Troisième volet des aventures de Ward Hopkins, Nina Baynam et John Zandt face à l'Homme Debout et
Les Hommes de paille.
Une fois encore, Michael Marshall nous mène par le bout du nez avec ce roman. Car à mesure que l'on découvre les pages, on ne peut s'empêcher de vouloir lire la suivante, de savoir ce qui se passe, de savoir qui va gagner : les "bons" ou les "mauvais"... ou les "moins mauvais" ?
Une fois de plus, disparitions, meurtres, hystérie collective et théorie du complot se mélangent habilement afin de nous faire tourbillonner dans un monde sombre et dément, celui de l'Homme Debout. Celui dans lequel il faut tuer par nature, afin d'être soi-même.
Les qualités narratives sont toujours au rendez-vous, tout comme la profondeur des personnages principaux, mais aussi celle des personnages de moindre intérêt, que ce soient d'un camp ou de l'autre.
Un roman plein de tension, de peurs, d'espoirs... la recette réussie et réutilisée des deux premiers volumes de cette saga de l'horreur moderne. Et un final retentissant s'il en est.
Une fois encore, l'on se rend compte que l'on ne peut lâcher ce livre avant la fin, et qu'il est encore plus plaisant de le lire dans une semi-obscurité, afin de rassurer notre inconscient tout en le soumettant à l'aiguillonner de pensées inquiétantes sur l'Homme et ses aspirations.
Car même si nous ne sommes pas tels que les personnages de ce roman, certaines personnes peuvent-elles l'être ? Probablement pas aussi ressemblantes, mais l'idée nous traverse le temps d'un livre et c'est ce qui démontre toute la qualité de celui-ci : il nous entraine plus loin que nous ne pourrions le supposer et l'admettre, et il ne nous y perd pas... il nous permet de retrouver notre propre monde, secoué par l'intensité de ce qui reste une simple "histoire", mais de retour dans notre monde tout de même.
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