Dans son refuge de l'Ile Noire,
Pablo Neruda est l'unique client du facteur Mario Jimenez. Ces rapports se changent en amitié et Mario demande à
Neruda de lui enseigner l'art de la poésie afin de conquérir la fille de la patronne du bar du village, la sublime Beatriz Gonzalez. Et c'est ainsi que commence l'histoire.
J'avais adoré le film "Le facteur" qui en est une adaptation (très libre, finalement !) et j'étais curieuse de découvrir le livre. Je n'ai pas été déçue. Ce livre est touchant, plein de justesse. C'est un bijou de finesse, de sensualité, d'humour, etc. Ode à l'amitié, à la poésie, aux convictions, portrait politique d'une époque, ce roman est une pure merveille.
On vibre, on rit, on est au bord des larmes,...
Le style est un pur plaisir et les phrases se dégustent. Les dialogues sont savoureux, vifs. L'aspect politique est également très intéressant, bien amené, à la fois suggéré et pourtant bien présent, à travers l'engagement de
Neruda, l'élection d'Allende puis l'arrivée de Pinochet.
A noter que le titre du roman est inspiré du discours de
Neruda lors de la remise du Prix Nobel et fait référence à un vers de
Rimbaud : « A l'aurore, armés d'
Une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes. »