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ISBN : 2080666185
Éditeur : Flammarion (1994)

Note moyenne : 4.64/5 (sur 227 notes)
Résumé :
Avec le tome I du Maus d'Art Spiegelman, les lecteurs avaient fait la connaissance de Vladek Spiegelman, Juif polonais rescapé des camps de la mort, et de son fils, Art, dessinateur aux prises avec son père. Le terrifiant parcours de ce dernier et l'Histoire elle-même s'y conjuguaient déjà. Cette suite tant attendue, toujours en BD, dont les personnages ont des têtes d'animaux - les Juifs sont des souris, les Nazis des chats -, nous conduit des baraquements d'Auschw... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
gouelan26 novembre 2014
  • Livres 4.00/5
On retrouve le père et le fils, toujours liés par ce projet de livre, l'un témoigne en temps que survivant des camps de concentration, l'autre prend des notes et enregistre .
Vladek a bien survécu au camp et c'est un miracle , mais d'une certaine manière , il n'a pas vraiment survécu, il a laissé une part de lui-même là-bas. En ressortir vivant, n'était du qu'au hasard, on ne peut pas être admiré d'avoir survécu.
Arty se sent coupable d'avoir une vie plus facile que ses parents. Il aura bien du mal à retranscrire en mots et en images le passé de son père, relatant des évènements qui sont pires que nos cauchemars les plus noirs.
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Davalian
Davalian12 mai 2016
  • Livres 5.00/5
Mon père saigne l'histoire avait déjà marqué les esprits en apportant un témoignage original de la Shoah, sous la forme d'une fable caractérisée par un souci poussé du détail historique et présentée sous une forme unique. Et c'est là que mes ennuis ont commencé continue sur cette lancée.

De six, l'on passe à cinq chapitres. Trois sont directement consacrés à l'univers concentrationnaire, puis à sa lointaine et douloureuse délivrance. Deux chapitres nous invitent à prendre davantage de distance en nous ramenant vers un contexte tout différent. Ceux-là sont les plus courts. Si le passage par le camp d'Auschwitz demeure central, il est contrebalancé par une narration qui donne davantage de relief aux années 1970-1980. Artie tient une place comparable à celle de son père, malgré un quotidien radicalement différent.

Le fil-rouge reste le récit de Valdek. Nous le découvrons au soir de sa vie mais également dans l'enfer. le récit de sa survie ne peut que faire penser au célèbre Si c'est un homme de Primo Lévi mais également à une oeuvre de Bernhard Schlink : le Liseur. Plus que jamais nous affaire ici à un chef d'oeuvre littéraire.

Que dire de plus, qui n'a déjà été dit ? Celles et ceux qui auront lu la première partie liront la deuxième et inversement. Bien plus qu'une lecture, c'est ici une véritable profusion de sentiments et de souvenirs qui nous sont offerts. D'ailleurs, il sera bien difficile de tourner les dernières pages car l'on s'est attaché à l'univers. le constat est curieux et il démontre le talent de l'auteur.

Assurément voici une lecture incontournable, une suite aussi réussie qu'indispensable qui nous offre même l'apparition d'un Français… devinez sous quelle forme ?
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MissG
MissG10 février 2013
  • Livres 5.00/5
Plutôt que de continuer directement sur la période de détention à Auschwitz de son père et de sa mère, Art Spiegelman choisit d'exposer dans une première partie ses doutes, ses peurs, ses sentiments les plus profonds vis-à-vis de ses parents : "Je sais que c'est dément, mais d'une certaine manière je voudrais avoir été à Auschwitz avec mes parents; comme ça je pourrais savoir ce qu'ils ont vécu ! Je dois me sentir coupable quelque part d'avoir eu une vie plus facile qu'eux.", ainsi que ses difficultés à retranscrire l'histoire de son père sous forme de bande dessinée : "Je me sens tellement incapable de reconstruire une réalité qui a été pire que mes cauchemars les plus noirs. Et en plus, sous forme de B.D. ! Je me suis embarqué dans un truc qui me dépasse. Peut-être que je devrais tout laisser tomber.".
Les relations tendues avec son père n'étaient que pointées du doigt dans le premier volume ici, elles s'exposent dans toute leur complexité.
Ainsi Françoise, la belle-fille de Vladek, s'indigne devant son refus de prendre un auto-stoppeur sous prétexte qu'il est noir : "C'est scandaleux ! Comment pouvez-vous, surtout vous, être si raciste ! Vous parlez des noirs comme les nazis parlaient des juifs !".
Vladek était déjà un personnage particulier dans le premier tome, il l'est sans doute davantage dans ce second volume et la lectrice que je suis, une fois le livre refermé, n'a pas réussi à cerner cet homme, tout comme l'auteur n'a jamais réussi à vraiment comprendre son père.
Art Spiegelman retient également pendant longtemps sa plume, ayant peur de dessiner Auschwitz, une peur multiple : celle de ne pas réussir à représenter ce lieu dans toute la réalité de son horreur, celle de se tromper, et au final une peur de ne pas réussir à faire passer dans ce qu'il maîtrise le mieux : le dessin, l'histoire de son père qui s'insère dans L Histoire : "J'veux dire, je n'arrive même pas à comprendre mes relations avec mon père. Comment pourrais-je comprendre Auschwitz ? L'Holocauste ? ... Quand j'étais petit, il m'arrivait de me demander lequel de mes parents j'aurais laissé les nazis emmener aux fours crématoires si je ne pouvais en sauver qu'un seul. D'habitude, je sauvais ma mère, tu crois que c'est normal ?".
Cette exposition des doutes et des interrogations de l'auteur est un aspect qui m'a particulièrement plu, c'est un sujet extrêmement difficile et périlleux dans lequel il s'est lancé et s'il avait passé cette étape sous silence il aurait sans doute manqué quelque chose à cette bande dessinée.
Cet aspect très humain est l'un de ses points forts, l'histoire qui y est racontée est dure et parfois difficilement soutenable, que l'auteur lui-même ait douté est humain, tout comme le lecteur peut aussi avoir des doutes et des appréhensions avant de lire ce livre sur son contenu et la façon dont il est rédigé.
Art Spiegelman ne tombe jamais dans la caricature, même si ses personnages sont dessinés sous la forme d'animaux, ni dans le larmoyant ou l'exagération ou le voyeurisme.
Il s'attache à raconter et illustrer la vérité, même si certains passages sont d'une horreur extrême : "Et pour nous tous il n'y a qu'un seul moyen de sortir ... par ces cheminées.", sans basculer d'un extrême à l'autre ni prendre position.
Il relate les faits, rien d'autre.
De plus, il double le récit de son père de détails précis sur les conditions de détention à Auschwitz et livre une cartographie des différents camps ainsi qu'une explication précise du fonctionnement des chambres à gaz et des fours crématoires.
Il a mis des images sur ce qui n'était jusqu'alors que des mots, ceci étant l'un des avantages offerts par la forme littéraire choisie : la bande dessinée.
Outre les interrogations et les doutes de l'auteur, il aborde aussi la problématique de Richieu, ce frère qu'il n'a jamais connu hormis en photo mais qui est un fantôme le poursuivant depuis sa naissance : "C'est étrange d'être le rival d'un instantané !".
Quant au récit de Vladek, après un premier tome consacré à la vie dans le ghetto, ce second s'attache à la vie dans le camp d'Auschwitz, aux brimades, aux privations, au travail forcé jusqu'à ce que mort s'ensuive, mais également aux terribles marches de la mort vers le camp de Dachau et puis l'errance dans un train jusqu'à la victoire finale, la libération et les retrouvailles avec les quelques survivants.
Et puis il y a toujours ce dessin d'une qualité remarquable et d'une puissance extrême, un noir et blanc dépouillé mais qui laisse transpirer toute l'intensité dramatique du vécu de Vladek, de sa petite histoire qui s'est inscrite dans l'une des pages les plus noires de l'Histoire.
De la famille d'Anja ou de Vladek il ne reste plus grand chose, hormis quelques photos conservées précieusement.
Une vie détruite et une vie à reconstruire, avec un nouveau départ, à New-York.
"Maus" est une référence de la bande dessinée et plus généralement une référence littéraire sur la Shoah.
"Maus" d'Art Spiegelman est l'un des récits sur l'Holocauste les plus intelligents dans sa construction qu'il m'ait été donnée de lire jusqu'à présent, l'un des plus bouleversants et l'un des plus sincères.
A ce titre, "Maus" a toute sa place dans mon Panthéon littéraire et je ne peux que vous encourager à découvrir cette bande dessinée et tout le talent de son auteur.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Under_The_Moon
Under_The_Moon20 avril 2015
  • Livres 5.00/5
Difficile de faire une critique de ce second tome de Maus qui raconte l'expérience concentrationnaire du père d'Art Spiegelman.
Le moins qu'on puisse dire c'est que ce tome-ci est et de très loin, beaucoup plus émouvant, plus personnel et a nécessité plus de recherches à l'auteur . Art Spiegelman se met toujours en scène dans son travail et ses tourments, et pour le plus grand plaisir du lecteur, ce qui fait la spécificité de cet ouvrage, en dehors de la métaphore animalière.
On retrouve bien sûr dans ce récit tout ce qui fait le lot des déportés : faim, hygiène de vie épouvantables, mauvais traitements, sélections, marché noir, typhus, etc. Rien de bien original en soit, si ce n'est que j'ai trouvé certaines vignettes plus fortes que lorsqu'elles sont décrites dans un roman ; l'épisode de la sélection notamment. Mais surtout, ce qui donne tout de même le sourire au lecteur c'est de voir comment l'amour que les parents de Spiegelman se sont porté leur a permis de résister à cette affreuse période de leur vie à laquelle tant n'ont pas réchappés… à commencer par Vladek Spiegelman (le père) qui en dehors de sa femme et un de ses frères a perdu toute sa famille.
Ce qui ressort de l'histoire de ce père devenu insupportable pour sa famille, c'est la chance qu'il a eu et toutes les formes et visages que prend cette "chance" : dans les rencontres qu'il a faites au camp, le culot qu'il a eu et les contacts et "marchandages"qui lui ont permis de survivre.
Que ce soit les idées pour échapper à la sélection qui l'aurait menée directement aux fours crématoires ou le malheureux concours de circonstance qui fait qu'il aurait pu échapper à la Marche de la Mort, … Cela donne au final ce qu'on pourrait appeler un formidable récit d'aventure si seulement c'était de la fiction….
Une oeuvre incontournable.
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Alcapone
Alcapone18 novembre 2012
  • Livres 4.00/5
Dans ce second, tome, Artie continue pour documenter son travail, d'interroger son père. Comme dans Maus. Mon père saigne l'histoire, le récit se déroule dans un double cadre temporel : 1975-1980 pour les entretiens d'Artie et son père, et les années 1940 pour les souvenirs de Vladek. L'histoire reprend donc au moment de la déportation de Vladek à Auschwitz. Alors qu'ils pensaient être à l'abri, Vladek et sa femme Anja, sont trahis par le neveu de Mandelbaum, qui sous la contrainte, leur a conseillé de rejoindre la Hongrie. Commence alors pour chacun des époux, un véritable plongeon dans l'enfer de l'Holocauste... Si Vladek a survécu aux camps de concentration, Artie se demande parfois au regard du traumatisme subi, s'il n'aurait pas mieux valu que Vladek meure. le sentiment de culpabilité qui l'accable le pousse pourtant à finir sa bande-dessinée. Encore une fois, l'hommage rendu est poignant...
Comme dirait Vladek : C'est là que mes ennuis ont commencé. En effet, de toutes les brimades et humiliations relatées dans le premier tome, rien n'est comparable à ce que vivra Vladek lors de ses déportations à Auschwitz et à Dachau. Nous touchons là du doigt, toute l'horreur des camps de concentration : froid, faim, maladie, mort, rien n'est épargné au narrateur. Et si Vladek s'en est sorti, on se demande si ce n'est pas plus mort que vivant : pingre, teigneux, aigri, susceptible, voire raciste mais aussi de santé fragile, Vladek n'est pas dépeint sous son meilleur jour. Mais on ne peut s'empêcher de penser à la force de caractère qui habitait l'homme. Encore une fois, le récit est percutant et le témoignage bouleversant. Ce travail de mémoire m'est clairement apparu dans ce second tome, comme une entreprise de déculpabisation de la part d'Artie : honte de ne pas être fort comme son père, honte de ne pas être à la hauteur, honte de n'être pas le frère que ses parents ont perdu... La seule chose dont il s'est senti capable (et cet exercice a dû exiger de lui beaucoup de travail et de recul), c'était de mettre l'histoire de son père mais aussi celle de l'Holocauste, en images. On imagine aisément que ce fût un travail de longue haleine dont Art Spiegelman s'est acquitté avec intelligence. Pour preuve, référons-nous au succès de Maus, qui demeure une bande-dessinée de référence. Personnellement, j'ai préféré ce deuxième tome...
Lien : http://livresacentalheure-al..
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Citations & extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Under_The_MoonUnder_The_Moon20 avril 2015
Les Allemands, ils voulaient pas laisser une seule trace de tout ce qu'ils avaient fait.
Tu as entendu parler des gaz. Moi, je dis pas des rumeurs, mais ce que j'ai vraiment VU.
De mes propres yeux je l'ai vu.
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Under_The_MoonUnder_The_Moon19 avril 2015
- pourquoi les Juifs n'ont pas au moins essayé de résister ?
- Ce n'était pas aussi facile que tu penses. Tout le monde avait si faim et peur, était si fatigué. Même ce qui était devant leurs yeux, ils pouvaient pas croire.
…Et les Juifs, avec l'espoir, ils vivaient toujours. Ils espéraient que les Russes viendront avant que la balle du pistolet allemand arrive dans leur tête […].
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colimassoncolimasson21 août 2011
« Mickey Mouse est l’idéal le plus lamentable qui ait jamais vu le jour… De saines intuitions incitent tous les jeunes gens indépendants et toute la jeunesse respectable à penser que cette vermine dégoûtante et couverte de saletés, le plus grand porteur de bactéries du règne animal, ne peut être le type animal idéal… Finissons-en avec la tyrannie que les Juifs exercent sur le peuple ! A bas Mickey Mouse ! Portez la croix gammée ! »
Article de journal, Poméranie, Allemagne, milieu des années 30
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alouettalouett02 septembre 2011
Je sais que c’est dément, mais d’une certaine manière je voudrais avoir été à Auschwitz AVEC mes parents ; comme ça je pourrais vraiment savoir ce qu’ils ont vécu !… Je dois me sentir coupable quelque part d’avoir eu une vie plus facile qu’aux
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gouelangouelan26 novembre 2014
Mmm. Samuel Beckett a dit : "Chaque mot est comme une tache inutile sur le silence et le néant."
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Videos de Art Spiegelman (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Art Spiegelman
Art Spiegelman Tours His Retrospective - Notes from All Over - The New Yorker
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique (557)
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