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Critiques sur Maus (L'intégrale) (45)


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    • Livres 5.00/5
    Par Perdre-son-temps le 03/03/2011


    Que dire de plus... À propos de ce témoignage d'un survivant de la Shoah, tout a été dit.
    C'est aussi un livre formidable sur la relation père-fils, on le dit moins.

    Je me souviens très bien, le jour même quand je me suis offert ce livre, c'était en été et je suis allé m'allonger dans un parc, sur l'herbe, pour commencer ma lecture.
    Il y avait pas mal de monde, des enfants qui jouent, un marchand de glace et beaucoup de chiens.

    Dans le prologue, même ambiance, des enfants jouent dehors. le père D'Artie, rescapé des camps, explique à son gamin ce que c'est d'avoir peur, oui mais avoir peur vraiment tout le temps. Au bout de deux heures, je me suis relevé pour rentrer chez moi, tout trempé par l'humidité de l'herbe, et de ma propre transpiration. Plus un chat dans ce parc, le silence. J'ai eu un peu froid, je n'avais pas pris de pull. J'avais terminé la lecture du tome 1.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Lonewolf le 15/10/2011


    Maus… La première fois que j'ai lu cette œuvre, j'étais au lycée. Je fouillais le petit coin BD, et je tombe sur une intégrale de Maus. La couverture fut déjà un choc visuel, quelque chose qui vous attire l'œil et vous force à ouvrir et lire le contenu. Deux souris face à un mur, une croix gammée avec au centre un visage de chat qui est clairement celui d'Adolf Hitler. le chat qui chasse la souris, Hitler qui chasse les Juifs d'Europe. le ton est donné, nous entrons dans ce qui est sans doute la période la plus sombre de l'Histoire.

    Je n'avais pas relu Maus depuis cette époque. Mais, tout comme Persépolis que j'ai découvert au même moment (il était quand même bien fourni en BD, ce CDI), l'œuvre est restée gravée dans ma mémoire, tellement ce fut un choc, et a continué de me suivre toutes ces années. Aujourd'hui, une dizaine d'années plus tard, j'ai acheté mon propre exemplaire de cette intégrale, que j'ai relu avec le même plaisir et la même émotion que quand j'étais ado.

    On entend parfois que la BD n'a pas d'intérêt, est pour les enfants, n'est pas de la vraie littérature, et j'en passe… Si vous connaissez quelqu'un qui tient ce genre de discours, mettez-lui immédiatement Maus sous le nez, et je vous garantis qu'il viendra vous présenter ses plus plates excuses le lendemain. Seule bande dessinée à avoir obtenu le Prix Pulitzer, en 1992, elle nous entraîne directement au cœur même de la barbarie nazie et de l'enfer des camps.
    À travers les souvenirs d'un survivant, nous comprenons mieux l'ampleur et l'horreur de la Shoah, sans tomber dans le larmoyant ou l'accusateur. Juste des faits, à travers un survivant qui a aussi ses faces sombres.
    L'analogie des hommes à des animaux, où Spiegelman détourne ainsi la propagande nazie de l'époque (oui, Jospeh Goebbels, Ministre de la Propagande, a fait représenter les Juifs comme des rats et souris, et les Polonais comme des cochons, comme le fait ici Spiegelman dans une autre optique), offre la distance nécessaire pour garder un certain recul, mais on ne peut s'empêcher d'être empathique face à ce qui est traversé.

    Mais c'est aussi une histoire familiale, celle d'une difficile relation père-fils, d'un fils qui a toujours couru après son père… Et l'auto-analyse d'un auteur, jamais remis du suicide de sa mère, et qui porte difficilement, comme sans doute tant d'autres, son statut de “fils de survivant”. Doit-on se sentir coupable de vivre dans un environnement relativement “facile”, par rapport à cette période ? Dure question…

    Maus, c'est aussi un peu d'humour, de la tendresse, des souvenirs… C'est la vie. Un hymne à la vie, à la liberté, et au courage de ceux qui ont tout fait pour survivre avec leurs familles.
    Un choc visuel et émotionnel, voilà qui résume le mieux.

    Maus n'est pas une simple BD.
    C'est une œuvre à part entière, un chef-d'œuvre, un élément majeur du 9e art, et surtout une pierre importante sur le mur du devoir de mémoire. C'est à lire absolument, pour ne pas oublier jusqu'où l'Homme peut aller dans la barbarie, et jusqu'où il peut aller pour survivre, tant qu'il a l'espoir avec lui.


    Lien : http://feathersheaven.unblog.fr/2011/10/15/maus-integrale/

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Epytafe le 14/10/2011


    Il y a Primo Levi, il y a Elie Wiesel, il y a les ouvrages des historiens, les visites des camps, les photos, les films, les documentaires, les pièces de théâtre...

    Et il y a Maus, une oeuvre majeure, probablement ce qu'on a produit de mieux concernant cette période tellement noire de l'histoire qu'elle en reste incompréhensible, inabordable, indiscible.

    Maus est un chef-d'oeuvre !

    Au minimum !

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Gregor le 03/10/2011


    La BD a longtemps fait partie du ghetto de la sous-culture... Avec cet ouvrage et sa revue "Raw", Art Spiegelman l'a fait sortir de cette situation. Et de quelle manière ! "Maus" est un livre majeur dans l'histoire du neuvième art. Un récit au millimètre d'une tragédie glaçante. Cet âpre témoignage révèle une période de l'histoire d'une intensité insoupçonnée. Et son auteur n'échoue en rien à explorer, à expliquer, à relater. Empreint d'une vraie justesse et d'un vrai courage, "Maus" se penche sur un passé douloureux et lointain qui fleurte avec la barbarie, la mort, la survie. Un ouvrage qui est une réflexion anxieuse, tourmentée sur la Shoa et ses replis secrets.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par MarionF le 18/09/2011


    Je viens de finir Maus, comme il était en deux tomes je voulais le lire sur deux jours, c'est totalement stupide mais j'avais envie, faut dire que l'intégrale est vraiment épaisse (c'est surement dû au papier utilisé). Je crois que c'est la première fois que je lis un livre à cause d'un prix qu'il a reçu, le Pulitzer étant la récompense suprême dans mon échelle (même au dessus du Nobel oui messieurs dames). Je ne suis pas une grande partisane du "devoir de mémoire", l'idée de devoir, d'obligation, rien que de se dire que c'est imposé ça me gène. Et puis moi si j'avais vécu cette époque je serai un peu vexée parce que ce n'est pas si vieux, DCB et Guéant, par exemple, sont nés en 1945.

    Comme le résumé de l'édition n'est pas très explicite je vais le reformuler à ma façon. Art est fils de Vladeck et Anja Spiegelman, juifs polonais déportés sous Hitler, réfugiés aux EUA. Anja decedée, Art, dessinateur, demande à son père de lui raconter sa Seconde Guerre Mondiale.

    Ce que j'en retient, surtout, c'est sur Vladeck Spiegelman a beau être un juif de la seconde guerre mondiale son fils n'est pas allé le dépeindre en héros, en Bon Samaritain, blanc comme neige, pour survivre, et pour qu'Anja survive, il a fallut que d'autres meurent (je pense en particulier au moment où Anja ne se dénonce pas dans le camp de concentration et qu'elle laisse mourir d'autres femmes à sa place). On peut même voir en lui la caricature du juif qu'en faisait les nazis, bourgeois, raleur et avare. Et surtout, une fois âgé, Vladeck, bien qu'hanté par ses souvenirs, n'est pas devenu quelqu'un de bien, un partisan de l'égalité et/ou de l'équité, il est négrophobe. C'est un peu comme si tout ce qu'il avait vécu, tout le mal qui avait été fait n'avait servi à rien, même lui qui a survécu à l'horreur de la discrimination poussée à son paroxysme discrimine quelqu'un parce qu'il a le malheur de ne pas avoir la même couleur de peau.
    Je n'ai pas du tout été touchée par la relation entre le père et le fils, le père vieillissant, sa relation avec sa nouvelle épouse.

    J'ai eu un peu peur de décrocher très rapidement en voyant que les personnages étaient en fait des animaux. Des souris pour les juifs (der Maus signifiant la souris en allemand), des chats pour les Allemands (qui ici sont tous nazis je crois bien), des cochons pour les Polonais non juifs, des chiens pour les Étasuniens, des rennes pour les Suédois et des grenouilles pour les Français. le même principe qu'Orwell dans La Ferme des animaux. C'est vrai que ça m'a gênée, pas dans toute la bande dessinée, uniquement quand ils portaient des masques, c'était trop étrange pour moi. Mais au final cela permet d'épargner le lecteur (et l'auteur aussi) des scènes horribles avec des êtres humains.
    Par contre, je précise parce que j'ai vu un enfant se promener avec à La Fnac une fois, ce n'est pas du tout pour les enfants, pour les ados oui, les enfants non, c'est pas parce que c'est une bande dessinée et qu'on a une souris qu'il faut le laisser entre toutes les mains. Il n'y a pas d'image choquante mais je ne vois pas un enfant lire ça.

    Je ne peux que dire que Maus est à lire, même si on n'aime pas les bandes dessinées en général.


    Lien : http://lespetiteschroniquesheteroclites.blogspot.com/2011/09/maus-li..

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



  • Par kbd le 17/09/2011


    (...)
    Le récit de Maus se décompose en deux temps. Il y a le présent, dans les années 70', lorsque le fils, Art Spiegelman, rend visite à son père Vladek pour connaître son histoire, muni d'un carnet et d'un magnétophone. Et il y a le passé, celui de la seconde guerre mondiale, durant la déportation juive et plus particulièrement polonaise.
    La Shoah est une période difficile de l'Histoire, décriée, condamnée. Un récit pas évident à raconter, qui combine la mémoire collective à la relation, plus intimiste, que l'auteur entretient avec son père. Et c'est cette relation qui est la clef de l'œuvre, tant il aura fallu surmonter les heurts et les non-dits, voir son père tel qu'il était, avec ses travers et ses faiblesses, pour ne pas en faire un symbole héroïque mais juste un témoin très humain des évènements tragiques qu'il a vécu.
    (...)


    Lien : http://k.bd.over-blog.com/article-maus-art-spiegelman-83102216.html

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par alouett le 02/09/2011


    Vers la fin des années 70, Art Spiegelman demande à son père, Vladek, de se remémorer les événements douloureux qu'il a vécu pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était alors installé en Pologne, son pays natal.

    Vladek revient donc sur les événements qui ont émaillé sa vie de 1939 à 1945. Ce Juif raconte ses premières expériences amoureuses, ses débuts dans la vie active, l'installation progressive des nazis et ses conséquences : des vexations quotidiennes au génocide. Plus de trente ans après les faits, l'émotion et le traumatisme de l'Holocauste sont intacts.

    « Maus est l'histoire d'une souris dont le chat a décidé d'avoir la peau. La souris est le juif, le chat le nazi. le destin de Maus est de fuir, de fuir sans espoir l'obsession du chat qui lui donne la chasse et lui trace le chemin de la chambre à gaz.

    Mais Maus est également le récit d'une autre traque, celle d'un père par son fils pour lui arracher l'histoire de sa vie de juif entre 1939 et 1945 et en nourrir sa propre mémoire, se conformant ainsi à l'obligation de se souvenir » (extrait du rabat de couverture).

    -

    « Un chef d'œuvre », « une claque », « un récit bouleversant »… vous avez certainement déjà pu lire ces termes sur l'un des nombreux avis mis en ligne sur cette œuvre. Chaque tome de ce diptyque a reçu un Fauve d'Or à Angoulême (le tome 1 en 1988 et le tome 2 en 1993).

    La première partie du récit, Mon père saigne l'histoire, revient sur les événements qui ont eu lieu de 1939 à l'hiver 1943-1944 : les prémices du conflit, l'enrôlement du héros dans les troupes polonaises (été 1939), sa détention dans les camps de prisonniers de guerre, sa première libération et le retour en famille. En trame de fond, l'auteur montre un quotidien qui se dégrade et l‘inquiétude croissante des juifs polonais à mesure que les troupes allemandes resserrent leur étau sur la population. Bien que le lecteur connaisse l'issue dramatique de cet épisode de l'Histoire, il découvre – la peur au ventre – la vie pendant le ghetto de Sosnowiec (Pologne) en 1942, les Juifs qui luttent silencieusement pour préserver leur humanité, les rafles, l'angoisse… jusqu'à ce mois d'avril 1944 où Vladek Spiegelman et sa femme sont dénoncés et transférés à Auschwitz.

    Le second tome, Et c'est là que mes ennuis ont commencé, se consacre presque totalement au camps. Dix longs mois à lutter pour survivre en magouillant pour tenter de se procurer une miche de pain de pain, une ceinture… que Vladek pourra revendre ensuite au marché noir contre un « présent » destiné à s'assurer la « sympathie » des Capos et obtenir quelques maigres passe-droits. Chaque jour, il s'étonne d'être encore en vie. En fin d'album vient la Libération et la difficulté à reprendre le cours d'une « vie normale ». Pour le lecteur, c'est aussi l'occasion d'entendre ce rescapé sur les stigmates que cette expérience lui a laissé et la manière dont il gère le traumatisme causé par l'Holocauste.

    Art Spiegelman retranscrit fidèlement – et chronologiquement – le témoignage de son père. Quelques pauses sont faites dans le récit biographique de Vladek puisqu'une partie du diptyque est consacrée à la présentation des rapports père-fils. Nous naviguons ainsi entre deux espaces-temps : celui des années 1930 où défilent les horreurs perpétrées par les nazies et celui des années 1970 où un homme (l'auteur) tente de se rapprocher de son père. Chacune de leur rencontre est prétexte (inconsciemment ?) à tisser tardivement des liens inespérés avec un père si distant et si froid. Au passage, ce dernier en profite pour lui transmettre valeurs et traditions juives, prendre son fils à parti dans ses problèmes de couple, le solliciter pour de menus services (bricolage, démarches administratives…). Ainsi, le lecteur découvre à la fois un récit intimiste et un témoignage historique d'une grande portée. Les propos de Vladek sont sincères, touchants. Ils livrent un regard personnel sur un événement majeur de l'histoire sans jamais porter de jugement de valeur sur les actes commis par les bourreaux du peuple juif (...)


    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2011/08/19/maus-spiegelman/

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par lunch le 05/08/2011


    Artie vient rendre visite à son père. Nous sommes alors en 1978, et cela fait quelques temps qu'il ne l'a pas vu. Depuis le suicide de sa femme Anja dix ans plus tôt, son père Vladek Spiegelman, s'est remarié. Avec une autre Juive, Mala, qui a elle aussi survécu aux déportations en Pologne.
    À l'occasion de cette visite, Artie reparle de son projet d'écrire un livre sur la vie de son père durant la seconde guerre mondiale, et lui demande de lui confier son histoire.

    Maus est un bouquin magnifique et ce pour tout un tas de raisons. La critique lui a par ailleurs montré ô combien le témoignage qu'il laissait était important.
    Le premier opus, Mon Père saigne l'Histoire, est paru en 1987. L'année suivante, il obtient l'Alph-Art du meilleur album étranger lors du festival d'Angoulême. Une consécration pour une bande dessinée.
    Le second tome, Et c'est là que mes ennuis ont commencé, paraît en 1992 et clôt le diptyque. Une sortie là aussi honorée par l'Alph-Art du meilleur album étranger d'Angoulême, mais pas seulement. Car Maus se voit aussi décerner le prix Pulitzer, une récompense unique jamais attribuée à une autre bande dessinée.

    Art Spiegelman a travaillé 8 ans sur le tome 1. Il a tout d'abord recueilli le témoignage de son père, prenant des notes ou enregistrant leurs entretiens. Vladek Spiegelman est mort en 1982. Ce livre n'est pas seulement un hommage à l'homme, c'est aussi un témoignage fort sur la Shoah durant la seconde guerre mondiale. Un travail de longue haleine, délicat et complet.

    La suite à lire sur BenDis...


    Lien : http://bendis.uldosphere.org/index.php?p=bds&motor=1&titre=maus

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    • Livres 5.00/5
    Par melusine1701 le 18/05/2011


    Cette bande-dessinée est très connue pour le prix Pullitzer qu'elle remporte en 1992. Elle est célèbre aussi pour sa transposition animalière: les Juifs sont les souris (déchirantes lorsqu'elles hurlent dans les fours crématoires), les Nazis sont des chats qui ressemblent d'ailleurs à des petits tigres, les civils sont des cochons, les Américains de braves chiens. Les souris mettent des masques de cochons lorsqu'ils sortent. La force de la bande-dessinée réside d'abord dans cette confrontation entre la naïveté première de ces dessins et l'horreur froide évoquée, noire et blanche crayonnée dans des cases étriquées. Il y a aussi beaucoup à lire et beaucoup à endurer au cours de ce livre, c'est une lecture laborieuse à tous points de vue puisqu'on commence l'histoire avec l'enfance de Vladek et qu'on la finit avec son arrivée aux Etats-Unis, à savoir longtemps avant et après les camps proprement dits. Mais ce qui fait aussi sa force et qui l'empêche d'être un énième livre sur les camps, c'est qu'elle met en scène l'enquête du descendant pour comprendre ses origines, pour comprendre ce vieillard et pour transmettre, pour trouver sa place dans cette ascendance, pour savoir quel est son rôle dans cette mémoire à la fois personnelle et collective. L'auteur reprend d'ailleurs son propre rôle et enfile un masque de souris pour tenter de répondre aux journalistes qui lui demandent quel est son message en publiant cette bande-dessinée…

    Un témoignage poignant sur le devoir de mémoire et le rôle que chacun peut et doit y tenir.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Tchippy le 11/10/2010


    Je l'ai lu. Une fois. Puis deux. Je l'ai lu en boucle, sans réussir à m'arrêter. Non seulement c'est prenant, mais en plus c'est poignant, et pire que tout, c'est RÉEL.
    Ce n'est pas faute d'avoir vu des documentaires sur les camps de concentration, mais ça ne m'a pas empêché de trembler pour cette famille, de prendre Art en pitié et d'être choquée par la vision de souris pendues haut et court sur la grand-place du ghetto de Varsovie.
    C'est l'un des rares livres sur l'Holocauste qui font passer les notions dures du nazisme avec autant de douceur, bizarrement.
    Mais l'horreur reste.

    Prix Pulitzer pour Art Spiegelman. Largement mérité.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)






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