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ISBN : 2070137481
Éditeur : Gallimard (2012)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
'Pim passe sa main partout où il peut, identifie à haute voix le jarret, la côte première et le filet mignon – les mots la font rire et puis moins quand il passe à la tranche grasse et au cuisseau. Le corps de l'apprenti ankylosé par des jours de découpe, de désossage e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 22 décembre 2012

    brigittelascombe
    "Pim est la bête.Il change de règne,bascule à la faveur d'une connexion de chaleur aux intensités ajustées."
    Ecrit d'une façon magistrale, mi façon cours de CAP pour apprentis bouchers (analyse scientifique d' actes précis chirurgicaux éloignés de tout affect) mi exploration intime de la bascule d'un adolescent hypersensible dans la folie pure , Comme une bête attire et dérange à la fois.
    Pim, pam, poum! ai-je envie de résumer de façon simpliste ce drame en 3 actes hautement sanguinolent, qui part de l'adolescent Pim "au sourire juvénile" et habile de ses mains qui (bien que n'ayant pas la vocation et pleurant sans raison)veut devenir le meilleur des bouchers; à un boucher hautement qualifié complètement obsédé par la chair animale dans sa vie,ses rêves et ses lectures; à un fou qui "habite dans l'animal" et "boucher-chasseur" part, lasso au poing, comme un cow-boy ou même un descendant de Noé accomplir sa battue.
    Débiter, déjointer,couper,racler,torturer,décalotter,jeter...Par quel tour de magie Joy Sorman transforme-t-elle la violence ambiante et notre vision du boucher sadique en une "chorégraphie" où le "hachoir danse"?
    Est-ce l'humour mordant de formules telles que "chevalier viandard", "humaniste de la viande", le cochon "Steve Mc Queen, le héros de La grande évasion...? Est-ce le cocasse de certaines anecdotes glanées dans les lectures de Pim comme l'histoire d'Eddy Merckx aux fesses scotchées de viande moelleuse pour oublier ses escarres? Est-ce le côté farfelu, introduit à doses homéopathique, comme ce "duel" sur billots interposés pour un différent diffamatoire? Est-ce la "nicotine rouge" diffusée ça et là qui nous fait prendre pour un doux rêveur celui qui devient fou? Non c'est sans doute sa plume, qui telle un scalpel, égratigne, dissèque et ... sculpte les mots comme un artiste. Point de boucherie ici, point de morbide à la Bacon, mais un art primitif qui déstabilise le lecteur.
    Un grand bravo à Joy Sorman pour sa fine analyse psychologique, l'intensité dramatique de ce roman aux allures de tragédie et pour avoir su traiter ce sujet difficile tout en maintenant constante l'attention du lecteur.Rien à voir avec le couteau tueur de Viviane Elisabeth Fauville, l'héroïne folle de Julia Deck. Dans Comme une bête, le malaise monte crescendo d'un banal tatouage en forme de côte de boeuf à une intrusion sans habits dans une usine d'abattage à la convocation d'esprits...à la viande qui "tient le premier rôle". Joy Sorman, telle un chaman, ressuscite-telle, en imagination, le côté bestial de l'homme avec tendances cannibales héritées de l'époque des cavernes, à moins qu'elle ne fasse toucher du doigt à son naïf délirant les cultes païens primitifs comme celui du dieu Mythra évoqué dans Les bestiaires de Henry de Montherlant? Je pencherais pour cette deuxième hypothèse, d'où le talent de l'auteur qui part d'un Pim, somme toute banal, et le monte aux nues de son propre imaginaire.
    Un grand merci pour tous les renseignements glanés (visites de ferme, de halles de Rungis et d'abattoir incluses) fort enrichissants, même si, après lecture, je ne mangerai plus de cochon de peur qu'il ne soit "transgénique", de vache de crainte qu'elle ne soit folle, ni de "kebab reconstitué", ni de criquet qui craque sous la dent....Et puis la "vache Culotte" était bien trop sympa!
    Petit rappel, Joy Sorman a reçu le prix de Flore en 2005 pour son livre Boys, boys, boys.
    Que va donc obtenir Comme une bête?
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  • Par Hermane, le 19 novembre 2012

    Hermane
    C'est officiel, je me suis convertie au végétarisme. Mais ce n'est en aucun cas un reproche que je fais à ce livre qui nous plonge dans l'univers de Pim, apprenti boucher, qui «s'éprend» réellement de viande.
    C'est bien au contraire la preuve que Joy Sorman a réussi son pari : nous présenter cet univers méconnu de façon concrète : ces métiers de la viande, la formation difficile des jeunes apprentis, le quotidien de ceux qui se lèvent à 4heures pour remplir notre assiette à midi, le parcours des bêtes de leur élevage à leur abatage.
    Les mots crus, le rythme haché, les accumulations de verbes d'action, le style très hyperbolique de l'auteur contribuent à nous offrir un tableau extrêmement dynamique, vif de cet univers. J'ai aimé cette façon d'aborder le rapport à la viande de Pim, il l'aime, lui parle, la rassure, la caresse, la cajole presque. La viande est sa femme, à la différence qu'il lui sera toujours fidèle, à elle.
    Joy Sorman a fait un incroyable travail de recherche pour ficeler ce petit ouvrage.
    On apprend par exemple que le fordisme a été inventé non pas pour la fabrication des voitures, mais pour le démontage des animaux; que la viande a des vertus guérisseuses, que les vaches préfèrent Verdi plutôt que Wagner ; mais aussi et surtout que le métier de boucher est un métier difficile et que notre boucher compte dans nos vies plus que nous l'imaginons.
    J'ai dévoré ce livre comme Pim et bien d'autres dévorent la viande. Une belle découverte de cet auteur qui était une des favoris du Prix Goncourt des Lycéens cette année.
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    • Livres 3.00/5
    Par jostein, le 19 décembre 2012

    jostein
    " La viande est pleine de vie et la vie se transmet."
    C'est la réussite de ce roman qui bouillonne de sang et de passion, celle du jeune apprenti , Pim, pour son futur métier de boucher. Et Joy Sorman, grâce à sa précision et son investigation transmet toute l'anthologie de rapport vivant de l'homme et de l'animal.
    De tout temps et de toute région, l'homme est carnivore, parfois vampire ou cannibale en d'autres temps. Et si aujourd'hui, beaucoup se tourne vers le régime végétarien par respect pour les animaux ou par crainte des épidémies de vache folle et autre, la viande reste essentielle au-delà du soin qu'elle peut apporter aux chairs tuméfiées.
    Si, contrairement à moi, vous arrivez à dépasser cette aversion pour la viande rouge, les gras, les tripes et surtout la souffrance animale, vous apprécierez le style de l'auteur. Joy Sorman s'est vraiment plongée dans l'univers pour en disséquer ainsi les moindres détails, les plus fines sensations, les anecdotes historiques.
    La passion de Pim pour la viande prend rapidement la route vers l'obsession. En caressant une fille, il repère les morceaux de viande comme lorsqu'il palpe une vache. Son amour des animaux est fusionnel mais toujours en rapport avec la viande qu'ils procurent.
    En ce sens, je rejoins l'avis de Nath et y vois effectivement l'analogie avec le roman Le Parfum de Patrick Süskind.
    L'auteur nous fait réfléchir sur notre rapport avec l'animal.
    " Parce que les vaches ont un métier, elles font carrière avec l'éleveur et sous sa direction. Les chiens et les tigres ne travaillent pas, les vaches triment et produisent. de petites usines vivantes, des fabriques à lait et à viande qui font les trois-huit sur quatre pattes."
    " Il faut aimer les bêtes qui nous apprennent à mourir puisque nous mourrons tous de la même mort, il n'y aura pas de quartiers, elles nous disent qu'il n'y a pas d'échappatoire, pour elles comme pour nous, c'est la même carcasse à l'arrivée."
    Je reconnais qu'il y a une certaine faiblesse à prôner son amour des animaux et à acheter de la viande sans se poser de question, refuser de savoir ce qu'il se passe dans les abattoirs.
    " Les bouchers nous sont supérieurs parce qu'ils n'ont pas peur du sang, ils ne sont pas terrorisés par la chair dissimulée que nous refusons d'envisager."
    Comme une bête est un roman courageux parce que le sujet est peu vendeur, intéressant parce que l'auteur s'est renseigné sur les moindres détails et très sensuel grâce au style descriptif et vif de l'auteur. Si ce n'est que je n'ai pas réussi à dépasser mon dégoût pour cet étalage de viande ( les descriptions dans l'abattoir sont d'une réalité insupportable pour moi) , pour la souffrance animale. Comment résister au regard si doux de Culotte, cette bonne vache quand l'auteur décrit si bien son attachement, sa douceur et son respect pour l'homme?
    Un très bon livre mais un sujet qui n'est vraiment pas pour moi. Mon aversion m'a tenue un peu hors du roman, je m'attendais à une autre fin.
    Par contre, je lirai volontiers l'auteur sur un autre sujet.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-comme-une-bete-joy-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Biname, le 20 juillet 2012

    Biname
    Végétarien s'abstenir car ici il n'est pas question de la bonne courgette mais de la viande et vraiment sous toute ces formes.
    Assurérement le roman ovni de la rentrée littérairie 2012 mais un gros coup de coeur aussi.
    Je ne pensais pas que quelque chose qui me rebute la majorité du temps allait autant me passionner.
    164 pages consacrées à l'amour dévorant que Pim a pou son métier de boucher. Car on peut vraiment parler d'amour dans ce roman atypique. Pim crée une relation à la bête assez forte, comprenant le besoin pour l'humain de manger de la viande, tout en respectant le sens du sacrifice de la dit bête. Pim a une passion pour ce sacrifice qu'il souhaiterait revoir revenir à un état plus naturel.
    J'avoue avoir été passionnée par ce roman, dévorant chaque page à l'excès. Certes, j'étais bien heureuse de lire ce roman avec quelque chose dans l'estomac, certaines descreptions sont assez pointilleuses mais ne sont pas là pour dégoûter ou créer une forme de voyeurisme. Une fois de plus je le précise, ce surplus de détails, est uniquement là pour renforcer l'amour fou que pim a pour la bête et son métier.
    Un roman à découvrir sans aucun doute!
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    • Livres 4.00/5
    Par zazy, le 23 avril 2013

    zazy
    Votre enfant n'est pas doué à l'école, le collège l'ennuie profondément….. le lycée professionnel, l'apprentissage sont là, non pas comme roue de secours, mais comme découverte vers une voie royale, peut-être faite de passion !!!
    Et oui, Pim est un de ceux-là. Pim s'est tenu tranquille jusqu'à la fin de la troisième, élève médiocre mais poli, discret et sans histoires. A la fin du deuxième trimestre la conseillère d'orientation lui remet une plaquette sur l'apprentissage –Pim tu sais c'est pas une voie de garage, c'est la garantie d'avoir un bon métier-, mais Pim n'a pas d'états d'âme et la plaquette promet une formation en alternance, un CAP en deux ans après la troisième, plus de 4000 postes à pourvoir chaque année dans toutes les boucheries de France, un salaire d'apprenti qui varie entre 25 et 78 % du smic et un secteur qui ne connait pas la crise. »
    De plus Pim est un manuel, c'est-à-dire qu'il est doté de longues mains pâles –de pianiste, pas de boucher, lui dit souvent son père-, aux doigts effilés, osseux et agiles. »… »Il ne le sait pas encore mais ces mains lui assureront un avenir radieux »
    Voici notre Pim qui entre dans le métier de boucher comme on entre en religion, et les nouveaux convertis sont les plus assidus et les plus fervents, c'est bien connu. Pim aime la viande et Joy Sorman nous promène avec un luxe de détail sur le chemin de la viande de la ferme aux boucheries en passant par les abattoirs.
    Pour assurer dans ce métier de boucher, Pim assure….. Comme une bête ! « Pim se rêve chevalier viandard »
    Il aime son métier, mais il aime également les bêtes au point de vouloir faire partie du troupeau. Il entrera dans la chaîne non pour y découvrir une malfaçon, mais pour refaire le parcours, reprendre le chemin aux côtés des animaux, emprunter les mêmes couloirs, les suivre à la trace….
    Joy Sorman est fort bien documentée sur la technique de la boucherie, que ce soit en amont ou en aval (mais pas en avalant). Les points techniques sont précis. Patrice David qu'elle remercie, à juste titre, a été un très bon mentor en ce domaine. le vocabulaire technique n'est pas froid, grâce à une écriture vivante, voire vibrante. J'y ai senti les odeurs, vu les gestes précis, entendu les bruits divers, le rouge est omniprésent tout comme le vert des prairies …. Et oui, ce livre grouille de tout ça et c'est vivant bien que ces animaux aillent à l'abattoir. « Comme une bête » est à faire lire dans les lycées professionnels, aux apprentis car c'est un hommage aux artisans, aux métiers manuels, à ces personnes qui comme Pim « n'a peur de rien, ni de la fatigue ni du froid ni du travail… »
    Comme me l'a gentiment écrit Joyce Sorman dans sa dédicace (j'ai pu la rencontrer lors du Salon des Dames à Nevers : « un roman d'amour vache, une plongée au cœur de la chair, de l'autre côté des bêtes ».
    Un livre que j'ai aimé lire sur le grill, à peine sorti du four du sac. Une lecture mitonnée aux petits oignons crus.


    Lien : http://zazymut.over-blog.com/joy-sorman-comme-une-b%C3%AAte
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Critiques presse (6)


  • Bibliobs , le 04 décembre 2012
    C’est très intéressant, la viande, quand elle est préparée, servie et présentée par Joy Sorman.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LaLibreBelgique , le 30 octobre 2012
    Je vous en mets un peu plus ?", dit le boucher. On répondra "oui" sans hésiter, si c’est Joy Sorman qui vous le demande. Car l’écrivaine nous enchante avec cette histoire.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 30 octobre 2012
    Formellement très tenu, Comme une bête fascine par son mélange de réalisme et de poésie, sa manière de parfois dévisser. On a du mal à quitter un personnage aussi intense et singulier que Pim.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Liberation , le 29 octobre 2012
    A mi-chemin entre le conte et l’encyclopédie, Sorman livre un roman à la verve puissante, qui rend la viande à sa familière étrangeté.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • LesEchos , le 02 octobre 2012
    Par-delà le roman, « Comme une bête » est aussi un excellent document. D'une plume aussi précise que la pointe effilée d'un couteau, Joy Sorman explore un monde sensoriel luxuriant, fait de textures, de couleurs et d'odeurs.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Culturebox , le 01 octobre 2012
    Mieux qu'un "Que Sais-Je" spécial boucherie, nous voilà incroyablement informés de tout. Jusqu'à l'écoeurement, pourront trouver certains. C'est violent, superbement maîtrisé. Ambigu à souhait, à l'image de ce personnage central, Pim, notre guide halluciné dans ce monde de la viande.
    Lire la critique sur le site : Culturebox

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Citations et extraits

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  • Par liratouva2, le 02 février 2013

    Il faut aimer les bêtes, pas nécessairement les animaux domestiques, chiens et chats, pas forcément les bêtes sauvages, hyènes ou lions, mais les animaux familiers, les apprivoisés, les rentables.(…) On sait rarement comment mourir, les animaux savent, il n’y a qu’à les regarder et faire comme eux. Ils se trouvent un endroit, un petit coin, et ils attendent discrètement, ils contrôlent leur respiration, comptent les minutes, parfois les heures, s’efforcent de ne pas trop déranger, de ne pas trop se faire remarquer, ils ne poussent aucun cri. Les bêtes sont exemplaires mais elles ne le savent pas.
    Il faut aimer les bêtes qui nous apprennent à mourir puisque nous mourrons tous de la même mort, il n’y aura pas de quartiers, elles nous disent qu’il n’y a pas d’échappatoire, pour elles comme pour nous, c’est la même carcasse à l’arrivée. Elles nous apprennent aussi à vivre, avec excès puisque la bête est la fièvre de l’homme: nous souffrons comme des bêtes, nous sommes de grosses côtes de bœuf saignantes, nos corps nous échappent, nous glissent entre les doigts, les doigts de la conscience.
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  • Par brigittelascombe, le 22 décembre 2012

    Le criquet a cet avantage sur la vache qu'il ne prend pas de place, ne pète pas,ne rejette pas 18 fois son poids en gaz carbonique,ne troue pas inconsidérément la couche d'ozone.

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  • Par Biname, le 20 juillet 2012

    Va-t'en, qu'est-ce que tu fais là? Va rejoindre tes camarades, va et on se retrouvera, je ferai de toi la plus belle des viandes, je te mettrai en vitrine sur une feuille d'or, va-t'en putain!

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  • Par Hermane, le 19 novembre 2012

    Ce qui rend la chair particulièrement tendre ce n'est pas la nourriture et l'alcool, c'est la musique. La musique adoucit la viande.

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  • Par jostein, le 19 décembre 2012

    Il faut aimer les bêtes qui nous apprennent à mourir puisque nous mourrons tous de la même mort, il n'y aura pas de quartiers, elles nous disent qu'il n'y a pas d'échappatoire, pour elles comme pour nous, c'est la même carcasse à l'arrivée

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