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> Alexis Fouillet (Traducteur)

ISBN : 2847200843
Éditeur : Gaïa (2007)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 51 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le roman de Bergen a le souffle des grandes épopées.
Voici le premier volume de cette saga norvégienne haute en couleurs.
À l'aube du 1er janvier 1900, l'inspecteur Moland est réveillé par des coups frappés à sa porte. Ce jour de congés qu'il aurait dû pas... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 23 août 2012

    paulotlet
    Au matin du jour de l'An 1900, une jeune domestique retrouve le corps du consul Frimann assassiné alors qu'il regagnait son domicile après une nuit de fête. L'inspecteur Moland est chargé de l'enquête. Tout semble indiquer qu'une demoiselle Pedersen, connue de nombreux notables de Bergen pourrait bien avoir un rôle dans l'affaire.
    A partir de cette intrigue, somme toute assez secondaire, Gunnar Staalesen se lance dans une chronique des années 1900 à Bergen, ville en pleine mutation. Il décrit les différentes classes sociales et leurs aspirations. La bourgeoisie commerçante qui est en pleine ascension, accumule le capital et se met à rêver de concurrencer les capitalistes de Kristiania, les fils de paysans, nés dans les montagnes et au fond des fjords qui tentent leur chance à la ville.
    Staalesen montre très bien comment la ville de province se hisse au rang de métropole du sud, grâce notamment à l'arrivée du chemin de fer et à son port qui devient incontournable au fur et à mesure que les transports intérieurs s'améliorent.
    Les personnages de Gunnar Staalesen ne manquent pas d'épaisseur, il prend le temps de décrire les mentalités, de montrer les valeurs. Dans ce premier tome, il met en scène une bourgeoisie triomphante, qui est prête à écraser tout ce qui pourrait faire obstacle à son triomphe qui est certes du côté du progrès économique mais continue à véhiculer des valeurs étriquées et, assez classiquement, n'entend rien aux aspirations des classes laborieuses, prête à financer la construction d'un nouveau théâtre mais se méfiant des oeuvres trop modernes.
    Le livre se termine avec la description du grand incendie de 1916. Et on ne sait toujours pas qui a tué Frimann.

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    • Livres 4.00/5
    Par clairejeanne, le 23 mars 2014

    clairejeanne
    Ce qui est bien, c'est que c'est le premier tome et qu'il y en a plusieurs autres après (6 en tout), donc des promesses de bonnes heures de lecture ! En effet, elle est passionnante cette saga norvégienne, qui raconte Bergen, la ville de l'auteur, ses habitants, ses transformations au cours du XXème siècle; l'histoire commence à l'aube du 1er janvier 1900: tôt le matin, une servante réveille par ses hurlements la maisonnée du consul Frimann; elle l'a trouvé mort, le crâne défoncé. Deux inspecteurs de la Brigade d'Investigations, Christian Moland et Ole Berstad vont mener l'enquête pour trouver l'assassin de l'un des plus importants citoyens de la ville; on connaîtra et on suivra ainsi le devenir de plusieurs "grandes familles". La veille au soir, au bal du 31 décembre chez son beau-frère l'armateur Dünner, Mr Frimann n'était pas allé danser avec son épouse mais avec sa maîtresse, une femme qui a eu de nombreuses liaisons avec des hommes connus: la très sensuelle Melle Maren Kristine Pedersen; elle ne laisse aucun homme indifférent et l'inspecteur Moland, bien que marié et père de famille va également succomber. D'autre part, la nouvelle indépendance de la Norvège, la construction d'un théâtre moderne, celle de nouvelles lignes de chemin de fer et d'une centrale électrique à vapeur, ainsi que l'arrivée de l'électricité vont modifier la vie des berguenois. Fil conducteur de cette grande fresque, l'enquête sur le meurtre du consul de Belgique permet à G. Staalesen de nous montrer le développement et la vie d'une ville norvégienne réelle et en même temps de nous livrer une fiction aux personnages forts et intéressants. Et il y a ce charme particulier des noms scandinaves et de la description des paysages nordiques, une ambiance de frimas et d'intérieurs chaleureux.
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    • Livres 5.00/5
    Par pops74, le 16 juillet 2012

    pops74
    Il parait que les amateurs de polar connaissent bien Gunaar Staalesen. Personnellement il y a un mois je ne connaissais pas ! Et puis j'ai parlé de mes futures vacances à Bergen à Alfie et elle m'a convaincu de me procurer le roman de Bergen. Il s'agit de la vie d'une vielle (Bergen) et de ses habitants (petites gens, travailleurs, ouvriers ou bourgeois) à travers un siècle. En effet l'histoire se déroule entre le 31 décembre 1899 et le 31 décembre 1999. Tout cela en 6 tomes et quelques milliers de pages ! Je ne vais vous parler aujourd'hui que des deux premiers tomes, puisque ce sont les seuls que j'ai lu ! En effet, ceux-ci sont sortis en poche l'an passé chez Points. le 3ème tome est publié également chez le même éditeur mais je vais attendre le tome 4 puisqu'ils se lisent par 2 !
    Le roman commence par un crime, celui de l'ambassadeur Frimann. Ce meurtre va constituer le fil rouge du roman, du premier au sixième tome d'après ce que j'ai pu lire. En fait ce livre, c'est le récit croisé de la vie d'une vingtaine de personnages. Ils vont, ils viennent, ils sont là pendant 50 pages puis réapparaissent 150 pages plus loin. Ils ne se connaissent pas, du moins pas tous, du moins pas au début, mais on comprend vite que tous vont finir par se croiser.
    Mais du coup pour ne pas se perdre je vous conseille fortement de ne pas lire 10 pages par-ci par-là, de vous arrêter et de recommencer. Privilégiez les vacances de cet été pour le lire ! Cela vous permettra surement d'être moins perdus que moi dans tous les personnages ! le premier tome est assez compliqué sur ce plan, trop de nouveaux personnages, de nouvelles rues, de nouvelles vies qui changent de nom au cours de l'histoire (Christiania devient Oslo par exemple) avec plein de ø et de ä. Allez donc savoir si Torleif est un homme ou une femme, et ne confondez pas avec Tordis ! Je vous rassure dans le deuxième tome on est moins perdu puisqu'il y a très peu de nouveaux personnages et qu'on commence à savoir qui est qui !
    Il faut avouer que si l'histoire n'était pas construite comme elle l'est, j'aurais laché le roman assez tôt, complétement perdue dans ce paysage inconnu ! Mais le fait que l'auteur abandonne un personnage pour revenir vers lui 50 ou 100 pages plus loin maintient le lecteur en haleine. Ou du moins moi ! J'ai du mal à ne pas terminer une histoire, c'est pourquoi les romans en épisode sont casi sûr de marcher avec moi (enfin si le suspens est là bien sûr !)
    Du coup je n'espère qu'une chose, que le tome 4 sorte assez vite pour que je puisse lire le 3 et le 4 avant d'avoir totalement perdu le fil de l'histoire ! Et puis j'ai vraiment hâte de me rendre à Bergen pour confronter mon imagination à la réalité. Bien que tout a changé depuis 1920, les nombreux incendies y étant pour beaucoup !

    Lien : http://actualitte.com/blog/quandpaulinelit/2012/05/le-roman-de-berge..
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    • Livres 2.00/5
    Par Thyuig, le 18 août 2014

    Thyuig
    Le Roman de Bergen s'étire mollement, il prend le temps de s'imaginer grandiose -ce qu'il deviendra sans doute- et de déployer chacun de ses membres, un par un, vaguement attirés par la puissance d'un crime, celui du consul Frimann devant sa maison de Bergen, le 1er janvier 1900.
    La séance d'étirement passée, il faudra être patient et se demander jusqu'à quel point le lecteur pourra-t-il l'être ? Chaque membre va ainsi s'étendre jusqu'à Bergen sans qu'on y saisisse vraiment grand chose. Sagement assis, on assiste un peu contraint à un spectacle qu'on aurait imaginé tout autre. C'est là sans doute la limite de la scène de crime inaugurale : comme prétexte, et seulement comme tel elle ne vaut pas grand chose tandis qu'on se délecte des premiers chapitres où elle est exclusivement traitée.
    On comprend alors que l'ambition de Staalesen est tout autre, que l'envergure de son idée s'étend à L Histoire elle-même. Bêtement, et sans avoir lu les tomes suivants, je me demande si la résolution de ce premier crime ne suffisait pas à faire un très bon livre.
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    • Livres 5.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    Puisque nous sommes en été, j'en profite pour vous présenter une oeuvre rare parue en France, tout au long de l'année 2007 : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen.
    Je tiens à souligne le travail extraordinaire des éditions Gaïa, car cette saga s'étire subtilement sur six tomes, regroupés en trois grandes parties : L'aube, le zénith et le crépuscule.
    Les amateurs de policiers connaissent nécessairement Staalesen, son héros récurrent se nomme Varg Veum et ses aventures ont été publiées chez Gaïa et Folio.
    Vous me direz, encore un auteur scandinave. S'il n'y avait pas eu le succès hélas posthume de Stieg Larsson et de Millenium, parlerait-on autant de la littérature boréale ?
    Après tout, Ake Edwardson (Masque), Jo Nesbo (Gallimard), Gunnar Staalesen et Hennig Mankell (Le Seuil, époque de l'inspecteur Wallander) n'ont pas attendu ce miracle éditorial pour se distinguer en France.

    Voici donc Bergen la superbe, deuxième ville de Norvège. Un port certes mais surtout l'héroïne de ce roman. Et le lecteur suit sur un an, du 1er janvier 1900 au 31 décembre 1999, ses mutations, ses drames, ses métamorphoses, son déclin, sa renaissance. Toute l'Histoire norvégienne assiste cette gigantesque fresque.

    Le Roman de Bergen débute par un meurtre, le 1er janvier 1900. le consul Frimann est assassiné après avoir passé la nuit en compagnie d'une femme, appréciée de nombre de bourgeois de la ville, Maren Kristine Pedersen.
    L'enquête est confiée à l'inspecteur Moland, qui pense rapidement avoir trouvé le coupable, un jeune homme qui se suicide aussitôt. L'affaire est donc close. Officiellement car officieusement, elle trouvera son dénouement le 31 décembre 1999.
    Voilà le lecteur de Staalesen embarqué dans une magnifique histoire humaine de plusieurs familles : les Frimann, les Pedersen et les Moland, bien sûr mais aussi les Nesbo, les Veum, les Brekke, les Brandt, les Helgesen,...
    Ce 20ème siècle de passions humaines et vaines est admirablement relaté à travers le prisme de Bergen. Les destins de ces personnages gambadent ensemble, se rapprochent, se complètent, s'enchevêtrent, s'opposent mais la vie de Bergen apparaît dans toute sa beauté.
    L'Histoire est convoquée : l'essor industriel, les deux guerres, le Nazisme, le Socialisme scandinave, l'assassinat d'Olof Palme, etc...

    Gunnar Staalesen n'a pas la psychologie lourde, il ne grime pas vulgairement ses personnages pour les rendre soi-disant attrayants. Non, il les décrit d'un mot, d'une note, d'un trait, comme une épure à chaque fois singulière. Et l'histoire de Bergen se poursuit, absorbée par le temps, son temps.

    Voici donc de quoi combler votre été et de quoi regretter qu'aucun auteur français ne puisse proposer une telle oeuvre sur Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, etc...

    Le Roman de Bergen est une oeuvre phare, elle réveille la conscience de notre humanité.

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 20 juillet 2011
    La grande histoire croise ici sans cesse la petite, la chronique politique renvoie à la vie familiale. La prouesse rejoint le plaisir.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par Nikoz, le 14 septembre 2014

    Je l'ai dit à Krohn-Hanssen il y a moins d'un an. Je suis tout, sauf persuadé que nous ayons définitivement résolu l'affaire, mais il s'en est fichu, comme d'habitude.

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  • Par kathel, le 11 avril 2012

    Ils pénétrèrent dans une grande pièce oblongue, où derrière un paravent, les comédiens masculins du théâtre disposaient de place pour s’habiller, d’un miroir et d’une coiffeuse. L’éclairage y était meilleur, des lampes à gaz étaient réparties dans les coins de chaque miroir, de sorte que les comédiens puissent eux-mêmes mettre leurs masques. Mais la pièce froide était mal entretenue : des traces de fuites étaient visibles depuis le plafond, et il y avait des zones dégarnies sur le mur, à l’endroit où la peinture s’était écaillée en grandes plaques. Bien que les fenêtres aux rideaux tirés laissent passer de vigoureux courants d’air, un lourd parfum de crèmes grasses, de poudres et d’odeurs corporelles flottait à l’intérieur et Berstad tordit ostensiblement le nez, comme pour bien faire comprendre qu’il ne se sentait vraiment pas chez lui dans ce décor.
    L’homme qui se leva de devant l’un des miroirs et qui contourna le paravent jaune sale à la façade passée était de belle prestance, aidé par un plastron bouffant et un abdomen imposant. Son nez était fort et arqué, il avait de petits yeux bleu sombre, des restes de maquillage sous les oreilles, et ses cheveux denses et grisonnants étaient coiffés vers l’arrière, révélant que son front se dégarnissait.
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  • Par paulotlet, le 23 août 2012

    Je l'ai dit à Krohn-Hanssen il y a moins d'un an. Je suis tout, sauf persuadé que nous ayons définitivement résolu l'affaire, mais il s'en est fichu, comme d'habitude. Pour lui, il valait mieux que l'affaire soit archivée et terminée, plutôt que ne soit défrisé un seul cheveu de l'un de ses frères de la loge!

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