> Renée Vavasseur (Traducteur)
> Marcel Duhamel (Traducteur)

ISBN : 2070364283
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 183 notes) Ajouter à mes livres
« Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de t... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 23 janvier 2012

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    J'ai découvert Steinbeck avec Des souris et des hommes. Un livre terrible et magnifique ! J'ai retrouvé dans celui-ci le style court, concis mais efficace. Cependant, je n'ai pas été réellement touchée. J'ai comme la sensation d'être passée à côté, d'avoir lu ce livre au-dessus de l'épaule d'un autre lecteur sans pouvoir véritablement m'y accrocher.
    Kino vit très simplement avec sa femme Juana et son fils Coyotito. Une vie sommaire, parfois difficile mais qui pourtant, ne semble pas les rendre malheureux. Jusqu'au jour où Coyotito se fait piquer par un scorpion et que le médecin refuse de le soigner. Lorsque l'on est sans le sou, la vie humaine n'a pas la même valeur qu'une personne pouvant s'offrir des soins. Mais tout bascule le jour où Kino trouve la plus grosse perle jamais découverte. On pense alors que cet évènement va éclairer leur vie. A moins que ce soit le début de leur perte.
    Kino qui vivait une vie sereine avec sa famille, va devenir méfiant, inquiet ; voyant en chaque personne un ennemi potentiel.
    Steinbeck nous décrit avec justesse le pouvoir de l'argent, celui qui peut rendre fou. On dit toujours que l'argent ne fait pas le bonheur mais qu'il y contribue fortement. C'est une façon de voir les choses, parmi d'autres. Certes, l'argent permet beaucoup de choses mais amène également beaucoup plus de responsabilités. A travers l'expérience de Kino, on se sent compte que les petits bonheurs sont parfois plus proches et plus simples qu'il n'y paraît.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 21 juillet 2011

    litolff
    Kino, jeune père de famille, vit avec sa femme et leur bébé dans une misérable hutte d'un village de pêcheurs. Au matin, le bébé est piqué par un scorpion et le médecin refuse de voir l'enfant : il ne soigne pas les indiens, trop pauvres et indigents. Grace à l'intervention de sa mère, l'enfant semble cependant tiré d'affaire.
    Dans le courant de cette même journée, Kino pêche la plus belle et la plus grosse perle jamais vu dans la région : La perle du monde ! Une chance inouïe. A moins que ce ne soit le début d'un cataclysme… Et effectivement, passée l'euphorie de la découverte, Kino, qui a toujours été serein, devient tout à coup inquiet et soupçonneux. Son regard change, il croit voir briller la convoitise dans les yeux de tous ses voisins. A la ville, les acheteurs ayant eu vent de la trouvaille, se sont déjà entendus pour dénigrer La perle en espérant l'avoir pour une bouchée de pain. Mais ils pêchent par excès et Kino quitte leur échoppe sans avoir monnayé son trésor.
    Tous les ingrédients sont désormais en place pour qu'éclate le drame. Cupidité, rancœur, haine, envie sont exacerbées : dans la nuit, la hutte de Kino est attaquée et brûlée. le pêcheur a tué pour se défendre. Il fuit en famille mais est rejoint par des pisteurs. le drame trouve son épilogue, terrible.
    Un petit roman très sombre dans lequel Steinbeck dénonce en vrac et avec virulence la société américaine de l'époque, capitaliste, mercantile et raciste (mais je suis certaine que le même conte pourrait être adapté de nos jours...), le pouvoir malfaisant de l'argent, le corps médical et le clergé qui s'attachent aux puissants au lieu de défendre les opprimés.
    Sombre, pessimiste et bouleversant, et écrit de façon magistrale et poétique (je n'ai pas retrouvé dans la traduction française toute la poésie de la version en anglais...)
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par nastasiabuergo, le 20 mars 2012

    nastasiabuergo
    Ce livre est une allégorie de l'argent ou, à tout le moins, une parabole autour de cette thématique. Son style est assez différent du style "ordinaire" de Steinbeck, tout comme "Tortilla flat", il possède un style bien à lui. Tout est symbole dans ce livre, La Perle, objet tant convoité par les chercheurs de perle, tout comme l'argent est recherché par ceux qui n'en ont pas, en est le centre. L'histoire se passe en Californie mexicaine, presque au bout de la presqu'île, les protagonistes sont pauvres (comme souvent chez Steinbeck) et l'un d'eux va trouver, c'est le cas de le dire, La Perle rare. Je vous laisse découvrir ce qui peut arriver à des pauvres qui d'un coup de dé magique décochent la fortune... Pensez bien au double sens du mot "fortune".
    Pour ceux que cela intéresse, l'histoire débute ainsi: Kino et sa femme Juana sont de rudes indiens, pauvres et travailleurs, parents d'un jeune enfant nommé Coyotito. Ce dernier se fait piquer par un scorpion et est entre la vie et la mort. Juana comprend que ses remèdes traditionnels risquent de ne pas être suffisants et convainc Kino de le présenter à la médecine des blancs. le richissime docteur blanc les envoie balader en voyant qu'il ne pourrait être payé. le couple s'en retourne donc, plein d'amertume, presque résigné à perdre son enfant. Devant repartir travailler pour ne pas mourir de faim, Kino et Juana s'en vont une nouvelle fois draguer le fond du golfe et découvrent, une énorme perle, une gigantesque perle, une comme pas même ils n'auraient osé l'imaginer, encore moins la posséder. Bien qu'ils désirent la cacher, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre, un peu comme pour L'or de Suter (voir L'or de Blaise Cendrars). de là, leur destin ne leur appartient plus en propre, le médecin blanc, mystérieusement, désire voir l'enfant, Kino entend rôder le soir autour de sa hutte... Que faire quand on n'est pas de la partie pour jouer dans la catégorie de ceux dont l'argent est le métier ? C'est maintenant à vous de lire et de savourer cette belle nouvelle à caractère philosophique ou sociologique, mais souvenez-vous que tout ce que je viens d'écrire n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou, le 25 mars 2010

    Stemilou

    Quatrième de couverture
    Jouant de sa lame comme d'un levier, il le fit céder et le coquillage s'ouvrit. Les lèvres de chair se crispèrent puis se détendirent. Kino souleva le repli et La perle était là, la grosse perle, parfaite comme une lune. Elle accrochait la lumière, la purifiait et la renvoyait dans une incandescence argentée. Elle était aussi grosse qu'un œuf de mouette. C'était la plus grosse perle du monde.
    Début
    « Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle, comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le coeur des hommes, on n'y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice sans aucune nuance intermédiaire. »
    Avis
    Voici un récit que je pourrais résumer en quelques mots : richesse, bonheur, avidité, jalousie et violence mais il serait bien dommage de s'arrêter là tant le message est important.
    C'est l'histoire d'un indien, Kino, qui vit près de la mer en Californie avec sa femme et son fils ; c'est un pêcheur de perle, il est pauvre mais va découvrir un jour suite à une circonstance malheureuse la plus grosse perle du monde. Alors il commence à rêver d'une vie meilleure surtout pour son fils : une éducation pour qu'il ne subisse pas le poids de leur classe sociale comme son père et ses ancêtres. Il n'est pas le seul à rêver, la convoitise réveille les voisins et Kino se méfie du moindre bruit et le malheur rôde. Contraint de s'enfuir avec sa famille, Kino est poursuivit par des hommes et la malchance.
    Son bonheur passé si modeste fut-il était pourtant tout se qu'il pouvait espérer de la vie et de Dieu.
    Ce récit, fable philosophique est lui-même une perle, on en tire des enseignements l'auteur le dit lui-même : "Si cette histoire est une parabole, peut-être chacun en tirera-t-il sa propre morale et y découvrira-t-il le sens de sa propre vie."
    Des personnages attachants et d'autres répugnants, l'humilité d'une famille et ses rêves, des descriptions qui vous plongent dans la misère des hommes, leurs servitudes et espoirs.
    C'est un auteur remarquable que j'ai découvert il y a quelques années et qui m'a encore aujourd'hui stupéfait par son écriture et son analyse des comportements et sentiments humains.


    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-la-perle-john-steinbeck-468697..
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    • Livres 4.00/5
    Par chroniquesassidues, le 03 octobre 2011

    chroniquesassidues
    En 1947, John Steinbeck publie un court récit, intitulé La perle, dans lequel il met en scène une famille d'indiens, Kino, Juana et leur bébé Coyotito, vivant dans un village de pauvres pêcheurs sur la côte de la Californie. Un jour, Coyotito se fait piquer par un scorpion, mais le médecin (blanc) refuse de le soigner car Kino n'a pas d'argent. C'est en pêchant des huitres que Kino découvre, La perle du Monde, une magnifique perle de la taille d'un œuf de mouette. Kino croit alors pouvoir changer sa vie et envoyer son fils à l'école. Mais La perle réveille bien des convoitises et la petite vie tranquille de la famille semble compromise...
    C'est une belle fable que Steinbeck a écrit, comme un conte inspiré des traditions orales mexicaines. Steinbeck décrit à merveille le bonheur et la tranquillité de cette famille d'indiens dans la pauvreté, bonheur qui va être chamboulé par la découverte de La perle, symbole de richesse et d'ascension sociale. Autour de Kino et Juana, gravitent des personnages méprisables et jaloux (le médecin blanc, les acheteurs de perles) dans une société corrompue, pourrie, où seuls les habitants du pauvre village restent nobles. L'auteur fait référence à la répression des Indiens, l'injustice qu'ils ont subi à travers les siècles. Kino tente de lutter contre cette fatalité et repose tout son espoir dans l'éducation de son fils: "Mon fils ira à l'école. [...] Mon fils saura lire dans les livres. Mon fils saura tracer les chiffres et tout cela nous rendra libres, car il aura la connaissance des choses et à travers lui nous l'aurons aussi."
    J'ai aimé la poésie du texte de Steinbeck quand il évoque les chants des indiens que Kino entend dans sa tête et dans son cœur et qui créent une atmosphère particulière : le chant de la famille auprès de Juana et Coyotito, le chant de La perle, le chant des ennemis, le chant du Mal... "Les ancêtres de Kino avaient chanté tout ce qui existe et tout ce qui arrivera jamais. Ils avaient tout mis en chansons. Ils avaient fait des chants pour les poissons, pour la mer en furie et pour la mer paisible, pour le jour et pour la nuit, pour le soleil et la lune - et tous ces chants demeuraient dans le cœur de Kino et des siens - tous les chants qui furent jamais inventés, et même ceux depuis longtemps oubliés."
    La fable est évidemment morale : le bonheur n'est pas dans la richesse, mais dans la famille. La magnifique perle du début devient maudite et son chant dissonant. Sous des allures trompeuses, elle n'apporte que malheur et chagrin.
    Bref, un livre à lire par les jeunes et les plus vieux d'entre nous, pour la critique sociale et la verve de John Steinbeck !


    Lien : http://leschroniquesassidues.blogspot.com/2011/09/la-perle-de-john-s..
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 18 mai 2012

    Et la beauté de cette perle, chatoyant et scintillant à la lueur du petit cierge, abusa encore de son cerveau. Elle était si adorable, si douce, et sa propre musique se dégageait d'elle: un chant de promesses et de délices, l'assurance du futur, de l'aisance, de la sécurité. Sa chaude iridescence, c'était la panacée contre la maladie, le mur contre l'insulte.
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  • Par alicejo, le 15 avril 2012

    Kino sentit sa haine et sa rage se changer en peur. Il ne savait pas et peut-être ce docteur savait-il. Et il ne pouvait pas se permettre d'opposer son ignorance certaine à la connaissance possible de cet homme. Il était traqué, comme ceux de sa race l'étaient toujours et il le seraient encore jusqu'au jour où - comme il l'avait annoncé - ils pourraient s'assurer que ce qui est dans les livres y est vraiment.
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  • Par nastasiabuergo, le 20 mars 2012

    Et Kino, levant le bras très haut, lança la perle de toute sa force. Kino et Juana la regardèrent décrire sa trajectoire clignotante et étincelante dans le soleil couchant. (...) Et la perle descendit vers le fond, dans l'eau verte et douce. (...) Elle se posa sur un fond sablonneux, parmi les herbes sous-marines aux aspects de fougères. (...) Un crabe qui traînait au fond fit lever un petit nuage de sable; quand il se fut dissipé, la perle avait disparu.
    Et la musique de la perle s'estompa, ne fut plus qu'un murmure et se tut à jamais.
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  • Par chroniquesassidues, le 03 octobre 2011

    Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle - comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le cœur des hommes, on n'y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice - sans aucune nuance intermédiaire. Si cette histoire est une parabole, peut-être chacun en tirera-t-il sa propre morale et y découvrira-t-il le sens de sa propre vie. Quoi qu'il en soit, on raconte dans la ville que..
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  • Par Forrest, le 19 janvier 2011

    Page 41 : C'est le fusil qui rompit les digues. C'était l'objet hors d'atteinte, et si Kino pouvait concevoir l'idée d'un fusil, alors il n'y avait plus de limites à ses désirs. Car on dit que l'homme n'est jamais satisfait ; qu'une chose lui soit offerte, et il en souhaite une seconde. Cela est dit dans un sens de dénigrement et c'est cependant là une des plus grandes qualités de la race humaine, celle qui la rend supérieure aux animaux, lesquels se contentent de ce qu'ils ont.
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