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Léo Dilé (Traducteur)
ISBN : 2268059405
Éditeur : Les Editions du Rocher (2006)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Dans l'Ecosse des années trente, Made­moiselle Brodie enseigne de façon peu conventionnelle dans une des écoles de filles les plus huppées du pays... Une conspiration «administrative» se déve­loppe contre cette institutrice d'avant-garde, convertie au catholicisme, qui a rassemblé autour d'elle un petit groupe constitué de ses meilleures élèves. Publié en 1961, puis adapté au cinéma, ce livre a rendu célèbre Muriel Spark, romancière, nouvelliste, poétesse et biograp... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
Chaplum
Chaplum05 janvier 2014
  • Livres 2.00/5
Dans les années 30, Mademoiselle Brodie enseigne de manière peu conventionnelle et progressiste dans une école huppée de Édimbourg. Elle réunit autour d'elle certaines de ses élèves, les plus réceptives à son enseignement, leur prédisant qu'elles vont devenir la crème de la crème. Mais ce petit clan Brodie qui se démarque et les manières de la jeune enseignante ne sont pas du goût de tout le monde.
En ce moment, je suis en plein dans une phase Grande Bretagne pendant la première moitié du XXème siècle. Sans doute la faute à Downton Abbey. Il faut dire aussi que depuis ma découverte d'Agatha Christie à l'âge de dix ans, j'ai toujours éprouvé une véritable passion, voire obsession pour cette période. Aussi, ce roman qui dormait dans ma PAL m'apparaissait idéal. La jolie édition avait aussi joué un rôle dans mon acte d'achat (faible je suis et je resterai) ainsi qu'un billet alléchant à l'époque où je l'ai découvert. Mais hélas, la magie n'a pas vraiment opéré sur moi. Pourtant, les ingrédients y étaient : un établissement scolaire chic, des jeunes filles atypiques, une enseignante qui sort des sentiers battus et beaucoup d'ironie. Mademoiselle Brodie se veut une enseignante libre, qui va chercher la connaissance en ses élèves plutôt que de la leur enfoncer. Elle aime l'art, la littérature, la beauté plutôt que l'histoire et les mathématiques. D'ailleurs, elle parle plutôt de sa vie, de ses amours que de véritable enseignement à ses élèves qu'elle rend complices de son incompétence. Mais au final, il s'agit plus de manipuler des êtres en devenir que de vraiment leur apprendre quelque chose, surtout quand Mademoiselle Brodie se met à louer Mussolini, puis les chemises brunes allemandes. Et là, j'ai commencé à grincer des dents.
Mais surtout, le style un peu trop emprunté, alambiqué et se voulant sans doute trop travaillé m'a ennuyée. Il est vrai que j'ai souvent un problème avec ces styles trop raffinés, qui au lieu de me toucher, me font bailler aux corneilles.
Dommage car la trame était de qualité et surtout, j'ai encore deux autres titres de Muriel Spark dans ma PAL. J'espère qu'ils me séduiront davantage.
Lien : http://www.chaplum.com/les-b..
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Lune
Lune24 juin 2009
  • Livres 3.00/5
C'est un livre très facile à lire et qui ne lasse pas. Pédagogiquement, il amène beaucoup de réflexions sur les dangers d'une trop grande main-mise sur de jeunes esprits. Ce personnage de Mademoiselle Brodie me paraît plus que suspect non seulement dans sa manière d'enseigner mais également dans sa personnalité égoïste et manipulatrice. Son rejet de l'élève Mary MacGregor est à mettre au pilori. Ses anecdotes sur sa vie amoureuse, ses admirations politiques des années 30 sont plus que douteuses en tant qu'enseignante se racontant à de jeunes esprits... Quant à la machination finale, elle laisse rêveur. La narratrice, par la voix de Muriel Spark, est tour à tour dure, ironique, méprisante. On ne peut pas dire que la compassion soit très présente dans ce roman édimbourgeois à l'accent mi-anglais, mi-écossais. Ce sont des années bien noires qui se profilent à travers le milieu bien-pensant de cette école pour filles plus qu'aisées. Tout y est mesquin et laid. A lire.
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
Alice_Alice_14 juillet 2016
Les autres enseignantes des petites classes, à cette époque, souhaitaient le bonjour à Mlle Brodie sur un mode plus qu'édimbourgeois, c'est-à-dire que leur bonjour était assez aimable, et qu'aucune d'elles n'omettait jamais de lui souhaiter le bonjour ; mais Sandy, laquelle avait onze ans révolus, discernait que le ton de morning, dans good morning, donnait l'impression que ce mot rimait exprès avec scorning (mépris), en sorte que ces collègues de Mlle Brodie auraient pu tout aussi bien lui dire "je vous méprise" au lieu de bonjour. Mlle Brodie, elle, répondait avec un accent encore plus anglais que celui dont elle était fièrement coutumière. "Good morning", répondait-elle dans les couloirs en aplatissant leur mépris sous les roues du char de sa supériorité sans guère dévier la tête, dans leur direction, de plus d'un insultant centimètre. Elle marchait la tête droite, droite ; mais souvent, une fois qu'elle avait atteint sa propre salle de classe et qu'elle y était entrée, elle se laissait aller à s'appuyer un instant contre la porte avec reconnaissance.
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CaligariCaligari31 mai 2011
Ces filles constituaient le clan Brodie. Ainsi les avait-on appelées avant même que la directrice ne leur eût donné ce nom sur un ton de mépris quand elles étaient passées, à douze ans, de l'école des petites à l'école des grandes. A cette époque, elles avaient été reconnaissables au premier coup d'oeil en tant qu'élèves de Mlle Brodie, étant largement informées sur quantité de sujets sans rien à voir avec le programme d'études réglementaire, ainsi que disait la directrice, et inutiles à l'école en tant que telle. On constata que ces fillettes avaient entendu parler des buchmanites et de Mussolini, des peintres de la Renaissance italienne, des avantages pour la peau de la crème démaquillante et de l'hamamélis de préférence à l'eau et au savon tout simples, et du mot menarche [Premières règles] ; la décoration intérieure de la maison londonienne de l'auteur de Winnie l'ourson leur avait été décrite, ainsi que les vies amoureuses de Charlotte Brontë et de Mlle Brodie en personne. Ces fillettes connaissaient l'existence d'Einstein et les arguments de ceux qui considéraient la Bible comme inexacte. Elles connaissaient les rudiments de l'astrologie, mais non point la date de la bataille de Flodden ou le nom de la capitale de la Finlande.
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