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> Renée Vavasseur (Autre)
> Marcel Duhamel (Autre)

ISBN : 2070368610
Éditeur : Gallimard (1977)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 98 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une panne oblige les voyageurs d'un autocar à passer la nuit dans une station-service, sur la grande autoroute de Californie. La panne réparée, un nouvel incident immobilise pendant des heures les voyageurs en pleine montagne.
De chacun des naufragés de l'autoca... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 11 juillet 2012

    Nastasia-B
    On va commencer par ce qui est négatif, c'est à dire pas grand chose. Il manque peut-être le tout petit supplément d'âme qui ferait de cet excellent livre le pur chef-d'œuvre auquel John Steinbeck nous a si souvent habitué.
    Pour le reste, c'est du vrai bonheur, prenez place sans crainte dans l'autocar. L'auteur psychanalyse chacun des personnages et donne comme presque toujours un certain suspense à son histoire. On ne s'ennuie jamais, on sourit, parfois même, on rit, grâce à cette caméra embarquée aux tréfonds des âmes et des attentes humaines.
    Juste une petite indication du synopsis. Juan Chicoy, brun mexicain, la petite cinquantaine bien conservée, tient une sorte de station service/relais de bus au croisement de deux axes routiers principaux de l'état de Californie (rien de surprenant puisque l'auteur parle presque exclusivement de la Californie dans ses romans).
    Le bus de Juan est tombé en panne et les passagers ont été obligés de dormir tant bien que mal à la station service, pas adaptée pour recevoir tant de personnes. Au petit matin, tout le monde est d'une humeur de chien et la femme de Juan, Alice, plus encore que les autres, étant ultra jalouse et devinant des maîtresses partout, frise la crise de nerfs et s'en prend donc plus que de raison à sa petite employée Norma...
    Je vous laisse en chemin au milieu de cette pétaudière absolument succulente où les rebondissements successifs ne vont pas arranger les affaires de quiconque. En tous les cas, un bien bon moment de littérature, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 4.00/5
    Par petch, le 16 janvier 2013

    petch
    D'abord il y a la couverture de ce folio : un détail de « Essence », tableau d'Edward Hopper, qui met de suite le lecteur dans l'ambiance de ce roman et à l'époque du récit. Une panne d'autocar, des voyageurs en galère pour un soir dans un restaurant station-service, et une parenthèse spatio-temporelle pour chacun des protagonistes, qui vont tour à tour se dévoiler, se libérer, tenter d'assouvir leurs pulsions… John Steinbeck décrit chacun d'eux, avec une ironie féroce et sans concessions. Quand les intempéries s'en mêlent, le redémarrage de l'autocar s'annoncera plus compliqué que prévu. En filigrane, il y a aussi l'histoire émouvante du couple tenant la station-service, Juan et Alice, amants vieillissants dont la raison semble un instant vaciller à l'arrivée des voyageurs en détresse, pour finalement mieux se retrouver.
    Excellent roman, des péripéties qui tiennent en haleine, une bonne dose d'humour et une peinture acerbe et fine de la société américaine (côte Ouest) de l'après-guerre. On passe un excellent moment à la lecture de ce roman. A conseiller !
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    • Livres 4.00/5
    Par marion_b, le 07 juillet 2013

    marion_b
    Sous la lunette extra sensible d'un microscope Steinbeck déshabille délicatement ses personnages. Naufragés fatigués d'un autobus mais aussi de leurs propres histoires, ils vont révéler sans avoir l'air d'y toucher leurs personnalités bien plus complexes que prévus.
    Un petit avant goût du magasine Strip-tease, ce roman éditer en 1949 décortique et analyse en suggérant et en laissant voir.
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    • Livres 4.00/5
    Par fran6h, le 11 avril 2011

    fran6h
    Un autocar en panne et les voyageurs sont obligés de passer la nuit dans le restaurant- station-service tenu par Juan,qui est également le chauffeur.
    Les personnages se succèdent, avec leur caractère,leur passion, leurs désirs, leurs rêves ...
    La panne réparée, l'autocar repart et un nouvel incident l'oblige à prendre une mauvaise route. L'autocar s'enlise et les voyageurs se dévoilent. Obligés de sortir de leurs habitudes, subissant la chaleur, l'ennui et l'angoisse, ils dévoilent alors peu à peu leur personnalité profonde.
    John Steinbeck nous emmène ici dans un roman à la fois alerte et vif où le caractère des hommes (et des femmes) est extrêmement bien décrit, alors que la succession des événements tient formidablement le lecteur en haleine.
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    • Livres 3.00/5
    Par Audreyy, le 27 avril 2011

    Audreyy
    Dans ce roman, il est question d'un bus qui tombe en panne, les voyageurs se retrouvent donc à passer la nuit dans un restaurant, où ils commencent à faire un peu connaissance.
    La panne résolu, ils se retrouvent de nouveau piègés près d'une montagne.
    Les personnages se dévoilent, caractères, rêves, fantasmes etc. On a un portrait étonnant pour chacun d'eux.
    J'ai bien aimé mais John Steinbeck fait à mon goût beaucoup trop de descriptions inutiles.
    Dommage.
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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 17 décembre 2012

    - Tiens-toi un peu, dit-il. C'était un vrai bordel toute la matinée. Essaye de mettre un peu d'ordre avant que je revienne.
    Le visage d'Alice s'enflamma une seconde et allait répondre quand Juan lui coupa la parole :
    - Sinon un de ces jours, je suis capable de ne pas revenir.
    Elle eut le souffle coupé.
    - C'est que je ne me sens pas bien, gémit-elle.
    - Eh ben, tâche de te sentir mieux, ou en tout cas n'en fais pas un plat. Personne ne supporte les malades bien longtemps. Personne. Mets-toi bien ça dans la tête. (...)
    Alice s'accouda sur la barre médiane de la porte grillagée. De grosses larmes lourdes emplirent ses yeux.
    - Je suis grosse, souffla-t-elle lentement, et je suis vieille. Oh ! Seigneur ! je suis vieille !
    Les larmes coulèrent dans son nez. Elle souffla pour les chasser.
    - Tu peux trouver des jeunesses, fit-elle, mais moi, qu'est-ce que je peux trouver ? Rien du tout. Une vieille pouffiasse.
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  • Par petch, le 16 janvier 2013

    La vieille dame grimpa la marche avec effort et vint s'asseoir dans le fauteuil juste derrière Louie.
    - 'Mande pardon, m'dame, mais cette place est déjà occupée.
    - Comment, occupée ? répliqua-t-elle d'une voix belliqueuse. On ne réserve pas de places, dans les cars.
    - La place est prise, m'dame, répéta-t-il. Vous ne voyez donc pas la valise qui est à côté ?
    Il détestait les vieilles femmes. Elles lui faisaient peur. Elles traînaient derrière elles une odeur qui lui donnait la chair de poule. Elles étaient féroces et sans vergogne et se fichaient éperdument de faire du scandale. Et elles obtenaient toujours ce qu'elles voulaient.
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  • Par nedlo, le 29 mars 2012

    C'était un gamin de dix-sept ans, grêle et efflanqué, avec des épaules étroites, un long nez de fouine et des yeux pâles au réveil, qui tournaient au pers dans la journée. Un duvet doré s'annonçait à son menton et ses joues étaient labourées, creusées et corrodées par l'acné. Entre les plaies cicatrisées, de nouvelles pustules rouges et violacées se formaient constamment, les unes enflant, les autres se vidant. Sa peau brillait de tous les médicaments qu'on lui vendait pour lutter contre ce mal et qui ne lui faisaient jamais aucun bien.
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  • Par marion_b, le 07 juillet 2013

    Norma était plus immergée qu'un iceberg.Ce n'était que la plus minuscule partie d'elle même qui se montrait à la surface.Car la partie la plus belle, la plus riche et la meilleure de Norma était cachée, scellée et protégée derrière ses yeux.

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  • Par Chrystaal, le 01 octobre 2012

    Bernice pouvait elle aussi, se réfugier dans un cercle magique, à l'aide d'un de ces thèmes tabou pour les hommes tels que la maternité ou bien...les règles. Les affaires constituaient le cercle magique de son mari.Elle n'avait pas le droit de s'immiscer dans ces questions. Elle n'y connaissait rien et ne s'y intéressait nullement. C’était le domaine privé de son mari et elle le respectait.

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Extrait (en VOST) : Les raisins de la colère de John Ford (1947) tiré de l’œuvre de John Steinbeck








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