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> Renée Vavasseur (Traducteur)
> Marcel Duhamel (Traducteur)

ISBN : 2070364283
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 521 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de to... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 26 août 2012

    Nastasia-B
    Ce livre est une allégorie de l'argent ou, à tout le moins, une parabole autour de la thématique de la possession matérielle. Son style est assez différent du style "ordinaire" de Steinbeck, tout comme "Tortilla Flat", il possède un style bien à lui.
    Tout est symbole dans ce livre, La perle, objet tant convoité par les chercheurs de perle, tout comme l'argent, recherché par ceux qui n'en ont pas, en sont le centre.
    L'histoire se passe en Californie mexicaine, presque au bout de la presqu'île. Les protagonistes sont pauvres (comme souvent chez Steinbeck) et l'un d'eux va trouver, c'est le cas de le dire, La perle rare. Je vous laisse découvrir ce qui peut arriver à des pauvres qui d'un coup de dé magique décochent la fortune... Pensez bien au double sens du mot "fortune".
    Pour ceux que cela intéresse, l'histoire débute ainsi : Kino et sa femme Juana sont de rudes indiens, pauvres et travailleurs, parents d'un jeune enfant nommé Coyotito. Ce dernier se fait piquer par un scorpion et est entre la vie et la mort. Juana comprend que ses remèdes traditionnels risquent de ne pas être suffisants et convainc Kino de le présenter à la médecine des blancs.
    Le richissime docteur blanc les envoie balader en voyant qu'il ne pourrait vraisemblablement pas être payé. le couple s'en retourne donc, plein d'amertume, presque résigné à perdre son enfant. Devant repartir travailler pour ne pas mourir de faim, Kino et Juana s'en vont une nouvelle fois draguer le fond du golfe et découvrent, une énorme perle, une gigantesque perle, une comme pas même ils n'auraient osé l'imaginer, encore moins la posséder.
    Bien qu'ils désirent la cacher, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre, un peu comme pour L'or de Suter (voir L'or de Blaise Cendrars).
    De là, leur destin ne leur appartient plus en propre, le médecin blanc, mystérieusement, désire voir l'enfant, Kino entend rôder le soir autour de sa hutte...
    Que faire quand on n'est pas de la partie pour jouer dans la catégorie de ceux dont l'argent est le métier ? C'est maintenant à vous de lire et de savourer cette belle nouvelle à caractère philosophique ou sociologique, mais souvenez-vous que tout ce que je viens d'écrire n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 21 octobre 2014

    le_Bison
    J'ouvre le frigo. Plus une seule bière au frais. La vodka même pas au congélo. Et même plus une goutte de bourbon dans la bouteille. La dèche ! La pauvreté. Ô Misère, misèReeeee. Autant vivre dans une hutte en branches sous le soleil de Mexico. Ô Mexico, mexIcooooooo !. Au milieu de simples pécheurs. Seigneur, priez pour mon âme et pour ma soif. Je retrouve Kino, et sa ravissante femme Juana, des seins qui pendent et des hanches solides. Kino mon nouvel grand ami depuis toujours. Depuis surtout que la rumeur fit de lui un autre homme, du genre extrêmement riche. le genre de richesse qui peut acheter un costume, amener le respect et posséder le pouvoir.
    Ce bruit a accouru jusqu'à mon oreille à demi-endormie si bien que j'ai quitté le caniveau dans lequel je m'étais affalé et la raison certaine pour laquelle ma bouteille de bourbon était désespérément vide. Traverser les montagnes, le désert de cactus, la mer.
    Mon histoire commence par un scorpion qui danse au-dessus du berceau du petit Coyotito. Un instant trop tard, le nez plongé dans le verre de pulque, et Kino qui n'eut point ce temps nécessaire pour tuer le scorpion avant que son aiguillon ne vienne se planter dans le cou du bébé. Aspirer le venin, le prendre dans son châle et l'amener en ville, là où les routes bétonnées ne sont plus des chemins de terre, là où les maisons ne sont plus faites de bois mais de pierres. Un médecin, renommé et puissant. Mais quel salaire a à proposer ce pauvre Kino pour soigner son enfant. Nada. Pas de sou, pas de médecin, ce dernier préférant fumer son havane venue de l'île voisine, plutôt que prendre en considération la vie des pauvres.
    Kino plonge, pour ramasser des perles, prendre sa respiration et descendre au fond pour quelques perles enfermées dans leurs huitres. Une faille dans un rocher, et là une vieille huitre. Elle a du vécu, en a certainement vu des flux et des reflux de marée, des vagues venues s'affaler contre ce rocher. Mais Kino sait que ce sont dans les vieilles huitres que l'on fait les meilleures perles. Il retient sa respiration et détache la plus grosse perle jamais vu au monde. La perle des Dieux, même. Aussi grosse que… Pas de comparaison possible, je t'ai déjà dit que c'était du jamais-vu !
    Kino est riche, extrêmement riche, l'homme le plus riche du monde. du moins le croit-il ! Les autres aussi d'ailleurs le croient. Mais cette perle ne fera pas de lui un homme heureux. Comme quoi la richesse ne semble pas tout faire dans la vie d'un homme. Encore moins une perle. Surtout si celle-ci te semble maudite. Ce roman de John Steinbeck – je me souviens avoir lu il y a si longtemps « Des souris et des hommes », un temps où je ne buvais pas encore, c'est dire ! – est une parabole de la vie. C'est écrit en préambule, mais par cette histoire, il montre comment la richesse peut transformer la vie d'un homme, l'homme même. Et il n'est pas plus riche que celui qui reçoit des Dieux, une perle empoisonnée. Mieux vaut encore la piqure du scorpion… ô misère, misère.
    « La perle », un scorpion dans mon verre de pulque (pourquoi pas, y'en a bien qui mettent un ver dans une bouteille de mezcal !).

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=8224
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    • Livres 5.00/5
    Par najnaje, le 19 juillet 2013

    najnaje
    Une vraie révélation j'ai découvert Steinbeck avec Des souris et des hommes, je me suis dis pourquoi pas essayer La Perle et là grosse claque.
    Steinbeck a l'art et la manière de dénoncer les inégalités provoqués par l'argent, l'origine sociale et le manque d'éducation. Il insiste sur le destin qui s'acharnent sur les personnages principaux malgré la trouvaille d'une perle inestimable du fait de la convoitise, de la folie, elle ne provoque que désolation. La légende de cette perle s'est répandue jusqu'en Afrique on l' a retrouve dans le Désert de le Clézio.
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 04 février 2013

    Gwen21
    Dans la Bible il est écrit : "Tu ne peux servir qu'un maître : l'amour ou l'argent". Cette citation me semble parfaitement illustrer la terrible problématique traitée par Steinbeck dans ce très beau conte.
    De par sa brièveté, il a la violence de l'éblouissement d'un éclair. Kino, pauvre pêcheur, chef de famille, mari et père, voit son existence basculer par la découverte d'un trésor, la plus belle perle jamais tirée des eaux profondes. Adieu simplicité et honnêteté d'une existence humble et laborieuse, bonjour détresse de la concupiscence, vanité du possédant et folie du chercheur d'or qui pense que tout sera désormais possible. Comme l'innocent Sméagol de Tolkien devient peu à peu le répugnant Gollum, rongé par la matérialité d'un espoir de richesse qui tient dans la paume de sa main, Kino va dévaler quatre à quatre les degrés qui mènent vers les sentiments les moins nobles jusqu'à tout perdre avant même d'avoir possédé.
    Récit poignant qui a fait vibrer en moi la corde sensible de la compassion et de la charité, "la Perle" est une très belle illustration de l'influence néfaste des biens terrestres sur l'équilibre social. Je n'ai qu'un regret, que le récit ait été si court mais pour qu'il conserve son identité de conte philosophique il se devait de l'être.
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    • Livres 4.00/5
    Par fredho, le 27 avril 2013

    fredho
    Malgré la misère qui règne dans un petit village de Mexique, Kino, Juana et leur enfant Coyotito, petite famille indienne, vivent en harmonie au milieu de la nature.
    Kino subvient aux besoins de sa famille en allant pêcher La perle grâce à sa pirogue que son grand-père lui a léguée, leur seule richesse « le rempart à la famine ».
    Un jour, leur enfant Coyotito se fait piquer par un scorpion, afin de pouvoir le sauver, ils l'emmènent chez le docteur de la ville la plus proche. Ce dernier méprisant le peuple indien, refuse de soigner l'enfant car Kino et Juana n'ont pas les moyens de payer les soins.
    Dans un grand moment de désespoir, Kino implore les esprits et profère avec insistance une prière, celle de découvrir une perle afin de pouvoir régler les honoraires du docteur.
    Prière exaucée, Kino pêche la plus grosse perle du monde. Seulement d'après les croyances du village, désirer trop une chose détourne la bonne chance...
    Rapidement la nouvelle se répand et la découverte de La perle va réveiller la cupidité et la jalousie des hommes.
    Juana, l'esprit de la sagesse pense que La perle est maudite et qu'elle va nuire à la sérénité de leur famille, par conséquent elle encourage son mari à s'en débarrasser. Mais Kino ne pense plus qu'à travers cette perle, elle représente ses rêves et ses espérances. La découverte de cette perle change sa conception de la vie, le jeune homme phantasme sur des choses encore non acquises, il se projette et voit dans cette fortune la possibilité d'acquérir des connaissances et d'évoluer vers une liberté. La sensation d'être riche le rend invincible, parfois immoral et lui fait perdre le sens des réalités.
    Et Kino va s'obstiner à vouloir vendre La perle à un très bon prix, mais voilà il faudra qu'il défie les plus voraces...
    Un conte qui oppose les extrêmes celle de la richesse et de la pauvreté.
    Steinbeck aborde dans ce court roman la misère, la ségrégation, les conditions difficiles des indiens abusés par le pouvoir des blancs qui imposent leur loi. Kino, l'indien voudra défier ce système imposé par les blancs, il osera dire « NON » au risque de tout perdre...
    C'est aussi une réflexion classique sur l'argent, rend-il vraiment plus heureux ?
    Hélas ce désir de fortune mènera Kino vers l'infortune...
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 03 octobre 2014

    Il avait dit : « Je suis un homme » et cela signifiait beaucoup de choses pour Juana. Cela signifiait qu’il était à moitié fou et à moitié dieu. Cela signifiait que Kino se lancerait de toute sa force contre une montagne, précipiterait toute sa force contre la mer. Dans son âme de femme, Juana savait que la montagne resterait immuable tandis que l’homme se briserait ; que les marées se poursuivraient tandis que l’homme se noierait. Et cependant, c’est tout cela qui faisait de lui un homme, demi-fou, demi-dieu, et Juana avait besoin d’un homme ; elle ne pourrait pas vivre sans un homme.
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  • Par goodgarn, le 09 février 2014

    Bien qu'il fût encore très tôt, le mirage brumeux s'était déjà levé. Cette atmosphère incertaine qui amplifie certaines choses et en dissimule d'autres, enveloppait le Golfe tout entier, si bien que le panorama semblait irréel et qu'on ne pouvait pas faire confiance à ses yeux : la mer et la terre offraient tout à la fois la précision aiguë et la nébulosité d'un rêve. C'est sans doute pourquoi les gens de Golfe croient aux choses de l'esprit, de l'imagination, mais ne s'en remettent jamais à leurs yeux pour estimer une distance ou évaluer un détail avec quelque exactitude.
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  • Par goodgarn, le 13 février 2014

    Kino hésita un instant. Ce docteur-là n'était pas des siens. Il faisait partie de la race qui, pendant prés de quatre siècles, avait battu, volé, affamé et méprisé Kino et ses pareils et les avait si bien terrorisés que l'indigène, désormais, ne se présentait devant sa porte qu'avec humilité. Et, comme chaque fois qu'il approchait l'un d'eux, Kino se sentait faible, craintif, famélique, et plein de rage tout à la fois. La haine et la peur vont de pair. Il aurait pu tuer le docteur plus aisément que l'affronter, car tous ceux de la race du docteur parlaient à ceux de la race de Kino comme s'ils avaient été de vulgaires animaux.
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  • Par Nastasia-B, le 20 mars 2012

    Et Kino, levant le bras très haut, lança la perle de toute sa force. Kino et Juana la regardèrent décrire sa trajectoire clignotante et étincelante dans le soleil couchant. [...] Et la perle descendit vers le fond, dans l'eau verte et douce. [...] Elle se posa sur un fond sablonneux, parmi les herbes sous-marines aux aspects de fougères. [...] Un crabe qui traînait au fond fit lever un petit nuage de sable ; quand il se fut dissipé, la perle avait disparu.
    Et la musique de la perle s'estompa, ne fut plus qu'un murmure et se tut à jamais.
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  • Par canel, le 29 juin 2013

    [Amérindiens]
    Tout en marchant, les frères fronçaient les paupières comme leurs pères, leurs grands-pères et les grands-pères de ceux-ci le faisaient depuis le jour où les premiers étrangers étaient venus avec leurs discours et une autorité soutenue par les arguments de leurs fusils. Et en quatre cents ans, le peuple de Kino n'avait acquis que ce seul moyen de défense - un léger clignement des yeux et un mince serrement des lèvres - et l'isolement. Rien ne pouvait briser cette muraille et, derrière cette muraille, ils demeuraient entiers.
    (p. 88)
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Extrait (en VOST) : Les raisins de la colère de John Ford (1947) tiré de l’œuvre de John Steinbeck








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