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ISBN : 2842614267
Éditeur : Le Serpent à plumes (2003)


Note moyenne : 4/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Au début du XXe siècle, le Japon est en totale effervescence, les anciennes valeurs des samouraï sont confrontées à la montée en puissance du capitalisme, et toute modernité est marquée du sceau de l'Occident. Dans ce c... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 4.00/5
    Par EMOTION, le 23 mars 2012

    EMOTION
    Natsume Soseki est un auteur japonais qui est venu dernièrement au salon du livre nous parler du déchirement de tout un chacun entre l'individualisme et l'appartenance à une communauté. Ce n'est pas tout à fait exact car il a vécu la fin du XIXème et le tout début du XXème siècle.Mais ses thèmes sont ô combien actuels et ses personnages vivent intensément dans nos coeurs d'occidentaux du XXIème siècle. Ce n'est pas un livre d'action mais une plongée dans les profondeurs psychologiques de personnages qui nous interpellent .Daisuke, le personnage principal, est un jeune homme vivant aux crochets de son père dans ce japon de l'ère Meiji, et cela avec un réel raffinement. Il semble superficiel se laissant porter par les évènements et le soutien familial.C'est un oisif angoissé et indécis qui va voir sa vie bouleversée par le retour imprévu d'un ancien ami et de son épouse, Michiyo, dont la présence est digne des héroines célèbres de l'amour condamné. Tout cela se vit sur un fond historique où émerge le souvenir des guerres sino-japonaises et russo-japonaises.Le père pense société et nation, le fils pense ego et bientôt Amour. Un père peut il arranger le mariage de son fils, surtout sur des motifs d'honneur et d'argent, lorsque le fils s'appelle Daisuké et lorsqu'il préfère les liens personnels aux liens tissés par les ancêtres? Tous les personnages éveillent en nous intérêt, compassion et attachement. C'est un livre que je conseille fortement à tous ceux qui aiment se plonger dans les méandres de l'âme humaine et qui ne vivent pas uniquement de l'adrénaline de l'action .
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Citations et extraits

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  • Par EMOTION, le 18 mars 2012

    Ainsi, Hiraoka s'était finalement éloigné de lui. Chaque fois que Daisuke le rencontrait, il avait le sentiment que c'était comme si l'entretien se déroulait à distance. À vrai dire, cette impression ne concernait pas seulement Hiraoka . Il ressentait la même chose avec n'importe lequel de ses interlocuteurs. La société moderne n'était rien d'autre qu'un agrégat d'êtres humains isolés. La terre avait beau ne pas connaître de limites naturelles, dès que l'on y bâtissait des maisons, s'installait la fragmentation. Les hommes qui habitaient l'intérieur de ces maisons devenaient à leur tour totalement fragmentés. La civilisation avait fait d'un « nous » une série d'êtres isolés. Telle était l'interprétation de Daisuke.
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  • Par MarinetteB, le 30 décembre 2013

    Si manger est le but, et travailler le moyen d'y parvenir, il est évident que l'on adaptera son travail afin que manger en soit facilité. Et par conséquent, peu importe ce à quoi l'on travaille ou bien de quelle manière l'on travaille : du moment que l'on obtient du pain, c'est bien ! Pour autant que le contenu de la tâche ou son orientation ou encore le processus selon lequel elle s'effectue soient entièrement sous le contrôle de contraintes externes, cette tâche sera forcément placée sous le signe de la décadence.
    [...Donc, ]
    A moins d'être déchargé du souci de sa nourriture et de ses vêtements et de pouvoir agir selon son bon plaisir, il est tout à fait impossible d'accomplir un travail sérieux.
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  • Par MarinetteB, le 30 décembre 2013

    Le Daisuké qui avait été intime de Hiraoka était un homme qui aimait pleurer sur les autres. Puis, progressivement, il n'avait plus été capable de pleurer. Non pas qu'il prétendît que ce serait plus moderne de ne pas pleurer. En fait, c'était plutôt le contraire : il préférait affirmer que c'était parce qu'il ne pleurait pas qu'il était moderne. Quant à l'individu qui serait capable de verser des larmes sincères sur autrui, alors que, bravant le théâtre violent de la lutte pour la survie, il gémissait sous la charge oppressante que la civilisation occidentale faisait peser sur lui, cet individu-là, Daisuké ne l'avait pas encore rencontré.
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  • Par MarinetteB, le 30 décembre 2013

    Daisuké ne savait pas comment choisir : devait-il devenir enfant de la nature ou homme de la volonté ? Comme principe, il haïssait l'idée absurde de se contraindre lui-même à une ligne de conduite rigide, sans aucune flexibilité, comme s'il était une machine, alors que son être intime était immédiatement sensible aux plus infimes sensations, le chaud comme le froid. En même temps, il avait une conscience aiguë que sa vie avait atteint un seuil critique qui réclamait de lui qu'il prît une décision cruciale.
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