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ISBN : 2080666185
Éditeur : Flammarion (1994)


Note moyenne : 4.61/5 (sur 166 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Avec le tome I du Maus d'Art Spiegelman, les lecteurs avaient fait la connaissance de Vladek Spiegelman, Juif polonais rescapé des camps de la mort, et de son fils, Art, dessinateur aux prises avec son père. Le terrifiant parcours de ce dernier et l'Histoire elle-même s... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par gouelan, le 26 novembre 2014

    gouelan
    On retrouve le père et le fils, toujours liés par ce projet de livre, l'un témoigne en temps que survivant des camps de concentration, l'autre prend des notes et enregistre .
    Vladek a bien survécu au camp et c'est un miracle , mais d'une certaine manière , il n'a pas vraiment survécu, il a laissé une part de lui-même là-bas. En ressortir vivant, n'était du qu'au hasard, on ne peut pas être admiré d'avoir survécu.
    Arty se sent coupable d'avoir une vie plus facile que ses parents. Il aura bien du mal à retranscrire en mots et en images le passé de son père, relatant des évènements qui sont pires que nos cauchemars les plus noirs.
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    • Livres 4.00/5
    Par martinperez, le 22 février 2015

    martinperez
    http://lacasebd.overblog.com/2015/02/maus-de-a-spiegelmans.html
    Grosse brique, gros bouquin, dessin monochromatique et peu entreprenant, avec des animaux en guise de personnages et, pour couronner le tout, un sujet super déprimant et rébarbatif (la 2e guerre mondiale, youpiii) … bref ce bouquin avait déjà tous les éléments pour que je prenne mes tongs à mon cou.
    À force de reporter le problème, il fallait bien un jour y plonger. Chose faite puisqu'après un passage à ma bibliothèque communale et avec le même air nonchalant qui me caractérise, je me suis dit « pourquoi pas ». Oui je sais, vous allez encore me rabâcher les oreilles en me rappelant que j'ai des piles (véridique) de bd et de romans qui s'entassent et que j'ai pas mal de retard dans mes rédactions, mais qui aime bien châtie bien. Bref, bien m'en a pris car, quelle surprise !!!!
    Ce n'est pas souvent que je commence une critique par sa conclusion, mais ce livre est une vraie découverte, une petite perle qu'il est en mon devoir de partager avec vous tellement c'est bien.
    Alors « non ! » je n'ai pas l'intention d'écrire une énième critique sur ce livre quoique « si ! » en fait ; pas par chauvinisme ni par amour de l'écriture mais tant qu'à faire les choses bien, autant le faire à fond ! Et puis ce livre mérite que l'on s'échine un peu pour en parler.
    Alors soyons brefs et efficaces si vous le voulez bien. Maus, ce sont deux histoires en une qui s'enchevêtrent (c'est l'effet kiss-cool).
    Celle d'Art Spiegelman, dessinateur underground, qui a décidé de retranscrire sous forme de bande dessinée l'histoire de Vladeck, son père, survivant d'Auschwitz… le problème (et de taille) ; son père est un vieux râleur borné comme on n'en fait plus et ça ne va pas être de la tarte de lui soutirer les vers (pilés) du nez… Dialogue de sourds, deux mondes diamétralement opposés qui essayent de communiquer.

    La deuxième histoire c'est celle de Vladeck et sa famille, juive et polonaise de surcroit qui, en pleine déportation, vont se voir happés par les véhémences xénophobes de l'Allemagne d'antan et son idéologie. Et pour survivre, il faudra faire des compromis voire même limite collaborer. Mais que n'est-on pas capable de faire dans de telles circonstances pour protéger les siens et par amour, alors que l'on côtoie en permanence des atrocités où se mélangent la haine et la peur ?

    Bien plus qu'une simple bande dessinée, Art Spiegelman raconte avec une certaine élégance l'histoire biographique de son père tout en mettant en abime la relation conflictuelle qu'il a eue avec ce dernier, ainsi que la conception du livre.
    Sans pour autant l'édulcorer (et pourtant cela aurait été bien facile), l'auteur arrive à nous délivrer une histoire tendre, émouvante voire comique malgré le sérieux du sujet ; grâce notamment à des dialogues d'une sincérité ébouriffante, une construction originale et l'utilisation des races animales pour représenter la nationalité des personnages (la souris pour les Juifs, les Allemands sont représentés par des chats, des cochons pour les Polonais, etc.) qui est en fait une référence directe à la propagande allemande qui utilisait le zoomorphisme pour véhiculer certains de leurs messages.
    Une approche donc de la thématique de la Shoah, de la déportation, du racisme, etc. sous un aspect diamétralement différent qui permet d'avoir une vue plus humaine, didactique, sans faire de jugement ni s'apitoyer sur le sort des uns et des autres à l'instar des différents reportages que l'on nous montre et qui ont souvent une optique assez « nazi –arde » et donc, manichéenne.
    D'ailleurs c'est grâce à ce livre qu'Art Spiegelman n'a pas dû se recycler en tant que danseuse de French cancan (merci pour nous) mais est devenu en quelque sorte un « people » du monde underground, un mythe sur pattes de la bd moderne, et qu'en plus il a reçu pas moins que le prix Pulitzer…
    Visuellement le dessin, en noir et blanc, reste simple et basique, avec des personnages tout en ambigüité (ici pas de good guys ni de bad guys) et ayant une vraie portée artistique et poétique en lien avec les dialogues. Maus est donc une vraie invitation, agréable à lire, bouleversante et intelligemment construite, avec un rythme soutenu, ce qui fait qu'elle en devient presque incontournable.
    En tournant la dernière page et au-delà du vrai coup de cœur (au cas où vous ne l'auriez toujours pas compris), j'ai vraiment eu l'impression que ce livre devrait être dans la liste des livres « recommandés » dans les instituts scolaires et chez tout le monde en fait… même si j'avoue que le bouquin est un poil trop volumineux avec ses 400 pages et qu'il faudra le lire en plusieurs parties.
    Au final, clairement un must, à lire au moins une fois dans sa vie même si comme moi ce n'est pas votre tasse de thé.

    Lien : http://lacasebd.overblog.com/2015/02/maus-de-a-spiegelmans.html
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    • Livres 5.00/5
    Par MissG, le 10 février 2013

    MissG
    Plutôt que de continuer directement sur la période de détention à Auschwitz de son père et de sa mère, Art Spiegelman choisit d'exposer dans une première partie ses doutes, ses peurs, ses sentiments les plus profonds vis-à-vis de ses parents : "Je sais que c'est dément, mais d'une certaine manière je voudrais avoir été à Auschwitz avec mes parents; comme ça je pourrais savoir ce qu'ils ont vécu ! Je dois me sentir coupable quelque part d'avoir eu une vie plus facile qu'eux.", ainsi que ses difficultés à retranscrire l'histoire de son père sous forme de bande dessinée : "Je me sens tellement incapable de reconstruire une réalité qui a été pire que mes cauchemars les plus noirs. Et en plus, sous forme de B.D. ! Je me suis embarqué dans un truc qui me dépasse. Peut-être que je devrais tout laisser tomber.".
    Les relations tendues avec son père n'étaient que pointées du doigt dans le premier volume ici, elles s'exposent dans toute leur complexité.
    Ainsi Françoise, la belle-fille de Vladek, s'indigne devant son refus de prendre un auto-stoppeur sous prétexte qu'il est noir : "C'est scandaleux ! Comment pouvez-vous, surtout vous, être si raciste ! Vous parlez des noirs comme les nazis parlaient des juifs !".
    Vladek était déjà un personnage particulier dans le premier tome, il l'est sans doute davantage dans ce second volume et la lectrice que je suis, une fois le livre refermé, n'a pas réussi à cerner cet homme, tout comme l'auteur n'a jamais réussi à vraiment comprendre son père.
    Art Spiegelman retient également pendant longtemps sa plume, ayant peur de dessiner Auschwitz, une peur multiple : celle de ne pas réussir à représenter ce lieu dans toute la réalité de son horreur, celle de se tromper, et au final une peur de ne pas réussir à faire passer dans ce qu'il maîtrise le mieux : le dessin, l'histoire de son père qui s'insère dans l'Histoire : "J'veux dire, je n'arrive même pas à comprendre mes relations avec mon père. Comment pourrais-je comprendre Auschwitz ? L'Holocauste ? ... Quand j'étais petit, il m'arrivait de me demander lequel de mes parents j'aurais laissé les nazis emmener aux fours crématoires si je ne pouvais en sauver qu'un seul. D'habitude, je sauvais ma mère, tu crois que c'est normal ?".
    Cette exposition des doutes et des interrogations de l'auteur est un aspect qui m'a particulièrement plu, c'est un sujet extrêmement difficile et périlleux dans lequel il s'est lancé et s'il avait passé cette étape sous silence il aurait sans doute manqué quelque chose à cette bande dessinée.
    Cet aspect très humain est l'un de ses points forts, l'histoire qui y est racontée est dure et parfois difficilement soutenable, que l'auteur lui-même ait douté est humain, tout comme le lecteur peut aussi avoir des doutes et des appréhensions avant de lire ce livre sur son contenu et la façon dont il est rédigé.
    Art Spiegelman ne tombe jamais dans la caricature, même si ses personnages sont dessinés sous la forme d'animaux, ni dans le larmoyant ou l'exagération ou le voyeurisme.
    Il s'attache à raconter et illustrer la vérité, même si certains passages sont d'une horreur extrême : "Et pour nous tous il n'y a qu'un seul moyen de sortir ... par ces cheminées.", sans basculer d'un extrême à l'autre ni prendre position.
    Il relate les faits, rien d'autre.
    De plus, il double le récit de son père de détails précis sur les conditions de détention à Auschwitz et livre une cartographie des différents camps ainsi qu'une explication précise du fonctionnement des chambres à gaz et des fours crématoires.
    Il a mis des images sur ce qui n'était jusqu'alors que des mots, ceci étant l'un des avantages offerts par la forme littéraire choisie : la bande dessinée.
    Outre les interrogations et les doutes de l'auteur, il aborde aussi la problématique de Richieu, ce frère qu'il n'a jamais connu hormis en photo mais qui est un fantôme le poursuivant depuis sa naissance : "C'est étrange d'être le rival d'un instantané !".
    Quant au récit de Vladek, après un premier tome consacré à la vie dans le ghetto, ce second s'attache à la vie dans le camp d'Auschwitz, aux brimades, aux privations, au travail forcé jusqu'à ce que mort s'ensuive, mais également aux terribles marches de la mort vers le camp de Dachau et puis l'errance dans un train jusqu'à la victoire finale, la libération et les retrouvailles avec les quelques survivants.
    Et puis il y a toujours ce dessin d'une qualité remarquable et d'une puissance extrême, un noir et blanc dépouillé mais qui laisse transpirer toute l'intensité dramatique du vécu de Vladek, de sa petite histoire qui s'est inscrite dans l'une des pages les plus noires de l'Histoire.
    De la famille d'Anja ou de Vladek il ne reste plus grand chose, hormis quelques photos conservées précieusement.
    Une vie détruite et une vie à reconstruire, avec un nouveau départ, à New-York.
    "Maus" est une référence de la bande dessinée et plus généralement une référence littéraire sur la Shoah.
    "Maus" d'Art Spiegelman est l'un des récits sur l'Holocauste les plus intelligents dans sa construction qu'il m'ait été donnée de lire jusqu'à présent, l'un des plus bouleversants et l'un des plus sincères.
    A ce titre, "Maus" a toute sa place dans mon Panthéon littéraire et je ne peux que vous encourager à découvrir cette bande dessinée et tout le talent de son auteur.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2013/02/maus-un-survivant-raconte-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Alcapone, le 18 novembre 2012

    Alcapone
    Dans ce second, tome, Artie continue pour documenter son travail, d'interroger son père. Comme dans Maus. Mon père saigne l'histoire, le récit se déroule dans un double cadre temporel : 1975-1980 pour les entretiens d'Artie et son père, et les années 1940 pour les souvenirs de Vladek. L'histoire reprend donc au moment de la déportation de Vladek à Auschwitz. Alors qu'ils pensaient être à l'abri, Vladek et sa femme Anja, sont trahis par le neveu de Mandelbaum, qui sous la contrainte, leur a conseillé de rejoindre la Hongrie. Commence alors pour chacun des époux, un véritable plongeon dans l'enfer de l'Holocauste... Si Vladek a survécu aux camps de concentration, Artie se demande parfois au regard du traumatisme subi, s'il n'aurait pas mieux valu que Vladek meure. le sentiment de culpabilité qui l'accable le pousse pourtant à finir sa bande-dessinée. Encore une fois, l'hommage rendu est poignant...
    Comme dirait Vladek : C'est là que mes ennuis ont commencé. En effet, de toutes les brimades et humiliations relatées dans le premier tome, rien n'est comparable à ce que vivra Vladek lors de ses déportations à Auschwitz et à Dachau. Nous touchons là du doigt, toute l'horreur des camps de concentration : froid, faim, maladie, mort, rien n'est épargné au narrateur. Et si Vladek s'en est sorti, on se demande si ce n'est pas plus mort que vivant : pingre, teigneux, aigri, susceptible, voire raciste mais aussi de santé fragile, Vladek n'est pas dépeint sous son meilleur jour. Mais on ne peut s'empêcher de penser à la force de caractère qui habitait l'homme. Encore une fois, le récit est percutant et le témoignage bouleversant. Ce travail de mémoire m'est clairement apparu dans ce second tome, comme une entreprise de déculpabisation de la part d'Artie : honte de ne pas être fort comme son père, honte de ne pas être à la hauteur, honte de n'être pas le frère que ses parents ont perdu... La seule chose dont il s'est senti capable (et cet exercice a dû exiger de lui beaucoup de travail et de recul), c'était de mettre l'histoire de son père mais aussi celle de l'Holocauste, en images. On imagine aisément que ce fût un travail de longue haleine dont Art Spiegelman s'est acquitté avec intelligence. Pour preuve, référons-nous au succès de Maus, qui demeure une bande-dessinée de référence. Personnellement, j'ai préféré ce deuxième tome...

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.fr/2012/11/maus-et-cest-..
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    • Livres 5.00/5
    Par alouett, le 02 septembre 2011

    alouett
    Vers la fin des années 70, Art Spiegelman demande à son père, Vladek, de se remémorer les événements douloureux qu'il a vécu pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était alors installé en Pologne, son pays natal.
    Vladek revient donc sur les événements qui ont émaillé sa vie de 1939 à 1945. Ce Juif raconte ses premières expériences amoureuses, ses débuts dans la vie active, l'installation progressive des nazis et ses conséquences : des vexations quotidiennes au génocide. Plus de trente ans après les faits, l'émotion et le traumatisme de l'Holocauste sont intacts.
    « Maus est l'histoire d'une souris dont le chat a décidé d'avoir la peau. La souris est le juif, le chat le nazi. le destin de Maus est de fuir, de fuir sans espoir l'obsession du chat qui lui donne la chasse et lui trace le chemin de la chambre à gaz.
    Mais Maus est également le récit d'une autre traque, celle d'un père par son fils pour lui arracher l'histoire de sa vie de juif entre 1939 et 1945 et en nourrir sa propre mémoire, se conformant ainsi à l'obligation de se souvenir » (extrait du rabat de couverture).
    -
    « Un chef d'œuvre », « une claque », « un récit bouleversant »… vous avez certainement déjà pu lire ces termes sur l'un des nombreux avis mis en ligne sur cette œuvre. Chaque tome de ce diptyque a reçu un Fauve d'Or à Angoulême (le tome 1 en 1988 et le tome 2 en 1993).
    La première partie du récit, Mon père saigne l'histoire, revient sur les événements qui ont eu lieu de 1939 à l'hiver 1943-1944 : les prémices du conflit, l'enrôlement du héros dans les troupes polonaises (été 1939), sa détention dans les camps de prisonniers de guerre, sa première libération et le retour en famille. En trame de fond, l'auteur montre un quotidien qui se dégrade et l‘inquiétude croissante des juifs polonais à mesure que les troupes allemandes resserrent leur étau sur la population. Bien que le lecteur connaisse l'issue dramatique de cet épisode de l'Histoire, il découvre – la peur au ventre – la vie pendant le ghetto de Sosnowiec (Pologne) en 1942, les Juifs qui luttent silencieusement pour préserver leur humanité, les rafles, l'angoisse… jusqu'à ce mois d'avril 1944 où Vladek Spiegelman et sa femme sont dénoncés et transférés à Auschwitz.
    Le second tome, Et c'est là que mes ennuis ont commencé, se consacre presque totalement au camps. Dix longs mois à lutter pour survivre en magouillant pour tenter de se procurer une miche de pain de pain, une ceinture… que Vladek pourra revendre ensuite au marché noir contre un « présent » destiné à s'assurer la « sympathie » des Capos et obtenir quelques maigres passe-droits. Chaque jour, il s'étonne d'être encore en vie. En fin d'album vient la Libération et la difficulté à reprendre le cours d'une « vie normale ». Pour le lecteur, c'est aussi l'occasion d'entendre ce rescapé sur les stigmates que cette expérience lui a laissé et la manière dont il gère le traumatisme causé par l'Holocauste.
    Art Spiegelman retranscrit fidèlement – et chronologiquement – le témoignage de son père. Quelques pauses sont faites dans le récit biographique de Vladek puisqu'une partie du diptyque est consacrée à la présentation des rapports père-fils. Nous naviguons ainsi entre deux espaces-temps : celui des années 1930 où défilent les horreurs perpétrées par les nazies et celui des années 1970 où un homme (l'auteur) tente de se rapprocher de son père. Chacune de leur rencontre est prétexte (inconsciemment ?) à tisser tardivement des liens inespérés avec un père si distant et si froid. Au passage, ce dernier en profite pour lui transmettre valeurs et traditions juives, prendre son fils à parti dans ses problèmes de couple, le solliciter pour de menus services (bricolage, démarches administratives…). Ainsi, le lecteur découvre à la fois un récit intimiste et un témoignage historique d'une grande portée. Les propos de Vladek sont sincères, touchants. Ils livrent un regard personnel sur un événement majeur de l'histoire sans jamais porter de jugement de valeur sur les actes commis par les bourreaux du peuple juif (...)

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2011/08/19/maus-spiegelman/
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Citations et extraits

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  • Par alouett, le 02 septembre 2011

    Je sais que c’est dément, mais d’une certaine manière je voudrais avoir été à Auschwitz AVEC mes parents ; comme ça je pourrais vraiment savoir ce qu’ils ont vécu !… Je dois me sentir coupable quelque part d’avoir eu une vie plus facile qu’aux

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  • Par gouelan, le 26 novembre 2014

    Mmm. Samuel Beckett a dit : "Chaque mot est comme une tache inutile sur le silence et le néant."

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  • Par colimasson, le 21 août 2011

    « Mickey Mouse est l’idéal le plus lamentable qui ait jamais vu le jour… De saines intuitions incitent tous les jeunes gens indépendants et toute la jeunesse respectable à penser que cette vermine dégoûtante et couverte de saletés, le plus grand porteur de bactéries du règne animal, ne peut être le type animal idéal… Finissons-en avec la tyrannie que les Juifs exercent sur le peuple ! A bas Mickey Mouse ! Portez la croix gammée ! »
    Article de journal, Poméranie, Allemagne, milieu des années 30
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  • Par colimasson, le 21 août 2011

    - Votre père avait peut-être besoin de montrer qu’il avait toujours raison –qu’il pouvait toujours survivre- parce qu’il se sentait coupable d’avoir survécu.
    - Peut-être.
    - Et il a transféré sa culpabilité sur vous, le vrai survivant…parce qu’il n’y avait pas de risque.
    - Hum… Et vous, vous vous sentez coupable d’avoir survécu aux camps ?
    - Non… Seulement triste.
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  • Par colimasson, le 21 août 2011

    La première partie de Maus parut en septembre 1986, après 8 ans de travail. Ce fut un grand succès d’estime et commercial. Il va paraître au moins quinze éditions à l’étranger. J’ai eu 4 propositions sérieuses d’adaptation en série télévisée ou en film de mon livre (j’veux pas). En mai 1968, ma mère s’est suicidée… (sans laisser de lettre !). Ces derniers temps, je me sens déprimé.

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