ISBN : 2360510053
Éditeur : Orbit (2009)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Depuis des siècles, l'histoire de Robin des Bois et de sa bande de voleurs a captivé l'imagination de millions de personnes. Aujourd'hui... la légende renaît. XIe siècle, Angleterre. Depuis l'arrivée des envahisseurs normands, les Celtes ont été repoussés dans les monta... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par boudicca, le 20 mai 2012

    boudicca
    Après la légende du roi Arthur et de ses chevaliers (Le cycle de Pendragon), S. Lawhead s'attaque ici à la non moins célèbre figure de Robin des bois. Première initiative originale de l'auteur : situer l'action dans l'Angleterre du XIe siècle où les envahisseurs normands et les Celtes vaincus cohabitent difficilement. C'est dans ce contexte que Bran, héritier du trône d'Elfael, va se retrouver priver de ses terres et de son héritage au profit d'un grand seigneur qui par son action le condamne à une situation des plus précaires. le scénario est plutôt alléchant bien que dans ce premier tome l'auteur se contente de poser les bases de l'histoire de Robin des bois. L'action n'est donc pas vraiment au rendez-vous, même si on se laisse toujours facilement embarquer par le talent de conteur de S. Lawhead.
    Si le personnage de Bran, sur lequel se concentre ce premier volume (les deux suivants étant respectivement consacrés à Will l'écarlate et à frère Tuck), n'est au départ pas particulièrement attachant, il semble évoluer positivement au fil du récit. On voit également d'ors et déjà apparaître un certain nombre de têtes connues : Tuck, fidèle à sa réputation mais plus complexe que ce qu'il n'y parait, Petit Jean et sa force colossale, une Mérian bien différente de celle que l'on a coutume de voir... Malgré quelques défauts et une certaine lenteur de l'intrigue, c'est toujours un plaisir de se replonger dans l'histoire de ce célèbre voleur prenant aux riches pour donner aux pauvres, d'autant que la fin laisser présager un second volume plus animé.
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Folfaerie, le 29 mars 2011

    Folfaerie
    J'attendais avec une certaine impatience de pouvoir lire cette trilogie consacrée à l'un de mes héros d'enfance, récemment revisité au cinéma par Ridley Scott, j'ai nommé Robin des Bois.
    J'ai lu bien évidemment la version en deux volumes d'Alexandre Dumas (qui en fait a délégué l'écriture à l'une de ses maîtresses !), Robin des Bois prince des voleurs et le proscrit, et ivanhoé de Walter Scott, dans lequel Robin tient une place non négligeable. Côté parodie, j'avais également appréci ivanhoé à la rescousse de William Thackeray. Ne me manque que la version d'Howard Pyle.
    Robin est davantage présent au cinéma, et de tous les films traitant de mon héros, je confesse un faible pour la version avec Kevin Costner ainsi que la dernière avec Russell Crowe.
    L'idée de faire de Robin Hood un Gallois et de transposer l'action au XIème siècle n'est pas si farfelue dans la mesure où bien qu'il fut popularisé au XIVème siècle, on trouve une première trace écrite dès le XIIIème. On peut donc raisonnablement supposer que le personnage est antérieur à cette époque. A partir du XVème, le mythe s'étoffe au fil des différentes ballades, faisant apparaître un certain nombre de figures qui seront indissociables de la légende de Robin des Bois : le shériff de Nottingham, Guy de Gisbourne, lady Marianne, Petit Jean, frère Tuck, Will Scarlett, etc. et bien entendu le bon roi Richard Cœur de Lion et son perfide frère Jean, car après moults changements, l'histoire de Robin se déroulera finalement sous ce règne. On le voit, la matière est diversifiée, éparse et contradictoire. Stephen Lawhead avait donc tout loisir de s'approprier le mythe pour le réinventer.
    Or donc, Robin est Gallois et il se nomme Bran Ap Brychan, l'héritier du trône d'Elfael. le pays de Galles est peu à peu envahi par les Normands. Nous somems donc loin du règne de Richard Cœur deLion. Ici le souverain se nomme William le Rouge. A la suite de la mort de son père le roi, tué dans un traquenard organisé par les Ffreincs (c'est comme ça que les gallois appelaient les Normands), Bran est contraint de fuir. Gravement blessé, le jeune homme est sauvé par une vieille femme énigmatique, Angharad, au cœur de la forêt. Pendant ce temps, le baron de Neufmarché et le comte Falkes de Braose complotent et manigancent pour s'approprier les cantref (c'était une division territoriale galloise au Moyen-Age) voisins. A ce propos, j'aurai hautement apprécié un petit lexique en fin de volume car outre le cantref, les Ffreincs, il a fallu que j'aille chercher la signification des marchogi (cavaliers en gallois).
    Les éléments principaux qui constituent le socle de la légende sont posés : pour récupérer son royaume, Bran doit verser une somme exorbitante aux envahisseurs, et fort logiquement, Bran et ses compagnons ont l'idée de voler les Ffreincs. Les Gallois opprimés (leurs fermes sont brûlées et le peuple est réquisitionné pour construire une ville) se retrouvent dans la forêt où ils forment une misérable communauté. Tout comme dans les différentes légendes, le noble Bran se retrouve naturellement à la tête de ces pauvres diables.
    Le jeune homme est épaulé par Iwan (Petit Jean) l'un des anciens champions du roi, et seul rescapé du massacre, et par frère Aethelfrith, surnommé Tuck, un moine bon vivant et résolu à aider Bran.
    Durant sa convalescence chez la barde Angharad, Bran entend pour la première fois la légende du roi corbeau dont il va se servir un peu plus tard, face aux Normands ; Enfin, on retrouve l'élément féminin indispensable. Bran aime Merian, fille du roi Cadwgan. Leurs relations sont plutôt tumultueuses et je suis curieuse de savoir comment s'opérera le changement dans la second tome, Will.
    Le récit alterne scènes d'actions, rebondissements et passages plus contemplatifs. Car le lecteur assiste à la lente transformation de Bran, héritier égoïste et capricieux, qui peu à peu prend conscience de son devoir. Il y a évidemment beaucoup de bonnes trouvailles originales dans le roman qui respecte cependant la plupart des éléments de la légende. Une version suffisamment intéressante pour que j'ai envie de lire la suite.
    Cependant, je ne peux cacher ma déception sur le plan littéraire. Je ne sais si la faute en revient à Stephen Lawhead ou à la traductrice mais bigre, que tout ceci est plat et terne. Outre le fait que les descriptions des forêts ne sont pas assez nombreuses à mon goût, (et j'aurai aimé un peu plus de poésie) c'est le style général qui m'a déplu. J'avais espéré une écriture plus soignée, quelque chose de qualité au service de l‘une des plus belles légendes mais je me suis retrouvée face à un texte plutôt pauvre, parsemé de maladresses, de tirades banales. Quel regret !
    Une telle histoire sous la plume de Jean-Louis Fetjaine (comme ça, au hasard) aurait été un cadeau inespéré ! Alors même si j'ai globalement aimé l'histoire, ce ne fut pas une lecture enfiévrée et impatiente comme je l'avais espéré.

    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-robin-le-roi-co..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lindenbroock, le 26 novembre 2010

    Lindenbroock
    Il suffit parfois d'un rien pour donner un nouvel attrait à une figure de légende. Ici, oublié le bon roi Richard. Nous sommes aux alentours de 1070 et un certain Bran ap Brychan va se frotter à l'occupation normande de Guillaume le Conquérant.
    D'entrée de jeu, c'est le dépaysement le plus total et vous vous surprendrez au fil des chapitres à guetter tous les indices qui peuvent vous mettre sur la piste du réputé Robin de Loxley… en pure perte ou presque. Stephen Lawhead brouille les pistes avec brio. Bien sûr, il y a des indices, comme cette nature forestière omniprésente ou bien ces vilains normands qui taillent et dépècent sans autre forme de procès. Mais de Robin Hood, point ! Et pour cause, nous sommes manipulés.
    Tout d'abord, l'auteur nous a délocalisé au pays de Galles, près de trois siècles avant la date généralement admise. La plupart des personnages sont affublés de noms gaéliques et nos héros, loin d'être des seigneurs rutilants, ressembleraient plutôt à des chevaliers-paysans. Et c'est bien là que cette entreprise prend tout son sens. Grâce à ces artifices, nous allons littéralement redécouvrir cette légende sous un jour nouveau. Et finalement, à lire les notes de l'auteur en fin de volume, nous ne sommes peut-être pas si loin de la réalité historique si jamais elle a existé.
    Ainsi, ce qui pouvait passer de prime abord pour de simples artifices va servir de moteur à cette histoire. L'intrigue est solide. Les décors, de cette nature encore sauvage qu'on imagine magnifique, sont bien plantés. Et si la vie à cette époque est rude dans cette partie du monde, les personnages n'en apparaissent que plus réalistes. Au fil des pages, la soif de savoir vous entraînera dans votre lecture. A pied ou à cheval, vous vous en irez par monts et par vaux, au cœur des sombres forêts. L'arc en bandoulière et la dague au poing, vous poursuivrez le Roi Corbeau, Bran le bien-nommé, vers votre destin…

    …la lecture du second tome de cette saga intitulé : Will.
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    • Livres 3.00/5
    Par Philemont, le 01 juillet 2010

    Philemont
    Avec la trilogie du Roi Corbeau, Stephen R. LAWHEAD revisite la légende de Robin des Bois en la transposant du coeur de l'Angleterre au Pays de Galles. Il le justifie d'ailleurs dans la postface de ce premier tome par de nombreuses références historiques, et par son intuition personnelle.
    C'est ainsi qu'il situe son intrigue en 1093, quand les Normands ont envahi l'Angleterre, qu'ils ont repoussé les Celtes dans les forêts primitives du Pays de Galles, et que Guillaume (William dans le roman) II voyait dans ce territoire une source de revenus pour le financement de ses nombreuses guerres. Bran ap Brychan est l'un des seigneurs celtes contraint d'abandonner son royaume sous peine d'être tué par l'occupant. Encore est-il que le personnage est si léger qu'il envisage tout d'abord de le faire au sens propre. Mais c'est sans compter sur sa destinée, qui le conduit à faire des rencontres aussi réelles que légendaires, et à entrer dans une forme de résistance appelée à traverser les siècles.
    Dès lors le récit de LAWHEAD cesse d'être personnel et se concentre sur une galerie de personnages que le lecteur se plaira à identifier aux personnages que l'imaginaire collectif a immortalisé. Il leur fait vivre des aventures pleines d'action, dans un univers sylvestre à la limite du merveilleux, et se contente de leur façonner des psychologies manichéennes, sans toutefois tomber dans la caricature pure et simple.
    Le résultat est un roman facile, mais néanmoins parfaitement structuré, qui pourrait bien emporter l'adhésion des lecteurs peu exigeants en termes d'originalité. Les autres passeront probablement leur chemin, à moins qu'ils n'aient envie de se replonger dans l'une de ces légendes qui ont bercé leur enfance.
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    • Livres 3.00/5
    Par Ceinwin, le 14 décembre 2010

    Ceinwin
    Autant le dire tout de suite, on est un peu déboussolé par cette version de la célèbre légende de Robin des bois. Déjà, Robin ne s'appelle pas Robin mais Bran, ensuite l'action ne se déroule pas à Sherwood mais au pays de Galle, plusieurs siècles avant la version habituelle. Pour ajouter à la confusion, la plupart des noms sont différents et des personnages ont été ajoutés. Mais après la surprise passée, on s'habitue vite aux nouveaux décors, d'autant plus que le message de justice prôné par la légende de Robin des Bois est universel et transposable à toutes les époques et tous les peuples.
    On assiste donc à la naissance du mythe. du jeune noble arrogant au justicier courageux, nous suivons pas à pas sa transformation. L'ensemble est plaisant, même si le style laisse parfois à désirer. Les personnages sont attachants. Mérian (Marianne) est pour moi la plus intéressante, car en lutte permanente entre ses propres contradictions.
    Une lecture plaisante et qui nous donne un autre aperçu de la légende.A ne pas manquer, l'épilogue, où Lawhead nous explique son choix de transformer Robin de Loxley en Bran ap Brychan.
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Citations et extraits

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  • Par FleurCannibale, le 26 août 2010

    "Un baiser, mon amour, et je m'envole", chuchota Bran en se pressant contre elle encore un peu plus.
    A la fois effrayée et excitée par le danger que Bran entrainait toujours dans son sillage, Mérian ferma les yeux et effleura de ses lèvres la joue du jeune homme. "Voilà! fit-elle avec fermeté tout en le repoussant. Disparais maintenant.
    _Ah, Mérian." Il posa sa tête contre sa poitrine brûlante. "Comment puis-je partir, quand partir revient à laisser ici mon coeur?
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  • Par Ceinwin, le 14 décembre 2010

    Adieu Mérian, dit-il, la main dans ses cheveux.
    -S'il te plait, ne pars pas. » Elle se tendit pour s'efforcer de le toucher ; ses doigts ne firent qu'effleurer ceux du jeune homme.
    « Pense à ton peuple, Bran, l'adjura-t-elle. Ils ont besoin de toi. Comment pourras-tu les aider à Gwynedd?
    -Je t'aime, Mérian, dit-il en s'éloignant. Souviens-toi de moi.
    -Bran, non ! Attends ! »
    Mais il courait déjà pour sauver sa vie.
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  • Par Arwen, le 30 avril 2011

    "[...] elle s'était mise dans un tel état de nerf qu'elle avait l'impression qu'on avait ouvert une cage à moineaux dans ses entrailles, et que les pauvres oiseaux cherchaient désespérément à s'échapper."
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