
Cryptonomicon, tome 3 : Golgotha
Cryptonomicon. 1, Le code Enigma
Le Samouraï virtuel
Ce deuxième volume de l'édition française qui a séparé le Cryptonomicon en trois parties, immerge enfin totalement le lecteur halluciné dans ce qu'il est faible de qualifier comme l'un des romans majeurs de la science-fiction... sinon de la littérature mondiale elle-même (salué aux USA, mais passant inaperçu en France).
Après la première époque, Le Code Enigma, l'action du technothriller uchronique et hard science informatique visant à mener une réflexion sur le rôle de l'information dans notre société, prend avec Le Réseau Kinakuta son rythme de croisière : Alan Turing est sur le point d'inventer la machine à calculer électronique qui sera utile à son ami le génial Lawrence Waterhouse (lequel avait cassé le code de la machine allemande Enigma) pour décrypter les messages des forces Japonaises de l'Axe. Tout continue de converger soixante ans plus tard lorsque le hacker Randy Waterhouse, en bâtissant dans le Sultanat de Kinakuta un "paradis informatique", repère un sous-marin lié à son grand-père Lawrence, grâce à Amy, la petite fille du marine Shaftoe. Mais les mafias, gouvernements et sectes tordues s'y intéressent...
Le troisième tome révèle le mystère régissant la fresque. Ce volume, toujours aussi proche de Thomas Pynchon, sera difficile à comprendre si vous n'avez pas lu le précédent. Pourtant, ce "Moby Dick des informaticiens", selon les mots de l'auteur, est lisible par tous, quoiqu'il nécessite une attention et une concentration soutenues. Inattendu, paranoïaque et exposant davantage que le précédent une forme très rare d'humour (telle la mise en équations de la "clarté d'esprit lié à l'excitation sexuelle"), cette seconde époque confirme le génie litté