> Alexis Fouillet (Traducteur)

ISBN : 2847200843
Éditeur : Gaïa (2007)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Le roman de Bergen a le souffle des grandes épopées.
Voici le premier volume de cette saga norvégienne haute en couleurs.
À l'aube du 1er janvier 1900, l'inspecteur Moland est réveillé par des coups frappés à sa porte. Ce jour de congés qu'il aurait dû pas... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    Puisque nous sommes en été, j'en profite pour vous présenter une oeuvre rare parue en France, tout au long de l'année 2007 : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen.
    Je tiens à souligne le travail extraordinaire des éditions Gaïa, car cette saga s'étire subtilement sur six tomes, regroupés en trois grandes parties : L'aube, le zénith et le crépuscule.
    Les amateurs de policiers connaissent nécessairement Staalesen, son héros récurrent se nomme Varg Veum et ses aventures ont été publiées chez Gaïa et Folio.
    Vous me direz, encore un auteur scandinave. S'il n'y avait pas eu le succès hélas posthume de Stieg Larsson et de Millenium, parlerait-on autant de la littérature boréale ?
    Après tout, Ake Edwardson (Masque), Jo Nesbo (Gallimard), Gunnar Staalesen et Hennig Mankell (Le Seuil, époque de l'inspecteur Wallander) n'ont pas attendu ce miracle éditorial pour se distinguer en France.

    Voici donc Bergen la superbe, deuxième ville de Norvège. Un port certes mais surtout l'héroïne de ce roman. Et le lecteur suit sur un an, du 1er janvier 1900 au 31 décembre 1999, ses mutations, ses drames, ses métamorphoses, son déclin, sa renaissance. Toute l'Histoire norvégienne assiste cette gigantesque fresque.

    Le Roman de Bergen débute par un meurtre, le 1er janvier 1900. le consul Frimann est assassiné après avoir passé la nuit en compagnie d'une femme, appréciée de nombre de bourgeois de la ville, Maren Kristine Pedersen.
    L'enquête est confiée à l'inspecteur Moland, qui pense rapidement avoir trouvé le coupable, un jeune homme qui se suicide aussitôt. L'affaire est donc close. Officiellement car officieusement, elle trouvera son dénouement le 31 décembre 1999.
    Voilà le lecteur de Staalesen embarqué dans une magnifique histoire humaine de plusieurs familles : les Frimann, les Pedersen et les Moland, bien sûr mais aussi les Nesbo, les Veum, les Brekke, les Brandt, les Helgesen,...
    Ce 20ème siècle de passions humaines et vaines est admirablement relaté à travers le prisme de Bergen. Les destins de ces personnages gambadent ensemble, se rapprochent, se complètent, s'enchevêtrent, s'opposent mais la vie de Bergen apparaît dans toute sa beauté.
    L'Histoire est convoquée : l'essor industriel, les deux guerres, le Nazisme, le Socialisme scandinave, l'assassinat d'Olof Palme, etc...

    Gunnar Staalesen n'a pas la psychologie lourde, il ne grime pas vulgairement ses personnages pour les rendre soi-disant attrayants. Non, il les décrit d'un mot, d'une note, d'un trait, comme une épure à chaque fois singulière. Et l'histoire de Bergen se poursuit, absorbée par le temps, son temps.

    Voici donc de quoi combler votre été et de quoi regretter qu'aucun auteur français ne puisse proposer une telle oeuvre sur Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, etc...

    Le Roman de Bergen est une oeuvre phare, elle réveille la conscience de notre humanité.

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par letteratura, le 06 septembre 2011

    letteratura
    Tout d'abord, j'aimerais remercier les éditions Points et le site Bibliofolie de m'avoir fait confiance pour chroniquer ce livre et son deuxième tome . J'ai donc lu ce livre avec un immense plaisir, je l'ai beaucoup aimé, surtout pour sa superbe couverture très esthétique.
    Premièrement, j'aimerais parler de l'intrigue sans en trop dire, il y a un meurtre dans la bourgeoisie à Bergen, deux policiers essayent de résoudre cette affaire mais cette enquête ne se termine pas dans son tome, puisqu'elle donne quelques indices pendant toute la lecture sur les coupables possibles. Pendant toute la lecture, on découvre le monde de la révolution industrielle en Norvège, et ses habitants, que l'on découvre un à un leur destin. Donc, j'ai aimé l'originalité qui constituait la base du roman.
    L'écriture, voilà un sujet qui fâche sur les lecteurs de ce livre, puisqu'en regardant sur Goodreads, j'ai vu que certains pensait que la traduction était plate, alors que moi, contrairement, j'ai tout simplement adorer l'écriture dans ce tome. Elle est faites de belles descriptions qui décrivent la ville avec une qualité, de plus, on assiste à une description de travaux de chemin de fer qui m'a fait pensé à Zola avec Germinal, ce que je pense qui est très abusé, mais cet avis n'implique que moi.
    J'ai beaucoup apprécié la présentation de la ville de Bergen sous le changement de la révolution industrielle, on voit à quel point tout peut changer, tout est en formation, le XIXème siècle est complètement enterré pour un monde nouveau. C'est donc cet aspect que j'ai aimé dans ce livre, la description du changement qui s'opère au fur et à mesure.
    Les personnages, quant à eux, ils sont très nombreux, ils viennent s'ajouter à la panoplie des grandes familles, de plus leur noms sont vraiment difficiles ce qui nous permet de moins les reconnaitre, cependant, les personnages ont la qualité qu'ils sont durable, on ne les oublie pas tout de suite, ils s'inscrivent dans nos têtes ce qui est pratique pour quand l'auteur revient sur un fait d'un personnage précis. Donc chapeau pour l'auteur qui a su faire avec tant d'auteurs !
    Le genre du roman de Gunnar Staalesen est vraiment indéfinissable à ce moment, puisqu'il y a une enquête qui ne semble pas vraiment prédominer même si… (il y a quelque chose), la raison est qu'on nous présente seulement les vies tragiques de certains personnages, donc pour l'instant on va dire que c'est un Thriller (mais particulier !) !
    Parlons de la fin de ce tome qui se termine dans une touche très symbolique qui est un évènement de grande envergure qui montrera bien le clivage entre le XIXème et le XXème siècle, j'ai beaucoup cette symbolique qui est vraiment une bonne fin de ce tome ! Finalement, je félicite l'auteur d'avoir écrit un très beau livre que je considère un COUP de COEUR !

    Lien : http://litteraire-en-herbe.blogspot.com/2011/09/le-roman-de-bergen-1..
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    • Livres 5.00/5
    Par annie, le 30 août 2011

    annie
    L'enchevêtrement des personnages est inextricable... tous sont plus ou moins apparenté par leur mariage, celui de leurs frères et soeurs, ceux de la famille de leur conjoint, puis ceux de leurs enfants... que ce soit dans la bourgeoisie ou dans les familles des domestiques et des ouvriers.
    Sans compter, le lien par maîtresse commune, ni oublier les enfants nés de viols et "droit de cuissage"...
    Christian Moland et Ole Berstad, sont les deux policiers en charge de l'affaire Frimann. Moland est également le beau-frère de Brekke,
    Maren Kristine Pedersen, femme libérée ou femme de petite vertu pour d'autres... c'est bien entendu par elle que le scandale arrive... maîtresse de la plupart des compagnons de whist... elle détient les secrets de tous...
    famille Frimann, Carl August, consul, de retour d'un bal masqué où il a eu l'audace de venir accompagné d'une autre femme que la sienne, il est assassiné devant chez lui... le 31 décembre 1899. Vingt-cinq ans plus tard, malgré un coupable désigné, le mystère plane toujours sur le pourquoi de ce meurtre et de sa cause... Tout au long du livre, il apparaîtra comme une vieille rengaine que l'on ne peut oublier.
    Calle, fils du précédent, se rendra coupable de viol et de coups et blessure sur l'ex-maîtresse de son père... suspect également du meurtre de celui-ci.
    famille Dünner, armateur,
    famille Gade, comédien, suspect également, mais... il mettra fin à ses jours dans une loge du nouveau théatre, où il n'a pas été retenu pour l'ouverture. Par déception ? Parce qu'il n'est plus qu'un comédien vieillissant ? ou pour plus grave ? Avant de mourir, il envoie une lettre à son ex-maîtresse... lettre ou confession ?
    famille Brandt, consul, suspect
    famille Brekke, commerçant et beau-frère de Moland, ruiné à cause de Helgesen... et Frimann... suspect...
    famille Helgesen, ex-employé de Brekke, devenu son concurrent... suspect également
    A le fin du roman on ne sait toujours pas pour quelle raison Frimann a été assassiné, ni pourquoi (argent, amour, vengeance ?), ni si le présumé assassin est bien celui qui a été désigné... Bien des mystères restent encore à découvrir, mais le fil rouge est toujours là, près pour la prochaine génération.

    Lien : http://mazel-annie.blogspot.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 11 avril 2012

    kathel
    Tout commence par une enquête à propos d'un meurtre commis dans la nuit du 31 décembre au premier janvier 1900. Un notable de la ville est assassiné brutalement, l'inspecteur Moland ne se satisfera jamais du suicide du principal suspect. de nombreux hommes tournaient autour d'une femme particulièrement libre, et bien connue de tous, et les rivaux potentiels sont légion. Des familles florissantes, de jeunes employées de maison, des ouvriers du chantier du chemin de fer, des commerçants, des policiers, des magistrats, des comédiens, l'auteur ausculte toutes les classes sociales de la ville, leurs drames intimes comme le retentissement des grands évènements internationaux ou les réactions aux progrès techniques. Toutes les strates de la société bergenoise sont représentées et le lecteur est vite plongé dans les recoins les plus sombres avec Maren Kristina et sa cohorte de visiteurs du soir… Les personnages sont attachants, une fois qu'on s'y retrouve un peu parmi eux. La documentation et les recherches historiques, bien que perceptibles, n'alourdissent pas la trame de l'histoire. Je n'en dirais pas autant de la traduction, et pourtant, j'ai déjà noté de me procurer la suite !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-gunnar-staalesen-le-roma..
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    • Livres 3.00/5
    Par Myrinna, le 10 octobre 2011

    Myrinna
    J'ai un avis mitigé sur cette lecture. En effet, je n'ai pas complètement adhéré à l'histoire alors que je me faisais une joie de le lire. Avec un début prometteur, je trouvais que certains évènements s'enlisaient. Et pour ma part, je m'attendais à mieux au niveau de la traduction. Sans doute, étais-je encore dans l'histoire précédente ? Ou bien est-ce due à une certaine fatigue. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas eu le même engouement que les autres lecteurs à propos de ce roman. Bien qu'il soit facile à lire, il n'a rien de transcendant… Toutefois, je lirais le deuxième tome car la fin a éveillé ma curiosité
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 20 juillet 2011
    La grande histoire croise ici sans cesse la petite, la chronique politique renvoie à la vie familiale. La prouesse rejoint le plaisir.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 11 avril 2012

    Ils pénétrèrent dans une grande pièce oblongue, où derrière un paravent, les comédiens masculins du théâtre disposaient de place pour s’habiller, d’un miroir et d’une coiffeuse. L’éclairage y était meilleur, des lampes à gaz étaient réparties dans les coins de chaque miroir, de sorte que les comédiens puissent eux-mêmes mettre leurs masques. Mais la pièce froide était mal entretenue : des traces de fuites étaient visibles depuis le plafond, et il y avait des zones dégarnies sur le mur, à l’endroit où la peinture s’était écaillée en grandes plaques. Bien que les fenêtres aux rideaux tirés laissent passer de vigoureux courants d’air, un lourd parfum de crèmes grasses, de poudres et d’odeurs corporelles flottait à l’intérieur et Berstad tordit ostensiblement le nez, comme pour bien faire comprendre qu’il ne se sentait vraiment pas chez lui dans ce décor.
    L’homme qui se leva de devant l’un des miroirs et qui contourna le paravent jaune sale à la façade passée était de belle prestance, aidé par un plastron bouffant et un abdomen imposant. Son nez était fort et arqué, il avait de petits yeux bleu sombre, des restes de maquillage sous les oreilles, et ses cheveux denses et grisonnants étaient coiffés vers l’arrière, révélant que son front se dégarnissait.
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