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ISBN : 2070131343
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.99/5 (sur 95 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
«Maintenant, il ferait bon dormir jusqu'à ce que les rêves deviennent un ciel, un ciel calme et sans vent où quelques plumes d’ange virevoltent doucement, où il n'y a rien que la félicité de celui qui vit dans l’ignorance de soi.»

Lorsque Jens le Postier... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 02 octobre 2012

    Missbouquin
    Depuis le temps que j'attendais d'attaquer ce nouveau volume de Jon Kalman Stefansson, auteur de Entre Ciel et Terre, un véritable coup de cœur l'année dernière. Ce roman se terminait d'une façon où l'on n'attendait pas forcément une suite, il se suffisait à lui seul. J'ai donc été surprise quand La Tristesse des Anges a été publiée et que je me suis aperçue que c'était la suite ! Et pour le coup, celui-ci se termine d'une manière qui ne laisse aucun doute : l'Islandais nous écrit une trilogie.
    Sans le savoir à l'avance, je me suis plongée innocemment dans ce nouveau volume, un peu inquiète qu'il n'atteigne pas la puissance du premier. Dès la deuxième page, j'ai été rassurée : l'ambiance était là, le froid aussi, dont le printemps tardif n'arrive pas à débarrasser cette terre gelée qu'est l'Islande. Autant vous dire que j'ai eu froid à cette lecture. Dans le premier tome, c'était le froid de la mer et du blizzard, ici les personnages évoluent pratiquement tout le temps en plein cœur d'une tempête de neige.
    La Tristesse des Anges, dans les légendes populaires, désigne la neige. Et ce symbole inonde le roman, accompagnant le travail de deuil du héros.
    En effet, on retrouve le “gamin”, qui après la mort de son ami Barour, s'est réfugié dans un bar où il rend de menu services tout en s'instruisant. “La distance entre Barour et la vie augmente impitoyablement avec chaque journée qui s'écoule, chaque nuit, car le temps est parfois cet infâme salaud qui ne nous donne toute chose qu'afin de mieux venir nous la reprendre. “
    La poésie et la littérature sont encore très présentes ici, à mon plus grand plaisir. “La lutte pour la vie fait mauvais ménage avec la rêverie, la poésie et la morue salée sont irréconciliables et nul ne saurait se nourrir de ses rêves.”
    Et sa dangerosité est encore soulignée, comme si l'exemple de la mort de Barour, à cause d'un poème, ne suffisait pas comme leçon. “Il n'est pas toujours aisé de supporter la poésie, elle peut entraîner l'être humain dans des directions inattendues.”
    J'ai aimé cet hommage à la littérature, j'ai aimé la manière dont l'auteur souligne sa force, y revenant sans cesse, comme dans cette citation magnifique : “Les mots semblent être la seule chose que le temps n'ait pas le pouvoir de piétiner. Il traverse la vie et la change en mort, il traverse les maisons et les réduit en poussière, même les montagnes, ces majestueux amas rocheux finissent pas céder face à lui. Pourtant, il semble que certains mots parviennent à affronter son pouvoir destructeur, la chose est très étrange, certes, ils s'usent un peu, leur surface se patine mais ils résistent et conservent en eux des vies englouties, ils conservent le battement des coeurs disparus, l'écho de la voix d'un enfant, ils sont les gardiens des antiques baisers.”
    Dans ce roman du froid, roman des mots, la traversée que vont faire le gamin et le postier, est extraordinaire. Car le courrier doit bien être distribué, même dans les coins les plus reculés. L'occasion d'un voyage qui permettra au gamin de compléter son deuil, et de chercher le sens de sa vie – ce qu'il fait souvent quelques minutes avant de mourir de froid et d'être sauvé in extremis par son compagnon …
    Pas trace d'humour ici, mais juste la puissance d'une grande littérature, de mots qui nous balaie et qui, parce que l'auteur vit dans ce pays, disent avec justesse ce qu'était le quotidien (j'imagine qu'il prend place au début du XXe siècle) de ces hommes de l'extrême, au cœur de l'hiver. Un pays de pêcheurs où ces derniers ne savent pas nager et meurent parfois ridiculement; un pays où l'hiver interdit les enterrements et force à vivre avec le cadavre de l'être aimé pendant des mois; un pays où les communications sont coupées durant des semaines et où les nouvelles ne parviennent pas ; un pays où l'alcool est parfois le seul moyen de surmonter ou d'oublier un instant le froid ; un pays qui semble hors du temps.
    C'est ce qu'a su traduire Jon Kalman Stefansson en quelques 400 pages. Et c'est ce qui me fait désirer plus que jamais de lire rapidement le dernier volet, publié en 2011 en Islande.
    *
    “Je ne peux pas travailler aujourd'hui pour cause de tristesse.” On n'ose jamais écrire ce genre de chose, on ne décrit pas les décharges électriques qui se produisent entre deux personnes, au lieu de cela on parle des prix, on s'attache à l'apparence, et non au souffle du sang, on ne se lance pas en quête de la vérité, des vers de poésie qui surprennent, des rouges baisers.”
    Parfois les mots sont vains …

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/09/28/la-tristesse-des-ange..
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    • Livres 5.00/5
    Par EMOTION, le 20 décembre 2011

    EMOTION
    Si vous êtes frileux, attendez le printemps ou même l'été pour lire ce roman ! En effet, dès les premières pages, vous allez pénétrer le monde de la neige, de l'océan glacial, des bourrasques et de la mort qui rôde. Il nous est raconté ici la nécessité de vivre et d'ancrer en nous la volonté permanente d'avancer, quelles que soient les conditions de notre existence. Ce roman est une floraison de citations, de réflexions, de déclarations d'amour. Les marcheurs que sont Jens le postier et le gamin vont rencontrer au cours de leur périple la solidarité, l'ouverture aux autres (tellement nécessaire dans ces conditions extrêmes) mais aussi la peur, cette peur terrible qui peut frapper les hommes les plus courageux devant l'inconnu et l'immensité liquide de l'océan. Nous apprenons au fil des pages ce qui peut lier un homme robuste, un peu brutal parfois, avec un gamin ému par la poésie et les mots, un gamin qui lui a été imposé pour faire sa tournée de postier dans les fjords du Nord. La Tristesse des Anges, ce sont les flocons qui voltigent, ces flocons qui finissent par vous obstruer les yeux, le nez, la bouche. Et quel merveilleux personnage que ce vent qui impose dans les montagnes le silence aux humains, car dans ces lieux il n'y a que lui qui ait le droit de raconter des histoires. Ce livre n'est pas une longue glissade dans la neige mais un affrontement, un combat, violent , impitoyable, où les vivants rencontrent les âmes des défunts et sombrent pour renaître à la vie. Ici tout vous transperce, les bourrasques, les yeux des morts, les mots, les paroles des femmes. Lisez ce livre qui est de la littérature!
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 27 mars 2012

    litolff
    Islande, XIXe siècle, après « Entre Ciel et Terre » dans lequel un gamin affrontait la mer et la perte cruelle de son mentor, Jon Kalman Stefansson invite son lecteur à le suivre dans les landes désolées du Nord de l'Islande, figées dans un hiver glacial. le gamin (le même) s'est réchauffé le corps et le cœur dans un foyer accueillant mais il va repartir pour épauler Jens le postier, qui ne peut affronter seul les fjords dangereux dans sa tournée du Nord.
    Arc-boutés contre le vent qui souffle en tempête, la neige qui s'abat sans discontinuer, le froid glacial qui les étreint, le gamin et Jens font face aux éléments, déterminés à livrer le courrier au péril de leur vie.
    Dans la même veine que « Entre Ciel et Terre », l'auteur poursuit sa quête sur le sens de la vie, la stérilité d'une existence exempte d'amour et offre au lecteur ébloui des pages sublimes et glacées, pleines de poésie et de questionnement philosophique. C'est très beau.
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  • Par trust_me, le 22 janvier 2012

    trust_me
    Nous sommes en avril mais l'Islande est encore sous la neige. Jens le postier arrive au village frigorifié, collé à son cheval par le gel. Avec précaution, on le détache, on le déshabille et on le réchauffe près du feu. Il faut dire que cet homme doit être choyé car il est le seul trait d'union entre la civilisation et cette contrée perdue au bout du monde. Quelques jours plus tard, on demande à Jens de poursuivre sa tournée toujours plus au nord, là où l'Islande prend fin pour laisser place à l'hiver éternel. La lande qu'il doit traverser est balayée par une telle tempête que beaucoup la considèrent comme impraticable. Accompagné du gamin, un garçon d'auberge passionné de poésie et de littérature, Jens se lance dans la tournée la plus difficile de sa carrière.
    Le postier taciturne et le gamin volubile forment un couple aussi improbable que complémentaire. Leur voyage sans fin au cœur d'une incroyable tempête a tout de la tragédie. Dès le départ le lecteur se doute que leur entreprise est vouée à l'échec. Mais l'important n'est pas là. Ce qui compte, ce sont les rencontres qu'ils feront au cours de leur périple, ces maisons isolées, noyées sous la neige, où des familles passent l'hiver au coin du feu dans une sorte de huis-clos pesant. Des gens taiseux et modestes toujours prompt à partager le peu qu'ils possèdent. Mais surtout, ce qui compte, c'est la qualité de l'écriture de Jon Kalman Stefansson. La tristesse des anges est roman très littéraire traversé par des élans poétiques somptueux et une réflexion pleine de finesse sur le sens de l'existence : « Qu'est-ce qui nous afflige – si seulement nous le savions. Nous savons à peine pourquoi nous posons la question, nous savons simplement qu'il y a quelque chose qui nous afflige, que nous ne vivons pas comme nous le devrions. Et la mort nous attend tous. »
    Incroyable tour de force que de décrire pendant plus de deux cents pages le combat de deux hommes en pleine tempête sans jamais donner l'impression de se répéter. La prose est éblouissante, sachant se faire lyrique sans jamais tomber dans le boursouflé. le lecteur frissonne, il est saisi par la dureté du climat et des hommes, par ces caractères de rustres indomptables qui représentent l'âme islandaise. « La vie islandaise dans un mouchoir de poche, nous sommes parfaitement incapables d'exprimer nos sentiments en présence de l'autre : de mon cœur ne t'approche point. »
    Un roman somptueux, hors du temps et des modes. Jon Kalman Stefansson déroule une petite musique qui vous accompagnera longtemps pour peu que vous lui accordiez l'attention qu'elle mérite. de la littérature, quoi.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2012/01/la-tristesse-des-ange..
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    • Livres 4.00/5
    Par stefferon, le 25 mai 2014

    stefferon
    Brrr.... c'est froid. Et triste. Mais la poésie emporte ces âmes perdues dans la tempête et c'est beau.
    Le courage de ces hommes au cœur de la tempête pour apporter ces lettres dans cette nature rude et hivernale sort de l'ordinaire. Mais où vont ils puiser cette force pour affronter les éléments qui se déchainent contre eux ? Dans les mots qui malgré le froid arrivent à sortir de leur bouche ? Dans l'amour qu'ils ont effleuré quelque fois, des épaules, comme tissées dans le clair de lune, d'une fille pour l'un, dans les nuits dans le noir de la salle commune avec une femme meurtrière pour l'autre ? Ou tout simplement dans la vie qui leur est chevillée au corps ?
    De la poésie polaire.
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Critiques presse (3)


  • Telerama , le 23 janvier 2013
    Ce livre, qui fait suite à Entre ciel et terre, est un merveilleux hommage à la littérature. Il décrit aussi la lutte quotidienne des villageois pour survivre dans la « tristesse des anges », surnom de la neige qui tournoie et qui tue.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 16 novembre 2011
    Difficile de ne pas être saisi par un univers où le feu brûle sous la glace, où les émotions ne demandent qu'à affleurer.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Actualitte , le 18 octobre 2011
    Dans un pays où les éléments naturels dominent l'être humain et l'éprouvent rudement, les mots sont le refuge, l'espoir, la force, le soutien inébranlable, l'expression du bonheur et de la joie, la conjuration de la peur. Dans ce roman, ils sont pour nous, lecteurs, le reflet grandiose et sensible, sans artifice, de l'hiver éternel et de la rencontre de personnages à la fois mystérieux et envoûtants, bruts mais fascinants, d'une beauté inaltérée encore. Un livre à l'état pur.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par claracambry, le 27 novembre 2011

    Je ne peux pas venir travailler aujourd'hui pour cause de tristesse.
    J'ai vu ces yeux hier et ne puis, pas conséquent, venir au travail.
    Il m'est impossible de venir aujourd'hui car mon époux est si beau quand il est nu.
    Je ne viendrai pas aujourd'hui car la vie m'a trahi.
    Je ne serai pas à la réunion car il y a une femme qui prend un bain de soleil devant chez moi et sa peau scintille.
    Jamais on n'ose écrire ce genre de choses, on ne décrit pas les décharges électriques qui se produisent entre deux personnes, au lieu de cela on parle des prix, on s'attache à l'apparence, et non au souffle du sang, on ne se lance pas en quête de la vérité, de vers de poésie qui surprennent, des rouges baisers; on dissimule notre impuissance et notre résignation par une numération de données factuelles
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  • Par GabySensei, le 13 novembre 2011

    Je vais bientôt partir pour Copenhague, annonce-t-elle les yeux baissés, l'espace d'un instant. Ses longs sourcils sont deux ailes légères qui reposent sur ses yeux. [...]

    Et voilà.
    Elle va s'en aller.
    Très bien.
    Et loin.
    Au-delà de la mer.
    Incroyablement loin d'ici.
    Ce qui est une bonne chose, alors bon voyage! En quoi cela le concerne-t-il? Il ne s'intéresse pas à elle, il ne la connaît pas, pas du tout même, elle est d'un autre monde, à mille lieues du sien, il y a tout un océan entre elle et lui qu'elle soit à Copenhague ou bien ici.
    Mais tout de même. Elle part. Avec ses yeux! Et ses épaules! Elle part.
    En laissant derrière elle les montagnes.
    Et moi au-dessous.
    Et voilà pourquoi la tristesse s'avance vers moi, quelque part dans le soir, avec son fusil chargé, pour m'abattre comme un chien, se dit-il, persuadé que le cynisme de l'existence aura le dernier mot. Pourquoi ne dis-tu rien? lui demande-t-elle sèchement, à nouveau sur le point de piaffer d'impatience. Et arrête de regarder mes épaules! Ce que tu peux avoir l'air benêt!
    Celui qui se retrouve abandonné sous les montagnes aux pentes vertigineuses peut en réalité dire n'importe quoi, tout bonnement parce qu'il n'a rien à perdre ni, évidemment, à gagner.

    Je ne dis rien car la tristesse est tapie quelque part dans le soir et qu'elle est en route avec un fusil chargé, et si je regarde ainsi tes épaules, c'est parce qu'elles sont plus belles que le clair de lune et que je serais incapables de les décrire, même si je vivais dix siècles, et je...le gamin s'interrompt, les mots viennent brusquement de l'abandonner, une langue entière a été engloutie, ne laissant derrière elle que le silence. Il n'y a maintenant presque plus d'espace entre eux. Il y en a si peu qu'ils respirent le même oxygène, qu'ils se l'échangent et elle a ces épaules, elle le regarde et respire, c'est lui qu'elle respire et tous les mots du monde ont disparu, alors le gamin fait la seule chose qu'il ait à faire: il obéit à ce que lui commande le cœur.

    Ses lèvres tourbillonnent un long moment dans les airs. Elles tournoient dans l'atmosphère dont elles traversent les couches et mettent très longtemps à parcourir l'univers avant d'atterrir finalement en douceur sur des épaules aussi blanches que le clair de lune. Ensuite, il les fait remonter lentement sur la peau et jusqu'au lobe de ses oreilles qui est blanc, rigide et doux, il l'entend qui respire, il sent qu'elle pose sa paume sur son ventre, elle prend sa tête entre ses mains, l'incline un peu vers elle et l'embrasse: ses lèvres sont chaudes et elles sont humides et elles sont, elles sont, elles sont.

    Ensuite, elle retire ses mains de son visage, fait volte-face, retourne d'un pas pressé vers la salle de restaurant, ouvre, quelques bribes s'échappent par la porte; elle entre, referme derrière elle et les mots viennent mourir par terre aux pieds du gamin.
    (P120-122)
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  • Par litolff, le 26 mars 2012

    Depuis toujours, les hommes se sont mis en route, ils se sont précipités vers la mort en laissant derrière eux des femmes et des enfants plongés dans la détresse. Ils oublient que la vie est belle et qu'il est avant tout du devoir de l'être humain de la chérir. Ou plutôt que c'est son unique devoir.

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  • Par spleen, le 16 avril 2012

    A quoi bon la poésie s'il n'est pas dans son pouvoir d'influer sur le destin?
    Il existe des livres qui vous distraient,mais ne remuent en rien les destinées profondes. Ensuite il y a ceux qui vous amènent à douter,ils vous apportent l'espoir, élargissent le monde et vous font peut-être connaître le vertige.
    Certains livres sont essentiels, d'autres sont simplement distrayants.
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  • Par estrella_oscura, le 06 mars 2012

    Le gamin baisse à nouveau les yeux sur la lettre, les mots semblent être la seule chose que le temps n'ait pas le pouvoir de piétiner. Il traverse la vie et la change en mort, il traverse les maisons et les réduits en poussière, même les montagnes, ces majestueux amas rocheux, finissent par céder face à lui. Pourtant, il semble que certains mots parviennent à affronter son pouvoir destructeur, la chose est très étrange, certes, ils s'usent un peu, leur surface se patine mais ils résistent et conservent en eux des vies englouties, ils conservent le battement de coeurs disparus, l'écho de la voix d'un enfant, ils sont les gardiens d'antiques baisers. Certains mots forment des gangues au creux du temps, et à l'intérieur se trouve peut-être le souvenir de toi.
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