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ISBN : B00BCHIOGW
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)


Note moyenne : 4.49/5 (sur 346 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans cette grande fresque, les personnages représentent le bien et le mal avec leurs rapports complexes. Adam, épris de calme. Charles, son demi-frère, dur et violent, Cathy, la femme d'Adam, un monstre camouflé derrière sa beauté, ses enfants les jumeaux Caleb et Aaron... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par NastasiaBuergo, le 03 août 2012

    NastasiaBuergo
    Éden, Dean, dong... Lire "À l'est d'Éden" et mourir...
    Et bing ! Encore un chef-d'œuvre signé Steinbeck. Pour ceux qui auraient vu le vieux film d'Elia Kazan avec James Dean, l'incipit du commentaire fera sens car vous savez que le grand James est mort peu de temps après. Sachez simplement que le livre comporte 4 parties et que le film ne traite que de la dernière. Ce n'est donc pas peu dire que le film, tout honnête qu'il soit, n'est qu'un très pâle reflet du livre.
    Pour les amoureux de Steinbeck, sachez aussi que ce livre est partiellement autobiographique car les Hamilton ont réellement existé, Sam Hamilton étant le grand père maternel de l'auteur et tous les noms donnés dans cette famille sont réels. La scène du baptême de l'air, par exemple, concerne la mère de John Steinbeck.
    Que dire de ce livre? le sujet semble en être le bien et le mal, mais dit comme cela, ça ne donne pas trop envie, il faut bien évidemment imaginer toute la subtilité de l'auteur, sa propre absence de manichéisme (pensez par exemple à "En un combat douteux"), la dentelle dans laquelle il travaille la profondeur de ses personnages, la caricature à but allégorique comme dans "La Perle". Ici tout y est.
    On suit donc tout d'abord le destin d'Adam Trask, fruit du premier mariage du rude Cyrus Trask, et de son frère puiné Charles d'une seconde épouse. Les deux frères, si différents sont tels le yin et le yang. Adam semble aussi chétif et rêveur que Charles apparaît robuste et prosaïque.
    Puis cheminant dans le destin et dans le temps, Adam Trask va se trouver une femme et suffisamment se brouiller avec Charles pour décider de migrer en Californie afin de se séparer de son frère. D'où le titre du livre qui est un clin d'œil à la bible : "Caïn se retira de devant l'Éternel, et séjourna dans le pays de Nôd, à l'est d'Éden." L'épouse d'Adam, Kate, s'avère être passablement handicapée de toute sorte de commisération ou d'empathie pour son prochain. Pour faire simple on peut la qualifier, au bas mot, d'impitoyable.
    Celle-ci va donner naissance à des jumeaux, Aaron et Caleb, aussi dissemblables que pouvaient l'être Adam et Charles. Je ne vous en dit pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture.
    Sachez seulement que tout au long du livre, l'auteur alterne des événements de la famille Trask avec ceux de la famille Hamilton jusqu'à ce que les deux principaux pivots de ces deux familles, Samuel Hamilton et Adam Trask interagissent entre eux. Les personnages secondaires, Sam Hamilton et surtout le chinois Lee sont particulièrement intéressants. Alors n'hésitez plus, lisez, délectez-vous et faites passer le message car la portée philosophique et parabolique de l'ouvrage valent vraiment le détour, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par Under_The_Moon, le 05 février 2013

    Under_The_Moon
    Un de mes livres préférés . J'adore ! C'est un chef d'oeuvre !
    C'est la seule façon - à mon avis - de résumer ce livre.
    L'une des choses qui m'a le plus captivée, c'est de voir à quel point Steinbeck a réussi à décrire les hommes et les femmes, leurs peurs et leurs motivations. Puis la manière dont il analyse les rapports entre ces âmes torturées.
    Rien n'est tout blanc ou tout noir, personne n'est 100% bons ou mauvais : à couper le souffle ! En plus, les situations dans laquelle il décrit ses personnages sont complexes. Ils sont presque toujours dans une optique de survie.
    Une fresque épique de l'homme moderne dans la vallée de Salinas !
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    • Livres 5.00/5
    Par mellah, le 10 janvier 2013

    mellah
    Quel talent doit-on avoir pour écrire un chef-d'oeuvre pareil !.
    un roman époustouflant , captivant et sublime.
    694 pages qu'on ne peut résumer sous peine d'oublier une pensée développée par steinbeck .
    une reference sur la psychologie de l'être humain ( l'amour. l'honnêteté . l'individualisme. la liberté . l'égalité des races , le courage . l'imperfection de l'être humain et être soi-même..).
    Des personnages représentant toutes tendances humaines , les bons, représentés par les incontestables, Samuel est Lee , les méchants représentés pas Cathy et Joe a petit degrés , et les autres qui représentent la majorité des humains, ceux qui balancent entre les deux et qui sont soumis quotidiennement aux tentations de la vie , y compris Adam , Caleb et Aaron .et c'est la qu'intervient le mot qui représente l'âme du roman , ou bien la philosophie de l'auteur , qui n'est autre que (Timshel ). Qui donne espoir a cette catégorie pour se maîtriser et se hausser.
    je tiens a dire qu'aucun résumé ou une adaptation cinématographique ne peuvent remplacer une lecture attentive de ce merveilleux roman ,a lire,a lire,a lire.

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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 20 octobre 2012

    Ellen-R
    Bon sang mais quel talent !
    Langue, ambiance, descriptions, personnages... Ce roman est extraordinaire, d'un bout à l'autre ! Des premières lignes où Steinbeck fait surgir devant nos yeux la vallée de Salinas jusqu'aux dernières lignes où il affirme son credo sur la toute puissance du libre arbitre et de la volonté : Timshel (tu peux).
    Cette fresque sur l'ouest américain qui s'étale sur trois générations de fermiers et d'entrepreneurs prend comme thème l'épisode de Caïn et Abel (à l'est d'Eden c'est la terre où Caïn va se réfugier après son crime). Deux discussions vers le milieu du roman permettent de bien comprendre la portée du mythe qui se retrouve dans les rapports entre les deux couples de frère Charles et Adam puis Caleb et Aaron. Steinbeck peut ainsi explorer les passions humaines : la jalousie, la colère, la vengeance mais aussi le pardon, le courage...
    C'est à grands traits qu'il campe les personnages inoubliables que sont Samuel, plein de force et de générosité, Lee, plein de sagesse, Cathy Ames, pleine de vice et de duplicité. Mais il ne se contente pas de ces portraits appuyés, il plonge dans la complexité et les contradictions de chaque caractère.
    Steinbeck a réussi à écrire une œuvre qui peut être lue à travers la dialectique du bien et du mal, mais sans tomber dans le manichéisme. Dans l'intrigue comme dans les personnages, il a tracé de grandes lignes d'un trait fort, construit une charpente qui structure et donne force et relief au roman. Puis a travaillé les détails en clairs-obscurs lui donnant sa complexité et sa subtilité.
    C'est prodigieux, époustouflant.
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    • Livres 5.00/5
    Par cinecirque, le 08 mai 2012

    cinecirque
    Lorsque l'on n'a pas su résister à l'ouragan qu'est Les Raisins de la colère, il est tout à fait naturel de se plonger dans A l'est d'Eden avec un sentiment ambivalent: l'espoir de se faire laminer par un nouvel ouragan qui du coup place la barre très haut pour ce roman. de mon côté, j'ai ainsi largement sous-estimé les cent premières pages du livre au moment de les lire, sans comprendre qu'elles étaient, comme dans toute narration classique, la base indispensable à la suite du récit.
    Je n'avais vu dans ce début de roman que la virtuosité littéraire de Steinbeck, qui est, il faut bien l'admettre, grosse comme une maison. Mais par la suite, on se rend compte que l'auteur a dès le début mis en place les points d'appui de toute une toile de personnalités et de relations entre des personnages interdépendants les uns des autres, qui se tisse, se développe tout au long du roman. En effet, rien n'est superflu dans la fresque californienne de Steinbeck, et rien ne manque. Des personnages effacés ou peu présents, tels Charles, tiennent en fait une place prépondérante dans l'oeuvre par la façon dont ils influent sur l'évolution d'autres personnages, d'une manière parfois imperceptible.
    Cette toile est parsemée de passages qui sont de vraies perles à la fois dans leur écriture et dans la réflexion qu'ils exposent, principalement. Je pense ici au baptême des deux jumeaux, notamment, qui est un épisode qui m'a beaucoup marquée. Sur fond de reflexion minutieuse sur l'identité et l'importance du nom, Steinbeck réussit à rendre universels des personnages bibliques (que je ne citerai pas pour ne rien gâcher de la découverte des futurs lecteurs de ce roman), ou plutôt à mettre en lumière leur aspect universel, à les départir de leur portée religieuse.
    Enfin, tout cela est ancré dans un paysage que l'on sait fascinant, qui nous habite durant toute l'oeuvre, et dont on garde à la fois l'ambiance et les images en tête longtemps après avoir refermé le livre. Peut-être cet effet est-il banal tant il existe d'écrivain talentueux, mais je considère cela comme un tour de force que l'on a peur d'entraver ou même de détruire en regardant l'adaptation réalisée par Elia Kazan ou en se plongeant par la suite dans d'autres livres d'égale qualité. A l'est d'Eden devient alors un monstre sacré que l'on redoute de profaner.
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Citations et extraits

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  • Par Adeladouille, le 20 mai 2013

    Lorsque l'on est enfant, on est le centre du monde. Tout ce qui arrive c'est à soi que ça arrive. Les autres? Des fantômes postés là, à notre convenance. Mais quand on grandit et que l'on prend sa place, on acquiert sa propre taille et sa forme. Certaines choses émanent de nous pour aller chez les autres, et nous en recevons de leur part. C'est plus difficile, mais c'est plus satisfaisant.

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  • Par Adeladouille, le 20 mai 2013

    Il doit y avoir dans le cerveau humain un crible caché qui tamise, laisse passer ou retient les pensées, et ceci bien souvent à l'insu de l'homme. Il n'est pas rare de s'endormir en proie à un malaise indéfinissable et de se réveiller le lendemain matin, frais et dispos, dans un monde clair, accueillant, débarrassé de ses impuretés par le travail de la nuit. La joie bouillonne dans le sang, la poitrine se gonfle, une ivresse électrique parcourt les nerfs, et pourtant rien depuis la veille n'a changé pour justifier cette exaltation.
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  • Par Adeladouille, le 20 mai 2013

    J'ai remarqué qu'il n'y avait pas de pire insatisfaction que celle du riche. Gavez un homme, cousez d'or ses vêtements, installez-le dans un palais, et il mourra de désespoir.

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  • Par Adeladouille, le 20 mai 2013

    A notre époque, lorsqu'un homme meurt, s'il a possédé la fortune, l'influence, le pouvoir et tous les attributs qui éveillent l'envie, et que les vivants font l'inventaire de sa vie, la question est toujours là: "A-t-il fait le bien ou le mal?" Ce qui consiste à poser d'une autre façon a question de Crésus. La jalousie n'est plus, et la commune mesure est la suivante: "Fut-il aimé ou haï? Sa mort est-elle une perte ou engendre-t-elle la joie?"
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  • Par Adeladouille, le 20 mai 2013

    "Mon père m'a construit un moule et il m'y a fait entrer de force, dit Adam. J'ai été une mauvaise pièce, mais je ne pouvais pas être refondu. Personne ne peut être refondu. Et je suis demeuré une mauvaise pièce."

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Extrait (en VOST) : Les raisins de la colère de John Ford (1947) tiré de l’œuvre de John Steinbeck








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