ISBN : 2020859149
Éditeur : Editions du Seuil (2005)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Dans son refuge de l'Ile Noire, Pablo Neruda est l'unique client du facteur Mario Jimenez. Ces rapports se changent en amitié, et Mario Jimenez demande à Neruda de lui enseigner l'art de la poésie afin de conquérir l'amour de la fille de la patronne de l'auberge, la bel... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lostinmypal, le 28 mars 2012

    Lostinmypal
    Dans son refuge de l'Ile Noire, Pablo Neruda est l'unique client du facteur Mario Jimenez. Ces rapports se changent en amitié et Mario demande à Neruda de lui enseigner l'art de la poésie afin de conquérir la fille de la patronne du bar du village, la sublime Beatriz Gonzalez. Et c'est ainsi que commence l'histoire.
    J'avais adoré le film "Le facteur" qui en est une adaptation (très libre, finalement !) et j'étais curieuse de découvrir le livre. Je n'ai pas été déçue. Ce livre est touchant, plein de justesse. C'est un bijou de finesse, de sensualité, d'humour, etc. Ode à l'amitié, à la poésie, aux convictions, portrait politique d'une époque, ce roman est une pure merveille.
    On vibre, on rit, on est au bord des larmes,...
    Le style est un pur plaisir et les phrases se dégustent. Les dialogues sont savoureux, vifs. L'aspect politique est également très intéressant, bien amené, à la fois suggéré et pourtant bien présent, à travers l'engagement de Neruda, l'élection d'Allende puis l'arrivée de Pinochet.
    A noter que le titre du roman est inspiré du discours de Neruda lors de la remise du Prix Nobel et fait référence à un vers de Rimbaud : « A l'aurore, armés d'Une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes. »
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman d'Antonio Skarmeta.
    Mario est facteur sur l'Ile Noire, au Chili. Son unique client est le poète Pablo Néruda. le jeune homme un peu rustre et le poète se lient d'amitié. Au contact de Néruda, Mario apprend à séduire la très jolie Béatriz, la fille de l'aubergiste du village. Tout pourrait être un bonheur définitif, si le Chili ne vivait pas les dernières heures de sa démocratie. le président Allende meurt, Pablo le poète décède aussi et Mario est en danger.
    J'avais lu ce livre il y a bien longtemps. Je l'ai retrouvé dans ma bibliothèque en faisant un peu de rangement et je l'ai dévoré en une heure, au milieu de la poussière. Impossible de m'arrêter avant la fin. Et j'ai revu en images le superbe film de Michael Radford, avec Philippe Noiret et Massimo Troisi. Un livre qui se lit vite, qui s'impose par sa beauté simple et imagée. Je le recommande tout particulièrement.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 29 avril 2012

    Luniver
    Mario est le fils d'un petit pêcheur chilien. Sermonné à de nombreuses reprises pour son inactivité, il finit par trouver un emploi de facteur : travail particulier puisqu'une seule personne reçoit du courier sur l'île où il habite, le poète Neruda. Quand Mario tombe sous le charme de la fille de la patrone de l'auberge, il réclame impudemment son aide pour la séduire. Même si le poète est dans un premier temps catastrophé par cette irruption intempestive dans sa vie, une solide amitié se tisse rapidement entre les deux hommes.
    Le récit contient en trame de fond les bouleversements politiques qui vont avoir lieu au Chili : Neruda est un temps pressé par le parti communiste de se présenter aux élections présidentielles, mais il soutient finalement la candidature de Salvador Allende. Ce dernier est finalement élu, les problèmes économiques arrivent, et quelques mois plus tard aura lieu le coup d'état du général Pinochet.
    Magnifique roman de Skármeta, plein de poésie, d'humour et d'humanité.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ludivine, le 17 mai 2008

    Ludivine
    Un véritable chef d'œuvre, qui commence dans le bonheur et l'enthousiasme et qui petit à petit s'assombrit jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Pinochet.
    Ce petit bijou est très bien écrit, on est sous le charme de la poésie de Neruda et des métaphores durant toute la lecture, il y a également beaucoup de sentiments : l'amitié, l'amour et puis la tristesse. Et l'on comprend pourquoi il est important d'enregistrer le bruit des vagues et le chant des oiseaux…
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par amartia, le 07 août 2011

    amartia
    Bien sûr, en entamant ce livre, j'avais en mémoire les merveilleuses images du film Il postino de Michael Radford. On connaît tous l'histoire de l'amitié nouée entre Pablo Neruda et son postier "privé", de la recherche désespérée de ce dernier des fameuses métaphores propres à séduire la belle Beatriz et de l'aide que le poète lui apporte dans ce but. J'avais adoré le film, apprécié, comme toujours, Philippe Noiret dans un rôle qui lui allait comme un gant (oups une métaphore ou un lieu commun ?) et découvert Massimo Troisi, dont le jeu donnait corps avec délicatesse à ce personnage hors du commun.
    Mais quel plaisir de lire le roman ! Quel plaisir de retrouver ces dialogues tout en finesse et quelle surprise de constater que la rencontre n'a pas lieu en Italie, mais bien au Chili, entre l'accession au pouvoir d'Allende et la chute de ce dernier après le coup d'état de 1973. Et de ce fait, la fin de l'histoire est beaucoup plus intéressante et permet à Antonio Skármenta de lier le destin de ses protagonistes à celui de son pays.

    Antonio Skármeta a réussi là, un petit chef d'œuvre d'humanité d'amitié et... de poésie.

    Lien : http://meslecturesintantanees.blogspot.com/2011/08/antonio-skarmeta-..
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Citations et extraits

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  • Par Luniver, le 21 avril 2012

    - Le roi du baby-foot, dit Beatriz Gonzalez en appuyant son petit doigt sur la toile cirée. Qu'est-ce qu'on vous sert ?
    Mario demeura le regard rivé sur ses yeux et pendant une demi-minute il tenta d'obtenir de son cerveau qu'il lui donne les informations minimales pour survivre au choc qui l'anéantissait : qui suis-je, où suis-je, comment fait-on pour respirer, comment fait-on pour parler ?
    La fille eut beau répéter : «Qu'est-ce qu'on vous sert ?» en tambourinant sur la table toute la gamme de ses doigts fragiles, Mario Jimenez ne parvint qu'à s'enfoncer dans son silence. Alors Beatriz Gonzalez dirigea son regard impérieux vers son compagnon et formula, d'une voix modulée par cette langue qui fulgurait entre les dents généreuses, une question que Neruda eût considérée comme de routine en d'autres circonstances :
    - Et pour vous, qu'est-ce que ça sera ?
    - La même chose que lui, répondit le barde.
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  • Par amartia, le 07 août 2011

    Voici exactement cent ans, un poète pauvre et splendide, le plus atroce des désespérés, écrivait cette prophétie : "À l’aurore, armés d’une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes. " » Je crois en cette prophétie de Rimbaud, le voyant. Je viens d’une obscure province, d’un pays séparé des autres par un coup de ciseaux de la géographie. J’ai été le plus abandonné des poètes et ma poésie a été régionale, faite de douleur et de pluie. Mais j’ai toujours eu confiance en l’homme. Je n’ai jamais perdu l’espérance. Voilà pourquoi je suis ici avec ma poésie et mon drapeau. En conclusion, je veux dire aux hommes de bonne volonté, aux travailleurs, aux poètes, que l’avenir tout entier a été exprimé dans cette phrase de Rimbaud ; ce ne sera qu’avec une ardente patience que nous conquerrons la ville splendide qui donnera lumière, justice et dignité à tous les hommes. Et ainsi la poésie n’aura pas chanté en vain.
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  • Par Luniver, le 21 avril 2012

    - Je veux le poste.
    - Très bien. Je m'appelle Cosme.
    - Cosme.
    - Tu dois m'appeler don Cosme.
    - Oui, don Cosme.
    - Je suis ton chef.
    - Oui, chef.
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  • Par amartia, le 07 août 2011

    La poésie n’appartient pas à celui qui l’écrit, mais à celui qui s’en sert.
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