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ISBN : 2253005975
Éditeur : Le Livre de Poche (1974)


Note moyenne : 4.51/5 (sur 581 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans cette grande fresque, les personnages représentent le bien et le mal avec leurs rapports complexes. Adam, épris de calme. Charles, son demi-frère, dur et violent, Cathy, la femme d'Adam, un monstre camouflé derrière sa beauté, ses enfants les jumeaux Caleb et Aaron... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 03 août 2012

    Nastasia-B
    Éden, Dean, dong... Lire "À l'est d'Éden" et mourir...
    Et bing ! Encore un chef-d'œuvre signé Steinbeck. Pour ceux qui auraient vu le vieux film d'Elia Kazan avec James Dean, l'incipit du commentaire fera sens car vous savez que le grand James est mort peu de temps après. Sachez simplement que le livre comporte 4 parties et que le film ne traite que de la dernière. Ce n'est donc pas peu dire que le film, tout honnête qu'il soit, n'est qu'un très pâle reflet du livre.
    Pour les amoureux de Steinbeck, sachez aussi que ce livre est partiellement autobiographique car les Hamilton ont réellement existé, Sam Hamilton étant le grand père maternel de l'auteur et tous les noms donnés dans cette famille sont réels. La scène du baptême de l'air, par exemple, concerne la mère de John Steinbeck.
    Que dire de ce livre? le sujet semble en être le bien et le mal, mais dit comme cela, ça ne donne pas trop envie, il faut bien évidemment imaginer toute la subtilité de l'auteur, sa propre absence de manichéisme (pensez par exemple à "En un combat douteux"), la dentelle dans laquelle il travaille la profondeur de ses personnages, la caricature à but allégorique comme dans "La Perle". Ici tout y est.
    On suit donc tout d'abord le destin d'Adam Trask, fruit du premier mariage du rude Cyrus Trask, et de son frère puiné Charles d'une seconde épouse. Les deux frères, si différents sont tels le yin et le yang. Adam semble aussi chétif et rêveur que Charles apparaît robuste et prosaïque.
    Puis cheminant dans le destin et dans le temps, Adam Trask va se trouver une femme et suffisamment se brouiller avec Charles pour décider de migrer en Californie afin de se séparer de son frère. D'où le titre du livre qui est un clin d'œil à la bible : "Caïn se retira de devant l'Éternel, et séjourna dans le pays de Nôd, à l'est d'Éden." L'épouse d'Adam, Kate, s'avère être passablement handicapée de toute sorte de commisération ou d'empathie pour son prochain. Pour faire simple on peut la qualifier, au bas mot, d'impitoyable.
    Celle-ci va donner naissance à des jumeaux, Aaron et Caleb, aussi dissemblables que pouvaient l'être Adam et Charles. Je ne vous en dit pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture.
    Sachez seulement que tout au long du livre, l'auteur alterne des événements de la famille Trask avec ceux de la famille Hamilton jusqu'à ce que les deux principaux pivots de ces deux familles, Samuel Hamilton et Adam Trask interagissent entre eux. Les personnages secondaires, Sam Hamilton et surtout le chinois Lee sont particulièrement intéressants. Alors n'hésitez plus, lisez, délectez-vous et faites passer le message car la portée philosophique et parabolique de l'ouvrage valent vraiment le détour, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par fredho, le 24 juin 2013

    fredho
    « À l'est d'Eden » est une saga retraçant l'histoire de deux familles, les Trask et les Hamilton, qui vivent dans la vallée de Salinas en Californie au tout début du XXiè.
    Cette saga s'appuie sur des références bibliques en particulier sur le mythe de Caïn et Abel. Caïn blessé dans son amour propre, aveuglé par la colère, tue son frère Abel.
    Caïn était pourtant libre de choisir entre le bien et le mal, mais la colère a réveillé en lui le mal. Dieu lui accordera la vie...
    - « Caïn a vécu et eu des enfants, et Abel n'a vécu que dans l'histoire. Nous sommes les enfants de Caïn ».
    Ce livre fait donc référence à l'histoire de Caïn, chaque personnage est son descendant et continue l'histoire ployant sous lui le poids du châtiment.
    «À l'est d'Eden » est basé sur la notion du bien et du mal, J.Steinbeck nous plonge dans la profondeur d'âme de ces êtres humains, il explore et décortique l'âme de ses personnages en pénétrant dans leurs jardins les plus secrets... Et « Mon Dieu » quels personnages ; de Samuel Hamilton le sage, Lee le lucide, Joe l'opportuniste, Adam Trask le bon, Charles Trask la brute, Cathy la démoniaque, Abra la perspicace, et les jumeaux Aaron l'innocent et Caleb, l'énigmatique Caleb qui lutte contre ses démons intérieurs, contre ses pulsions et sa colère, mon personnage préféré l'écorché vif qui n'aspire qu'à un souhait celui d'être aimé de tous mais surtout de son père Adam.
    Chacun de nous pourrait s'identifier à ces hommes et ces femmes, Steinbeck démontre dans son roman que le bien n'est pas forcément inné, que le mal souvent domine et qu'il faut corriger ses faiblesses pour pouvoir gagner de la bonté. Un passage magnifique du livre met en scène Lee, Samuel et Adam discutant d'un verset de la bible, traduisant le verbe hébreux « Timshel » tu peux (tu peux dominer la bête). Steinbeck démontre également que nous ne naissons pas tous égaux, certains partent avec plus d'anomalie morale que d'autres, comme Cathy la mère des jumeaux, personnage d'une méchanceté presque surnaturelle, on essaie de lui trouver une faille et évidemment qu'il y en a une mais le sait-elle ...
    C'est donc une saga sans héros, où se mélange violence, vengeance, haine, jalousie, paix, sagesse, amour, valeurs familiales etc., mais c'est avant tout un regard sur la rédemption et le Pardon.
    Un livre puissant, déconcertant, une fois de plus Steinbeck observe subtilement ses personnages, il ne les juge pas mais ne les ménage pas non plus, les cœurs et les âmes sont mis à nu sans duplicité.
    Un chef d'œuvre incontournable, un livre qui à mes yeux atteint l'excellence, j'ai savouré chaque chapitre, aimé tous les personnages même les plus infâmes.
    Quand on se laisse happer par l'univers de Steinbeck on en ressort complètement envoûtés.
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    • Livres 5.00/5
    Par mellah, le 10 janvier 2013

    mellah
    Quel talent doit-on avoir pour écrire un chef-d'oeuvre pareil !
    un roman époustouflant , captivant et sublime.
    694 pages qu'on ne peut résumer sous peine d'oublier une pensée développée par steinbeck .
    une reference sur la psychologie de l'être humain ( l'amour. l'honnêteté . l'individualisme. la liberté . l'égalité des races , le courage . l'imperfection de l'être humain et être soi-même..).
    Des personnages représentant toutes tendances humaines , les bons, représentés par les incontestables, Samuel est Lee , les méchants représentés pas Cathy et Joe a petit degrés , et les autres qui représentent la majorité des humains, ceux qui balancent entre les deux et qui sont soumis quotidiennement aux tentations de la vie , y compris Adam , Caleb et Aaron .et c'est la qu'intervient le mot qui représente l'âme du roman , ou bien la philosophie de l'auteur , qui n'est autre que (Timshel ). Qui donne espoir a cette catégorie pour se maîtriser et se hausser.
    je tiens a dire qu'aucun résumé ou une adaptation cinématographique ne peuvent remplacer une lecture attentive de ce merveilleux roman ,a lire,a lire,a lire.

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    • Livres 5.00/5
    Par Under_The_Moon, le 05 février 2013

    Under_The_Moon
    Un de mes livres préférés . J'adore ! C'est un chef d'oeuvre !
    C'est la seule façon - à mon avis - de résumer ce livre.
    L'une des choses qui m'a le plus captivée, c'est de voir à quel point Steinbeck a réussi à décrire les hommes et les femmes, leurs peurs et leurs motivations. Puis la manière dont il analyse les rapports entre ces âmes torturées.
    Rien n'est tout blanc ou tout noir, personne n'est 100% bons ou mauvais : à couper le souffle ! En plus, les situations dans laquelle il décrit ses personnages sont complexes. Ils sont presque toujours dans une optique de survie.
    Une fresque épique de l'homme moderne dans la vallée de Salinas !
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    • Livres 5.00/5
    Par Myriam3, le 24 mai 2014

    Myriam3
    Ce livre fait malheureusement partie de ceux que j'ai adoré mais que je n'ai pas dans ma bibliothèque!
    Quand je pense à ce livre, je retrouve, intact, cet univers éblouissant, baigné de lumière mais tellement dur, sauvage, de Steinbeck. J'aime le pays qu'il décrit, dans lequel vivent ses personnages, non pour y vivre moi-même mais il est là, poussiéreux et brûlant le jour, émouvant, bouleversant la nuit.
    Ce roman est si riche et poétique! On y suit Adam et ses fils sur plusieurs décennies, on apprend à les connaître, à les pardonner puisqu'on les connaît depuis si longtemps. On quitte, nostalgique, un personnage mais seulement pour s'attacher plus fort encore à un autre. Ils agissent souvent par instinct et mus par leurs émotions, ce qui les rend si proches!
    Il y a deux ans, j'ai vu le film d'Elia Kazan en plein air, je suis tombée amoureuse de James Dean et j'ai retrouvé à nouveau ce souffle magique et passionné même si le film ne relate qu'une partie du livre.
    Ce livre figure assurément parmi les dix grands classiques américains!
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Citations et extraits

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  • Par goodgarn, le 29 avril 2012

    Lorsqu'un enfant, pour la premiére fois, voit les adultes tels qu'ils sont, lorsque pour la premiére fois l'idée pénètre dans sa tête que les adultes n'ont pas une intelligence divine, que leurs jugements ne sont pas toujours justes, leurs idées bonnes, leurs phrases correctes, son monde s'écroule et laisse place à un chaos terrifiant. Les idoles tombent et la sécurité n'est plus. Et, lorsqu'une idole tombe, ce n'est pas à moitié, elle s'écrase et se brise ou s'enfouit dans un lit de fumier. Il est difficile alors de la redresser et, même réinstallée sur son socle, des taches ineffaçables dénoncent la chute passée. Et le monde de l'enfant n'est plus intact. Il se meut alors péniblement jusqu'à l'état d'homme.
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  • Par Nastasia-B, le 03 août 2012

    Cyrus Trask pleura sa femme avec un cruchon de whisky et trois copains de régiment qui regagnaient leur Maine natal. Adam pleura beaucoup au début de la veillée car les quatre hommes, ignorant la puériculture, avaient oublié de nourrir le bébé. Cyrus résolut le problème en lui donnant à sucer un chiffon trempé dans du whisky. Adam, après trois ou quatre doses s'endormit. Il s'éveilla et pleura plusieurs fois pendant le deuil et eut droit, chaque fois, à sa sucette. Le bébé ne dessoula pas pendant deux jours et demi. Sa matière grise en souffrit peut-être mais le traitement fut bénéfique pour son métabolisme : ces deux jours et demi le dotèrent d'une santé de fer. Lorsque le troisième jour son père alla acheter une chèvre, Adam but goulûment le lait, vomit, but à nouveau et sembla satisfait. Ce qui n'eut pas le don d'alarmer son père, car l'alcool lui faisait le même effet.
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  • Par Zinaida, le 23 mars 2012

    Je ne sais pas ce que nous réserve les années à venir. Demonstrueux changements se préparent, des forces dessinent un futur dont nous ne connaissons pas le visage. Certaines d'entre elles nous semblent dangereuses parce qu'elle tendent à éliminer ce que nous tenons pour bon. Il est vrai que deux hommes réunis soulèvent un poids plus aisément qu'un homme seul. Une équipe peut fabriquer des automobiles plus rapidement et mieux qu'un homme seul. Et le pain qui sort d'une fabrique est moins cher et de qualité plus uniforme que celui de l'artisan. Lorsque notre nourriture, nos vêtements, nos toits ne seront plus que le fruit exclusif de la production standardisée, ce sera le tour de notre pensée. Tout idée non conforme au gabarit devra être éliminée. La production collective ou de masse est entrée dans notre vie économique, politique et même religieuse,à tel point que certaines nations ont substitué l'idée de collectivité à celle de Dieu. Il est trop tôt. Là est le danger. La tension est grande. Le monde va vers son point de rupture. Les hommes sont inquiets.
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  • Par Nastasia-B, le 03 août 2012

    Il souffrit énormément pendant que le moignon se cicatrisait dans les étranges conditions d’asepsie qui régnaient alors dans les hôpitaux. Mais Cyrus était costaud et crâne. Malgré moignon et béquille, il alla choper derrière une pile de madriers, avec une Négresse à dix cents, une virulente chaude-pisse. Dès qu'il eut taillé sa nouvelle jambe de hêtre et compris le malheur qui le frappait, il partit en clopinant à la recherche de la Négresse. Il se complaisait à raconter à ses copains d'hôpital ce qu'il ferait à la fille s'il mettait la main dessus. Il projetait de lui couper le nez et les oreilles et de se faire rendre son argent. Tout en fignolant son pilon, il montrait à ses compagnons comment il s'y prendrait : "Et quand j'en aurai fini avec elle, elle aura vraiment une sale gueule pour une putain. Même un Indien soûl n'en voudra pas." La Négresse de ses amours dut se douter de ce qui l'attendait, car elle disparut. Cyrus fut démobilisé. Sa blennorragie ne coulait plus. Lorsqu'il rentra chez lui dans le Connecticut, il lui restait juste assez de gonocoques pour contaminer sa femme.
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  • Par fredho, le 20 juin 2013

    Samuel jouait et philosophait avec la mort, mais il n'y croyait pas. La mort ne faisait pas partie de son univers. Lui-même et tout ce qui l'entourait étaient immortels. Mais lorsque la vraie mort fit son oeuvre, ce fut un outrage, un déni à son immortalité, et la première fissure entraîna la chute de toute la construction. Je crois qu'il avait toujours pensé pouvoir discuter avec la mort, c'était un adversaire personnel qu'il était de taille à abattre.
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Extrait (en VOST) : Les raisins de la colère de John Ford (1947) tiré de l’œuvre de John Steinbeck








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