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Critiques sur La chartreuse de parme (13)


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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf le 24/06/2010


    Sur un port sombre malgré le brin de soleil, à Portree, île de Skye, évoquer La chartreuse de parme, l'Italie, la passion amoureuse, l'intrigue politique... De romantisme pourtant, l'Ecosse n'en manque pas, mais le romantisme de Stendhal est ailleurs, en pleine lumière, là où les passions bouillonnent, là où le sang jaillit, dans un pays rouge. L'Ecosse est verte et grise. Je n'y rencontrerai pas Fabrice del Dongo l'amoureux fou, ni la fracassante marquise San Severina. Mes amours, restées en Suisse, se mélancoliseront sans s'exaspérer. Je ne tuerai aucun Giletti. La chartreuse de parme, en plus d'être un roman écrit avec un enjouement et une ironie qui ne survivront pas dans la suite de ce dix-neuvième siècle toujours plus sombre, est un roman qui décrit à merveille les mécanismes De l'amour. Certes il l'enjolive avec une patine romanesque qui fait sourire le lecteur d'aujourd'hui, mais cet emberlificotement des mille gammes amoureuses charme. On se prend à se rêver Fabrice, en Italie, allant jusqu'au bout de sa folie sans y trouver le malheur. le Chartreuse est un roman optimiste. On y souffre atrocement mais au soleil. Ici, en Ecosse, en vacances, on rigole sous la pluie. Joli contraste.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par valetudinaire le 23/08/2010


    La chartreuse de parme comporte tous les grands stéréotypes du roman classique et plus ou moins du roman chevaleresque. Malgré des longueurs à certain moments, des redondances, l'ensemble se lit très facilement, et on s'amuse à suivre la vie somme-toute assez divertissante de Fabrice del Dongo.

    Précurseur aussi (pas que) de l'anti-héros, Fabrice prend un malin plaisir à se sortir des embrouilles pour s'y remettre les deux pieds devant à la première occasion. Fuyard, indécis, un vrai jeune homme qui va au gré de ses sentiments (et pourtant il n'en a pas beaucoup...)

    On partage son point de vue de bout en bout (discours indirect libre spotted!) et donc ses prises de position, réflexions, interrogations. Très rafraichissant, de fait. Pas un livre fondamental ni important de quelle façon que ce soit, mais amusant. C'est ça, amusant.

    (Bon j'avoue qu'il est quand même un peu long et que là sur la fin j'ai du mal à finir, vu que je vois pas trop où il veut en venir...)

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par argali le 07/02/2012


    Je me suis finalement décidée, forcée même, à lire ce roman dans lequel je n'étais pas arrivée à entrer étant jeune. Dès la première phrase, on sent que la lecture sera ardue : « le 15 mai 1796, le général Bonaparte fait son entrée à Milan ».
    Avant de commencer à lire, se rappeler son histoire ! A l'époque, l'Italie n'est pas encore le pays unifié que nous connaissons. de multiples royaumes cherchent à dominer.
    Bonaparte est marié à Joséphine. Marie-Louise viendra plus tard. La campagne d'Egypte n'a pas eu lieu… Bon tout se remet en place. En 1814 il abdique et part pour l'île d'Elbe
    Fabrice del Dongo nait en 1797. En 1815, voyant un aigle dans le ciel, Fabrice l'interprète comme un signe. Il décide de suivre l'empereur. Napoléon est revenu au pouvoir pour 100 jours. Waterloo est une défaite. Il sera exilé à Sainte Hélène.
    L'Italie, elle, est monarchiste et être bonapartiste est mal vu.

    Impossible de comprendre ce roman si on n'est pas au fait de l'Histoire. Or, cette période n'est plus abordée aux cours d'Histoire en Belgique et il est donc très difficile de proposer cette lecture aux jeunes sans commencer par leur donner quelques notions historiques. Et bien souvent, cela les rebute d'emblée.

    Le roman est truffé de péripéties et d'embuches et cette lecture en 2012 relève d'un vrai défi. J'avoue, je n'ai pas aimé. Louvoyer sans cesse entre intrigues politiques, assassinats, complots, duperies… se déroulant à une époque révolue et que je ne maîtrise pas, cela m'a épuisée.
    L'inconstance des personnages est aussi assez lassante. D'abord soldat, puis prélat, ses voeux n'empêchent pas Fabrice d'avoir un certain nombre d'aventures, dont une se solde par l'assassinat de l'acteur Giletti. Malgré le mariage de Clélia, Fabrice continue à la désirer et finira par en faire sa maîtresse. Un enfant naîtra de cette union.
    Une fois de plus, je trouve, Stendhal dépeint un héros peu sympathique et peu attachant. Fabrice est égoïste, obsédé par ce qui l'intéresse et complètement hermétique au reste. Il agit sans cesse en enfant gâté et irréfléchi et je n'ai pas pu le trouver émouvant une seule fois.

    Dès la 2e partie, j'ai lu le roman en sautant de longs passages descriptifs, cherchant surtout à connaitre le fin mot de l'histoire. Autant, j'avais apprécié « Le rouge et le noir » et aimé les nouvelles comme « Vanina Vanini » autant ce récit m'a ennuyée. Très (trop) ancré dans son époque, je crains que sa longueur et sa lourdeur ne provoque un oubli de l'œuvre pour les générations à venir. A moins que les classiques résumés que l'on trouve aujourd'hui, ne lui donnent une seconde jeunesse. Mais j'ai des doutes.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Melopee le 24/12/2011


    Le personnage principal de ce roman, Fabrice del Dongo, c'est un peu l'anti-héros tel qu'on le connait (celui qui fonce tête baissée et se rend compte de ses erreurs après coup). Plein de bravoure mais immature, il fuit Milan, Grianta, Côme et tous les endroits qui l'ont vu évoluer pour rejoindre Napoléon, son "idole". Mais c'est dans le même temps que se déclare la bataille de Waterloo qui, comme chacun le sait, se termine sur une défaite. Ce qui est drôle c'est que Fabrice y prend part, très idéaliste sur l'issue de la confrontation. Il débarque, fait ses premières armes, se fait houspiller et termine même emprisonné.

    On le prend presque en pitié ce jeune héros qui prêche pour la gloire mais ne prend la prison et l'exil. Après la libération, il multiplie les conquêtes amoureuses et fait tomber le cœur de ses dames (c'est que c'est un séducteur invétéré). Puis, un jour, il tue au cours d'un combat, Giletti, un mari jaloux. de cela, il écope une bonne paire d'années de prison et est conduit à la tour Farnese. Ce lieu, qui aurait pu être celui de la reconstruction est surtout celui qui lui fait connaître le grand amour, en la personne de Clelia Conti, fille du gouverneur de la prison. Fabrice vit heureux, éperdu devant ses visions quotidiennes de l'être aimé mais c'est sans compter la détermination de sa tante, Gina, secrètement amoureuse, qui le convainc de s'échapper.
    Même si l'évasion est une réussite, que Clelia y était elle-même mêlée, les destins amoureux se scellent : Gina épouse consécutivement le prince puis le comte Mosca (qui l'a toujours soutenue) et doit renoncer à son cher neveu. Quant à Clelia, elle répond au vœu de son père en épousant Crescenzi, mais son cœur et ses pensées sont tous tournés vers Fabrice. le galant amour souverain se poursuit entre nos deux protagonistes italiens : Clelia et Fabrice. Ils s'accommodent de la situation jusqu'à ce qu'un événement douloureux viennent compromettre toute leur histoire.

    Voilà comment l'histoire de La chartreuse de parme bascule de la joyeuseté des guerres ou prisons à la tristesse des amours déçus et des destins séparés. Mais c'est ce qui fait le charme de ce roman : l'aspect un peu désuet des sentiments exaltés et platoniques face à la fierté et aux devoirs individuels de chaque personnage. J'ai profondément aimé me replonger dans un classique car j'y trouve à dose égale tous les plaisirs qui m'immergent dans une narration traditionnelle : une trame pleine de péripéties avec un héros à la frontière de la candeur. Et à ses côtés gravitent une foule de personnages, tous plus engagés les uns que les autres : politiquement, religieusement, amoureusement...
    J'ai été charmée par cette déambulation de lieux, de personnages, d'actions et ai trouvé beaucoup de plaisir à me trouver régulièrement interpellée par Stendhal qui s'adresse à son lecteur "le lecteur aura tôt fait de remarquer que...". Oui le lecteur est un acteur à part entière ! L'Italie où se place la majeure partie de l'action, nous parait être la terre de tous les compromis mais aussi de toutes les audaces. Et on a tôt fait de vouloir s'inscrire comme un lecteur averti de toute cette intrigue italienne !


    Lien : http://shereads.canalblog.com/archives/2011/11/29/22821582.html

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par pops74 le 06/09/2011


    Comment j'ai choisi ce roman : je ne l'ai pas choisi... Bien au contraire je ne voulais pas le lire ! Comme il me semble l'avoir déjà dit, moins je lis de classique mieux je me porte. du coup je n'en ai pas lu beaucoup... Mais je me soigne :)

    Résumé : L'enfance de Fabrice (Fabrizio) se déroule à une époque où Napoléon est au sommet de son empire et règne en maitre sur une grande partie de l'Europe. Fabrice est un fervent admirateur de l'empereur alors quand le pouvoir de celui-ci décline, il décide de s'engager à ses côtés. Mais Fabrice n'est pas un soldat très doué et lorsqu'après la bataille de Waterloo, il rentre en Italie, il est bien entendu refoulé d'une carrière militaire et décide alors de s'engager dans les ordres. Mais bien vite, son amour des femmes va le mettre bien mal à l'aise dans sa profession. Fabrice tombe très facilement amoureux et n'hésite pas à dépasser les limites des lois et à se battre pour ses belles. Surtout pour la plus belle de toute, Clélia. Ses amours le mèneront d'un bout à l'autre de l'Italie, en cavale, puis en prison. C'est d'ailleurs en ce lieu peu romantique qu'il tombera amoureux de celle qui inconsciemment va guider sa conduite et ses actions.

    Mon avis : Je sais, on n'a pas forcément le temps de lire dans cette vie de fou qu'on mène… alors quand on a un peu de temps, on lit plus facilement l'interview principal du dernier GQ, le courrier des lecteurs de Cosmo ou un bon Tintin ! Alors les classiques, ca sera pour un jour, dans 10, 20 ou 30 ans, voire quand on sera à la retraite ! (mais bon ca ce n'est pas pour tout de suite !)

    Mais peut être qu'on peut faire une exception… pour Fabrizio et Clélia, les deux héros italiens de ce roman dont l'intrigue se situe en Italie au XIXème siècle. Si vous avez déjà lu (ou juste essayé de lire) Le rouge et le noir du même auteur, eh bien ca n'a rien à voir. Autant Le rouge et le noir, est lent, autant ici l'action est très rapide ! En effet, celle-ci va à la vitesse de la réflexion de l'auteur qui a écrit les 600 pages en quelques 70 jours ! (zut j'aurais peut être pas dû vous dire qu'il faisait 600 pages, je sens que vous êtes découragés là…) Attention je ne veux pas vous forcer, après tout Balzac a fortement dénigrée cette œuvre qui a rendu célèbre le Grenoblois ! Mais vous n'êtes pas Balzac et Stendhal nous livre ici un roman d'aventure, de découverte, de cape et d'épée, de pouvoir, et bien sûr d'amour impossible dont vous ne pourrez plus vous détacher !

    la chartreuse de parme est un roman de formation où on assiste à toutes les étapes de la vie de Fabrice jusqu'à la fin de sa vie. On le voit franchir des obstacles, réussir certains combats qui le font grandir mais aussi faire face à des échecs – qui eux aussi lui apporteront beaucoup.

    Alors vous qui passez plusieurs heures par jour dans les transports en commun, plutôt que de jouer avec votre Iphone, Ipad et tout le reste de la gamme Apple, profitez que vous possédez tous les jouets dernières technologies pour … lire ! Oui, oui, lire un classique ! Je ne vous demande même pas d'aller acheter la chartreuse de parme ! Il existe en livre numérique (ebook), et étant une œuvre tombée dans le domaine public, il est gratuit ! Quant à ceux qui préfèrent les bons vieux livres papiers, vous le trouverez n'importe où pour quelques euros (je serais vous j'irais fouillez au grenier, il y est sûrement !)

    Bonne lecture à tous !

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



  • Par danyack le 22/02/2009


    Le plus grand roman de la langue française. Où il est possible de conduire une narration comme un opéra italien. Parce que comme la Recherche, il contient beaucoup d'autres livres (et parfois les mêmes) et aussi parce, derrière le romanesque, c'est une quête de soi que mène Beyle. A brides abattues.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par akahama le 03/11/2011


    La quintessence du romantisme à la française.
    Tout y est, la grandeur des sentiments, les tourments de l'âme... Mais aussi une tendre ironie, les travers des personnages étant moqués à tout bout de champs. Auto-dérision aussi dans le personnage extrêmement naïf et enthousiaste de Fabrice.
    Après une longue mise en place, le roman prend une ampleur qui ne faiblit pas même à la dernière page.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Livrespourvous le 24/08/2010


    Lisant la critique de valetudinaire sur La chartreuse de parme, je suis stupéfait qu'on puisse trouver à cet admirable roman, d'un puissant comique et d'un formidable élan, un caractère ennnuyeux.

    A mon avis, valetudinaire a un problème de vue.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par cicou45 le 06/04/2011


    Magnifique roman de Stendhal où les personnages sont en quête de bonheur et aspirent toujours à autre chose. L'action se déroule à Milan où notre jeune héros, Fabrice, qui n'aspire qu'à prouver ses talents et rêve d'exploits chevaleresques, s'engage en tant que militaire auprès des troupes Napoléon qui s'est enfui de l'île d'Elbe. Fabrice fera dons ses apprentissages de la vie sur le champ de bataille de Waterloo. Bien qu'empli de nombreuses descriptions de cette guerre dirigée par Bonaparte et qui fit de nombreux morts, ce roman est aussi avant tout un roman sur l'amour puisque Fabrice, jeune homme de 17 ans, s'engage dans diverses conquêtes où l'une d'entre elles le poussera à tuer l'acteur Giletti qui l'avait menacé en premier. Ce crime lui vaudra cependant d'être emprisonné en Italie. Là encore, Stendhal nous offre tout ce dont à quoi il nous a habitué : intrigue, complots amour impossible... En effet, en tombant amoureux de Clélia Conti, fille du gouverneur de la prison mais promis à un autre homme qu'elle finira par épouser afin de sauver l'homme qu'elle aime, Fabrice aura eu une vie parsemée d'embuches, celle-ci aura néanmoins eu le mérite d'être vécue. Clélia ayant fait de voeu de ne plus revoir Fabrice, elle continuera néanmoins toujours à le rencontrer, mais dans le noir afin de ne pas trahir sa promesse, et de cette union naîtra le fruit de leur amour : Sandrino. Magnifique roman de Stendhal, dépeint sur un fond historique. On découvre à la fois une vision de cette époque, agrémentée d'une histoire passionnante. L'écriture de l'auteur est fluide et entraînante. À lire !

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par rithe le 07/02/2012


    Merveilleux livre où nous retrouvons le héros romantique et tragique dans toute sa grandeur.
    Tout est là pour faire un bon livre, intrigue, amour, trahison, mensonge ...
    Le caractère impulsif du jeune Fabrice nous permet de rester en haleine pendant tout le livre

    critique de qualité ? (2 votes positifs)






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