On nous dit que l'amour rend aveugle. On nous dit que le romantisme est mort, que le discours amoureux est mièvre, que la passion, c'est de l'hystérie. Je dis qu'il n'y a rien de plus faux et de plus mensonger. Aimer, c'est connaître. L'amour ouvre les yeux, il est conn... > voir plus
Etrange, vous avez dit "étrange". D'abord la forme épistolaire, je découvre. Ensuite à travers les échanges on devine cet amour naissant, mais au milieu du livre, on commence à se lasser, (et ce n'est pas l'homosexualité qui m'incite à dire celà). Mais on aimerait que cela débouche sur quelque chose, cela vient, très tard, mais cela arrive on sent poindre le drame mais on ose y penser. Tant pis on continue. Dialogue, on y croit pas tellement, tant l'un est l'autre et l'autre est l'un. Trop de ressemblance, difficile de faire autrement peut être. Et puis on arrive enfin à ce que j'appellerai le noeud du livre Vingt pages, de 206 à 223. le style change, la sincérité aussi, on passe du détail du non-dit au coeur de la personnalité de Jérome et peut être oserais-je le dire de l'auteur qui devoile enfin ce qu'il est possible de donner, de vrai, de profond, de lui je ne sais, mais je crois que là est le vrai début de son oeuvre future.
Au début, j'ai trouvé ce livre troublant, touchant.
Mais au bout d'un moment, j'ai commencé à en avoir un peu assez: trop long, un peu toujours pareil. Je ne suis pas encore arrivée à la fin, je le continue malgré tout mais sans grand grand enthousiasme.
Dommage!
Une chose est sûre, on s'approprie cette histoire, on vit avec elle, durant plusieurs jours, et on n'en ressort pas indemnes. L'absolu de ce livre le rend irrésistible. Olivier Steiner signe un puissant premier roman.