> Delphine Valentin (Traducteur)

ISBN : 2742782184
Éditeur : Actes Sud (2009)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Un photographe fasciné par les paupières, une spectatrice de scène d'onanisme incongrue, un quidam qui découvre dans un jardin botanique sa vraie nature de cactus, un chasseur d'odeurs qui traque sa Fleur dans les toilettes pour dames..., qu'ils soient monomaniaques, vo... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (10)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Melopee, le 11 juin 2011

    Melopee
    Quel très étrange et loufoque recueil de nouvelles que celui que j'ai entre les mains ! Outre la couverture qui m'avait mis sur la voie d'un ouvrage sortant de l'ordinaire, j'ai été intriguée puis happée par ces courts récits qui se lisent les uns après les autres, sans interruption.
    Un photographe fasciné par les paupières immortalise le visage avant et après l'opération qui corrigera les défauts de ces paupières. Bizarre mais après tout chacun ses goûts et la "laideur" ou du moins l'aspect peu banal de paupières rebelles à l'esthétique a finalement de quoi être un grand centre d'intérêt.
    Une femme, en bonne voyeuse, assiste à une scène cocasse chez son voisin d'en face. Lors d'un dîner galant, celui-ci s'éclipse et va dans la pièce d'à côté soulager une érection en solitaire. La plume est vive, la scène se passe comme dans un vaudeville et on ne peut s'empêcher de sourire en imaginant tout l'extraordinaire de cette situation.
    Autre histoire, changement se sexe : un homme se prend de passion un beau jour pour le jardin botanique où il croit découvrir sa vraie nature en côtoyant les cactus. Et si sa femme était une liane rampante, ou pire, un bonsaï. Voilà notre homme lambda obsédé par sa révélation d'être un cactus en puissance qui finalement trouve un certain équilibre dans sa vie dans sa double nature.
    Changement de décor et nous voilà face à un homme qui traque les odeurs des femmes, et plus particulièrement d'une dénommée Fleur, dans la cuvette des toilettes. Et voilà notre "fétichiste" qui égrène tous les cafés du coin à la recherche de l'odeur tant caractéristique de sa Fleur. Là pour celle-ci (de nouvelle), j'ai dû avoir les sourcils en accent circonflexe tout le long du texte. Je crois que je serais complètement démunie devant un fou pareil.
    Je laisse deux nouvelles dans l'ombre car si j'en dévoilais trop je vous gâcherais le plaisir de la découverte. Et devant ces obscurs comportements, on tente de comprendre l'incompréhensible. Certaines nouvelles sont dérangeantes car les petits plaisirs que chacun cultive sont des jardins secrets et certains "doivent" rester dans l'ombre. Oui voilà le sentiment qu'on a, que les jardins secrets sont dévoilés au grand jour, que les petits écarts de chacun sont ici mis en avant comme des passions à part entière voire des faire-valoir.
    Un livre tout à fait à part, qu'on avale sans trop bien comprendre pourquoi si ce n'est que la plume de Nettel est tout à fait captivante. Elle parvient à nous maintenir accrocher à des détails aussi superflus et extravagants soient-ils.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 25 mai 2009

    sentinelle
    Le recueil de nouvelles Pétales nous entraîne dans six nouvelles aussi étranges et inquiétantes les unes que les autres : Ptôse ou l'histoire d'un photographe fasciné par Les Paupières des femmes - Transpersienne ou l'histoire d'une femme spectatrice d'une scène d'onanisme chez son voisin d'en face - Bonsaï ou l'histoire d'un homme qui découvre dans un jardin botanique sa vraie nature de cactus - L'Autre côté du Quai ou la recherche de la vraie solitude – Pétales ou l'histoire d'un chasseur d'odeurs qui traque sa Fleur dans les toilettes pour dames et enfin Bézoard ou l'histoire d'une femme atteinte de trichotillomanie qui tombe amoureuse d'un homme lui-même atteint de manies.
    Comme vous pouvez le constater, ce court recueil de nouvelles explore les zones d'ombres et les frontières fragiles de l'anormalité : voyeurisme, trouble obsessionnel compulsif, manie, fétichisme, l'auteur Guadalupe Nettel nous entraîne dans le monde étrange de l'obsession et de la perversité par petites touches, donnant à ces récits une tonalité empreinte d'étrangetés suscitant un certain malaise chez le lecteur. La première nouvelle Ptôse m'a d'ailleurs terriblement fait penser au court récit L'annulaire de Yôko Ogawa.
    Une manière poétique d'aborder certaines déviances psychologiques, que ce soit en approchant la perversité, les névroses ou certains états proches de la dépersonnalisation. Nous sommes loin des classifications psychiatriques froides et sans nuances des comportements déviants : Guadalupe Nettel lève le voile sur cette part de monstruosité qui est en nous et qui nous concerne tous, tant la frontière peut parfois être mince entre le normal et le pathologique, d'où ce sentiment de malaises, de troubles et de gênes à la lecture.
    Une belle réussite et un auteur à suivre, sans aucun doute !

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-31846925.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ankya, le 26 août 2009

    Ankya
    Un petit garçon échappe de justesse à l'assassinat de sa famille entière et trouve refuge... dans un cimetière. le fantôme de la mère du bébé va implorer les fantômes résidents du lieu de protéger son fils. C'est ainsi que le petit, baptisé Nobody, va grandir auprès des fantômes et autres créatures de la nuit.
    J'ai adoré certains passages, comme l'apprentissage de l'alphabet à l'aide des plaques mortuaires. Les personnages sont attachants et l'intrigue est bonne. Nous découvrons en même temps que Nobody certaines créatures à éviter, brrrr.... mais le style n'est pas horrifique. Il s'agit d'un livre qui convient à un public jeune, sans pour autant être niais. Un bon moment de lecture. Je lui donne 4 étoiles et non 5, car je n'ai pas été tenue en haleine comme c'est le cas avec d'autres histoires, mais il s'en dégage une atmosphère, un monde, auxquels on ne peut être insensible.
    A la page 148, il y a une petite définition du "camouflage" que je trouve très sympathique:
    C'est quand une chose ressemble assez à une autre pour que ceux qui la regardent ne sachent pas ce qu'ils regardent.

    Lien : http://lacavernedankya.canalblog.com/archives/2009/08/18/14750446.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Leiloona, le 28 mars 2009

    Leiloona
    Ce recueil de six nouvelles est à l'image de la première de couverture : beau et troublant.
    Dès les premières lignes, j'ai été plongée dans un univers particulier : la plume de Guadalupe Nettel s'immisce dans les travers compulsifs dont nous pouvons tous être atteints. Et c'est justement ce qui est déroutant : les différentes histoires montrent toutes comment une chose insignifiante peut prendre des proportions exagérées.
    Ce ne sont pas des nouvelles fantastiques, mais le doux malaise produit par ces histoires fait tout de même penser à cette tonalité.
    C'est le corps qui est mis à nu dans ce recueil, ce corps qui devient omniprésent dans cette société du paraître...

    Lien : http://leiloona.canalblog.com/archives/2009/03/26/13141819.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par keisha, le 29 août 2009

    keisha
    La curiosité est un vilain défaut dit-on, pas pour une LCA j'espère... Elle explique en tout cas que ce petit recueil de nouvelles en voyage grâce à Leiloona ait fait escale ici.
    Les six nouvelles sont écrites à la première personne. Toutes différentes. Un photographe de paupières. Une "voyeuse" (ça existe, le féminin de voyeur?). Un mari japonais qui se découvre une nature de cactus (chaleur sèche) alors que son épouse serait une liane (chaleur humide). Une femme à la recherche de la Véritable Solitude. Un homme qui renifle dans les cuvettes des toilettes, à la recherche d'une certaine Fleur. Et une femme atteinte d'un curieux TOC.
    Voilà.
    Style impeccable, histoires intimistes qui vous empoignent vers leur conclusion toute provisoire, on frôle le malaise. Intéressant et interrogatif.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-32680142.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par BMR, le 04 avril 2009

    [...] Les manies de Victor étaient elles aussi imperceptibles aux yeux du monde extérieur. Il fallait l'observer un certain temps pour se rendre compte qu'il faisait craquer ses doigts de façon compulsive - et pas pour une question de style, comme j'avais pu le croire au début - car son geste était naturel et le bruit du craquement presque inaudible. Et pourtant, passé les premiers mois, ce geste superflu et acceptable a commencé à m'être désagréable. Petit à petit, mon ouïe est devenue plus sensible au craquement.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Melopee, le 11 juin 2011

    Il y a sûrement dans la vie de tout renifleur un moment de plénitude comme celui que j'ai connu cette fois-ci dans les toilettes pour dames du Mazarin. Je ne saurais dire si ce qui me procura autant de plaisir fut le marbre discret des meubles et du sol, le haut plafond permettant la libre circulation des odeurs ou bien le vaste cabinet où je me livrai à une exploration minutieuse.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (2)

Videos de Guadalupe Sánchez Nettel

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Guadalupe Sánchez Nettel

l'écrivaine mexicaine Guadalupe Nettel .
Pour Guadalupe Nettel, les personnages sont le moteur de l'écriture. Elle explique comment elle trouve les personnages de ses récits en observant le monde qui l'entoure.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Pétales : Et autres histoires embarrassantes par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Guadalupe
Sánchez Nettel(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (23)

> voir plus

Quiz