ISBN : 2953421726
Éditeur : Guillot (2010)
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Pelmen doit beaucoup à la famille Boisencroix. Jusqu’à sa rencontre avec Teleg, le fils, il avait pour seule perspective la découpe de peaux de bêtes à l’aide d’un silex à la tannerie nauséabonde de son village. C’est ce nouvel ami qui lui a fait découvrir le travail du... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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  • Par alanspade, le 01 septembre 2010

    alanspade
    Article du 21 mai 2010, Les Chroniques de l'Imaginaire :
    On plonge totalement dans l'univers et l'on finit par s'y intégrer. En regardant son monde avec les yeux de Pelmen, on frémit, on espère avec lui, on pense par son esprit et on est charmé par sa perspicacité teintée de l'attachante naïveté de sa jeunesse.
    Pelmen a atteint son seizième cycle de vie, un âge où, en tant qu'hevelen, il peut théoriquement choisir sa voie. Toutefois, dès sa plus tendre enfance, il a suivi un apprentissage de tanneur, car dans sa famille, c'est la tradition : les mâles de pères en fils travaillent les peaux de bêtes et, de par leur profession peu prestigieuse, salissante et très odorante, ils sont des Déshérités. Bien que ce métier le rebute et l'ennuie, Pelmen tient son existence à la tannerie pour acquise, car il est difficile de quitter un sentier tout tracé lorsque l'on est issu des couches les plus basses de la société. C'est alors que surgit dans sa vie Galn Boisencroix, maître menuisier, qui l'autorise à fréquenter son fils. Une amitié naît entre les deux jeunes gens, et Galn se pose d'office comme leur mentor. Progressivement, ce dernier s'attache au jeune Pelmen et lui apprend les rudiments de tir à l'arc qui pourraient lui permettre de devenir traqueur, car le jeune Pelmen est doué. Malheureusement, Galn contracte une maladie pulmonaire qui le force à quitter précipitamment la région. Il propose alors à Pelmen de quitter sa famille pour les suivre et lui offre ainsi l'inestimable possibilité de réaliser son rêve. Mais comment Pelmen parviendra-t-il à convaincre son père?
    Alan Spade le dit lui-même sur son blog, « un bon livre, c'est comme une bonne vieille chaussure : on se sent à l'aise à l'intérieur, confortable. » le Souffle d'Aoles procure très exactement cette sensation. Dès les toutes premières pages, les personnages, en plus d'être attachants, nous semblent familiers. Les termes bizarres, les animaux étranges, le fonctionnement si différent de cette société, on oublie très vite, car tout est amené subtilement et l'accommodation se fait en douceur. On plonge totalement dans l'univers et l'on finit par s'y intégrer. En regardant son monde avec les yeux de Pelmen, on frémit, on espère avec lui, on pense par son esprit et on est charmé par sa perspicacité teintée de l'attachante naïveté de sa jeunesse. Son parcours, quoique semé d'embûches plus ou moins dommageables pour sa santé, s'achemine page à page vers son avancement social et son accomplissement personnel. Les valeurs morales du jeune héros consolident l'aspect psychologiquement bénéfique de ce roman de science-fantasy constellé de sentences simples et belles qui illuminent ce texte: « [Est]-ce cela la vie ? Une main tendue, qui vous [tire] de votre fange et vous [force] à contempler le monde sous un jour différent ? »...
    Si, malgré toutes ces raisons, vous hésitez encore en tant que lecteur à dévorer les aventures passionnantes de Pelmen, laissez-vous convaincre par l'auteur lui-même en lisant gratuitement les trois premiers chapitres de son roman (http://emmanuelguillot.over-blog.com/)!
    Ecrite par Pantalaimon, le 21 Mai 2010 à 09:05 dans la rubrique Roman Inclassable .
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  • Par alanspade, le 18 novembre 2010

    alanspade
    La critique d'Actu SF
    Le Souffle d'Aoles
    ( le Cycle d'Ardalia 1 )
    de Alan Spade
    Tu es du peuple du Vent... sauras-tu le ressentir ?
    Alan Spade, né à Quito en Équateur, a parcouru une partie du monde dans sa jeunesse avant que sa famille ne vienne se fixer en France. Ce parcours lui a donné une vision plus large de l'humanité, plus mondiale, qu'il revendique. Il est l'auteur d'un recueil de nouvelles, paru en auto-édition sous le titre Espace et Spasmes puis sous son nom de plume sous le titre Les Explorateurs.

    Voyage initiatique
    Pelmen est un jeune heleven, du peuple du vent, tanneur comme son père. Mais il a des désirs secrets, des envies d'évasion avec la belle Alicène qu'il aime malgré leur différence de situation. S'opposant à son père, il finit par fuir pour rejoindre son aimée. Mais sa route croise d'étranges et dangereux personnages qui vont le tenter, le mettre à l'épreuve.
    S'il réussit à ne pas tomber sous leur charme, il en reste marqué et son destin s'en trouve tracé. Poussé par des événements dramatiques qui le dépassent, essayant chaque fois de faire de son mieux sans vraiment y parvenir, il se retrouve très vite en route vers l'inconnu, à la recherche du frère disparu d'Alicène.
    Accompagné de son oncle et d'un étrange krongos, du peuple de la pierre, il traverse des plaines dangereuses, tente d'apprendre à devenir un adulte et un guerrier. Il sera en cela aidé par une jeune femme de sa race qu'il rencontre et qui lui fait imaginer d'autres futurs tout en l'initiant au combat et à la chasse.
    Le chemin va toutefois l'entraîner encore plus loin, au-delà de la cité du peuple de l'eau - les malians - vers la faille d'où sort le feu qui corrompt. Vers son destin...

    Rien de bien nouveau en apparence
    Un jeune homme ignorant qui, pour l'amour d'une belle, se lance dans un périple qui pourrait l'amener à sauver le monde d'un ancien dieu maléfique... Résumé ainsi, ce cycle n'attire pas le lecteur qui a déjà lu dix fois cette histoire ou joué ce rôle dans un jeu. Mais ce serait méconnaître le talent et la volonté de l'auteur.
    Tout d'abord, le texte est bien écrit, fluide sans être insipide, direct tout en restant évocateur et plein de belles images. Alan Spade a cette qualité de bien écrire, sans forfanterie, simplement, pour être compris. Et apprécié non pour ses pirouettes de style, mais pour la qualité de ce qu'il nous raconte.
    Si profondément humain
    En effet, l'important dans ce texte, pour une fois en fantasy, n'est pas l'aventure. Bien sûr, il y a des paysages merveilleux et dépaysants, des combats à l'arc, à l'épée, de l'amour chevaleresque, de la magie et des boules de feu qui volent, c'est la loi du genre. Mais il s'agit d'un décor, d'une mise en scène pour mieux nous faire comprendre le propos de l'auteur.
    L'humain... Déjà, dans son recueil de nouvelles, Alan Spade dessinait des portraits d'hommes et de femmes, laissant leurs caractères ressortir au travers des drames qu'ils traversaient. Dans le Souffle d'Aoles, il se sert du même artifice pour nous donner un aperçu de l'Homme, de l'Humain.
    Étrangement - ou peut-être pas - il se sert de créatures non humaines pour illustrer son propos. Que ce soit le héros - qui dispose de trois narines et sait lire le monde dans les odeurs du vent - ou ses acolytes (un homme de pierre et une fille d'eau), chacun est autre, différent. Mais en même temps, il est clair qu'ils ne forment chacun qu'une partie d'un tout, comme les fragments d'un miroir brisé dans lequel se regarde le lecteur. Et le talent de l'auteur fait qu'il s'y reconnaît.
    Un livre qui peut plaire à tout âge.

    Jean Rébillat

    Lien : http://www.actusf.com/spip/article-10175.html
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  • Par alanspade, le 01 septembre 2010

    alanspade
    Article du blog de Frédéric Gobillot du 9 juin 2010 :
    Le Souffle d'Aoles ; laissez-le vous emporter
    Pour échapper à son destin de tanneur, le jeune Pelmen va fuir sa famille et son village pour retrouver Galn Boisencroix en Alveg, la ville aux piliers. Mais de confrontations en malchances, il devra s'en remettre à son marchand d'oncle Xuven. Mais la destinée poursuit Pelmen et ne veut guère le laisser tranquille. Pour aider ses amis d'enfance, il va devoir s'embarquer dans une quête fort dangereuse. Celle-ci va le mener bien au-delà de la cité de Xuven et l'amener à se faire des alliés inattendus.
    Si le monde d'Aoles ne connaît ni la technologie, ni le travail du métal, ni les armes à feu mais la magie, nous ne sommes pas dans de l'héroïc-fantasy. Non, Alan Spade nous décrit magnifiquement un autre monde, quelque part ailleurs, une autre planète sans doute.
    Si, malgré quelques particularités, le peuple de Pelmen est très proche physiquement et mentalement de nous autres humains, la route du jeune archer va nous mener à découvrir deux autres peuples dans ce premier opus. Etrange est le mot, auquel il faut ajouter intéressant et fascinant pour qualifier ces cultures. Car, il s'agit bien là, en dehors d'une aventure, d'une description réfléchi d'un monde avec ses races, leurs particularités, leurs religions, les hiérarchies sociales et politiques auxquels il faut ajouter leurs moyens techniques, leurs architectures, leurs usages ou la magie (celle que l'on découvre sur la fin m'a particulièrement séduite par son originalité).
    Un ensemble de données à assimiler me direz-vous ? Certes, mais Alan Spade le fait très bien, il ne nous étouffe pas d'infos, préférant nous les amener tout au long du récit pas à pas. Donc aucune indigestion en vue, que le plaisir de découvrir ce monde si riche.
    En lisant le Souffle d'Aloes, les images qui me sont venus à l'esprit sont à la fois celle de nos grands anciens de la fiction comme K. Dick, mais aussi de films d'animations comme « La Planète Sauvage» (1973 de René Laloux) et un petit côté épuré à la Moebius.
    Bref, derrière une très belle couverture de Thibaut Desio, un contenu prenant nousemmenant dans un univers loin du nôtre dont nous avons soif dans découvrir plus.

    Lien : http://fredericgobillot.over-blog.fr/article-le-souffle-d-aloes-lais..
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  • Par MichaelMoslonka, le 03 septembre 2010

    MichaelMoslonka
    Ma lecture du Souffle d'Aoles a rimé avec plaisir. Plaisir de suivre la vie et l'histoire du jeune héros Pelmen, plaisir de plonger dans l'univers de l'auteur et de découvrir les peuples nés de son imagination, plaisir de voir se former dans ma tête, à chaque ligne, des images. J'attends la suite avec impatience !
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Citations et extraits

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  • Par alanspade, le 01 septembre 2010

    La journée avait été éprouvante et Pelmen n'avait qu'une hâte, contenter son estomac pour s'étendre de tout son long le plus tôt possible. Lorsqu'au terme du repas Laneth lui fit un discret signe de tête, il fit celui qui n'avait rien remarqué et gagna en grimaçant l'endroit où il avait posé ses affaires – ses membres étaient si courbatus que le simple fait de les remuer exigeait des efforts considérables. Il se laissa tomber comme une masse. Paradoxalement, le sommeil tarda à venir, ce qui eut le don de l'agacer. N'avait-il pas mérité le repos après une telle journée ? Quand enfin il parvint à oublier ses douleurs et glissa dans l'abandon, quelqu'un s'évertua à lui secouer l'épaule.
    « Hé ! » fit-il en clignant des yeux.
    Les étoiles brillaient dans le firmament ténébreux – plusieurs heures devaient s'être écoulées – environnant la figure d'une jeune fille. Bien qu'encore désorienté, il reconnut Laneth.
    « Que fais-tu ici ?
    – Comment ça ? Je viens te chercher bien sûr ! C'est ce qui était convenu, non ? »
    Pelmen produisit un son qui tenait à la fois du bâillement et du gémissement. « Je ne me rappelle pas t'avoir demandé de me réveiller au beau milieu de la nuit.
    – Ne fais pas semblant de ne pas comprendre. Je devais t'apprendre l'art de la lutte, tu te souviens?
    – Maintenant ?
    – Le plus tôt sera le mieux pour toi. Le trajet ne sera pas si long.
    – C'est Xuven qui t'envoie ? grommela-t-il.
    – Non. »
    Pelmen l'examina en ayant conscience que non loin, Ielun venait de remuer dans son sommeil. Il poussa un soupir et se leva, davantage parce qu'il ne souhaitait pas réveiller ses compagnons que pour toute autre raison.
    Elle le conduisit à une centaine de coudées de là, à proximité de plantes odoriférantes. « Comment allons-nous faire ? marmonna-t-il en réfrénant un nouveau bâillement. C'est à peine si je t'aperçois.
    – Justement, l'exercice est excellent. Tu vas devoir te fier à tes sensations. Laisse ton corps trouver ses points d'équilibre. »
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