Par Hall Steven

Note moyenne : 3.11/5 (sur 9 notes)
Robert Laffont 2009
ISBN : 222110854X  
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L odyssée terrifiante et onirique d un homme traqué par un requin conceptuel qui se nourrit de sa mémoire... Un puzzle métaphysique, un thriller futuriste et une histoire d amour mythique. Eric Sanderson se réveille un matin dans une maison qu il ne connaît pas, complètement amnésique. Il trouve sur la table une lettre dans laquelle son ancien moi lui demande d entrer au plus vite en contact avec une psychiatre. Celle-ci lui apprend que depuis la mort accidentelle de sa fiancée, Clio Aames, il a sombré dans une profonde dépression, et a connu onze épisodes dissociatifs. Mais bientôt, une série de lettres, d indices et de textes codés qu il s est lui-même envoyés l aide à reconstituer l histoire véritable de son passé. Il découvre qu un requin conceptuel, qui vit dans les eaux troubles de la pensée les flux de lettres, de mots, de communications humaines qui ont acquis une texture vivante , le traque et dévore ses souvenirs. C est en voulant modifier le passé, pour ramener celle qu il a aimée à la vie, qu il a accidentellement libéré ce monstre de pensée, et s est condamné lui-même. Il part alors à la recherche de Trey Fidourous, un docteur du langage, le seul à pouvoir le sauver d un anéantissement progressif. Le monde du langage acquiert ainsi dans le récit une vie propre, et constitue un monde parallèle, puissant et effrayant, au sein duquel le héros va devoir s enfoncer pour recouvrer la vie, et la femme qu il a perdues. Ce roman moderne, poétique, jubilatoire est construit comme un puzzle onirique, au suspense très efficace. C est aussi une subtile réflexion sur les dangereuses propriétés du langage, la fragilité de nos identités et de la mémoire : jeux typographiques, messages mystérieux, fragments d encyclopédie imaginaire y forment un jeu de piste fascinant. Sondant la perte, l'amour et le deuil impossible, Steven Hall reprend magnifiquement le mythe d Orphée et d Eurydice.

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roman   fantastique   steven   21ème siècle  

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Critiques et avis sur Et Dormir Dans l'Oubli Comme un Requin...


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    • Livres 4.00/5
    Par guika, 2009-08-18 21:31:12

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    Les deux méchants de l'histoire, ce sont deux monstres virtuels, deux golems qui étendent leur empire sur le monde réel. Le premier est un ludovicien, requin nageant dans les flux d'idées, se nourrissant de mémoire humaine. Le second, Mysoft Ward, était à l'origine un chercheur ayant découvert le secret de la vie éternelle, mais dépassé par le monstre qu'il a créé.



    Les gentils, ce sont un homme sans mémoire, son chat, une jeune fille qui va se révéler être la compagne idéale de l'homme sans mémoire, et enfin un vieil homme, savant ronchon, mais qui cache un cœur vaillant et généreux. La survie de ce petit groupe va passer par la destruction des deux monstres.



    L'intrigue est cousue de fil dentaire, et pourtant on est tenu en haleine sur la longueur par ce thriller fantastique. La manière de recycler les clichés du genre est astucieuse de bout en bout. On pense bien sûr aux dents de la mer, mais également à Frankenstein, tout cela épicé de légendes urbaines, et relevé d'une pincée de théorie du complot.



    S'il est vrai pourtant que par moment, on frôle la recette de cuisine, l'auteur s'en sort à chaque fois par la grâce de vrais morceaux de littérature. La sincérité de l'auteur finit par l'emporter in extrémis sur l'impression d'un roman construit avec de grosses ficelles. On reste sur une note finale positive, essentiellement par la grâce d'une histoire d'amour qui finit par emporter le morceau. C'est quand l'auteur renonce à ses effets les plus faciles qu'il nous convainc de l'évidence de son talent.

    Lien : http://arnivi.blogspot.com/2009/08/et-dormir-dans-loubli-comme-un-re..
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    • Livres 3.00/5
    Par beroune, 2009-07-02 13:30:50

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    Je suis sortie de cette lecture un peu troublée. A vrai dire ce livre est assez étrange... Etrange par rapport aux situations et à l'ambiance qui s'en dégage. Etrange également par rapport aux incertitudes qui subsistent.



    Tout commence avec une situation qui échappe au personnage principal : Eric Sanderson se réveille amnésique. Plusieurs lettres qui lui sont envoyées ont été écrites par "le premier Eric Sanderson". Grâce à des indices et à des codes, il va reconstituer son passé et va découvrir qu'un requin le traque pour se nourrir de sa mémoire : le ludovicien.



    Jusqu'à la page 150, environ, Eric Sanderson évolue dans un monde qui pourrait être celui de chacun, mais lorsqu'il rencontre M. Personne, nous basculons dans un monde parallèle. Le héros est-il fou et/ou rêve-t-il ? Ou alors ce monde parallèle existe-t-il ?



    Beaucoup de références, de symboles et de jeu avec les mots ont été apportés par l'auteur (comme la marquante représentation du ludovicien qui approche pour attaquer. Il est composé de mots que l'on découvre au fil des pages. C'est surprenant et très bien fait).



    Le style de l'auteur m'a bien plu. Il nous expose les sentiments d'Eric avec aisance (le passage où Eric rencontre M. Personne m'a marquée !). Lorsque l'on entre dans le monde parallèle avec le personnage principal, on suit ses pensées les plus folles sans que cela ne nous paraisse insensé. Entre les chapitres du nouveau Eric se glissent des chapitres de sa vie d'avant. Ce sont des moments qui permettent de mieux cerner ce personnage qui a perdu son passé et j'ai particulièrement apprécié ces passages.



    Malgré tout, je reste un peu perplexe car l'auteur laisse des questions en suspend et je trouve cela assez frustrant.

    Lien : http://ulaz.vefblog.net/
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    • Livres 0.00/5
    Par Nephthais, 2009-06-02 23:24:51

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    Ce fut une lecture pour le moins déroutante. Le début de l'histoire, la découverte de ce qui arrive à Eric, nous plonge de suite au coeur de l'action. Le style, rapide, nous fait partager la panique qui doit être celle de l'homme qui se réveille sans savoir qui il est ni où il est... Vous savez, les quelques secondes de flottement au réveil, le matin, quand on se demande où on est ? Ici, c'est mille fois pire...

    Ensuite, quand on commence à entendre parler du requin et qu'on bascule dans un monde parallèle, complètement surréaliste, j'ai failli décrocher. Mais j'ai maintenu le cap de ces trente pages un peu space, et j'ai bien fait : le lutte contre le requin et la vérité qui se fait jour petit à petit, Sanderson qui retrouve ou découvre des bribes de son passé, tout cela est prenant, limite étouffant.

    J'ai vraiment trouvé l'écriture de l'auteur très efficace pour traduire les sensations multiples et complexes de Sanderson, mêlant soulagement, peur, malaise... Par ailleurs, les pages sont accompagnées de dessins, par exemple pour expliquer en détail comment Sanderson déchiffre un message codé caché dans une lettre. Les dessins qui m'ont rendue mal à l'aise sont ceux de l'attaque du requin : on voit quelques mots apparaître sur une page, qui deviennent plus lisibles au fil des pages à mesure que le requin approche...

    Quant à la fin, elle m'a scotchée... J'ai refermé le livre en me posant beaucoup de questions et en remettant des certitudes en cause. Je crois que je penserai pas mal à ce livre dans les jours à venir. Et quant au concept de poissons de la pensée, qui naviguent dans les esprits mais sont plus réels que ce que l'on croit, c'est très intriguant, tout comme la frontière entre le réel et les conceptions de l'esprit, plus mince qu'on ne le croit.



    Lien : http://chez-neph.over-blog.com/article-32174484.html
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    • Livres 1.00/5
    Par yo, 2009-07-07 12:07:57

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    Grande première aujourd’hui, puisque je vais vous parler, enfin évoquer, un roman que je n’ai pas terminé. Cet ouvrage m’est tombé des mains alors que je suis d’habitude très persévérant dans mes lectures. Si un auteur a pris le temps de l’écrire, et surtout si un éditeur a pris le temps de le publier (et pour celui-ci de le traduire), c’est qu’il doit y avoir une raison. Eh bien là, je cherche encore.



    Eric Sanderson rentre chez lui. Problème : il est amnésique. Mais le premier Eric Sanderson, avant d’être amnésique, a laissé des indices pour que le nouveau Eric puisse comprendre son histoire. Eric Sanderson rencontre donc un psychiatre, qui l’incite à partir à la recherche d’un professeur du langage. Mais Eric est poursuivi par un ludovicien, le requin du titre, qui lui mange peu à peu la mémoire.



    Je dois avouer que je n’ai pas tout compris aux intentions de l’auteur. Il y a une dimension de science-fiction mâtinée de psychologie, nous sommes d’accord. Il y a une intrigue qui se veut pleine d’action, avec la menace de ce requin fantasmé (ou non) combattu avec des dictaphones, la rencontre avec Scout et leurs déambulations dans un labyrinthe de livre avec un chat roux prénommé Yann. Mais l’ensemble n’a jamais fait sens. J’ai eu l’impression d’être face à un salmigondis indigeste, dans lequel on passe d’une scène à l’autre sans comprendre les enjeux de l’intrigue, si ce n’est l’envie de retrouver ce professeur (mais pourquoi le retrouver ?). Les personnages sont à peine esquissés, l'intrigue confuse à souhait et l’écriture est très plate. Rien de très réjouissant. Les quelques dessins qui jalonnent le roman permettent de comprendre certains éléments de l’intrigue, mais ce fut trop peu pour m’embarquer dans cette aventure.

    Lien : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-32451599.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Vance, 2009-07-04 11:54:17

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    Etrange rencontre.

    Ce livre, je l’ai choisi. De nombreux éléments avaient attiré mon attention : le titre, suffisamment troublant et déjà évocateur, mais aussi la 4e de couverture, un peu plus explicite que le résumé que je vous ai recopié ci-dessus. Car elle reproduit également le texte d’une lettre que le personnage principal lit peu de temps après son réveil initial, qui commence par ces mots :

    Si tu lis ceci, je ne suis plus de ce monde.

    Et qui est signée : le premier Eric Sanderson.



    Immédiatement fascinant. On se prend à imaginer des tas de pistes sibyllines et des références à la psychologie comme aux littératures de l’Imaginaire : un Doppelgänger ? Une histoire de métempsycose ? De clonage ? De déplacement temporel ou d’univers parallèle ? Peut-être simplement une enquête menée par un fantôme…

    Assez pour exciter le lecteur moyen. Moi, en tout cas.

    Mais il y a mieux.



    Il y a que ce livre me rappelait, par certains détails, et avant même l’avoir ouvert, cet OVNI littéraire ardu et méritoire qu’était la Maison des feuilles [lire la chronique en cliquant] : récits entrecroisés et jeux typographiques dans une mise en page révolutionnaire constellée de renvois à des annexes conséquentes, un roman labyrinthique éreintant et passionnant tant par sa construction que par sa présentation.

    Le fait est que c’est moins, et bien plus à la fois.



    Steven Hall, en prenant en exergue un texte de Jorge Luis Borges, annonce la couleur : les territoires de l’inquiétude destinés à être explorés ne seront pas ceux du fantasme ou de la rêverie, mais ceux, sombres et fluctuants, de la mémoire. Ses créatures évoluent dans les fissures/lisières de notre réalité, dans cette texture conceptuelle qui sous-tend le monde concret. Et lorsqu’elles ont faim, elles deviennent prédatrices et lorgnent sur le tissu même dont sont faites nos personnalités, les fondements de notre Moi, les piliers de notre individualité préhensile.

    Eric Sanderson se bat dans un monde qui ne lui est rien. Il s’éveille dans un ailleurs aussi familier (parce que correspondant à des échos de réalisme cohérents avec le fonctionnement de son propre corps) qu’étrange : il ne sait pas qui il est. A part qu’il porte le même nom, la même identité distincte de cet autre qui lui écrit d’un autre temps. Qu’est-il arrivé pour que ses souvenirs soient ainsi annihilés, effacés de l’ardoise de son existence ? Première et terrible question, quoique nécessaire pour la reconstruction. Mais elle suppose une seconde, encore plus inquiétante : ce drame peut-il se reproduire ? Est-il en sécurité ?

    Steven Hall agace, au départ. Ses brillantes tournures constellées d’ellipses fulgurantes, de raccourcis osés et de métaphores dispendieuses tendent à user la patience du lecteur, qui peut assez vite se lasser de ce qui ne pourrait être que poudre aux yeux verbeuse. Mais l’Etrange, l’angoissant suspense d’événements insoupçonnables, vient progressivement, mais implacablement, peser sur l’évolution des premiers chapitres. Perturbé par des lettres de sa « première occurrence » qui arrivent à son domicile régulièrement mais n’apportent aucun des éléments de réponse auxquels il s’attendait (à quoi sert donc cette description d’un certain Ryan Mitchell ?), Eric cherche à reconstruire sa vie privée de ses bases : un médecin lui apprend qu’il est victime d’une amnésie dissociative consécutive à la perte de sa femme, morte dans un accident de plongée. Il se croit donc malade. Jusqu’à ce qu’il se trouve confronté à la « chose » qui en veut à ses souvenirs : une bête terrible, effrayante, surgie de l’espace contextuel. Dès lors, il est temps pour lui d’écouter les conseils du « premier Eric », de s’armer, de se protéger (avec une fascinante utilisation de quatre dictaphones disposés en boucle) et de partir en quête : pour survivre, et trouver une réponse.

    Quête fastidieuse, où seul un chat nommé Yann sera, un temps, son équipier. Avant qu’une jeune femme dynamique et spontanée ne vienne le tirer d’affaire. Avec elle, Eric réchappera à une organisation secrète et voyagera dans les recoins obscurs et oubliés de notre réalité, se frayant un chemin dans ces lieux oubliés du temps et des hommes. Des fragments de son passé ressurgiront chaque fois qu’il décodera un journal intime où nous découvriront sa relation avec celle qui a disparu, les derniers instants de ce couple en vacances…

    Se nourrissant au charme intemporel de Casablanca et copiant adroitement son dernier acte sur celui des Dents de la Mer (deux véritables chefs-d’œuvre), le roman ballotte le lecteur entre frayeurs ataviques et curiosité malsaine, avec des petites fulgurances d’une romance adorable : Hall n’évite pas l’émotion dans ce qui ne pourrait n’être qu’un coup d’essai et sait dispenser un peu de poésie dans un univers où les concepts fluctuent comme autant de jeux de mots.



    Brillant, souvent passionnant et intense, construit sur un excellent rythme en crescendo et faussement complexe. Une réussite.





    Lien : http://journal-de-vance.over-blog.com/article-33431733.html
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Citations et extraits de Et Dormir Dans l'Oubli Comme un Requin...


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  • Par beroune, 2009-07-02 13:35:42

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    Un jour, un homme, un acheteur potentiel, a rendu visite à Matisse dans son atelier. Cet homme a passé un long moment à regarder une de ses oeuvres les plus récentes avant de déclarer "Le bras de cette femme est trop long". Matisse a dit "Ce n'est pas une femme, Monsieur. C'est un tableau". (p. 312)
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  • Par Vance, 2009-07-04 11:59:57

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    Exergue de la 4e partie : Le mot relie la trace visible avec la chose invisible, la chose absente, la chose qui est désirée ou crainte telle une frêle passerelle jetée au-dessus d’un abîme.
    Italo Calvino
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  • Par Vance, 2009-07-04 11:59:00

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    Chapitre 8, p. 91 : Là, maintenant, tu vois, tu dois courir aussi vite que possible pour rester simplement sur place.
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  • Par Vance, 2009-07-04 11:58:47

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    Exergue de la 1e partie : Un souvenir limité et sur le déclin d’Herbert Ashe,
    Ingénieur des chemins de fer du Sud,
    Persiste dans l’hôtel à Adrogue,
    Au milieu des chèvrefeuilles exubérants
    Et dans les profondeurs illusoires des miroirs.
    Jorge Luis Borges
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  • Par Vance, 2009-07-04 11:58:30

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    Incipit :

    J’étais inconscient. J’avais cessé de respirer.
    Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais les moteurs et rouages de la machine humaine et toute sa mécanique ont dû être commutés, un système d’alarme général en réponse à mon immobilité. Echec de l’autopilote – passez en mode manuel d’urgence.
    C’est ainsi que ma vie a commencé, ma seconde vie.
    Mes yeux se sont écarquillés en O majuscule, mon cou et mes épaules se sont violemment contractés, les poumons ont aspiré d’un coup le monde entier. Des litres d’oxygène et de poussière sont entrés en sifflant dans ma gorge déchiquetée par les petites lacérations d’une toux spasmodique…
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