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ISBN : 2226229795
Éditeur : Albin Michel (2011)


Note moyenne : 2.12/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Tony Pagoda, chanteur de charme, a traversé la scène d’une Italie florissante. De Naples à Capri, il a connu la gloire, l’argent, les femmes. Aussi, lorsque la scène évolue, il comprend que le moment est venu de changer de cap. À l’occasion d’une brève tournée au Brésil... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Lolokili, le 18 octobre 2011

    Lolokili
    Sexe, drogue et variétoche. Ou les tribulations d'un chanteur napolitain cocaïnomane sur le retour.
    Aux premières pages on peine à entrer dans ce monologue un peu cru. Pas envie de s'arrêter sur ce macho futile et décadent ou de subir encore sa gouaille rugueuse et son humour grinçant. Et puis on tient bon et l'histoire évolue, et le chanteur avec (à moins que ce soit le contraire). Et on finit par s'y attacher à ce Tony Pagoda qui égrène ses petits bouts d'existence dans un touchant mélange d'humour burlesque et de tendresse désabusée.
    Avec des passages drôles comme l'évocation de l'ami Alberto et ses compétences uniques en matière de baston, ou celle des cafards mutants de Manaus, c'est une histoire déjantée qui, entre hilarité et mélancolie, se laisse finalement parcourir avec jubilation.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par yv1, le 25 août 2011

    yv1
    La déception est à l'image de ce que j'attendais de ce livre. Il commence assez mal d'ailleurs par un inventaire -à la Prévert a-t-on coutume de dire- de sept pages qui aurait pu être drôle, original mais qui est surtout un peu longuet, et qui résume d'ailleurs ce que je pense de l'ensemble de ce roman. Puis, entre en scène Tony Pagoda -dans tous les sens du terme, puisqu'il arrive dans le roman et qu'il se prépare, dans sa loge à monter sur scène pour un concert très particulier, devant du beau monde, des Italo-américains dont Franck Sinatra lui-même.
    Seulement, le charme n'opère pas. L'écriture que l'on me promettait unique, originale l'est probablement, mais elle est surtout agaçante et parfois à la limite du mauvais goût et du roman de gare
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par brusc, le 20 octobre 2011

    brusc
    Nous voilà avec ce livre - dont certains critiques n'ont pas craint de comparer la langue à celle de Celine - aux prises sur plus 400 pages avec les souvenirs livrés "brut de décoffrage" d'un vieux crooner italien, napolitain et cocaïnomane. Si vous aimez les phrases enfilées comme elles viennent, les faux suspenses, les sentences (toutes en nuances !! ) sur les femmes, l'amour, le sexe (beaucoup le sexe), l'amitié (entre hommes évidemment), la mort, les cafards (énormes), les Brésiliennes... si vous aimez les personnages "truculents" auxquels on ne croit pas une seconde avec en toile de fond l'Italie des années 1970 à nos jours... ce livre est pour vous. Je vous le laisse volontiers.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par urobepi, le 04 janvier 2012

    urobepi
    Que diriez-vous d'aller faire un tour dans la tête d'un chanteur napolitain cocaïnomane? C'est l'excursion en forme de montagne russe que nous propose Paolo Sorrentino dans ce premier roman à la prose débridée et foisonnante.
    Sorrentino s'est principalement fait connaître comme réalisateur. On lui doit entre autres les films Les conséquences de l'amour (en nomination pour la Palme d'or, Festival de Cannes, 2004) et Il Divo (Prix du jury, Festival de Cannes, 2008; en nomination pour l'Oscar du meilleur film étranger, Academy Awards, 2010). Disons que, comme CV, on a vu pire… Et comme si l'étiquette de “chef de file du nouveau cinéma italien” (4e de couverture) ne lui suffisait pas, voilà que Monsieur se permet de proposer avec Ils ont tous raison un roman écrit à la mitraillette; étourdissant, exubérant mais surtout, inspiré.
    Il faut dire que les idées circulent vite dans la tête du chanteur de charme Tony Pagoda. La poudre blanche y est sans doute pour quelque chose.
    (lire la suite...)

    Lien : http://coupsdecoeur.wordpress.com/2012/01/03/ils-ont-tous-raison-pao..
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    • Livres 2.00/5
    Par Readingintherain, le 23 juin 2011

    Readingintherain
    [...]Je crois que décidément, ce type de littérature un peu trash et très contemporaine ne m'intéresse pas. Ça ne remue rien chez moi. Peut-être que l'avenir me donnera tort, que dans quarante ans on estimera que Sorrentino, Easton Ellis … sont des auteurs-monstres, qu'il est impensable de ne pas aimer, les Proust, Gide, Céline de notre époque… entre temps, je fais valoir mon droit de retrait et j'essaye de passer à autre chose.[...]

    Lien : http://www.readingintherain.com/2011/06/ils-ont-tous-raison-p-sorren..
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Critiques presse (3)


  • Lexpress , le 10 novembre 2011
    Avec Ils ont tous raison, une pochade dégoulinante de clichés, le cinéaste Paolo Sorrentino a troqué la caméra contre le stylo, mais il n'a hélas pas pris le temps de relire sa copie. Confondant petite musique et grosse caisse, il s'est contenté de nous infliger une pétarade où se télescopent apartés incongrus, digressions inconsistantes, éructations pseudo-céliniennes et images racoleuses.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeMonde , le 02 septembre 2011
    Bref, un premier roman qui cingle et qui réveille. Et vous laisse "la bouche ouverte". Exactement ce que souhaitait son auteur.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Bibliobs , le 24 août 2011
    Ça dépote.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par Lolokili, le 18 octobre 2011

    Je parle de mon beau-frère là. Un mètre cinquante-six de stigmatisation. Des autres à son égard, bien sûr. Soixante-dix kilos. Trente-cinq pour le tronc et les cuisses, et les trente-cinq kilos restants pour une tête aussi grosse qu’une tortue des Galapagos. Le corps comme une grosse boîte de tomates pelées, la tête large comme un vieux Téléfunken. [...] Il a donc toujours été traité comme une merde. L’être humain ne pardonne pas le défaut physique. Et on parle de progrès. Et on attend le communisme. Alors que seul l’instinct parle, comme un ventriloque, il ne ment jamais, l’instinct, il ignore la démocratie. Il avance comme un mulet avec ses œillères et inutile de le raisonner, il ne connaît pas la raison. Il connaît juste le chemin. Jonché de sourires en coin sur le passage du mari de ma sœur.
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  • Par Lolokili, le 18 octobre 2011

    A présent, essayez d’imaginer que du quatrième étage un lave-linge vous arrive droit dessus. C’est ce qui me tombe sur la tronche, à moi, un lave-linge avec des doigts. Une baffe, à la vitesse d’une navette spatiale, qui me fait tourner la tête en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Mon élégante tempe ridée s’en va heurter un traité de droit rédigé en son temps par un brave copiste ottoman.
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  • Par Lolokili, le 18 octobre 2011

    Mais bon, comme disait mon père, tu as la vie devant toi. Dommage que tu ne sois pas capable de la comprendre, à dix-huit ans, cette phrase toute simple : « la vie devant soi ». Ton rapport au temps est déformé. [...] La sale vérité, c’est qu’au moment où tu comprends ce que ça voulait dire, avoir la vie devant soi, elle est déjà largement positionnée derrière.
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  • Par Lolokili, le 18 octobre 2011

    Ces vieilles chansons que je gueulais encore en mimant la passion étaient vraiment vieilles. Comme le Colisée. Bonnes maintenant pour les Japonais, les seuls à donner satisfaction. Les seuls encore capables de s’étonner de tout. Vierges, les Japonais, on les croirait arrivés sur terre avant-hier.
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  • Par Lolokili, le 18 octobre 2011

    ... il faut savoir s’en contenter, quand on a plus les dents blanches et que l’expansion des masses adipeuses non désirées a fait de vous le modèle rêvé pour un peintre malade comme Bacon ou Picasso.
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