappelles-toi que tu possèdes les trois qualités les plus importantes indispensables à un policier, se dit-il. Tu es têtu, tu es logique et tu es d’un calme absolu.
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  • Par pile, le 27 août 2011

    Un criminel est un être humain normal à ceci près qu’il est plus malheureux et moins bien adapté que les individus normaux.
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