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> Rose-Marie Vassallo-Villaneau (Traducteur)

ISBN : 2092513001
Éditeur : Nathan (2007)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 104 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
S'il est une chose que j'aimerais savoir, c'est pourquoi ma mère m'a nommée " Enola ".
Enola qui, à l'envers, se lit : alone. En anglais : seule. Et c'est bel et bien seule que je me suis retrouvée le jour de mes quatorze ans, ma mère ayant disparu de notre manoi... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 01 novembre 2012

    missmolko1
    Les enquêtes d'Enola Holmes, et oui ce cher Sherlock nous avait caché qu'il avait une sœur, s'adresse à un jeune public (à partir de 12 ans) et pourtant moi qui ai 12 ans multiplié par deux j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman.
    Enola est une jeune fille intelligente, mature et très attachante. Alors certes l'enquête qu'elle nous propose est sans doute un peu simple pour certains lecteurs mais moi j'ai beaucoup aimé surtout les messages codés et autres énigmes.
    L'époque, l'histoire se déroule à la fin du XIXème siècle, est vraiment très bien décrite et offre un vrai voyage dans le temps. J'ai hâte de lire la suite.
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    • Livres 4.00/5
    Par Syl, le 28 mai 2012

    Syl
    Londres, août 1888,
    Le soir dans les bas fonds de Londres, une autre vie s'anime et la misère du monde prend sa véritable dimension. Une silhouette féminine voilée erre dans les rues...
    Quelques jours avant,
    Enola ne sait pas pourquoi sa mère l'a appelée ainsi. Enola signifie "seule" (Alone). Est-ce que ce prénom la destine à la solitude ? Est-ce le leg à une fille, d'une mère réservée, secrète, indépendante, parcimonieuse de son attention maternelle ? Depuis sa naissance, Enola vit en retrait de toute société dans le manoir familial Ferndell Hall, une demeure ancrée dans la campagne de Kineford. Elle y vit avec sa mère, une femme excentrique pour l'époque, et un couple qui assume l'intendance de la maison. de sa famille, il ne lui reste que sa mère et ses deux frères, son père étant décédé lorsqu'elle avait quatre ans. le jour des funérailles est un souvenir lointain qui garde l'image d'une querelle entre sa mère et ses frères aînés qu'elle n'a plus revus depuis.
    Ces questions, Enola se les pose le jour de son anniversaire car pour ses quatorze ans elle se retrouve seule. Sa mère Lady Eudoria a disparu. Perdue dans ses incertitudes, elle n'a qu'un recours, c'est adresser un télégramme à ses deux frères résidant à Londres, Mycroft et Sherlock... Holmes.
    Lorsque les deux hommes arrivent, l'incompréhension est totale. de la résidence qu'ils avaient laissée dix ans plus tôt, il ne reste qu'un domaine sauvage et abandonné... un domaine et une soeur. Leur cadette n'a rien de féminin, elle a poussé comme une plante grossière, non domestiquée et sans tuteur. Si tous deux sont stupéfaits de la situation, leurs comportements à l'égard d'Elona diffèrent. Alors que Mycroft peste et souhaite organiser sans délai le placement de sa soeur dans une pension, Sherlock s'inquiète de la disparition de leur mère et pose sur la jeune fille un regard attendri et curieux. Il faut préciser qu'Enola est un véritable garçon manqué, qui aime monter aux arbres, faire de la bicyclette, courir la campagne, porter des hardes et étudier toutes les matières, des sciences à la littérature.
    Une école de perfectionnement pour jeunes filles... Cette idée terrorise Enola. Un carcan, un emprisonnement, des interdits, des contraintes, de la soumission, une lobotomisation... un corset qui enserrera aussi bien la taille que l'esprit... En peu de temps, Enola envisage de fuir et c'est en trouvant les indices que sa mère lui a laissés avant de partir, qu'elle pourra se permettre d'exécuter son projet. Dans un carnet d'esquisses, elle offre à sa fille un code ingénieux avec le langage des fleurs. Les énigmes la mèneront à des cachettes secrètes dans lesquelles elle a placé une petite fortune en billets ; tout un pécule amassé durant une dizaine d'années.
    Equipée de sa bicyclette, de quelques tenues de rechange dont celle d'une veuve, d'un corset-armure-coffre-fort, de beaucoup de courage, de hardiesse, de liberté, d'imagination et d'inexpérience, Enola s'engage dans une aventure qui changera sa destinée de façon irrémédiable. L'indépendance que sa mère lui a donnée est un cadeau inestimable qu'elle chérit avec reconnaissance et qu'elle compte exploiter, même si cette autonomie semble pesante à certains moments d'introspection.
    Pour Enola, Londres et ses mystères sera un terrain de jeux... et pour Sherlock, Enola sera-t-elle son alter-égo ?
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  • Par trust_me, le 19 novembre 2012

    trust_me
    Le jour de ses quatorze ans, Enola Holmes constate la disparition de sa mère. Appelés à la rescousse, ses deux frères Sherlock et Mycroft débarquent dans la demeure familiale pour mener l'enquête. Mais très vite, Enola constate qu'ils sont surtout venus pour la remettre dans le droit chemin. Pour eux, cette gamine est « une enfant naïve. Qui a grandi laissée à elle-même. Sans éducation. Dépourvue de toute sophistication. Une rêveuse. » Leur but est donc de l'envoyer en pension pour en faire une Lady. Il faut dire que les deux aînés sont beaucoup plus âgés que leur cadette et que cette « enfant du scandale » que leur mère a eu à 50 ans a, selon eux, sérieusement besoin d'être reprise en main. Refusant de se plier à leur volonté, Enola prépare soigneusement son « évasion » et fomente un plan ingénieux censé lui permettre à la fois d'échapper à a pension et de partir à la recherche de sa mère…
    Un roman jeunesse fort agréable. Tout le monde s'accorde sur la simplicité de l'intrigue et les grosses ficelles utilisées pour que les événements s'enchaînent. Disons que le hasard fait souvent très bien les choses mais à la limite peu importe car l'intérêt est ailleurs, notamment dans le portrait de cette jeune fille pétillante au caractère bien trempée qui refuse la condition que l'on souhaite lui imposer. Éprise de liberté, fortement influencée par les idées avant-gardistes de sa mère, Enola se prend en main seule et avance avec conviction, quitte à subir quelques désagréments. Intéressante également la façon dont l'auteur campe Sherlock et Mycroft. le premier, « droit comme un manche de râteau, plus svelte qu'un lévrier » est froid et ne montre aucun signe d'affection à l'égard de sa sœur. le second, se comportant davantage comme un père que comme un frère, pense surtout à la réputation familiale et ne supporte pas qu'Enola soit (selon lui) si mal élevée. Tous deux apparaissent antipathiques en diable et on se doute qu'ils occuperont une place importante dans la suite de la série. Dernier point très positif, l'Angleterre victorienne de la fin du XIXe siècle est restituée avec beaucoup de précision. Les rues malfamées de Londres et l'ambiance bucolique de la campagne anglaise sont notamment criantes de vérité.
    Bref, voila un premier tome qui ne brille certes pas par son intrigue mais qui dégage suffisamment de charme pour que je me laisse convaincre de poursuive au plus vite la découverte des aventures d'Enola.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/11/enola-holmes-1-la-doub..
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    • Livres 3.00/5
    Par Chaplum, le 03 juin 2012

    Chaplum
    Le jour de son anniversaire, la mère d'Enola Holmes ne rentre pas, ni le jour suivant, ni celui d'après. La jeune fille, inquiète, part à sa recherche dans la campagne, au cas où elle aurait eu un malaise ou un accident en allant peindre. Mais hélas, elle doit se résigner à faire appel à ses deux frères qui habitent Londres et qu'elle n'a plus vus depuis le décès de son père des années auparavant : Mycroft et Sherlock Holmes, le célèbre détective. Dès leur arrivée, elle comprend que sa naissance tardive n'est pas la raison de la brouille entre sa mère et ses deux fils aînés mais que c'est une question d'héritage. A son plus grand désappointement, cette bonne nouvelle est suivie d'une bien mauvaise : ses frères se soucient peu d'elle et veulent la mettre en pension. Enola est bien décidée à ne pas se laisser faire …
    Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans le mystère de la disparition de la mère d'Enola, qui est aussi celle de Mycroft et de Sherlock. On se rend compte rapidement que la demoiselle de 14 ans est dotée d'un fort tempérament et d'un caractère tout aussi indomptable que son célèbre frère. Mais elle est aussi astucieuse et intelligente. Garçon manqué, elle préfère se vêtir de pantalon court et large, pratique pour faire du vélo et arpenter la campagne plutôt que de mettre les vêtements inconfortables réservés aux jeunes filles de son âge. Il faut dire qu'elle n'a pas suivi l'instruction classique des demoiselles de son rang et que de son récit, on comprend que sa mère est, elle aussi, une femme assez atypique, plus artiste que conventionnelle. Hélas, à leur arrivée, les deux frères Holmes sont effarés devant cette sauvageonne et décident de prendre son éducation en main.
    Enola, dont le prénom lu à l'envers signifie alone (seul en anglais) comprend qu'elle ne peut compter que sur elle-même et les principes de liberté inculqués par sa chère mère. D'ailleurs, elle découvre que cette dernière lui a laissé des messages sous forme d'énigmes.
    Ce roman est un vrai plaisir de lecture, plein d'aventures et d'enquêtes, dans lequel la jeune Enola nous emmène d'une main de maître. Sans se soucier, ni se douter des dangers qu'elle courre, elle part à l'aventure pour échapper au pensionnat mais aussi essayer de trouver où est partie sa mère. Sur le chemin, elle réussit à élucider la disparition d'un jeune garçon. Je pense que j'aurais adoré un tel roman lorsque j'étais jeune fille. Ici, j'ai vraiment apprécié car il y a beaucoup de rebondissements, l'intrigue est astucieuse et surtout la romancière crée intelligemment le personnage de la soeur de Sherlock Holmes sans dénaturer le canon. Mais je ne peux m'empêcher de trouver au livre un petit côté enfantin.
    Cela ne m'a pas empêché de passer un excellent moment de lecture, surtout que le Londres de l'époque est vraiment vivant et les personnages terriblement attachants. D'ailleurs Nancy Springer laisse suffisamment de portes ouvertes pour bien ferrer le lecteur qui, comme moi, ne pourra s'empêcher de vouloir lire le deuxième tome.

    Lien : http://www.chaplum.com/les-enquetes-denola-holmes-la-double-disparit..
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    • Livres 4.00/5
    Par gerry29, le 11 janvier 2011

    gerry29
    Mon avis:

    1888, La jeune Enola a 14 ans, et sa mère disparait le jour de son anniversaire.
    Seule, avec pour simple adultes autour d'elle, deux époux en charge du domaine de sa mère, elle se débrouille seule pour avertir qui de droit de l'étrange disparition de sa mère.

    Enola, jeune fille "sans éducation" (celle des demoiselles de l'époque), à été élevée par sa veuve de mère, et vit sa vie comme elle l'entend!

    Après avoir failli se faire "enfermer" en pension par son frère ainé Mycroft, elle décide de prendre sa vie en main, et se lance à la recherche de sa mère disparue, faisant au passage un sacré pied de nez à son frère et très réputé détective londonien, Sherlock Holmes.

    Ce que je pourrais dire, c'est que clairement, je ne m'attendais pas à ça! , je pensais que ce livre relatait du début à la fin de l'enquête sur la disparition de Mrs Holmes, or non, pas que!

    Alors en fuite, Enola se sent pousser des ailes, et ses talents innés d'enquêtrice se découvrent à elle.
    Ainsi, Enola se retrouve à suivre son instinct et à enquêter, sous couvert, sur l'étrange disparition d'une jeune Lord.

    Je dois avouer que ce livre est étrange! Un sentiment ambigû en ressort à la suite de cette lecture.
    D'un coté, j'ai trouvé le langage parfois un peu 'pompeux" pour du jeunesse, puisqu'avant tout ce livre est un policier-jeunesse. Les termes utilisés m'ont parfois semblés trop complexes.. enfin ce n'est que mon appréciation

    J'ai aussi parfois trouvé invraissemblable la possibilité de cette fuite d'Enola: elle n'a que 14 ans, certes elle parait débrouillarde mais quand même...

    Mise à part ça, l'intrigue est bien menée! La quête d'Enola est on ne peut plus claire, et je me suis prise d'affection pour cette jeune demoiselle issue du clan Holmes!

    Ce récit est truffé de petits mots codés, un vrai régal à analyser en même temps que l'héroine! Je trouve qu'en cela, le livre gagne beaucoup en suspens.

    Quant à la fin, elle est divine et présage une suite toute à fait intéressante.

    Je pense que je ne tarderai pas à me procurer le second tome!
    Ma note: 7,5/10
    J'ai trouvé tout de même quelques longueurs par moment ( surtout dans les bas fonds de Londres)
    et au début du récit
    A part ça, je dirai que ce policier est intéressant et sais attirer le lecteur dans l'intrigue des énigmes laissées par Mrs Holmes pour sa fille!
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Citations et extraits

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  • Par Syl, le 28 mai 2012

    "- (...) jamais je n'irai parfaire mon éducation dans un pensionnat de jeunes filles.
    - Vous irez (...)
    - Je n'irez pas. Donnez-moi une gouvernante s'il le faut, mais je n'irai pas dans un pensionnat. Vous ne pouvez m'y forcer.
    Il radoucit le ton, mais ne céda pas.
    - Je le peux et je le ferai.
    - Et comment donc ? En m'enchaînant pour m'y traîner ?
    Il leva les yeux au ciel.
    - Bien comme sa mère, dit-il au plafond, puis il riva son regard sur moi, d'un air de persécuté si certain d'être dans le vrai que j'en eus le frisson. Sa voix se fit plus douce encore :
    - Ecoutez-moi bien Enola. Je suis votre tuteur légal - et celui de votre mère aussi, d'ailleurs, c'est la loi qui l'affirme. Je peux, si je le veux, vous enfermer dans votre chambre jusqu'à ce que vous vous rendiez à la raison. Je peux prendre toute autre mesure nécessaire pour parvenir à l'objectif souhaité. Qui plus est, en tant qu'aîné, j'ai une responsabilité morale envers vous. Or il tombe sous le sens que depuis trop longtemps vous êtes livrée à vous même. J'interviens peut-être juste à temps. Et vous m'obéirez.
    A cette seconde, il me sembla comprendre - comprendre immensément - ce qu'avait dû ressentir Mère au temps de cette brouille avec ses fils, à la mort de mon père. Et comprendre aussi pourquoi jamais elle n'avait parlé d'aller voir mes frères à Londres ni de les recevoir à Ferndell.
    A cette seconde, il me sembla comprendre ce qui l'avait poussée à soutirer des fonds en cachette, des années durant, à son fils aîné."
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  • Par Deuzenn, le 30 mars 2012

    S'il est une chose que j'aimerais savoir, c'est pourquoi ma mère m'a nommée "Enola". Enola, qui, à l'envers, se lit : "alone".
    Mère avait toujours eu un goût marqué pour les messages codés, les énigmes à décrypter. Peut-être avait-elle alors une sorte de pressentiment? Peut-être m'accordait-elle là, fée penchée sur mon berceau, un don équivoque?

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