ISBN : 2355220328
Éditeur : Zones (2011)
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Au printemps 2010, depuis les ports de Grèce, de Chypre et de Turquie, plusieurs embarcations s'élancent vers Gaza, chargées d'aide humanitaire. C'est la " flottille de la liberté ". Quelques jours plus tard, on dénombre neuf morts, ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par de, le 11 octobre 2011

    de
    Thomas Sommer-Houdeville, dans une première partie « Retour sur une idée folle » nous rappelle le contexte et les premières opérations « Code Pink » du Caire, entravées par le pouvoir égyptien. Puis l'auteur analyse la situation et s'interroge sur « Un moment sud-africain pour la Palestine ?». Il rappelle quelques faits, trop souvent oubliés ou tout simplement niés par certain-e-s : « ce conflit n'est pas, n'a jamais été, symétrique », « il y a bien un face-à-face entre un État colonisateur et un peuple opprimé qui lutte pour sa survie et pour son droit » ou « le slogan sioniste Une terre sans peuple pour un peuple sans terre était bien celui d'un mouvement européen, blanc, colonial, qui ne reconnaissait pas les habitants arabes de la Palestine comme peuple. »
    La mémoire toujours nécessaire de la destruction des Juifs en Europe durant la seconde guerre mondiale ne saurait « faire écran à la réalité de l'oppression israélienne ».
    La confusion des temps ne saurait faire oublier que « Dans des millions de consciences, l'opération Plomb durci acheva de faire basculer Israël dans le camp des États criminels et, pour tout le dire dans celui des bourreaux », sans oublier la poursuite de la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem « Il ne s'agit pas simplement de prendre leur terre, de repousser les indigènes jusqu'à ce qu'ils finissent par disparaître… »
    Si le siège total de Gaza a été mis en place après la victoire électorale du Hamas, « le siège maritime dure, de fait, depuis la prise de Gaza par Israël en 1967. » Les premiers bateaux Free Gaza et Liberty ont été les premiers à « ouvrir » le port de Gaza en 2008
    Si le contexte devait être rappelé, le centre du livre reste l'histoire des préparatifs, des difficultés, de la mise en œuvre de cette flottille « Salade Grecque », puis du voyage « Destination Gaza ».
    Au mépris, une fois de plus du droit international, les soldats de l'État d'Israël interviendront et se comporteront comme de vulgaires pirates intervenant dan les eaux internationales. Pirates et assassins.
    A cet acte de piratage, Israël ajoutera des actes de kidnapping, en emprisonnant les passager-e-s. Les pages « Passer par la case prison » sont particulièrement éloquentes. L'auteur souligne aussi les absurdités de la situation « Votre truc, là, ce ne serait pas Kafka qui rencontre Groucho Marx ? »
    L'intervention des commandos israéliens est bien un « acte de piraterie, commis par un État pourtant reconnu par la communauté international ». Ceux qui parlent d'États voyous et terroristes et tentent d'exporter « la démocratie » par les armes, soutiennent néanmoins la politique illégale de l'État d'Israël qui ne « respecte ni le droit international, ni celui qu'il invoque, ni même le sien propre. » Certain sont plus légaux que d'autres !
    Comme le dit justement l'auteur « Après des années de confusion et de démoralisation, le mouvement international a enfin trouvé des modes d'action de solidarité citoyenne efficace. le mouvement Boycott, désinvestissement et sanction (BDS) contre l'apartheid de l'État d'Israël et la Flottille en fond partie »
    « En montant sur ce bateau, venus de partout, nous montrons à quoi ressemble une solidarité en acte, nous portons la voix de toutes celles et tous ceux qui n'acceptent pas que l'on enferme un million et demi d'êtres humains, hommes, femmes et enfants, dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde. »
    Un livre à mettre entre toutes les mains.
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Citations et extraits

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  • Par de, le 11 octobre 2011

    Le slogan sioniste Une terre sans peuple pour un peuple sans terre était bien celui d’un mouvement européen, blanc, colonial, qui ne reconnaissait pas les habitants arabes de la Palestine comme peuple.
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  • Par de, le 11 octobre 2011

    il y a bien un face-à-face entre un État colonisateur et un peuple opprimé qui lutte pour sa survie et pour son droit
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