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Critiques sur Le Rouge et le Noir (37)


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    • Livres 4.00/5
    Par Woland le 14/12/2007


    Hier, où j'ai passé pratiquement ma journée à le dévorer, comme la première fois où je l'avais lu, "Le Rouge & le Noir" m'est apparu comme l'un des plus grands romans jamais écrits.

    Pour être franche, je n'ai jamais très bien compris les reproches de "sécheresse" qu'on faisait au style stendhalien. C'est vrai que ce romantique se distingue avec éclat des délires hugoliens et qu'il n'a pas les tics irritants des auteurs de feuilletons comme Balzac. Avec lui, il n'y a pas non plus ces affreuses plongées dans le mélodrame larmoyant qui - à mes yeux en tous cas - décrédibilisent un roman aussi puissant pourtant que "Le Père Goriot." Bref, avec Stendhal, le lecteur contemporain s'y retrouve tout en sachant très bien, habileté suprême, qu'il a devant lui un auteur du XIXème.

    La qualité majeure de Stendhal, c'est son art de conteur. Celui-ci ne doit jamais lasser, surtout pas s'il s'autorise des digressions. Et Stendhal, tout au long des 512 pages du Livre de Poche, ne lasse pas un seul instant. Ses descriptions, sans être minimalistes, vont droit à l'essentiel - et l'on sent en lui l'amour qu'il portait aux paysages franc-comtois. Son analyse des personnages est précise, "scalpellisée" et impitoyable. Paradoxe étrange, lui qui a imposé au moins deux types "romantiques" - Julien Sorel et Fabrice del Dongo - les a façonnés comme des êtres changeants, qui ne cessent d'évoluer.

    Julien par exemple nous est tout d'abord montré comme une espèce de jeune arriviste dominé par la Haine. On peut ici utiliser la majuscule car Julien ne vit que pour haïr. Il flambe de haine : haine contre son père (et on la partage très vite !), haine contre ses frères (deux abrutis), haine contre la société sous le règne de Charles X (où régnait à nouveau la loi des castes que l'épopée napoléonienne avait envoyée au diable), haine de l'Autre de façon générale (car, ayant grandi dans un milieu qui ne le considérait que comme une machine à raporter quelque chose, Julien ne peut tout simplement pas concevoir qu'on puisse s'intéresser à lui par amitié ou amour). On finit même par se demander si Julien Sorel ne se hait pas lui-même ...

    Il y a, chez ce garçon séduisant, intelligent, prompt à apprendre et désireux de se faire une place au soleil, une forme d'autisme terrible qui finira par le mener à sa perte - une perte que cet idéaliste forcené accueille pratiquement comme une délivrance. Mais en dépit des apparences, qui pourraient laisser croire que son caractère ne se modifie pas au cours du roman, Stendhal convie son lecteur à enregistrer de menus détails qui, un à un, le recomposent subtilement de façon telle que le Julien Sorel final est bien plus grand, bien plus "pur" et tout aussi vrai que le Julien Sorel du premier chapitre.

    Autre exemple singulièrement frappant : le caractère entier et pourtant incroyablement instable de Mathilde de La Mole, laquelle paraît souffrir d'une exaltation proche de la maladie mentale.

    Rappelons les grands traits de l'intrigue :

    M. de Rênal, le maire de Verrières, une petite ville de Franche-Comté, veut à tout prix un précepteur pour ses trois fils. Non tant d'ailleurs pour les instruire que pour contrarier son grand rival, M. de Valenod, que le retour des Bourbon a tiré de la misère où il croupissait avec sa famille. Ayant entendu dire, par le curé Chélan, le plus grand bien du jeune Julien Sorel, le dernier des trois fils du menuisier local, Rênal lui propose la place et disons à la décharge du maire qu'il refusera de verser le salaire du jeune homme à son rapace de père.

    Installé chez les Rênal, Julien, qui est ombrageusement fier et prend chaque mot, chaque regard qu'on lui adresse pratiquement pour une insulte, se met en tête de séduire la maîtresse de maison. Non qu'il l'aime mais parce qu'il estime que cela serait, chez lui, une marque de caractère et de courage.

    L'inévitable arrive et, au grand étonnement de Julien (qui est souvent d'une naïveté extraordinaire quant à ses ressources personnelles), non seulement sa maîtresse semble vraiment tenir à lui mais lui-même éprouve envers elle un sentiment bien plus fort qu'il ne se le serait imaginé.

    Mais les gens jasent, la chose est inévitable. Mis au courant par des lettres anonymes qu'il tente en vain d'ignorer, M. de Rênal est bien obligé d'évoquer ses soupçons. Les amants décident de ne plus se revoir et le curé Chélan expédie Julien au séminaire de Besançon.

    C'est là que Julien se lie d'amitié avec le directeur, l'abbé Pirard. Comme celui-ci, homme intègre et rogue, est d'obédience janséniste alors que le reste du séminaire en tient pour les Jésuites, on ne saurait dire que le choix de Julien soit heureux. Pourtant, c'est par l'entremise de l'abbé Pirard qu'il va être mis en relation avec le marquis de la Mole, descendant de Boniface de La Mole qui, au XVIème siècle, avait été l'amant de la Reine Margot et qui, pour avoir tenté d'enlever Henri III et le duc d'Alençon, avait été condamné à avoir la tête tranchée en place de Grève.
    Le marquis cherche un secrétaire et Julien entre dans la place. La Chance l'y attend mais ... saura-t-il la saisir ? ...

    Même si l'on connaît l'issue fatale de ce roman, on est pris par le récit, on s'entête à y avancer pas à pas, on ne veut pas en perdre une seule virgule. De façon très moderne, Stendhal glisse dans son texte des monologues intérieurs qui plongent le lecteur dans l'esprit même du personnage visé. Et puis, cette description au petit point de la société française, provinciale comme parisienne, à la veille de 1830 est un vrai régal de cynisme et de férocité.

    Stendhal, un auteur scolaire ? ... Non, un romancier : et un grand. ;o)

    critique de qualité ? (28 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a le 02/09/2011


    "Le rouge et le noir" est fascinant !
    C'est un très beau livre que j'ai dévoré...
    Quels mots utiliser à part ensorcelant et parfait?
    A lire !

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Lirka le 07/08/2010


    J'ai lu ce livre dans le cadre de mon cours de francais, et j'ai beaucoup aimé cette histoire remplie d'émotion. le personnage de Mathilde de la Môle m'a beaucoup touché car bien que trahie par Julien Sorel elle lui reste fidèle à la fin du roman. On pourrait penser que Stendhal cherche à mettre l'accent sur le personnage de Mme de Rênal mais en lisant et relisant certains passages je persiste à penser que c'est Mathilde qu'il cherche à mettre en valeur. En tant que jeune femme je me suis sentie proche de ce personnage, plus que de celui de la femme du maire de Verrières, qui porte le titre d'épouse et de mère. Une des dernières phrases du roman : " Mme de Rênal fut fidèle à sa promesse. Elle ne chercha en aucune manière à attenter à sa vie, mais trois jours après Julien, elle mourut en embrassant ses enfants." a fini de me convaicre, que ce roman est un chef d'oeuvre.

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par philcoba78 le 28/12/2010


    Un roman pas facile à lire mais qui vaut la peine. le début est agréable et se termine en fanfare avec Mme de Renal à la fin du livre premier. La lecture du livre second est laborieuse quand Stendhal décrit les salons et les intrigues politiques. Mais tout s'emballe à partir du ministère de la vertu. La fin est flamboyante grâce à Mathilde de la Mole.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par letteratura le 10/11/2011


    Un superbe livre que j'ai littéralement dévoré en très peu de temps, moi qui croyais être face devant quelque de très difficile, j'ai découvert un joyeux de la littérature française. Mon avis sera assez long vu l'importance de l'œuvre, donc un peu de patience. Quelque spoiler, pour ce qui ne l'on pas lu, je vous le préviens !!

    Pour l'écriture de ce livre, ça a été une véritable découverte littéraire puisque c'est la première fois que je lis du Stendhal, et je vois que son écriture est assez épuré, moins lourde que du Zola, mais avec autant de consistance, accompagnés de longues énumération… Bien sur, toujours le ton particulier et délicieux qu'ont tout les classiques, on redécouvre la langue française avec Stendhal ! Sérieusement, avec cette écriture, ma lecture n'a été qu'un bonheur sans fin ! Je vous le conseille absolument, vous ratez vraiment quelque chose de votre vie !

    L'histoire a vraiment été pour moi une surprise, car je ne m'attendais pas du tout à une histoire d'amour autant mise en relief, mais cela m'a réconforté, puisque j'aime assez ces histoires d'amour très compliquées. le livre est consacré à Julien Sorel, un fils d'un charpentier bon à rien sauf pour la théologie et le latin veut monter dans la classe sociale, il rêve toujours de l'aristocratie qu'il méprise autant ! Il découvre dans ce voyage, deux femmes, une avec laquelle il aura un amour passionné, l'autre pour laquelle il a des projets moins romantique comme l'utiliser pour monter dans l'échelle sociale alors qu'elle l'aime passionnément.

    Le paradoxe du personnage, c'est ça, puisqu'il aime une femme marié passionnément alors qu'il y a une fille qu'il l'adore et qu'il utilisera seulement pour ses projets pour devenir noble, donc, cette histoire est vraiment très dérangeante, personnellement, moi j'ai pris le parti de Melle de La Mole avec Tous les sacrifices qu'elle fait pour Julien qui ne l'aime même pas ! Ce différend m'a aussi beaucoup éloigné du personnage, mais je l'ai retrouvé après avec son amour passionné avec Melle de Rénal.

    Parlons des personnages, ils sont très changeants, puisqu'on ne s'est jamais ce qu'ils pensent, un jour, ils aiment, l'autre jour, ils n'aiment pas, donc on a du mal à les comprendre au début, mais ce sentiment se dépasse quand la lecture continue, puisqu'on apprend à les connaitre, eux et leurs reflexes, donc, on sait ce qu'ils vont faire ! J'ai assez apprécié le fait que Julien Sorel est évolué dans cette histoire, puisqu'au début il n'est qu'un moins que rien, qu'alors qu'à la fin, il est très stratégique.

    Les ambitions de Sorel était l'évolution sociale, je vous l'ai dit ! Mais la chose bizarre est qu'il n'aime pas cette société, qu'il trouve hautaine et méprisante, mais en les connaissant, il apprendra que les nobles aussi ont des cœurs qui peuvent aimé et avoir de la passion, mais il ne saura utiliser cela à son compte ! Mais j'ai remarqué que la noblesse, l'aristocratie est vraiment très présente dans ce livre, donc, si vous voulez vous documentez, c'est le lieu !

    La politique aussi est très importante dans ce livre, mais le fait que je n'y comprenne absolument rien m'a un peu dérangé même si l'auteur n'a pas de fautes puisqu'il avait écrit pour son temps où tout ces problèmes de royauté était d'actualité ! Donc, c'est le seul domaine dans lequel je me suis sentie quelque peu étranger !

    L'amour, c'est un des thèmes principaux de l'histoire, mais il est tellement bien traité comme sujet, qu'on est vraiment émue de ces personnages qui n'appartiennent même pas à mon siècle, l'amour de Mme de Rénal, ses remords envers son mari et la religion, l'amour sans fin de Mathilde qui ne finira jamais, les Lettres d'amours, autant de choses qui m'ont plongé dans un univers d'amour problématique, j'en allais presque aux larmes, mais non… Donc, j'ai adoré le coté amour de ce livre, qui n'est peut être pas le plus important, mais c'est mon avis, donc je me dis que j'ai préféré l'amour à la politique barbante de ce temps-là, puisque l'amour est universelle !

    La fin est vraiment très surprenante, mais le fait qu'elle soit comme ça, a aussi une logique, puisque Julien est dans une impasse avec Mathilde, donc il instaure un nouveau cadre pour supprimer le problème des amours. Mais je vous assure, vous allez adorer la fin, même si elle est quelque peu glauque !! Voyez jusqu'au l'amour peut aller… Finalement, j'aimerais comparer ce livre à Orgueil et Préjugés de Jane Austen, au moment De l'amour de Mathilde et Julien avec l'orgueil de Mathilde et les préjugés sur la noblesse de Juilen, mais je vous assure, c'est juste une petite comparaison qui m'avait frappé lors de ma lecture !


    Lien : http://litteraire-en-herbe.blogspot.com/2011/11/le-rouge-et-le-noir-..

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



  • Par akhesa le 30/11/2011


    un grand bonheur probable attend qui tient ce livre entre ses mains.
    lire ou relire stendhal,c'est presque surement la promesse de ce temps de lecture qui n'est pas un passe-temps mais un temps que le genie ajoute au temps de notre vie

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe le 03/09/2011


    Rouge des officiers. Noir de la prêtrise. Prestige de l'uniforme.
    Dans un style sec,d'une écriture limpide et simple,Stendhal,Marie-Henri Beyle,écrivain français bourgeois du XIX° siècle, né dans une famille monarchiste,mais républicain dés sa jeunesse, signe là un (l'un de ses) chef d'oeuvre qui pourtant n'aura qu'un succés tardif.
    La figure mythique de Napoléon Bonaparte,héros dont les victoires font rêver Julien Sorel personnage principal mégalomane et ambitieux et Stendhal qui pioche largement dans sa biographie pour écrire, est mise en avant dans Le rouge et le noir.
    Une histoire tirée d'un fait divers, mais quelle belle étude psychologique!
    Le jeune Julien Sorel,fils d'un simple menuisier,fier,fougueux, vif et intelligent, latiniste grace au bon père Chélan qui le destine à la prêtrise (mais a-t-il la vocation?), devient le précepteur des enfants du maire de Verrières Monsieur de Rénal.
    Orgueilleux, il n'éprouve que "haine et horreur pour la haute société où il est admis" mais on le respecte.
    Arriviste,hypocrite, il devient l'amant de Madame de Rénal, la trentaine, naïve, qui découvre l'amour à ses côtés.Il se lance dans les batailles comme un Napoléon, savoure ses victoires et elle lui obtient un poste de garde d'honneur.
    Bel habit bleu,épaulettes d'argent,sabre au flanc,Julien parade.
    Froid,il manipule, susceptible, il interprête, sournois, il se sert d'elle pour réaliser ses desseins.
    Des rumeurs courent, le mari, jaloux tempête. Elle ruse et utilise un subterfuge pour éloigner Julien sur Besançon chez les séminaristes.
    Au bout de 14 mois,il la revoit.Le mari les surprend.Julien part sur Paris où sa route croisera celle de Mathilde de La Mole, jeune fille d'esprit moins innocente que Madame de Réal.
    Qui méprise, qui manipule? Qui est le maître,qui est l'esclave?Qui aime vraiment? Qu'est-ce que l'amour?
    Beaucoup d'interrogations dans ce livre, de beaux portraits!
    Un coup de pistolet final, une condamnation pour réaliser enfin ce qu'aurait pu être le bonheur!

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par argali le 09/05/2011


    Inspiré par un fait divers (l'affaire Berthet), Stendhal n'a pas ajouté grand-chose à l'histoire initiale.
    Décrié par ses pairs à l'époque, Stendhal choqua par son audace et son athéisme assumé. le roman fit scandale et n'eut pas beaucoup de succès.
    "Un de vos crimes c'est d'avoir exposé à nu et au grand jour certaines plaies du cœur humain trop salopes pour être vues... Il y a dans le caractère de Julien des traits atroces, dont tout le monde sent la vérité mais qui font horreur. le but de l'art n'est pas de montrer ce côté de la nature humaine" écrivait Prosper Mérimée dans une lettre à Stendhal.

    Alors qu'est-ce qui plaît aux lecteurs dans ce roman ? Qu'est-ce qui fait son intérêt ?

    Tout au long du récit, Julien oscille entre l'uniforme de l'armée et la soutane du prêtre. Nous sommes sous la Restauration, et Julien est toujours sous le charme de Napoléon et de ses exploits. Rongé d'ambition, il sait cependant que ce n'est pas dans une carrière militaire qu'il pourra assouvir ses attentes de prestige. Il n'y a plus de place pour les conquérants.
    Il a une revanche à prendre sur la vie, sur sa famille. Mais s'il était mal vu des siens car trop intellectuel, il restera toujours pour les bourgeois et les aristocrates, un paysan. Un paysan instruit et parvenu, certes, mais un paysan quand même.
    Les choses ont-elles vraiment changé aujourd'hui ? Sans doute au fil du temps, ce thème continue-t-il à trouver écho chez ses lecteurs.

    Julien est aussi le témoin de son époque, celui des désillusions de toute une génération qui a cru à un changement politique réel. le roman dépeint aussi les joutes et affrontements de la bourgeoisie, de la noblesse, du clergé et des « petits », la médiocrité de ces conflits d'intérêt.
    Le séminaire n'est pas épargné qui ne voit que basses luttes intestines où règnent hypocrisie, arrivisme et cruauté.
    Dans ce ramassis d'hypocrites, de comploteurs, d'égoïstes, il y a cependant quelques âmes pures, qui chacune à leur manière propose une alternative à cette vie. Je pense notamment à Fouqué. Mais Julien n'en a cure, trop aveuglé par sa propre ambition.

    Un autre intérêt se trouve dans la personnalité de Julien Sorel. Son ambiguïté ajoute à l'attrait. Julien attendit un instant, le haut du corps légèrement penché, et avec un air orgueilleusement humble.
    Ses pensées, passées au crible par Stendhal, annoncent chacun de ses actes. Tour à tour bon et machiavélique, sa personnalité évolue au fil des pages. Né paysan, devenu petit bourgeois par son éducation, anobli par le Marquis de La Mole, il ne trouvera jamais sa place dans cette société où il souhaite tant être reconnu. Il convoite la réussite sociale mais voit les riches comme des gens à combattre. Ebloui par le luxe et la vie facile, il sait qu'il est trompé par le faste et les apparences.
    Coincé entre valeurs et ambition, il sera aussi mal compris par les autres. L'abbé Pirard l'a bien senti qui lui dit : « Je vois en toi quelque chose qui offense le vulgaire. La jalousie et la calomnie te poursuivront. En quelque lieu que la Providence te place, tes compagnons ne te verront jamais sans te haïr.»

    Enfin, il y a les relations amoureuses, les deux amours de Julien, liées chacune à une ascension sociale. Sentiments et ambition se mêlent une fois de plus. Qui des deux a-t-il réellement aimée ? Madame de Rênal, la mère, la protectrice qu'il admire et dont il aimait les parfums et les tenues ? Mathilde de La Mole, la jeune fille rebelle qui attire tous les regards, qu'il aimera sur le tard, après réflexion ?

    La fin ne me plaît pas plus aujourd'hui que lorsque je l'ai lu à 16 ans. Tout me semble précipité. Julien meurt et tout le monde perd la tête. Cela me paraît inabouti après les longs développements du récit. C'est dommage.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par misscece le 23/06/2010


    J'ai lu ce livre dans le cadre du cours de français, mais je voulais déjà le lire depuis quelques temps. Au moins pour connaitre le style stendhalien et le GRAND roman de cet auteur réaliste du XIXe siècle.
    Tout d'abord, j'avoue que ce livre m'a souvent ennuyée à cause de longueurs dues aux nombreuses descriptions détaillées dont beaucoup ne sont absolument pas indispensables.
    Cependant, l'histoire de Julien Sorel nous plonge véritablement dans l'époque de l'écrivain ; nous nous y immergeons notamment grâce à la mentalité de nombreux personnages et types qui est très bien décrite.
    L'histoire est celle d'un jeune homme issu d'un milieu modeste, mais très ambitieux. Deux passions amoureuses sur lesquelles l'auteur met l'accent vont le marquer.
    Mais en réalité, on parle surtout de l'ambition de Julien qui ferait quasiment tout pour arriver à ses fins. La fin du livre est à mettre à part car le héros devient beaucoup plus simple et presque attachant ... Une fin que je ne raconterais pas, même si beaucoup la connaissent déjà, pour ne pas ôter le suspense des autres.
    Disons tout de même que, tragique, elle retranscrit bien le monde du XIXe siècle dans lequel les catégories sociales sont encore très cloisonnées.

    En conclusion, je recommande ce livre (surtout n'abandonnez pas avant la fin !!!) car c'est une bonne source littéraire et historique.

    >A lire.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe le 03/09/2011


    Une trop grande ambition, une trop grande froideur, et de trop grandes rancoeurs nuisent-elles à l'amour?
    Voilà ce qu'apprendra à ses dépens Julien Sorel, jeune et orgueilleux précepteur issu d'un milieu simple mais prêt à tout pour réussir!
    Une femme naïve est-elle capable de ruse lorsqu'elle est amoureuse?
    Que de subterfuges Madame de Rénal, n'inventera-t-elle pas pour rejoindre Julien, son amant, et tromper son mari!
    Un homme roué en affaires, l'est-il au lit?
    Monsieur de Rénal se laisse "emberlificoter" et mener en bâteau comme un benet.
    Une femme inventive et spirituelle a-t-elle suffisamment d'atouts dans son jeu pour garder intacte la fougue de Julien, rejeté par "la haute société" parisienne?
    Mathilde de La Mole en fera les frais!
    Quatre beaux portraits psychologiques et surtout deux grandes questions Qu'est-ce que l'amour véritable? Qu'est-ce que le bonheur?
    Un chef-d'oeuvre de la littérature!
    Incontournable!

    critique de qualité ? (5 votes positifs)






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