ISBN : 2890529134
Éditeur : Boréal (1999)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Nous avons dû prendre l'univers en main mon frère et moi car un matin peu avant l'aube papa rendit l'âme sans crier gare. Sa dépouille crispée dans une douleur dont il ne restait plus que l'écorce, ses décrets si subitement tombés en poussière, tout ça gisait dans la ch... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par papillote88, le 10 mars 2012

    papillote88
    Un livre... inclassable : d'abord ai-je aimé ou non ? Ai-je tout compris ? Ai-je bien fait de persévérer dans cette lecture qui m'amenait je ne sais où ?
    Oui, pour sûr. Mais lu en une petite soirée (en ayant failli abandonner faute de pouvoir comprendre ce que je lisais au début !), le livre m'a occupé l'esprit absolument toute la nuit. Je ne décrochais plus des flashbacks une fois que le livre terminé, j'aie eu tout compris... : avec les révélations finales, on ne peut que méditer sur les pourquoi et comment du reste du livre : le lecteur lambda que je suis n'avais rien subodoré et ne savait trop dans quelle galère de lecture il s'embarquait).
    La langue utilisée : Une langue effectivement et une syntaxe très particulières - et sans à voir avec des "canadianismes", simplement une langue... d'un autre temps, d'un autre monde, sans ponctuation précise et calquée sur ce que pense l'enfant narrateur principal, un langage puisé dans les repères de cet enfant, qui, découvre-t-on vite, sont ceux d'un autre âge.
    L'époque du récit ?
    Franchement le lecteur lambda patauge ! Mais au fil du récit, (tenir bon !!!), avec ça et là des indices temporels ou physiques, nous réalisons que nous sommes bien dans un environnement réel et non un récit fantastique, à une époque plutôt contemporaine qu'au Moyen-Age, et que les personnages vivent/ont vécu en plein isolement et décalage temporel, isolements tels... que cela m'a fait penser à l'enfant sauvage (dans des conditions et proportions différentes bien sûr).
    Ces enfants/ados sont d'un autre temps ! et quand un des frérots franchit l'enceinte au-delà de la pinède et se rend, pour la première fois, au village chercher un cercueil pour le papa mort : c'est ubuesque !
    On se demande si l'auteur ne se fiche pas du lecteur tellement les situations sont grotesques (je rappelle qu'à ce stade, on ne connaît pas la fin, et on patauge sec dans la choucroute !). Ainsi croisant des gens vêtus de noir puisqu'il y a (aussi) enterrement au village, le frérot s'étonne de l'accoutrement de ses "semblants", et ne sachant s'adresser aux gens puisqu'il n'en a jamais croisés, il lance à une vieille villageoise un très sincère "Que Dieu t'assiste vieille pute" !
    Des indices d'une vie en-dehors de la normale :
    Donc les deux frérots (sont-ils bien ados ?) : - l'un porté sur l'écriture et les romans de chevalerie, - l'autre sur le tripotage de ses parties, ... se retrouvent seuls avec le cadavre de leur père suicidé, dans ce qui ressemble à une masure mal entretenue, et qui se révèle être un antique et immense château (avec galerie des ancêtres, salle de bal, argenterie, piano à queue, écuries...).
    Mais la famille (le père et les deux frérots) n'ont toujours vécu que dans la cuisine attenante construite avec le père de leurs propres mains. Et le père avait instauré un cadre de vie immuable, des règles, des ordres suivis à la lettre chaque jour par les frérots sans poser de questions.
    La suite :
    http://coquelicoquillages.blogspot.com/2012/03/gaetan-soucy-la-petite-fille-qui-aimait.html

    Lien : http://coquelicoquillages.blogspot.com/2012/03/gaetan-soucy-la-petit..
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    • Livres 3.00/5
    Par iarsenea, le 10 décembre 2010

    iarsenea
    Un matin, deux adolescents vivant loin de toute civilisation (ou du moins le croient-ils) et de toute modernité retrouvent leur père pendu. Commence alors pour eux un drame. Que faire lorsqu'on se retrouve seuls au monde, qu'on a perdu tous nos repères et qu'on ne connaît rien du monde ? L'un des deux enfants va devenir comme fou. L'autre va nous livrer son testament, où l'on va découvrir pas à pas la bizarrerie de son existence au travers de son langage imagé et hors du commun. le lecteur doit faire de réels efforts pour lire entre les lignes, et ce n'est que vers la fin qu'il saisira l'ampleur de l'horreur vécue par cette petite fille qui se croit garçon.
    Je n'en dis pas plus sur l'histoire puisque j'en ai déjà trop dit. La lecture de ce roman a été pour moi comme une claque sur la gueule (ou comme les horions comme dirait La petite fille qui aimait trop les allumettes) ! Au début de l'histoire, on a l'impression de nager dans le fantastique, dans un monde différent du nôtre, à la limite du conte. Puis, à mesure que l'on lit le testament qu'est ce roman, on découvre avec stupeur que nous sommes bel et bien dans ce monde que nous connaissons tous. Seulement, la petite-fille nous décrit le monde tel qu'elle le voit, tel que nous le verrions sans doute si comme elle nous avions vécu hors de toute civilisation dans une famille éclatée où des drames se sont produits alors que la petite fille était encore jeune.
    Ce n'est pas un livre qui se lit facilement. D'abord, le langage de la petite-fille n'a pas grand chose à voir avec celui que nous entendons à tous les jours. Puis, sa façon de voir les choses est, comme je l'ai déjà souligné, différente, de sorte que nous devons faire des efforts d'interprétation pour saisir où elle veut en venir. C'est toutefois volontaire de la part de l'auteur, car on est complètement saisis lorsque l'on comprend finalement de quoi parle la petite fille.
    J'ai beaucoup aimé cette lecture, même si j'ai souvent dû reposer le livre au bout de quelques pages. Il ne faut pas se le cacher, cette lecture demande un effort de concentration. Mais ces efforts que vous aurez donnés en valent la peine, car ils vous réservent des surprises !

    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/12/la-petite-fille-qui-ai..
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    • Livres 3.00/5
    Par Jessoya, le 24 juin 2010

    Jessoya
    En 1998, lors de la sortie de ce livre, j'avais 16 ans. J'avais entendu parler du livre et je dois dire que c'est le titre qui m'avait attirée. Je n'avais aucune idée de l'histoire, mais le titre m'incitait lire la lire. Ce n'est pas arrivé. Deux ans plus tard, on devait le lire dans le cadre du cours de littérature au cégep, mais le professeur a changé d'idée et on avait lu Candide, de Voltaire.
    Si bien que, jusqu'à dernièrement, je n'avais toujours pas lu La petite fille qui aimait trop les allumettes qui m'avait pourtant attirée depuis tout ce temps. J. me l'a prêté il y a deux semaines. Tout ce que je savais de ce livre, c'était le titre. Encore une fois, je ne connaissais ni l'histoire ni l'auteur. Je le lisais parce que, il y a 8 ans, j'avais aimé le titre. Un peu aléatoire comme choix de livre.
    Voilà, je l'ai lu… Premièrement, ce n'est vraiment, mais vraiment pas ce à quoi je m'attendais. Je mentirais si je disais que je n'ai pas eu le gout de le poser après un chapitre, en voyant que ce n'était pas ce que je croyais. Finalement, je suis contente d'avoir continué ma lecture.
    À savoir si j'ai aimé ou pas, c'est une autre histoire… Sincèrement, je ne le sais pas. Je suis tellement surprise pas le style et je ne veux pas émettre d'opinion trop rapidement sur la première impression, car comme je l'ai dit, si je l'avais suivie, je n'aurais pas terminé le livre. Je crois que je vais devoir le lire de nouveau, maintenant que je connais l'histoire, pour comprendre les symboliques et les liens qu'il y a entre les personnages…

    Lien : http://www.libellul.com/?p=289
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    • Livres 5.00/5
    Par lilicrapota, le 16 décembre 2009

    lilicrapota
    une pure merveille, que dis-je, Gary ressuscité, une style époustouflant, une rhétorique maîtrisée parfaitement, des phrases à retenir en veux tu en voilà, des formules géniales, "la pluie tombait comme des clous, tête à l'envers"...
    L'histoire est sordide, voire pire : un homme rendu fou par la mort de sa femme (qui a péri dans un incendie allumé par une de ses jumelles) vit reclu avec son fils ainé, la jumelle restante (l'autre est à la cave, telle une momie dans ses bandelettes), jumelle à qui il fait croire qu'elle est un garçon : conclusion une confusion totale dans la tête de ses enfants (leur père est dieu, la fille finira enceinte de son frère etc...)
    Mais j'en ai déjà trop dit... à lire absolument
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    • Livres 1.00/5
    Par alexischiffon, le 31 mai 2010

    alexischiffon
    Récit fantastique ? Conte ? On s'y perd

    Lien : http://alexischiffon.canalblog.com/archives/2009/08/23/14821212.html
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 10 décembre 2010

    Nous avons dû prendre l'univers en main mon frère et moi car un matin peu avant l'aube papa rendit l'âme sans crier gare. Sa dépouille crispée dans une douleur dont il ne restait plus que l'écorce, ses décrets si subitement tombés en poussière, tout ça gisait dans la chambre de l'étage d'où papa nous commandait tout, la veille encore. Il nous fallait des ordres pour ne pas nous affaisser en morceaux, mon frère et moi, c'était notre mortier. Sans papa nous ne savions rien faire. À peine pouvions-nous par nous-mêmes hésiter, exister, avoir peur, souffrir.
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  • Par FraHau, le 22 novembre 2010

    Et je me disais qu'est-ce-qu'on a fait de tout ça, pensant à nous-même autant qu'à nos semblables dans leur totalité pensive. On dirait des fois que je suis seule sur terre à l'aimer, moi, la vie. Mais quand on essaie d'aimer, tout devient compliqué, car peu de gens ont de cela la même imagination dans le chapeau
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  • Par ballad, le 30 août 2011

    "La pluie tombait la tête en bas, comme des clous".
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Présentation de Gaétan Soucy, écrivain canadien, par Claude Rouquet (L'Escampette éditions) à l'occasion du festival littéraire Passeurs de monde(s). Vidéo réalisée par les yeux d'IZO. © Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes - 2009








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