> Olivier Gouchet (Traducteur)

ISBN : 207030499X
Éditeur : Editions Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
Varg Veum, ancien salarié à la protection de l'enfance de la ville de Bergen en Norvège, est devenu détective privé après avoir été remercié pour avoir eu la main lourde sur un type qui prostituait une gosse en perdition. Les affaires ne vont pas fort. La police officie... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 14 novembre 2010

    Seraphita
    Varg Veum est détective privé dans la ville de Bergen en Norvège. Les affaires ne marchent pas très fort. Jusqu'au jour où un avocat réputé le sollicite, convaincu que sa femme le trompe. Il demande à Veum de la suivre et de prouver l'adultère. Bien qu'ayant cumulé des dettes, Varg Veum refuse la proposition de l'avocat au nom de son éthique professionnelle. Peu de temps après, il change d'avis : en effet, un autre homme lui demande de retrouver sa sœur disparue et notre détective reconnaît sur la photographie qu'il lui présente l'épouse de l'avocat. Sa curiosité est piquée au vif… Jusqu'où le conduira l'enquête ?
    J'aime lire les polars nordiques. J'avais découvert un polar norvégien avec « L'œil d'Eve » de Karin Fossum que j'avais beaucoup aimé. Voici le premier polar de Staalesen que je lis. J'ai commencé par la première enquête de Varg Veum.
    Le personnage du détective privé est attachant. Un mot tout d'abord sur son nom : une note de bas de page du traducteur précise que « « Varg Veum » est une formule ancienne désignant un proscrit et qui signifie « le loup dans le sanctuaire » » (p. 12). Ce personnage a un nom prédestiné : il a été contraint de quitter son ancienne profession à la protection de l'enfance car il a eu la main trop lourde sur un homme qui prostituait une enfant à la dérive. Il s'est donc réfugié dans cette nouvelle profession et il va montrer dans ce polar sa capacité à devenir, une nouvelle fois, « Le Loup dans la bergerie ». Varg Veum est un personnage torturé, qui aime l'aquavit, qui ne supporte pas son divorce. S'il apparaît déprimé, le polar en tant que tel n'est pas déprimant : le narrateur est capable en effet d'une bonne dose d'autodérision. L'humour noir est omniprésent dans les descriptions et les réflexions du détective. Cela donne un charme certain à l'ouvrage. Dans sa profession de détective privé, Varg Veum est un proscrit. On le remarque à travers le peu de considération que lui concèdent les policiers.
    L'auteur sait ménager le suspens jusqu'au bout, faisant apparaître des rebondissements en toute fin. L'enquête de Varg Veum nous emmène sur les pistes de l'argent, la prostitution, la drogue, l'adultère, les manipulations en tout genre.
    J'ai beaucoup apprécié l'humour noir, l'autodérision du narrateur qui confèrent au polar une atmosphère particulière. J'ai porté un peu moins d'intérêt à l'enquête qui reste de qualité néanmoins. Une première enquête de Varg Veum à découvrir et de multiples autres enquêtes à lire.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par pile, le 27 août 2011

    pile
    Varg Veum, détective privé à Bergen, est contacté par l'avocat William Moberg pour filer sa femme qu'il soupçonne d'infidélité. Par principe, Varg Veum refuse l'affaire. Mais quelques jours plus tard, il reçoit la visite d'un certain Ragnar Veide, qui lui demande de retrouver sa sœur. Et par la plus étrange des coïncidences, la photo que lui présente Ragnar Veide est celle de la femme de Moberg. Sa soeur est donc immédiatement retrouvée, mais Veide ne se contente pas de ce résultat. Il demande également à Varg Veum de la suivre pour en savoir plus sur son mode de vie. Cette fois Varg Veum accepte la mission, mais après quelques jours de filature, la jeune femme est retrouvée assassinée…
    Roman du norvégien Gunnar Staalesen, Le Loup dans la bergerie inaugure la série des Varg Veum. On y découvre un héros récurrent dans la lignée de Sam Spade et Philip Marlowe. Renvoyé des services de la Protection de l'enfance pour avoir bousculé un dealer, Varg Veum est devenu le seul détective privé de Bergen, la deuxième ville de Norvège, située entre mer et montagne.
    De la vie privée de Varg Veum, nous n'apprenons pas grand chose dans ce premier roman. Nous devinons qu'il a la trentaine et nous savons qu'il a été marié et a un petit garçon de presque cinq ans qu'il voit un dimanche sur deux. Mais Varg Veum est avant tout un solitaire, qui carbure à l'aquavit. Ses motivations dans l'exercice de sa profession de détective sont extrêmement nobles. Alors qu'il travaillait à la Protection de l'enfance, il s'est beaucoup occupé d'adolescents toxicomanes et la lutte contre les trafiquants de drogue est restée son principal cheval de bataille. C'est d'ailleurs pour cela qu'il refuse la première filature que lui propose l'avocat Moberg, car il ne souhaite pas se mêler de la vie privée des gens. En revanche les affaires qui l'intéressent rejoignent souvent son ancien métier, comme la recherche d'adolescents fugueurs. Dans Le Loup dans la bergerie, l'affaire qu'il accepte semble différente, mais très vite il replonge dans le même contexte social entre drogue et prostitution.
    Varg Veum est aussi un narrateur des plus agréables, car il ne manque pas d'humour. J'avoue apprécier particulièrement ses portraits.
    Ce premier roman de la série, qui a déjà plus de trente ans, ressemble à ses modèles américains et nous paraît aujourd'hui très classique. Mais l'histoire se tient, le héros est sympathique, plein d'humour, avec le sens de la formule… Pour toutes ces raisons, il va me falloir retrouver très vite Gunnar Staalesen avec un autre titre.
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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 22 octobre 2011

    encoredunoir
    Le Loup dans la bergerie est la première des enquêtes de Varg Veum, l'unique détective privé de la ville de Bergen. Ancien policier renvoyé pour avoir tabassé un dealer doublé d'un proxénète, Varg Veum est un homme seul qui regarde s'accumuler les factures en attendant un hypothétique client. Celui-ci finit par faire son apparition en la personne de William Moberg, avocat, qui lui demande de suivre sa femme dont il pense qu'elle le trompe. Veum, abattu par son propre divorce, refuse l'affaire. Pourtant, quelques jours plus tard, un homme se présentant comme le frère de l'épouse de Moberg l'engage. Il affirme avoir perdu de vue sa sœur depuis plusieurs années et vouloir la retrouver afin de pouvoir donner de ses nouvelles à son père mourant. Bien que la coïncidence soit trop belle, Varg Veum accepte le boulot et met le doigt dans une machination qui fait de lui un chien dans un jeu de quilles… ou, peut-être, un loup dans la bergerie.
    Dans ce premier volet écrit en 1977 et traduit pour la première fois en France en 1994, Staalesen prend le parti de s'inspirer directement des romans américains hard-boiled. Il revendique d'ailleurs cette filiation avec Chandler et Hammet. On retrouve donc un privé seul, un poil cynique, dans un bureau miteux, attendant l'affaire qui lui permettra de régler une partie de ses factures. Mais Gunnar Staalesen ne se contente pas d'une adaptation norvégienne de cet archétype. Il sait dépasser son modèle pour créer une œuvre singulière.
    Sans nul doute attachant, doté d'une certaine arrogance qui cache mal le fait qu'il a la conviction d'avoir en partie raté sa vie et en porte le fardeau, Varg Veum pose aussi un regard désabusé sur la société norvégienne vue de la petite ville de Bergen qui, bien que décrite avec économie est a n'en pas douter l'autre personnage principal de ce roman auquel elle instille son atmosphère pesante : derrière les belles façades de ses maisons, cette ville cache quelques vilains secrets. On est loin du fameux « modèle nordique » proche de la société idéale, dont on nous bassine depuis des décennies.
    Ajoutons à cela un style d'écriture sobre et élégant doublé d'un sens de l'humour fin et essentiel pour venir rehausser le ton de cette histoire somme toute classique (et d'autant plus intemporelle que Staalesen livre peu de détails permettant de dater cette histoire qui pourrait aussi bien se passer aujourd'hui qu'il y a trente ou quarante ans). Et nous avons là un polar qui donne vraiment chair à ses personnages et nous plonge dans une atmosphère en fin de compte bien plus originale que ce que peut laisser présager l'ouverture du roman calquée sur les modèles américains de l'auteur. Une réussite qui appelle le lecteur à découvrir les autres volets des enquêtes de Varg Veum.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-le-loup-dans-la-bergerie-d..
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    • Livres 3.00/5
    Par EmiLIT, le 09 août 2010

    EmiLIT
    Comme j'avais apprécié ma lecture de Pour le meilleur et pour le pire, c'est en toute logique que je me suis décidée à lire le tout premier tome dans lequel on rencontre notre détective de choc, le bien nommé Varg Veum.
    Etrange de le retrouver plus jeune de quelques années, toujours fauché mais surtout un peu moins désespéré. le recours à l'Aquavit n'est pas encore devenu quotidien.
    Un avocat réputé, Moberg, demande à Varg de suivre sa femme afin de prouver qu'elle le trompe. Varg refuse, cela heurte son éthique professionnelle. Quelques jours plus tard, un homme lui demande de retrouver sa soeur qui s'est enfui de la maison familiale il y a quelques années. Varg découvre que la soeur disparue est la même personne que l'épouse du riche avocat.
    Là où les choses se compliquent, c'est quand la secrétaire de l'avocat découvre Mme Moberg assassinée dans le garage du couple.
    Tout en poursuivant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de comparer cette lecture à ma précédente de Pour le meilleur et pour le pire.
    Outre un Varg plus fringant, l'intrigue de ce policier est plus classique. Elle mêle histoires de drogue, d'argent. Varg croise dans Bergen des personnages peu recommandables, ancien joueur de boxe reconverti en garde corps, ancien toxico reconverti en proxénète...
    Tout cela se laisse lire, le style est fluide. On se balade en compagnie de Varg dans les rues brumeuses et glacées de Bergen. L'amour de l'auteur pour cette ville transparait à travers presque chaque page.
    On ne trouve pas forcément ici une réflexion sur la société et son évolution, on a cependant affaire à un roman policier qui se tient, de bonne qualité.

    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-le-loup-dans-la-b..
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    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 18 février 2011

    yv1
    Roman policier norvégien écrit en 1977 -donc assez longtemps avant la mode actuelle des polars nordiques- qui se passe à Bergen et qui flirte avec les codes des romans du même nom en provenance des Etats-Unis. Varg Veum est blasé, désabusé, et s'il ne boit pas de whisky, c'est parce qu'il aime beaucoup l'aquavit (eau-de-vie scandinave). Il vit seul, séparé de sa femme dont il est toujours amoureux, il est très attiré par le sexe opposé. Son enquête le mène vers les milieux louches, interlopes : bars de nuit, drogue, sexe...
    Ce roman policier décrit donc la vie glauque des quartiers chauds, les jeunes filles en perdition, se prostituant pour leur dose de coke ; un côté moins glamour de la Norvège.
    Cependant, malgré ce contexte lourd, ou à cause de lui, le roman est truffé d'humour. Varg Veum pratique l'ironie, l'auto-dérision et la moquerie très aisément. Personnage à suivre puisqu'une série d'enquêtes avec lui a été écrite.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-le-loup-dans-la-bergerie-4883539..
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Citations et extraits

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  • Par MissAlfie, le 07 juin 2011

    Je sortis mes provisions. Quand j'avais un travail comme celui-ci, je me préparais le matin un épais paquet de sandwichs ; c'était le tour des derniers : miel et geitost, fromage de chèvre sucré. Je pris la thermos de thé chaud, maintenant tiède. Je bus la dernière gorgée. Je sortis un stylo à bille et dessinai sur mon carnet un visage de femme à la longue chevelure ondulée. Mais ses traits étaient trop grossiers, alors elle se transforma en homme. Comme les cheveux le rendaient trop féminin, je lui ajoutait une moustache noire. Trop BCBG. Je le dotai d'une barbe. Il ressemblait à un Viking étique. Je le chaussai de lunettes pour le situer dans notre temps. Pour finir, je lui donnai un teint basané, celui d'une race proche de l'Equateur. Lorsque j'eux terminé, j'arraichai la page, fis une boule du chef-d'oeuvre et le laissait tomber sur le plancher de la voiture.
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  • Par MissAlfie, le 07 juin 2011

    Elle me pria d'aller à tous les diables me faire passer du baume à l'huile de foie de morue sur l'organe approprié. Elle me pria de m'enfoncer un parapluie rouillé à un endroit où ça aurait certainement fait très mal. Elle me pria de faire toutes sortes de choses divertissantes, mais aucune de ses propositions ne m'inpressionna.
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  • Par pile, le 27 août 2011

    Ses vêtements m’en disaient plus long sur son compte en banque qu’un mois de recherches minutieuses. Il portait un costume gris avec un léger reflet vert mousse coupé avec la précision d’un spécialiste de la chirurgie du cerveau.
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  • Par pile, le 27 août 2011

    La couleur de ses cheveux faisaient penser aux neiges du Kilimandjaro. Ses yeux étaient grands et bleus, sans le moindre nuage.
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