> René de Ceccatty (Traducteur)
> Ryôji Nakamura (Traducteur)

ISBN : 2869303688
Éditeur : Payot et Rivages (1990)


Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

Le 210e Jour tombe en pleine saison des typhons. C'est le moment que choisissent deux amis pour entreprendre l'ascension d'un volcan en activité. Malgré la pluie, le vent, la fumée, la cendre et le terrifiant cratère qui gronde, atteindron... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par ballad, le 11 février 2012

    ballad
    Ce court récit de Natsumé Soseki est constitué presque entièrement de dialogues à bâtons rompus entre deux amis en villégiature dans les montagnes. Ils blaguent et discutent de tas de sujets, passent du coq à l'âne et aiment deviser sur la société, sur « ceux qui font souffrir au moyen de leur argent et de leur pouvoir leurs semblables les plus démunis ». Soudain, ils décident d'entreprendre l'ascension du Mont Aso. Kei est davantage sportif que Roku qu'il traîne derrière lui. le long du chemin, une fumée noire s'élève dans le ciel et des cendres retombant avec la pluie viennent noircir leur peau. le volcan est en éruption. C'est le mauvais jour.
    C'était un roman fluide grâce à ses dialogues. Il m'a transportée ailleurs, dans une culture, un humour particuliers. La traduction de la langue japonaise a du poser un problème parfois, car certaines expressions paraissent bizarres, et il m'a été par moment difficile de recevoir 5/5 le langage japonais des montagnes. J'ai trouvé Kei et Roku touchants et leur amitié m'a fait penser à des liens lointains entre deux enfants, comme souvent cela peut être le cas entre deux amis.
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par le_Bison, le 16 février 2012

    le_Bison
    Le 210e jour, par définition, tombe en plein mois de typhon. Les conditions climatiques sont des plus extrêmes pour ces deux randonneurs, amateurs et prétentieux : pluie, vent, fumée et cendres. Mais ces deux compères, Kei et Roku, causent plus qu'ils n'avancent. Un long dialogue incessant où les sujets de conversation passent du coq à l'âne anime leur cheminement vers les hauteurs. Tantôt graves, tantôt futiles ou excentriques, ce tête-à-tête n'est que trop rarement constructif et ne sert peut-être qu'à masquer l'angoisse des uns sur leur vie, sur la société, sur la condition humaine... Ces choses dont on se souvient...
    Car d'escalade et de hauteur, il n'en est que trop rarement question. Savoir quoi manger à la prochaine étape apparaît comme le sujet primordial des préoccupations de ces messieurs. le udon n'est-il pas destiné au bas peuple ? Ne va-t-il pas me rester sur l'estomac, nuisant à la progression verticale. Et le soba ? Des œufs à la coque, certes, mais point trop cuits, point trop crus. Entre le bouddhisme et le shintoïsme, une troisième philosophie se voit aborder : le tofûïsme ! Tout un programme gastronomique... Mais, tandis qu'ils s'approchent de ce qui pourrait être un cratère béant et en ébullition, les deux associés de cette déraisonnable aventure avancent, et de façon inconsidérée, à travers les herbes folles, sans cesser de blablater. Seraient-ils inconscients, prétentieux ou absurdes ? Leur présence m'apparaît comme ridicule et pitoyable au beau milieu de cette belle furie dévastatrice qu'est la nature sauvage. Toujours est-il que la démarche de ces pauvres randonneurs est sujette à sourire et dédramatise leur chevauchée héroïque. Il faut avoir une sacrée dose d'humour et d'abnégation pour arriver au but fixé.
    Et ce discours sans discontinuité, verbiage illimité, me donne soif. J'ose à peine proposer une Ebisu à mon compagnon d'infortune, pour étancher cette sensation, car il est bien connu que l'Ebisu n'est point une bière.
    Alors, êtes-vous prêt pour le Mont Aso ?
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 16 février 2012

    - Pour commencer, on se lève à six heures demain...
    - A midi, on mangera de l’udon ?
    - On verra le cratère du mont Aso...
    - Tout en faisant attention à ne pas se laisser emporter et à ne pas se retrouver au fond du cratère...
    - Face aux phénomènes vitaux de la nature la plus sublime, il faudra faire accéder notre esprit au grandiose et transcender les soucis de ce bas monde.
    - Mais si tu transcendes trop, tu ne supporteras plus le monde après coup et finalement ce n’en sera plus que pénible. Là-dessus, mettons qu’on ne transcendera que juste ce qu’il faudra. Je ne crois pas que mes jambes me permettent de transcender des masses.
    - Petite Nature !
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