> Nathalie Peronny (Traducteur)

ISBN : 2702141781
Éditeur : Calmann-Lévy (2011)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Depuis qu’il a débarqué à Harwich en 1937, Jack Rosenblum entend devenir un véritable gentleman britannique. Persuadé d’avoir trouvé sa patrie, et malgré son épouse Sadie qui refuse de tirer un trait sur leurs traditions et leurs origines, il a rédigé un guide exhaustif... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par luocine, le 28 août 2011

    luocine
    Excellent roman, on est bien avec Jack et Sally autant quand ils se disputent que lorsqu'ils s'entendent bien.
    Ce roman nous fait rire, sourire et nous émeut souvent.
    Je pense que ceux qui peuvent lire en anglais ont beaucoup de chance car ils doivent être, plus que nous, sensibles aux maladresses de langue. La traductrice essaie de nous en donner un peu l'idée mais c'est toujours compliqué ce genre de jeux de mots, évidemment !
    Donc voilà, Jack veut devenir Anglais, mais alors un Anglais pur jus !
    Il a quelques handicaps, il est juif d'origine allemande, il s'appelle Rosenblum, quand il est vraiment en colère les jurons sortent en allemand, sa femme Sadie adore parler allemand et surtout cuisine parfaitement des spécialités qui lui viennent de sa mère et grand-mère et qui n'ont rien à voir (heureusement !) avec la cuisine britannique.
    Le pire de tout : il n'est pas admis dans les clubs de golf où les juifs ne sont pas les bienvenus.
    C'est oublié que Jack ne s'arrête jamais à des détails d'aussi piètre importance, puisqu'on ne l'admet pas sur les terrains de golf, il construira le sien.
    J'ai tout aimé dans de livre, l'évocation de la campagne anglaise, la peinture des habitants du Dorset, les animaux dont-il faut avoir peur (le cochon laineux par exemple !), et par-dessus tout la façon dont l'auteur rend compte des difficultés d'assimilation de la première génération d'immigrés.
    Sadie ne peut pas oublier les siens emportés par la Shoa mais grâce à ses talents de cuisinière le village finira par l'adopter, elle et sa mémoire à jamais meurtrie.
    Jack veut devenir plus Anglais que n'importe quel Anglais il rédige un code de 151 règles. Finalement, il forcera, grâce à son courage -celui de creuser seul la terre du Dorset pendant un mois- l'admiration des villageois et lui permettra de devenir un des leurs.
    J'aime que l'antisémitisme anglais soit épinglé sans que cela devienne lourd ni tragique, je trouve que c'est encore plus efficace : le fameux humour britannique !
    Lisez le passage où Jack vend sa maison de Londres sans avertir sa femme pour réaliser son rêve, c'est savoureux.

    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    A travers l'histoire de Jack et Sadie Rosenblum, Natasha Solomons rend un touchant hommage à ses grands-parents. En 1937, le couple et leur bébé quittent l'Allemagne pour fuir les persécutions contre les Juifs et s'installe en Angleterre.
    Lui, viscéralement doué pour le bonheur, met toute son énergie à s'intégrer dans son pays d'adoption jusqu'à vouloir devenir plus Anglais que les Anglais.
    Optimiste jusqu'à l'obstination, d'une touchante naïveté, c'est un être au coeur pur, intelligent et visionnaire.
    Elle, incapable d'oublier le passé, vit dans le souvenir d'un monde à jamais disparu qu'elle tente de ressusciter en élaborant les recettes de sa mère.
    Les époux aux caractères tant opposés peinent à se comprendre, se disputent souvent mais leur amour est tenace. Aussi, lorsque l'infatigable Jack finit par baisser les bras, Sadie sort de sa léthargie pour le forcer à aller au bout de son rêve. Natasha Solomons prend le parti de la légèreté pour parler de l'exil, de l'antisémitisme, du devoir de mémoire.
    Le roman se lit comme un conte de fée avec sa part de magie, de légendes, ses personnages hors du commun terriblement attachants.
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    • Livres 4.00/5
    Par Eipoca, le 10 mai 2011

    Eipoca
    Avec ce livre, Natasha Solomons brode autour de sa propre histoire familiale pour nous raconter l'histoire de Jack le mono-maniaque qui ne peut plus penser à autre chose que son golf , ultime point de sa liste du parfait anglais, et de son épouse Sadie, obnubilée par sa boîte à souvenirs, qu'elle consulte souvent par peur d'oublier sa famille disparue dans l'Allemagne nazie. le couple, qui semble cohabiter sans plus se comprendre, chacun suivant les cheminement de ses obsessions dans le Londres des années 40 puis dans la campagne anglaise, est à la fois cocasse et très touchant. L'exil, l'envie de se trouver un chez soi, la recherche d'identité, le devoir de mémoire et la peur de l'oubli, la transmission, la peur de l'autre et l'aspiration d'être l'autre... des thèmes traités avec brio, avec beaucoup d'humour et d'émotion. Un livre qui se lit avec le sourire, et un pincement au coeur, parfois: il serait dommage de passer à côté.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nahe, le 13 novembre 2011

    Nahe
    Dans Jack Rosenblum rêve en anglais, Natasha Solomons entreprend de rendre hommage à ses grands-parents et y raconte, dans une chronique tendre et amusante, leurs années d'exil.
    Lorsqu'il débarque en Angleterre en 1937, accompagné de son épouse Sadie et de sa fille Elizabeth, Jack Rosenblum décide de tout faire pour devenir un parfait Anglais. Faisant de la « brochure de conseils utiles pour tous les réfugiés » offerte lors de son arrivée sur le sol britannique son guide de vie, allant même jusqu'à la compléter de ses observations personnelles, il ne renonce à rien pour se transformer en citoyen britannique idéal. Patronyme, vêtements, lectures, tout y passe… Il reste pourtant une ombre noire au tableau : comme tout Anglais qui se respecte, Jack rêve de devenir membre d'un club de golf. Désespéré par les nombreux refus qu'il essuye, Jack comprend qu'il ne peut s'en remettre qu'à lui-même et quitte Londres, accompagné de Sadie, pour le Dorset, animé du projet d'y construire son terrain personnel, quitte à se ruiner.
    La suite sur mon blog...

    Lien : http://nahe-lit.blogspot.com/2011/09/jack-rosenblum-reve-en-anglais...
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    • Livres 3.00/5
    Par MALIKA, le 20 février 2011

    MALIKA
    Un très joli roman sur le devoir de mémoire et le droit à l'oubli, raconté avec légèreté et tendresse.
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Citations et extraits

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  • Par luocine, le 28 août 2011

    Mein Gott! Constamment de bonne humeur ! Ce n'est pas normal. Tu ne pourrais être un peu malheureux, une fois de temps en temps? Nous aurions peut-être enfin des choses à nous dire après tant d'années!

    - La colère affleurait dans sa voix, à l'immense satisfaction de Sadie? Enfin elle le tenait. "Tu es comme un rayon de soleil à un enterrement."

    Jack eu un petit rire nerveux. "Et alors, où est le mal?"

    - Tout le monde veut du beau temps pour un mariage, mais, pour un enterrement, le ciel devrait au moins la décence de se couvrir. Juste par respect."

    Jack finit son pain, décocha un regard las à sa femme et sortit de la cuisine"

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  • Par luocine, le 28 août 2011

    Cette boîte contenait tout ce qui lui restait de l’avant : une demi-douzaine de photographies…un vieux livre de prière … ainsi que le livre de recette de sa mère et une serviette en lin blanc plié avec soin.
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  • Par luocine, le 28 août 2011

    Si vous ne pouviez pas traire la vache du voisin, il vous suffira de posséder une vache. Aucun club de golf ne voulait de lui, il n’aurait qu’à construire le sien.

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  • Par luocine, le 28 août 2011

    Sadie lut la recette à voix haute : « Mélangez les œufs, la bonne dose de sucre, de la farine en quantité suffisante et juste ce qu’il faut de vanille »
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  • Par luocine, le 28 août 2011

    « Sadie tâche donc d’être heureuse. »

    Il n’avait pas compris. Malgré les années, il n’avait toujours pas compris. « Je ne veux pas être heureuse »
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Gérard Collard a choisit aujourd'hui pour sa chronique de vous parler du livre de Natasha Solomons, "Rêve en anglais" aux éditions Calmann-Lévy. Un livre qui situe l'action en Angleterre juste avant la seconde Guerre Mondiale avec un personnage d'origine allemande qui va tout faire pour s'intégrer dans son nouveau pays. Un roman qui, pour Gérard Collard, est sans doute un des meilleurs de l'année 2011...








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