Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Alexis Fouillet (Traducteur)

ISBN : 2847200843
Éditeur : Gaïa (2007)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le roman de Bergen a le souffle des grandes épopées.
Voici le premier volume de cette saga norvégienne haute en couleurs.
À l'aube du 1er janvier 1900, l'inspecteur Moland est réveillé par des coups frappés à sa porte. Ce jour de congés qu'il aurait dû pas... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (13)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 23 août 2012

    paulotlet
    Au matin du jour de l'An 1900, une jeune domestique retrouve le corps du consul Frimann assassiné alors qu'il regagnait son domicile après une nuit de fête. L'inspecteur Moland est chargé de l'enquête. Tout semble indiquer qu'une demoiselle Pedersen, connue de nombreux notables de Bergen pourrait bien avoir un rôle dans l'affaire.
    A partir de cette intrigue, somme toute assez secondaire, Gunnar Staalesen se lance dans une chronique des années 1900 à Bergen, ville en pleine mutation. Il décrit les différentes classes sociales et leurs aspirations. La bourgeoisie commerçante qui est en pleine ascension, accumule le capital et se met à rêver de concurrencer les capitalistes de Kristiania, les fils de paysans, nés dans les montagnes et au fond des fjords qui tentent leur chance à la ville.
    Staalesen montre très bien comment la ville de province se hisse au rang de métropole du sud, grâce notamment à l'arrivée du chemin de fer et à son port qui devient incontournable au fur et à mesure que les transports intérieurs s'améliorent.
    Les personnages de Gunnar Staalesen ne manquent pas d'épaisseur, il prend le temps de décrire les mentalités, de montrer les valeurs. Dans ce premier tome, il met en scène une bourgeoisie triomphante, qui est prête à écraser tout ce qui pourrait faire obstacle à son triomphe qui est certes du côté du progrès économique mais continue à véhiculer des valeurs étriquées et, assez classiquement, n'entend rien aux aspirations des classes laborieuses, prête à financer la construction d'un nouveau théâtre mais se méfiant des oeuvres trop modernes.
    Le livre se termine avec la description du grand incendie de 1916. Et on ne sait toujours pas qui a tué Frimann.

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par pops74, le 16 juillet 2012

    pops74
    Il parait que les amateurs de polar connaissent bien Gunaar Staalesen. Personnellement il y a un mois je ne connaissais pas ! Et puis j'ai parlé de mes futures vacances à Bergen à Alfie et elle m'a convaincu de me procurer le roman de Bergen. Il s'agit de la vie d'une vielle (Bergen) et de ses habitants (petites gens, travailleurs, ouvriers ou bourgeois) à travers un siècle. En effet l'histoire se déroule entre le 31 décembre 1899 et le 31 décembre 1999. Tout cela en 6 tomes et quelques milliers de pages ! Je ne vais vous parler aujourd'hui que des deux premiers tomes, puisque ce sont les seuls que j'ai lu ! En effet, ceux-ci sont sortis en poche l'an passé chez Points. le 3ème tome est publié également chez le même éditeur mais je vais attendre le tome 4 puisqu'ils se lisent par 2 !
    Le roman commence par un crime, celui de l'ambassadeur Frimann. Ce meurtre va constituer le fil rouge du roman, du premier au sixième tome d'après ce que j'ai pu lire. En fait ce livre, c'est le récit croisé de la vie d'une vingtaine de personnages. Ils vont, ils viennent, ils sont là pendant 50 pages puis réapparaissent 150 pages plus loin. Ils ne se connaissent pas, du moins pas tous, du moins pas au début, mais on comprend vite que tous vont finir par se croiser.
    Mais du coup pour ne pas se perdre je vous conseille fortement de ne pas lire 10 pages par-ci par-là, de vous arrêter et de recommencer. Privilégiez les vacances de cet été pour le lire ! Cela vous permettra surement d'être moins perdus que moi dans tous les personnages ! le premier tome est assez compliqué sur ce plan, trop de nouveaux personnages, de nouvelles rues, de nouvelles vies qui changent de nom au cours de l'histoire (Christiania devient Oslo par exemple) avec plein de ø et de ä. Allez donc savoir si Torleif est un homme ou une femme, et ne confondez pas avec Tordis ! Je vous rassure dans le deuxième tome on est moins perdu puisqu'il y a très peu de nouveaux personnages et qu'on commence à savoir qui est qui !
    Il faut avouer que si l'histoire n'était pas construite comme elle l'est, j'aurais laché le roman assez tôt, complétement perdue dans ce paysage inconnu ! Mais le fait que l'auteur abandonne un personnage pour revenir vers lui 50 ou 100 pages plus loin maintient le lecteur en haleine. Ou du moins moi ! J'ai du mal à ne pas terminer une histoire, c'est pourquoi les romans en épisode sont casi sûr de marcher avec moi (enfin si le suspens est là bien sûr !)
    Du coup je n'espère qu'une chose, que le tome 4 sorte assez vite pour que je puisse lire le 3 et le 4 avant d'avoir totalement perdu le fil de l'histoire ! Et puis j'ai vraiment hâte de me rendre à Bergen pour confronter mon imagination à la réalité. Bien que tout a changé depuis 1920, les nombreux incendies y étant pour beaucoup !

    Lien : http://actualitte.com/blog/quandpaulinelit/2012/05/le-roman-de-berge..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    Puisque nous sommes en été, j'en profite pour vous présenter une oeuvre rare parue en France, tout au long de l'année 2007 : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen.
    Je tiens à souligne le travail extraordinaire des éditions Gaïa, car cette saga s'étire subtilement sur six tomes, regroupés en trois grandes parties : L'aube, le zénith et le crépuscule.
    Les amateurs de policiers connaissent nécessairement Staalesen, son héros récurrent se nomme Varg Veum et ses aventures ont été publiées chez Gaïa et Folio.
    Vous me direz, encore un auteur scandinave. S'il n'y avait pas eu le succès hélas posthume de Stieg Larsson et de Millenium, parlerait-on autant de la littérature boréale ?
    Après tout, Ake Edwardson (Masque), Jo Nesbo (Gallimard), Gunnar Staalesen et Hennig Mankell (Le Seuil, époque de l'inspecteur Wallander) n'ont pas attendu ce miracle éditorial pour se distinguer en France.

    Voici donc Bergen la superbe, deuxième ville de Norvège. Un port certes mais surtout l'héroïne de ce roman. Et le lecteur suit sur un an, du 1er janvier 1900 au 31 décembre 1999, ses mutations, ses drames, ses métamorphoses, son déclin, sa renaissance. Toute l'Histoire norvégienne assiste cette gigantesque fresque.

    Le Roman de Bergen débute par un meurtre, le 1er janvier 1900. le consul Frimann est assassiné après avoir passé la nuit en compagnie d'une femme, appréciée de nombre de bourgeois de la ville, Maren Kristine Pedersen.
    L'enquête est confiée à l'inspecteur Moland, qui pense rapidement avoir trouvé le coupable, un jeune homme qui se suicide aussitôt. L'affaire est donc close. Officiellement car officieusement, elle trouvera son dénouement le 31 décembre 1999.
    Voilà le lecteur de Staalesen embarqué dans une magnifique histoire humaine de plusieurs familles : les Frimann, les Pedersen et les Moland, bien sûr mais aussi les Nesbo, les Veum, les Brekke, les Brandt, les Helgesen,...
    Ce 20ème siècle de passions humaines et vaines est admirablement relaté à travers le prisme de Bergen. Les destins de ces personnages gambadent ensemble, se rapprochent, se complètent, s'enchevêtrent, s'opposent mais la vie de Bergen apparaît dans toute sa beauté.
    L'Histoire est convoquée : l'essor industriel, les deux guerres, le Nazisme, le Socialisme scandinave, l'assassinat d'Olof Palme, etc...

    Gunnar Staalesen n'a pas la psychologie lourde, il ne grime pas vulgairement ses personnages pour les rendre soi-disant attrayants. Non, il les décrit d'un mot, d'une note, d'un trait, comme une épure à chaque fois singulière. Et l'histoire de Bergen se poursuit, absorbée par le temps, son temps.

    Voici donc de quoi combler votre été et de quoi regretter qu'aucun auteur français ne puisse proposer une telle oeuvre sur Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, etc...

    Le Roman de Bergen est une oeuvre phare, elle réveille la conscience de notre humanité.

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par letteratura, le 06 septembre 2011

    letteratura
    Tout d'abord, j'aimerais remercier les éditions Points et le site Bibliofolie de m'avoir fait confiance pour chroniquer ce livre et son deuxième tome . J'ai donc lu ce livre avec un immense plaisir, je l'ai beaucoup aimé, surtout pour sa superbe couverture très esthétique.
    Premièrement, j'aimerais parler de l'intrigue sans en trop dire, il y a un meurtre dans la bourgeoisie à Bergen, deux policiers essayent de résoudre cette affaire mais cette enquête ne se termine pas dans son tome, puisqu'elle donne quelques indices pendant toute la lecture sur les coupables possibles. Pendant toute la lecture, on découvre le monde de la révolution industrielle en Norvège, et ses habitants, que l'on découvre un à un leur destin. Donc, j'ai aimé l'originalité qui constituait la base du roman.
    L'écriture, voilà un sujet qui fâche sur les lecteurs de ce livre, puisqu'en regardant sur Goodreads, j'ai vu que certains pensait que la traduction était plate, alors que moi, contrairement, j'ai tout simplement adorer l'écriture dans ce tome. Elle est faites de belles descriptions qui décrivent la ville avec une qualité, de plus, on assiste à une description de travaux de chemin de fer qui m'a fait pensé à Zola avec Germinal, ce que je pense qui est très abusé, mais cet avis n'implique que moi.
    J'ai beaucoup apprécié la présentation de la ville de Bergen sous le changement de la révolution industrielle, on voit à quel point tout peut changer, tout est en formation, le XIXème siècle est complètement enterré pour un monde nouveau. C'est donc cet aspect que j'ai aimé dans ce livre, la description du changement qui s'opère au fur et à mesure.
    Les personnages, quant à eux, ils sont très nombreux, ils viennent s'ajouter à la panoplie des grandes familles, de plus leur noms sont vraiment difficiles ce qui nous permet de moins les reconnaitre, cependant, les personnages ont la qualité qu'ils sont durable, on ne les oublie pas tout de suite, ils s'inscrivent dans nos têtes ce qui est pratique pour quand l'auteur revient sur un fait d'un personnage précis. Donc chapeau pour l'auteur qui a su faire avec tant d'auteurs !
    Le genre du roman de Gunnar Staalesen est vraiment indéfinissable à ce moment, puisqu'il y a une enquête qui ne semble pas vraiment prédominer même si… (il y a quelque chose), la raison est qu'on nous présente seulement les vies tragiques de certains personnages, donc pour l'instant on va dire que c'est un Thriller (mais particulier !) !
    Parlons de la fin de ce tome qui se termine dans une touche très symbolique qui est un évènement de grande envergure qui montrera bien le clivage entre le XIXème et le XXème siècle, j'ai beaucoup cette symbolique qui est vraiment une bonne fin de ce tome ! Finalement, je félicite l'auteur d'avoir écrit un très beau livre que je considère un COUP de COEUR !

    Lien : http://litteraire-en-herbe.blogspot.com/2011/09/le-roman-de-bergen-1..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par pops74, le 16 juillet 2012

    pops74
    Il parait que les amateurs de polar connaissent bien Gunaar Staalesen. Personnellement il y a un mois je ne connaissais pas ! Et puis j'ai parlé de mes futures vacances à Bergen à Alfie et elle m'a convaincu de me procurer le roman de Bergen. Il s'agit de la vie d'une vielle (Bergen) et de ses habitants (petites gens, travailleurs, ouvriers ou bourgeois) à travers un siècle. En effet l'histoire se déroule entre le 31 décembre 1899 et le 31 décembre 1999. Tout cela en 6 tomes et quelques milliers de pages ! Je ne vais vous parler aujourd'hui que des deux premiers tomes, puisque ce sont les seuls que j'ai lu ! En effet, ceux-ci sont sortis en poche l'an passé chez Points. le 3ème tome est publié également chez le même éditeur mais je vais attendre le tome 4 puisqu'ils se lisent par 2 !
    Le roman commence par un crime, celui de l'ambassadeur Frimann. Ce meurtre va constituer le fil rouge du roman, du premier au sixième tome d'après ce que j'ai pu lire. En fait ce livre, c'est le récit croisé de la vie d'une vingtaine de personnages. Ils vont, ils viennent, ils sont là pendant 50 pages puis réapparaissent 150 pages plus loin. Ils ne se connaissent pas, du moins pas tous, du moins pas au début, mais on comprend vite que tous vont finir par se croiser.
    Mais du coup pour ne pas se perdre je vous conseille fortement de ne pas lire 10 pages par-ci par-là, de vous arrêter et de recommencer. Privilégiez les vacances de cet été pour le lire ! Cela vous permettra surement d'être moins perdus que moi dans tous les personnages ! le premier tome est assez compliqué sur ce plan, trop de nouveaux personnages, de nouvelles rues, de nouvelles vies qui changent de nom au cours de l'histoire (Christiania devient Oslo par exemple) avec plein de ø et de ä. Allez donc savoir si Torleif est un homme ou une femme, et ne confondez pas avec Tordis ! Je vous rassure dans le deuxième tome on est moins perdu puisqu'il y a très peu de nouveaux personnages et qu'on commence à savoir qui est qui !
    Il faut avouer que si l'histoire n'était pas construite comme elle l'est, j'aurais laché le roman assez tôt, complétement perdue dans ce paysage inconnu ! Mais le fait que l'auteur abandonne un personnage pour revenir vers lui 50 ou 100 pages plus loin maintient le lecteur en haleine. Ou du moins moi ! J'ai du mal à ne pas terminer une histoire, c'est pourquoi les romans en épisode sont casi sûr de marcher avec moi (enfin si le suspens est là bien sûr !)
    Du coup je n'espère qu'une chose, que le tome 4 sorte assez vite pour que je puisse lire le 3 et le 4 avant d'avoir totalement perdu le fil de l'histoire ! Et puis j'ai vraiment hâte de me rendre à Bergen pour confronter mon imagination à la réalité. Bien que tout a changé depuis 1920, les nombreux incendies y étant pour beaucoup !

    Lien : http://actualitte.com/blog/quandpaulinelit/2012/05/le-roman-de-berge..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique


Critiques presse (1)


  • Telerama , le 20 juillet 2011
    La grande histoire croise ici sans cesse la petite, la chronique politique renvoie à la vie familiale. La prouesse rejoint le plaisir.
    Lire la critique sur le site : Telerama

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par kathel, le 11 avril 2012

    Ils pénétrèrent dans une grande pièce oblongue, où derrière un paravent, les comédiens masculins du théâtre disposaient de place pour s’habiller, d’un miroir et d’une coiffeuse. L’éclairage y était meilleur, des lampes à gaz étaient réparties dans les coins de chaque miroir, de sorte que les comédiens puissent eux-mêmes mettre leurs masques. Mais la pièce froide était mal entretenue : des traces de fuites étaient visibles depuis le plafond, et il y avait des zones dégarnies sur le mur, à l’endroit où la peinture s’était écaillée en grandes plaques. Bien que les fenêtres aux rideaux tirés laissent passer de vigoureux courants d’air, un lourd parfum de crèmes grasses, de poudres et d’odeurs corporelles flottait à l’intérieur et Berstad tordit ostensiblement le nez, comme pour bien faire comprendre qu’il ne se sentait vraiment pas chez lui dans ce décor.
    L’homme qui se leva de devant l’un des miroirs et qui contourna le paravent jaune sale à la façade passée était de belle prestance, aidé par un plastron bouffant et un abdomen imposant. Son nez était fort et arqué, il avait de petits yeux bleu sombre, des restes de maquillage sous les oreilles, et ses cheveux denses et grisonnants étaient coiffés vers l’arrière, révélant que son front se dégarnissait.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par paulotlet, le 23 août 2012

    Je l'ai dit à Krohn-Hanssen il y a moins d'un an. Je suis tout, sauf persuadé que nous ayons définitivement résolu l'affaire, mais il s'en est fichu, comme d'habitude. Pour lui, il valait mieux que l'affaire soit archivée et terminée, plutôt que ne soit défrisé un seul cheveu de l'un de ses frères de la loge!

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
17,23 € (neuf)
4,78 € (occasion)

   

Faire découvrir Le roman de Bergen : 1900-L'aube : Tome 1 par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (73)

> voir plus

Quiz