> René de Ceccatty (Traducteur)
> Ryôji Nakamura (Traducteur)

ISBN : 2869302452
Éditeur : Payot et Rivages (1989)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Quatrième de couverture
" Oreiller d'herbes est singulier par son écriture, impressionniste, poétique, et par son projet même. Un peintre se retire dans une auberge de montagne pour peindre et réfléchir sur son art, sur l'acte de création. L'atmosphère subtile et... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Hebephrenie, le 20 mars 2011

    Hebephrenie
    Il est difficile de critiquer Oreiller d'herbes, tant l'impression et la réflexion sur lesquelles ce roman nous laisse sont intérieures, grandioses mais intérieures. Loin d'être accrocheur (passer le stade des premières pages peut s'avérer difficile), ce roman est un long crescendo, entremêlant réflexion sur l'art, la société, l'homme, les sentiments, la mort...
    Un peintre (qui dit je) choisit de se retirer dans une auberge montagnarde à la recherche de la scène qui donnera à son tableau la perfection. Entourée de la nature, puissante et éternelle, il écrit plus qu'il ne peint. Il rencontre des villageois, qui pour quelques uns relèvent dans la description plus des fantômes (kami?) que des êtres humains, qui le poussent dans sa réflexion sur la société et les relations humaines. Combien vaut mieux la contemplation de la nature, des lacs à la lune (tsukimi) à la contamination des hommes...
    Un roman vraiment nourrissant, enrichissant, sur l'importance de l'art dans nos vies, un art salvateur même si parfois blessant.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par charlottelit, le 29 mai 2012

    charlottelit
    je ne puis dire mieux qu'Hebephrenie ...
    livre profond mais difficile d'abord
    je dépose quelques citations pour vous "apâter ..."
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (10)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par charlottelit, le 29 mai 2012

    Or, pourquoi cette absence de souffrance ?
    Parce que je contemple ce paysage comme un tableau et que je le lis comme un poème.
    Tant qu'on le considère comme un tableau, on ne sera pas tenté de se l'approprier pour l'aménager, y faire fortune en construisant un chemin de fer ...
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Hebephrenie, le 20 mars 2011

    Si l'on songe que c'est la terre que l'on foule, on finit par veiller à ce qu'elle ne s'entrouvre pas. Il suffit de penser que le ciel nous surplombe pour craindre que la foudre ne s'abatte sur nous. La société exige que l'on affronte les autres pour sauver son honneur, si bien que l'on n'échappe pas aux souffrances du monde d'ici-bas. Pour quiconque vit sur la terre orientée par l'est et par l'ouest et doit marcher sur la corde raide des avantages et des désavantages, vain est l'amour. La richesse qui s'offre à vos yeux n'est que fange. [...] Ce qu'on appelle le plaisir se produit par arrachement aux choses et implique toutes sortes de peines : seuls les poètes et les peintres atteignent la pureté absolue en saisissant sans détour l'essence de ce monde d'oppositions. Ils savourent la brume, s'abreuvent de rosée, ils apprécient le pourpre et ils discutent l'incarnat, sans jamais se plaindre d'en mourir. Leur plaisir ne s'attache pas aux choses. Ils s'assimilent à elles et deviennent eux-mêmes ces choses. Et lorsqu'ils s'y sont totalement identifiés, ils ne trouvent plus d'espace pour y ériger leur soi, dussent-ils passer au crible le vaste monde.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Hebephrenie, le 20 mars 2011

    La civilisation, de nos jours, consiste à offrir quelques mètres carrés de terrain à chacun et à dire: "Faites ce que vous voulez sur ce terrain, que vous dormiez ou que vous restiez éveillé". Elle entoure de grillages ces quelques mètres carrés en vous interdisant, sous la menace, de faire un pas de plus, mais il est normal que ceux qui jouissaient de la liberté sur ces quelques mètres carrés désirent en jouir aussi au-delà de ces grillages. Les malheureux habitants de ces pays civilisés, du matin au soir, aboient en s'agrippant aux grillages. La civilisation, après avoir fait de chaque individu un tigre féroce en lui rendant la liberté, maintient la paix civile en le jetant dans une cage. Cette paix n'est pas la paix véritable. C'est celle d'un tigre au zoo, qui fixe les visiteurs, le corps tapi. Il suffirait qu'une seule barre de la cage cédât... et le monde serait sans dessus dessous.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Hebephrenie, le 20 mars 2011

    Assis seul en silence
    J'aperçois une lueur au fond de mon cœur
    Il se passe trop de choses chez les hommes
    Comment pourrais-je oublier ce monde intérieur ?
    J'ai par hasard obtenu une journée de sérénité
    J'ai compris cent ans d'agitation
    Où pourrais-je garder cette nostalgie lointaine ?
    Sinon dans le ciel vaste où règnent les nuages blancs
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par Hebephrenie, le 19 mars 2011

    C'est ici que la nature est chose précieuse. S'il le faut, elle peut se montrer impitoyable et cruelle, mais elle n'a nullement la légèreté de changer d'attitude selon la personnalité de chacun. Beaucoup de gens se moquent des grandes compagnies. Mais seule la nature serait capable d'ignorer calmement l'autorité de tous les rois. La vertu de la nature dépasse de très loin ce monde de poussière et instaure une impartialité absolue en toutes choses.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Oreiller d'herbes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (59)

> voir plus

Quiz