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Renée Vavasseur (Traducteur)Marcel Duhamel (Traducteur)
ISBN : 2070364283
Éditeur : Gallimard (1973)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 839 notes)
Résumé :
"Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le cœur des hommes, on n'y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice sans aucune nuance intermédiaire."
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Critiques, Analyses & Avis (86) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
Nastasia-B26 août 2012
  • Livres 4.00/5
Ce livre est une allégorie de l'argent ou, à tout le moins, une parabole autour de la thématique de la possession matérielle. Son style est assez différent du style "ordinaire" de Steinbeck, tout comme "Tortilla Flat", il possède un style bien à lui.
Tout est symbole dans ce livre, la perle, objet tant convoité par les chercheurs de perle, tout comme l'argent, recherché par ceux qui n'en ont pas, en sont le centre.
L'histoire se passe en Californie mexicaine, presque au bout de la presqu'île. Les protagonistes sont pauvres (comme souvent chez Steinbeck) et l'un d'eux va trouver, c'est le cas de le dire, la perle rare. Je vous laisse découvrir ce qui peut arriver à des pauvres qui d'un coup de dé magique décochent la fortune... Pensez bien au double sens du mot "fortune".
Pour ceux que cela intéresse, l'histoire débute ainsi : Kino et sa femme Juana sont de rudes indiens, pauvres et travailleurs, parents d'un jeune enfant nommé Coyotito. Ce dernier se fait piquer par un scorpion et est entre la vie et la mort. Juana comprend que ses remèdes traditionnels risquent de ne pas être suffisants et convainc Kino de le présenter à la médecine des blancs.
Le richissime docteur blanc les envoie balader en voyant qu'il ne pourrait vraisemblablement pas être payé. le couple s'en retourne donc, plein d'amertume, presque résigné à perdre son enfant. Devant repartir travailler pour ne pas mourir de faim, Kino et Juana s'en vont une nouvelle fois draguer le fond du golfe et découvrent, une énorme perle, une gigantesque perle, une comme pas même ils n'auraient osé l'imaginer, encore moins la posséder.
Bien qu'ils désirent la cacher, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre, un peu comme pour l'or de Suter (voir L'or de Blaise Cendrars).
De là, leur destin ne leur appartient plus en propre, le médecin blanc, mystérieusement, désire voir l'enfant, Kino entend rôder le soir autour de sa hutte...
Que faire quand on n'est pas de la partie pour jouer dans la catégorie de ceux dont l'argent est le métier ? C'est maintenant à vous de lire et de savourer cette belle nouvelle à caractère philosophique ou sociologique, mais souvenez-vous que tout ce que je viens d'écrire n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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najnaje
najnaje19 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
Une vraie révélation j'ai découvert Steinbeck avec des Souris et des Hommes, je me suis dis pourquoi pas essayer La Perle et là grosse claque.
Steinbeck a l'art et la manière de dénoncer les inégalités provoqués par l'argent, l'origine sociale et le manque d'éducation. Il insiste sur le destin qui s'acharnent sur les personnages principaux malgré la trouvaille d'une perle inestimable du fait de la convoitise, de la folie, elle ne provoque que désolation. La légende de cette perle s'est répandue jusqu'en Afrique on l' a retrouve dans le Désert de le Clézio.
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viou1108
viou110815 décembre 2014
  • Livres 4.00/5
Lu dans le cadre du Challenge Nobel.
Début du 20ème siècle, quelque part en Basse Californie, Mexique. Sur une plage de la côte Pacifique, les huttes de pêcheurs s'alignent. Décor paradisiaque ? Ca aurait pu… Mais nous sommes chez Steinbeck, alors vous feriez bien de vous préparer à une histoire dramatique, au lieu de rêver soleil et cocotiers.
Kino, Indien, pêcheur, vit avec Juana et leur bébé Coyotito. Il ne possède que sa cabane et son bateau de pêche. Ils n'ont ni argent, ni instruction. Sont-ils malheureux ?
Un jour, Coyotito est piqué par un scorpion. Kino et Juana amènent le bébé à la ville, chez le docteur. Celui-ci, pour les pauvres, est aux abonnés absents.
Rentrant sa colère sous des strates séculaires d'oppression des indigènes par les Blancs, Kino retourne à la pêche, dans l'espoir de gagner un peu d'argent pour soigner son fils. Et là, miracle… Il pêche la « Perle du Monde », la plus grosse qu'on ait jamais vu sur Terre.
Kino voit là la fin de tous les problèmes de sa famille, alors que Juana pressent la catastrophe. Et en effet, après un bref moment d'euphorie, la Perle a tôt fait d'attiser la convoitise des voisins, de l'Acheteur de perles, et du docteur, qui soudain se souvient de son petit patient piqué par un scorpion. Et d'attiser aussi la paranoïa de Kino, qui craint les voleurs, et qui, de brave type, se muera peu à peu en fauve prêt à tout pour défendre son bien. Il avait soif d'argent, il avait trouvé le moyen d'être l'homme le plus riche de la région, et il va tout perdre.
Entre conte philosophique et tragédie classique, cette fable sur la richesse matérielle montre que si l'argent fait le bonheur des riches, il brise celui des pauvres. Les riches ont et auront toujours le pouvoir, et les pauvres resteront écrasés par leur destinée implacable d'esclaves. Chacun doit rester à sa place : « aspirer à un destin autre que celui pour lequel on semble avoir été créé, est-ce le péché ? La résignation vaut-elle mieux que la révolte ? » (introduction à l'édition Folio). Cette fable, cruelle, ne fait guère dans la nuance : il y a le Bien et le Mal, et peu de choses entre les deux. Mais c'est un petit bijou, noir, de poésie et de finesse psychologique, dans un style limpide. Comme pour «  Des souris et des hommes », je reste sans voix devant ce talent pur : dire tant de choses en si peu de mots, susciter tant de réflexions avec des histoires si simples, marquer si profondément les esprits avec quelques lignes, avoir une telle force d'évocation avec tant de pudeur et de douceur dans les phrases… Permettez-moi cet auto-plagiat : qui donc pourra m'expliquer ce mystère qui transcende des mots anodins et des faits divers en prodige littéraire intense et bouleversant ?
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palamede
palamede20 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Pauvre Kino !
Il a rêvé d'un avenir meilleur,
que son fils irait à l'école,
qu'il serait « celui qui pourrait lui dire la vérité des choses. »
Mais quand Kino l'indien pêche la plus grosse perle du monde, « aussi grosse qu'un oeuf de mouette »,
il connait la peur, la cupidité et le crime qui le contraint, pour échapper à la justice,
à fuir dans le désert avec Coyotito et sa jeune mère.
Ce qu'il advint ensuite de Kino et de sa famille, il est vraiment triste d'y penser.
C'est ce qui arrive aux pauvres pêcheurs, que les puissants transforment en tueurs, pour avoir voulu changer l'ordre du monde.
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fredho
fredho27 avril 2013
  • Livres 4.00/5
Malgré la misère qui règne dans un petit village de Mexique, Kino, Juana et leur enfant Coyotito, petite famille indienne, vivent en harmonie au milieu de la nature.
Kino subvient aux besoins de sa famille en allant pêcher la perle grâce à sa pirogue que son grand-père lui a léguée, leur seule richesse « le rempart à la famine ».
Un jour, leur enfant Coyotito se fait piquer par un scorpion, afin de pouvoir le sauver, ils l'emmènent chez le docteur de la ville la plus proche. Ce dernier méprisant le peuple indien, refuse de soigner l'enfant car Kino et Juana n'ont pas les moyens de payer les soins.
Dans un grand moment de désespoir, Kino implore les esprits et profère avec insistance une prière, celle de découvrir une perle afin de pouvoir régler les honoraires du docteur.
Prière exaucée, Kino pêche la plus grosse perle du monde. Seulement d'après les croyances du village, désirer trop une chose détourne la bonne chance...
Rapidement la nouvelle se répand et la découverte de la perle va réveiller la cupidité et la jalousie des hommes.
Juana, l'esprit de la sagesse pense que la perle est maudite et qu'elle va nuire à la sérénité de leur famille, par conséquent elle encourage son mari à s'en débarrasser. Mais Kino ne pense plus qu'à travers cette perle, elle représente ses rêves et ses espérances. La découverte de cette perle change sa conception de la vie, le jeune homme phantasme sur des choses encore non acquises, il se projette et voit dans cette fortune la possibilité d'acquérir des connaissances et d'évoluer vers une liberté. La sensation d'être riche le rend invincible, parfois immoral et lui fait perdre le sens des réalités.
Et Kino va s'obstiner à vouloir vendre la perle à un très bon prix, mais voilà il faudra qu'il défie les plus voraces...
Un conte qui oppose les extrêmes celle de la richesse et de la pauvreté.
Steinbeck aborde dans ce court roman la misère, la ségrégation, les conditions difficiles des indiens abusés par le pouvoir des blancs qui imposent leur loi. Kino, l'indien voudra défier ce système imposé par les blancs, il osera dire « NON » au risque de tout perdre...
C'est aussi une réflexion classique sur l'argent, rend-il vraiment plus heureux ?
Hélas ce désir de fortune mènera Kino vers l'infortune...
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Citations & extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
CrazynathCrazynath26 juin 2016
Il était devenu une bête, maintenant, et la bête se tapit, attaque, et ne vit que pour se défendre et défendre le siens.
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CrazynathCrazynath26 juin 2016
Kino s'était éveillé à la pointe de l'aube. Les étoiles scintillaient encore et le jour ne s'annonçait que par une faible lueur délavée sur l'horizon, à l'est. Les coqs chantaient depuis quelques instants et les cochons avaient déjà entrepris leurs incessants fossoyages dans les buissons et les taillis, à la recherche d'une nourriture oubliée de la veille. Dans le fourré de figuiers d'Inde, devant la hutte, une nichée d'oisillons gazouillaient et agitaient leurs petites ailes.
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CrazynathCrazynath26 juin 2016
Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n'y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotions d'ensemble. la façon dont une nouvelle s'y répand est un mystère bien difficile à éclaircir. On dirait qu'elle voyage plus vite que les gamins ne sont capables de courir pour l'annoncer, plus vite que les langues des femmes ne la propagent par-dessus les haies.
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CrazynathCrazynath26 juin 2016
Il avait dit : " Je suis un homme " et cela signifiait beaucoup de choses pour Juana.Cela signifiait qu'il était à moitié fou et à moitié dieu.
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CrazynathCrazynath26 juin 2016
Le meurtre d'un homme n'était pas démoniaque comme le meurtre d'un bateau.
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Vidéo de John Steinbeck
Extrait (en VOST) : Les raisins de la colère de John Ford (1947) tiré de l’œuvre de John Steinbeck
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