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> Renée Vavasseur (Traducteur)
> Marcel Duhamel (Traducteur)

ISBN : 2070364283
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 320 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de t... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par NastasiaBuergo, le 26 août 2012

    NastasiaBuergo
    Ce livre est une allégorie de l'argent ou, à tout le moins, une parabole autour de la thématique de la possession matérielle. Son style est assez différent du style "ordinaire" de Steinbeck, tout comme "Tortilla Flat", il possède un style bien à lui.
    Tout est symbole dans ce livre, La perle, objet tant convoité par les chercheurs de perle, tout comme l'argent, recherché par ceux qui n'en ont pas, en sont le centre.
    L'histoire se passe en Californie mexicaine, presque au bout de la presqu'île. Les protagonistes sont pauvres (comme souvent chez Steinbeck) et l'un d'eux va trouver, c'est le cas de le dire, La perle rare. Je vous laisse découvrir ce qui peut arriver à des pauvres qui d'un coup de dé magique décochent la fortune... Pensez bien au double sens du mot "fortune".
    Pour ceux que cela intéresse, l'histoire débute ainsi : Kino et sa femme Juana sont de rudes indiens, pauvres et travailleurs, parents d'un jeune enfant nommé Coyotito. Ce dernier se fait piquer par un scorpion et est entre la vie et la mort. Juana comprend que ses remèdes traditionnels risquent de ne pas être suffisants et convainc Kino de le présenter à la médecine des blancs.
    Le richissime docteur blanc les envoie balader en voyant qu'il ne pourrait vraisemblablement pas être payé. le couple s'en retourne donc, plein d'amertume, presque résigné à perdre son enfant. Devant repartir travailler pour ne pas mourir de faim, Kino et Juana s'en vont une nouvelle fois draguer le fond du golfe et découvrent, une énorme perle, une gigantesque perle, une comme pas même ils n'auraient osé l'imaginer, encore moins la posséder.
    Bien qu'ils désirent la cacher, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre, un peu comme pour L'or de Suter (voir L'or de Blaise Cendrars).
    De là, leur destin ne leur appartient plus en propre, le médecin blanc, mystérieusement, désire voir l'enfant, Kino entend rôder le soir autour de sa hutte...
    Que faire quand on n'est pas de la partie pour jouer dans la catégorie de ceux dont l'argent est le métier ? C'est maintenant à vous de lire et de savourer cette belle nouvelle à caractère philosophique ou sociologique, mais souvenez-vous que tout ce que je viens d'écrire n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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    • Livres 3.00/5
    Par Gwen21, le 04 février 2013

    Gwen21
    Dans la Bible il est écrit : "Tu ne peux servir qu'un maître : l'amour ou l'argent". Cette citation me semble parfaitement illustrer la terrible problématique traitée par Steinbeck dans ce très beau conte.
    De par sa brièveté, il a la violence de l'éblouissement d'un éclair. Kino, pauvre pêcheur, chef de famille, mari et père, voit son existence basculer par la découverte d'un trésor, la plus belle perle jamais tirée des eaux profondes. Adieu simplicité et honnêteté d'une existence humble et laborieuse, bonjour détresse de la concupiscence, vanité du possédant et folie du chercheur d'or qui pense que tout sera désormais possible. Comme l'innocent Sméagol de Tolkien devient peu à peu le répugnant Gollum, rongé par la matérialité d'un espoir de richesse qui tient dans la paume de sa main, Kino va dévaler quatre à quatre les degrés qui mènent vers les sentiments les moins nobles jusqu'à tout perdre avant même d'avoir possédé.
    Récit poignant qui a fait vibrer en moi la corde sensible de la compassion et de la charité, La perle est une très belle illustration de l'influence néfaste des biens terrestres sur l'équilibre social. Je n'ai qu'un regret, que le récit ait été si court mais pour qu'il conserve son identité de conte philosophique il se devait de l'être.
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    • Livres 4.00/5
    Par fredho, le 27 avril 2013

    fredho
    Malgré la misère qui règne dans un petit village de Bolivie, Kino, Juana et leur enfant Coyotito, petite famille indienne, vivent en harmonie au milieu de la nature.
    Kino subvient aux besoins de sa famille en allant pêcher La perle grâce à sa pirogue que son grand-père lui a léguée, leur seule richesse « le rempart à la famine ».
    Un jour, leur enfant Coyotito se fait piquer par un scorpion, afin de pouvoir le sauver, ils l'emmènent chez le docteur de la ville la plus proche. Ce dernier méprisant le peuple indien, refuse de soigner l'enfant car Kino et Juana n'ont pas les moyens de payer les soins.
    Dans un grand moment de désespoir, Kino implore les esprits et profère avec insistance une prière, celle de découvrir une perle afin de pouvoir régler les honoraires du docteur.
    Prière exaucée, Kino pêche la plus grosse perle du monde. Seulement d'après les croyances du village, désirer trop une chose détourne la bonne chance...
    Rapidement la nouvelle se répand et la découverte de La perle va réveiller la cupidité et la jalousie des hommes.
    Juana, l'esprit de la sagesse pense que La perle est maudite et qu'elle va nuire à la sérénité de leur famille, par conséquent elle encourage son mari à s'en débarrasser. Mais Kino ne pense plus qu'à travers cette perle, elle représente ses rêves et ses espérances. La découverte de cette perle change sa conception de la vie, le jeune homme phantasme sur des choses encore non acquises, il se projette et voit dans cette fortune la possibilité d'acquérir des connaissances et d'évoluer vers une liberté. La sensation d'être riche le rend invincible, parfois immoral et lui fait perdre le sens des réalités.
    Et Kino va s'obstiner à vouloir vendre La perle à un très bon prix, mais voilà il faudra qu'il défie les plus voraces...
    Un conte qui oppose les extrêmes celle de la richesse et de la pauvreté.
    Steinbeck aborde dans ce court roman la misère, la ségrégation, les conditions difficiles des indiens abusés par le pouvoir des blancs qui imposent leur loi. Kino, l'indien voudra défier ce système imposé par les blancs, il osera dire « NON » au risque de tout perdre...
    C'est aussi une réflexion classique sur l'argent, rend-il vraiment plus heureux ?
    Hélas ce désir de fortune mènera Kino vers l'infortune...
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 04 novembre 2012

    Ellen-R
    John Steinbeck a encore une fois été un excellent conteur narrateur dans ce livre. Il a pu, grâce à son talent habituel, faire d'une histoire banale un beau récit social, politique, philosophique et anthropologique. Ceci dans un style émouvant, musical, poétique et imagé. Les paysages se constituent dans l'esprit du lecteur de façon romanesque. On entend le bruissement des feuilles d'arbres, le mouvement du vent et même celui des grains de sable. La musicalité tient au style fluide bien rimé parfois, mais aussi à toutes ces métaphores de mélodies musicales plaisantes de la région.
    On retrouve ce talent particulier à décrire les états d'âme des personnages, surtout celle relative à la description de la perversion de Kino quand il a été transfiguré en un homme riche capable de réaliser ses rêves ; en un homme féroce capable de tuer pour sauver sa perle ; et en un homme imbattable, décidé à continuer son chemin quoiqu'il arrive ; puis à la fin en un homme renonçant et atterré par ce qui lui arrive. On retrouve tous ces passages acérés et tranchants sur les comportements humains et toutes ces descriptions des vices et des vertus.
    La trame fluide de ce récit est tissée autour d'une intrigue attachante et captivante, qui fait que les évènements se succèdent à un rythme qui maintient la tension fébrile du lecteur jusqu'au dénouement dramatique de l'histoire.
    On retrouve aussi quelques moralités classiques, du genre ce n'est pas l'argent qui fait le bonheur. On est attristé par la haine et la lâcheté et horrifiés par les cruautés des marchands. On est atterré par l'envie et l'avarice des gens. On est écœuré par la cupidité de ce médecin dépourvu de toute humanité. John Steinbeck dépeint et dénonce aussi la misère et nous fait prendre conscience de toutes ces existences malheureuses. Il dénonce tout ce manichéisme social et cette misère pénible qui est sans espoir, car demain sera toujours pareil tant que les riches seront d'un côté et les pauvres de l'autre.
    Après avoir fermé ce livre, je reste sur une note de mélancolie amère qui me fait révolter contre certaines idées fatalistes et défaitistes véhiculées dans ce livre. On en sort avec l'idée que l'homme quoiqu'il fasse pour braver son destin, n'y arriverait pas ; et que pire encore, il serait puni d'avoir tenté de changer son destin.
    En ce sens, ce livre reste sombre et dur. Et à mesure que l'on progresse dans la lecture, on passe de l'enchantement poétique du bonheur simple sur ces endroits paradisiaques, à l'horreur de la force écrasante du destin et de la vanité de l'homme. Malgré tout ça, La Perle reste un roman merveilleux. A lire absolument.
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    • Livres 4.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 02 mars 2013

    claudia_tros_cool
    C'est un peu par hasard, à cours de livres, que je trouve ce petit livre de monsieur Steinbeck que j'avais déjà eu le plaisir de lire avec " Des souris et des hommes ".
    Que dire de ce livre ? Aussi court fut-il, ce livre n'est pas moins poignant avec une forte critique et une leçon de morale assez triste.
    Apparemment la pauvreté semble être un thème récurrent chez cet auteur, dans La perle on suit une famille d'indien sans bien. le bébé de Juana et Kino se fait piquer par un scorpion peut-être mortellement quand ils vont chercher de l'aide chez le médecin blanc celui ci, sur de ne pas trouver de quoi se faire de l'argent avec ces patients la, refuse de soigner le bébé. La vie de cette famille change le jour ou Kino trouve une perle dans une huitre, une perle qui semble être d'une grande valeur.
    La perle est symbole de possession, richesse et convoitise. La possession pour les puissants déjà riche, la convoitise pour les curieux de la ville et enfin rêve de richesse pour des personnes n'en possédant aucune comme c'est le cas pour la famille de Kino.
    Le désir de richesse tourne a l'obsession tandis que la tension dramatique s'accentue au fur et a mesure du récit, la fin est tranchant, brut et finalement évidente. La perle n'était qu'en fait qu'un symbole de malheurs, les parents de Coyotito l'apprendront à leur dépends.
    Contrairement à " Des souris et des hommes " ou l'écriture assez épurée m'avait gêné, l'écriture ici est riche, belle et précise donc niveau écriture je peux dire avoir préférée celui-ci.
    Même si j'ai beaucoup aimé cette œuvre je n'ai pas encore eu le coup de cœur car, a chaque fin de lecture Steinbeckienne, je garde une impression de goût amer, les fins pessimiste ne laissent pas un grand espoir en l'humanité.
    Livre qui se lit très vite mais qu'on oubliera pas de si tôt, je le conseille vivement !
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Citations et extraits

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  • Par NastasiaBuergo, le 20 mars 2012

    Et Kino, levant le bras très haut, lança la perle de toute sa force. Kino et Juana la regardèrent décrire sa trajectoire clignotante et étincelante dans le soleil couchant. (...) Et la perle descendit vers le fond, dans l'eau verte et douce. (...) Elle se posa sur un fond sablonneux, parmi les herbes sous-marines aux aspects de fougères. (...) Un crabe qui traînait au fond fit lever un petit nuage de sable; quand il se fut dissipé, la perle avait disparu.
    Et la musique de la perle s'estompa, ne fut plus qu'un murmure et se tut à jamais.
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  • Par alicejo, le 15 avril 2012

    Kino sentit sa haine et sa rage se changer en peur. Il ne savait pas et peut-être ce docteur savait-il. Et il ne pouvait pas se permettre d'opposer son ignorance certaine à la connaissance possible de cet homme. Il était traqué, comme ceux de sa race l'étaient toujours et il le seraient encore jusqu'au jour où - comme il l'avait annoncé - ils pourraient s'assurer que ce qui est dans les livres y est vraiment.
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  • Par chroniquesassidues, le 03 octobre 2011

    Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle - comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le cœur des hommes, on n'y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice - sans aucune nuance intermédiaire. Si cette histoire est une parabole, peut-être chacun en tirera-t-il sa propre morale et y découvrira-t-il le sens de sa propre vie. Quoi qu'il en soit, on raconte dans la ville que..
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  • Par marina53, le 18 mai 2012

    Et la beauté de cette perle, chatoyant et scintillant à la lueur du petit cierge, abusa encore de son cerveau. Elle était si adorable, si douce, et sa propre musique se dégageait d'elle: un chant de promesses et de délices, l'assurance du futur, de l'aisance, de la sécurité. Sa chaude iridescence, c'était la panacée contre la maladie, le mur contre l'insulte.

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  • Par Forrest, le 19 janvier 2011

    Page 41 : C'est le fusil qui rompit les digues. C'était l'objet hors d'atteinte, et si Kino pouvait concevoir l'idée d'un fusil, alors il n'y avait plus de limites à ses désirs. Car on dit que l'homme n'est jamais satisfait ; qu'une chose lui soit offerte, et il en souhaite une seconde. Cela est dit dans un sens de dénigrement et c'est cependant là une des plus grandes qualités de la race humaine, celle qui la rend supérieure aux animaux, lesquels se contentent de ce qu'ils ont.
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Extrait (en VOST) : Les raisins de la colère de John Ford (1947) tiré de l’œuvre de John Steinbeck








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