> Elisabeth Tangen (Traducteur)
> Alexis Fouillet (Traducteur)

ISBN : 2070310949
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.13/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Alors qu'il s'ennuie ferme dans l'attente d'une nouvelle enquête, Varg Veum voit débarquer dans son bureau un petit garçon.
C'est Roar. Il s'est fait voler son vélo. Son premier réflexe : ouvrir l'annuaire et chercher un détective privé. Quoi de plus naturel ! Va... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 27 août 2011

    pile
    Après Le Loup dans la bergerie, Pour le meilleur et pour le pire est le deuxième roman de Gunnar Staalesen mettant en scène Varg Veum, son héros récurrent détective privé à Bergen.
    Dans Pour le meilleur et pour le pire, le meurtre ne se produit qu'à la moitié du roman. Nous avons alors déjà fait connaissance et même sympathisé avec les principaux protagonistes de l'affaire, en particulier avec la victime et le principal suspect. Pendant toute la première moitié du roman, Gunnar Staalesen s'est attaché à nous présenter ses personnages, nous raconter leurs vies, leurs histoires d'amour, et à nous faire pénétrer le milieu qui est le leur, celui des grandes tours de banlieue où on ne connaît pas ses voisins. Nous sommes dans les années 70, époque à laquelle on commence à remettre en question la vie dans les grands ensembles. Les premiers fast-food apparaissent, et Varg Veum ne voit pas tous ces changements d'un très bon oeil.
    Grâce à son statut de détective, mais aussi parce qu'il sait prendre le temps de partager un (ou même plusieurs) verre(s) avec chacun, Varg Veum recueille beaucoup de confidences et nous les fait partager. C'est d'ailleurs ce qui rend ce roman beaucoup plus mélancolique que le précédent. Les histoires d'amour des uns des autres, leurs infidélités et leurs séparations, renvoient sans cesse Varg Veum à son propre divorce et l'amènent à ressasser des considérations assez désabusées sur le couple. le petit Roar lui rappelle bien sûr son fils, qui a sensiblement le même âge et qu'il ne voit presque plus. Quant aux soi-disant dangereux délinquants qui terrorisent la cité, ils s'avèrent bien vite être des adolescents perdus, eux-mêmes victimes des insuffisances de leurs pères.
    Le Loup dans la bergerie était le roman à lire pour faire connaissance avec Gunnar Staalesen, ses talents d'écriture et son humour. Pour le meilleur et pour le pire est un roman plus intimiste, parfait pour donner envie de lire toute la série.
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    • Livres 4.00/5
    Par EmiLIT, le 01 juillet 2010

    EmiLIT
    Pour des raisons de disponibilité je n'ai pu que me procurer "Pour le meilleur et pour le pire" qui se situe en deuxième position dans l'ordre chronologique.
    Respecter cet ordre n'est pas essentiel, seul Varg reste présent à chaque tome.
    Varg Veum est un détective privé Norvégien, ancien assistant social, divorcé, carburant à l'Aquavit, c'est le cousin nordique de Jack Taylor, en un peu moins "hors limite" tout de même.
    Le roman commence par une rencontre entre Varg et un petit garçon, Roar. Celui-ci a trouvé son numéro dans l'annuaire et lui demande de récupérer son vélo, vélo qui a été volé par Joker et sa bande.
    Roar vit dans une banlieue, les immeubles sont immenses, les gens ne se parlent pas et Joker, petit malfrat sans repères fait la loi et tape tout ce qui bouge quand il ne menace pas les gens avec son cran d'arrêt.
    Varg récupère le vélo, fait la connaissance de Joker puis de Wenche Anderson, la mère de Roar. Il sympathise très vite avec elle, c'est la même femme qu'il découvrira au près de son ex-mari, mortellement blessé en plein milieu de son appartement.
    Ce roman a été écrit et se situe à la fin des années 70. Bergen comme toutes les autres villes se développe et se modifie en profondeur, de grands ensembles sont construits, apportant du confort aux gens tout en les isolant.
    G.S. pointe tous les désavantages qu'impliquent ces changements. Il le fait à travers les récits des gens que rencontrent Varg.
    Varg, encore un personnage de roman policier à l'image de l'anti-héros, un brin asocial, solitaire, il attire pourtant les confidences. Il possède aussi l'extrême facilité de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment.
    Pas de dénouement surprenant, ce n'est pas le but de l'auteur mais le portrait intéressant d'une ville et de ses habitants. Ainsi que de l'évolution des moeurs, tout au long du roman Varg, lui-même divorcé rencontre des gens qui possèdent chacun une vision différente du mariage qui est propre à leur âge, leur mode de vie, d'où le titre "Pour le meilleur et pour le pire".
    Même si ce roman fait état d'une situation datant de plus de 30 ans, la plupart des choses énoncées et dénoncées restent toujours actuelles et pourront intéresser le lecteur de 2010
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    • Livres 2.00/5
    Par MissAlfie, le 01 novembre 2011

    MissAlfie
    Quand je dis que dans ce roman, il y a effectivement le pire et le meilleur, je pense notamment à toutes ces réflexions qui parsèment l'histoire si ce qu'est réellement l'amour, pourquoi se marier et pourquoi divorcer, comment vivre avec cela... Bref, des questions que vont se poser les personnages et qui feront un écho particulier en Veum, lui-même divorcé et près d'un petit garçon qu'il voit bien peu. Par contre, à travers cette enquête qui se passe dans un quartier de banlieue de Bergen, Staalesen casse le mythe social scandinave en mettant en scène des difficultés qui existent dans n'importe quel pays : pauvreté, délinquance, cités...
    Si Pour le meilleur et pour le pire n'est pas le meilleur des titres de la série mettant en scène Varg Veum, il n'en demeure pas moins que la plume de Staalesen, affûté et parfois drôle, n'hésitant pas à utiliser des métaphores au fil du textes, permet d'offrir au lecteur un roman policier littéraire, que les lecteurs qui ont déjà lu le roman de Bergen aborderont avec beaucoup de plaisir en découvrant un autre visage de cette ville norvégienne.

    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2011/10/11/22039306.html
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Citations et extraits

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  • Par cathcor, le 06 mai 2012

    On pense rarement, au cours d'une noce, au quotidien qui va suivre; on rit, on trinque et on ne pense ni aux pleurs, ni à la solitude, ni à la jalousie; on s'imagine les nouveaux mariés dansant avec insouciance à travers la vie conjugale tout comme durant la toute première danse; on ne les imagine pas chez l'avocat, assis chacun sur sa chaise, aussi loin de l'autre que possible, regardant droit devant soi mais surtout pas l'autre. Ou dans le même lit, quarante ans plus tard se tournant le dos et toujours aussi loin que possible de l'autre, sans plus rien se dire, sans plus rien avoir à faire ensemble: après quarante ans de long quotidien gris, sans rayons de soleil et sans dimanches.
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  • Par shelbylee, le 15 décembre 2011

    Février est un homme aux jambes trop courtes, quelque part dans les bois, du givre dans la barbe, un bonnet bien enfoncé sur le front et des yeux pâles comme l'hiver enchâssés dans un visage large et fort.
    Mars est une femme. Mars est une femme qui vient de s'éveiller, au matin, qui se retourne dans son lit au moment où le soleil donne sur son visage, et qui vous demande d'une voix ensommeillée : c'est déjà le matin?
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  • Par shelbylee, le 15 décembre 2011

    Je restai dans le hall. A défaut de sapin de Noël, ils avaient dressé un policier en uniforme, dans l'un des coins. Il se tenait immobile, le regard fixe, et attendait que des gens commencent à déposer des cadeaux à ses pieds. Il attendrait encore quelques mois : environ le temps d'une grossesse le séparait du prochain Noël.
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  • Par shelbylee, le 15 décembre 2011

    "C'est bizarre, l'amour, pour çà, hein, Veum? Que ce soit si rare qu'il nous touche...tous les deux en même temps?"
    J'acquiesçai. Elle avait raison. Si j'avais appris quelque chose au cours de ces derniers jours, c'était bien çà. Que l'amour était un archer déplorable, qui mettait rarement deux fois de suite dans le mille.
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  • Par pile, le 27 août 2011

    Quatre colosses de béton – et combien de personnes ? Deux ou trois cents, tout compris, dans chacune des tours. Environ mille dans les quatre réunies. Mille personnes empilées dans des tiroirs portant leurs noms, et dont ils sortaient et dans lesquels ils entraient comme des automates. Des automates qui dorment, se lèvent, mangent, descendent et s’installent dans leurs petites voitures, qui s’en vont et reviennent à quatre heures. Qui mangent, dorment, lisent les journaux, regardent la télé, et qui dorment, de nouveau.
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