> Roland C. Wagner (Traducteur)

ISBN : 2290325775
Éditeur : J'ai Lu (2004)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Il fallait oser. DansBleue comme une orange, le grand maître de la SF et pilier de la contre-culture exilé à Paris qu'est Norman Spinrad imagine une Terre au climat réchauffé, où crocodiles et perroquets pullulent sur les berges de la Seine– et où les États ont di... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 06 mars 2012

    finitysend
    Une sacrée ballade dans un paris tropical ...
    J'ai quelquefois du mal avec Spinrad .....
    Il est parfois entre le commercial racoleur ou le trop politisé frisant légèrement la caricature ou la farce sérieuse !!
    Cependant il écrit bien ... des personnages convaincants .. des univers saisissants et solides .
    Un sens éprouvé de l'intrigue , de la mise en scène et dans le cas de ce roman :
    la mise en place d'un univers tangible ,saisissant et effarant.
    Dans ce bouquin la Seine ressemble plus à l'amazone qu'au fleuve que nous connaissons ..
    Paris est une ville tropicale et les crocodiles ne sont plus confinés au zoo de Vincennes .
    La ville lumière héberge une conférence sur le climat alors que la terre est au bord de
    bouleversements climatiques irréversibles et mortels ( rien moins que la condition de venus !! ) .
    L'économie et le politique sont dominés par de grands cartels internationaux qui ne sont
    pas nécessairement occidentaux .
    Avec des populations paupérisées et fragilisées ( dureté et âpreté ).
    Bref : des drames , de la corruption , des rivalités politiques , du sang .
    Cette conférence est donc le lieu de tous les enjeux et dangers avec modélisations du climatet répercussions économico- géopolitiques ...pou ce qui est du refroidissement de la planète : qui fait quoi et comment et à quel prix ....
    ... mafia .
    Il faudra bien assurer la sécurité de tout ce gratin et de tous ces malfaiteurs et agents de renseignement .
    Le contexte techno du bouquin et prospèctif est vraiment pas mal sinon !!
    Une réussite sur toute la ligne en fait .
    Un thriller ( non dénué d'humour ) sur fond d'apocalypse annoncée et bien avancée .
    Un incontournable roman SF pur jus ...
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par lael8, le 15 décembre 2010

    lael8
    J'ai pris ce livre pour deux raison : connaître l'auteur du Rêve de fer et de Jack barron et l'éternité, et voir ce que la SF a pu prédire pour ce thème d'actualité qu'est le réchauffement climatique.
    Bon autant dire tout de suite que la new wave vue par Spinrad donne un genre très spécial, et peut être aurais je dû me renseigner sur ce mouvement avant de lire son livre pour être moins déboussolée. La New Wave se place dans le renouvellement des arts des années 60-70 : des auteurs comme Michael Moorcock -Elric le necromancien-, Brian Aldiss, James Ballard, John Brunner (on peut rajouter Silverberg -l'oreille interne- et Zelazny -les princes d'Ambre- en marge) et Spinrad donc, vont revisiter la SF (et la Fantasy) en cherchant du côté des sciences humaines, dont la psychologie : finit les futurs radieux promit par l'Age d'Or, les futurs décrits sont plus proches, et surtout plus probables.
    Leurs thèmes sont l'économie et ses multinationales omnipotentes, la guerre, la surpopulation, le consumérisme, le saccage de l'environnement... Et finit les tabous : la SF parles cul, devient violente, ose. De même au niveau du style : la SF New Wave va chercher plus dans la littérature que la science, et va jusqu'à l'écriture quasi expérimentale comme John Brunner dans Tous à Zanzibar.
    Alors si Spinrad reste ici très sage au niveau de son écriture, on est tout à fait dans les thèmes de la New Wave. Bleue comme une orange (qui est une citation de Paul Eluard. Spinrad dédicace d'ailleurs ce livre "pour le peuple et l'exception français" -la faute n'est pas de moi) parle d'espionnage industriel, de cartels tout puissants, de sexe, et d'environnement bien sûr. Les personnages ont leurs états d'âmes, la psychologie est bien là.
    Bon, c'est bien gentil tout ça, mais si la sauce prend, elle se lève bien mollement, et autant dire qu'elle a un goût très... ennuyant. Parce qu'on ne peut pas parler d'action, quand tout le livre se résume à des dialogues entres personnages et aux réflexions de ceux ci... le pire c'est peut être que les magouilles politico-économiques sont très obscure à mon goût, j'ai dû m'y reprendre à deux fois pour commencer ce livre, et ce sans saisir certains éléments primordiaux (j'ai finit par laisser tomber).
    C'est un livre qui demande vraiment un effort de la part du lecteur, on ne peut pas dire que Spinrad soit clair dans ses explications. Pourtant, on finit par entrer dans l'intrigue, et la conclusion de son histoire est pas mal. Je trouve très convaincant ce futur qui pourrait bien être en effet à la fin de ce siècles, et même surement avant.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Azzyraphale, le 13 août 2011

    Azzyraphale
    La planète s'est réchauffée. Paris a pris des allures de Nouvelle Orléans, la tour Eiffel est agrémentée de lierre et les crocodiles sillonnent la Seine. La Sibérie fait office de nouvelle Californie alors que le Sahara gagne l'Afrique toute entière, la transformant en paysage vénusien…
    Les climatologues ont réalisé que si l'on ne fait rien, la Terre attendra la condition Venus, c'est à dire inadaptée aux humains.
    Les entreprises ont tout de suite réagi : elles proposent désormais des générateurs de nuages, des miroirs orbitaux et autres systèmes visant à modifier le climat d'un pays.
    Mais…
    Les hommes étant ce qu'ils sont, la climatologie est devenue la poule aux œufs d'or. le camp Bleu, descendant des multinationales capitalistes, propose de refroidir un pays, alors que le camp Vert propose aux voisins de ce pays des systèmes pour contrecarrer les effets des pays voisins.
    Monique Calhoun travaille pour Panem et Circenses, une société qui loue ses services aux autres. Elle est chargée de l'accueil des VIP, et de faire en sorte que les accords commerciaux voulus par leurs clients se concrétisent dans les meilleures conditions. Monique arrive à faire vendre un système d'irrigation à la Libye, même s'il n'y a aucun espoir de sauver le pays. C'est immoral, mais c'est son métier. Et elle se voit promue chef de l'organisation du sixième CONASC, autrement dit l'ONU. Ce congrès organisé chaque année dans les pays chauds vise à faire le point sur l'avancée de la condition Venus. Mais tout le monde sait bien que l'ONU ne fait rien dans ce domaine, et organise ce congrès pour donner l'illusion qu'ils y travaillent.
    Or, ils choisissent Paris comme siège de leur congrès cette année…étrange, étant donné que Paris n'a pas trop à se plaindre de son climat, et que le principal but du salon n'est que commercial…
    De plus l'ONU, dont les caisses sont vides, fait appel à Panem et Circenses pour l'organisation…et ne fait pas dans l'économie.
    Sur la Seine, le prince Eric Esterhazy se pavane en accueillant la Jet Set sur son imitation de bateau du Mississipi, La Reine de la Seine. du moins en apparence. Car ce bateau est une mine de camera et micros reliés à un ordinateur à l'IA étonnante. Toues les conversations des grands de ce monde sont enregistrées, au profit des Mauvais Garçons, consortium né de la fusion des mafias.
    La première tâche de Monique est de louer la Reine de la Seine pour le compte de la CONASC…
    Spinrad signe avec « Bleue comme une orange » un guide touristique du Paris tropical, au son des banjos qui ont supplanté les accordéons. L'habileté de l'auteur est d'avoir écrit un thriller prenant sur la forme, mais dans le fond, c'est une critique cynique du monde des manipulateurs. Les parallèles avec le monde d'aujourd'hui sont inquiétants.
    L'intrigue est menée de main de maître, et elle n'est pas simple ! Les rebondissements sont légions, les personnages hauts en couleur. On prend un réel plaisir à suivre ce thriller politico-économique.

    Lien : http://www.bibliazzy.com/bleue-comme-une-orange-norman-spinrad/
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 19 avril 2012

    BVIALLET
    A la fin du XXIème siècle, le réchauffement accéléré de la planète a précipité la montée des eaux, a fait disparaître des régions entières de la surface de la terre et a transformé les régions chaudes en déserts brûlants, la Sibérie en nouvelle Californie et en véritable eldorado. Des millions de réfugiés climatiques sont montés au nord pour s'entasser dans des bidonvilles. La Terre est-elle sur le point d'en arriver à la « Condition Vénus » c'est-à-dire à se transformer en fournaise inhabitable suite à un emballement du phénomène ? C'est à Paris, devenue une cité tropicale avec palmiers, perroquets et alligators que l'ONU décide de réunir un ènième congrès sur le climat, mais cette fois avec le plus de faste possible car il faut alerter l'opinion et les dirigeants. Pourtant, on soupçonne de gros cartels multinationaux d'avoir tenté d'aggraver la situation pour mieux vendre leur technologie…
    Nous sommes plus dans l'anticipation que dans la science fiction avec cet excellent livre qui nous montre vers quelles dérives nous entrainent certains. Formidablement bien écrit, rempli de personnages et de situations crédibles et intéressants, c'est une condamnation sans appel de l'ecology-business, des magouilles des multinationales, de la décadence de la société du spectacle, du dieu-pognon et du système mondialiste en général. le sort de la Terre se joue souvent entre orgies de vodka et de cocaïne et parties de jambes en l'air ! Les rires que l'auteur nous arrache valent à eux seuls le détour, et démontrent que le père de Jack Barron et l'Éternité, ex-enfant terrible des années soixante-dix, n'a rien perdu de ses qualités corrosives. Un bouquin majeur, passionnant, aux limites du thriller et du roman politico-social style Tom Wolfe. Décidément, Spinrad est un des plus grands écrivains américains « francophiles » actuels (il vit à Paris).

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par compulsif, le 20 mai 2012

    compulsif
    alambiqué,a reserver aux aficionado du genre. impossible à recommander aux néophytes sous peine de leurs faire oublier cette branche de la littérature
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Trailer du roman Oussama de Norman Spinrad, présenté par l'auteur.








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