ISBN : 2809805490
Éditeur : L'Archipel (2011)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres

« Un suspense psychologique d'une noirceur extrême, dense et suffocant, qui repousse les limites du genre. » Kirkus« Lorsqu'un psychopathe joue au jeu du chat et de la souris avec sa victime. Un thriller d'une force inouïe. » Lis... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par syannelle, le 01 mai 2012

    syannelle
    Annie O'Sullivan, employée d'agence immobilière de trente deux ans se fait enlever alors qu'elle fait visiter une propriété isolée un dimanche après-midi. Personne ne la voit se faire enlever, personne n'aperçoit son agresseur. Après avoir été droguée et jetée à l'arrière d'un van, elle se retrouve enfermée dans une cabane au milieu de nulle part. Elle n'a aucun contact avec l'extérieur. Est-elle loin ou non de chez elle, peu importe car le résultat est le même: elle est séquestrée par un fou qui, non content de la terroriser, la viole et la frappe sans arrêt, sans aucune raison. Annie finit par tomber enceinte. Cela fait plusieurs mois qu'elle est enfermée dans cette cabane. le fou ne la tabasse plus pendant sa grossesse, il l'autorise même à sortir. Elle finit par accoucher, seule, sans aide aucune, d'une petite fille dont elle tait le nom. La suite des évènements ne sera pas simple
    .
    J'ai oublié de dire que la narratrice fait un flashback sur son histoire. Au moment où elle parle, elle s'est échappée de sa cage. Elle est physiquement libre, mais le poids du passé la hante et l'empêche de vivre normalement. Elle raconte son histoire à un psychiatre qui doit l'aider à exorciser son traumatisme.

    Je signale qu'à partir de maintenant je révèle des éléments de l'intrigue et que vous devriez vous arrêter là si vous n'avez pas lu le livre!!

    Une fois la petite née, le fou va de mal en pis et finit par sérieusement péter un câble. Il ne supporte pas les pleurs de la petite, refuse qu'Annie lui vienne en aide lorsqu'elle tombe gravement malade. Maladie ou meurtre, on ne sait pas trop. Un matin, Annie retrouve le fou avec le bébé dans les bras, sans vie. Cela lui donne la force de supprimer le malade et de s'enfuir pour retrouver la société qu'elle a quitté plus d'un an avant.
    Je n'ai pas encore finis, et il me reste encore une centaine de pages à lire. Pour l'instant, j'aime beaucoup
    l'idée d'une "transmission du mal", comme s'il s'agissait d'une maladie contagieuse. Annie supprime le fou qui lui même avait supprimé d'autres personnes avant. C'est un cercle vicieux.
    J'aime aussi le fait que l'on se prenne presque à comprendre le fou, à comprendre comment ce sadique est devenu ce qu'il est maintenant, à force des mauvais traitements infligés, on l'apprend dans l'histoire, par sa mère adoptive, elle-même bien tarée. Déroutant. Comment est-ce possible d'aimer un monstre? On voit Annie non pas l'aimer, mais s'attacher à lui, et je trouve que l'auteur rend bien ce qui se rattache peut-être au Syndrome de Stockholm. (cf: le syndrome de Stockholm désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers.)

    Je ne sais pas pourquoi mais cela m'a fait penser au livre de Jonathan Littell les bienveillantes (cf: les bienveillantes est un roman de l'écrivain franco-américain Jonathan Littell, paru en août 2006. Il s'agit des mémoires d'un personnage fictif, Maximilien Aue, qui a participé aux massacres de masse nazis comme officier SS.) le sujet n'est bien sûr pas du tout le même, mais il y a une comparaison possible car dans ce roman on découvre un monstre qui dévoile des failles, des faiblesses, des facettes "humaines" qui rendent la lecture extrêmement gênante et complexe pour le lecteur, puisque l'on se prend à le voir humain. Les monstres, malgré toute leur perversité, gardent une part d'humanité qui peut hélas être touchante.
    J'aime aussi le suspens, comment aurait-on réagi à la place d'Annie?

    Allé, dodo, demain je le finis et en dis un peu plus. Et aussi les choses que je n'ai pas apprécié. (aucune pour le moment...

    Oulalala... QUELLE DECEPTION!!!! Alors autant la première partie est vraiment bonne, comme je le montrais plus haut, autant la chute est décevante!! J'ai trouvé l'explication finale TRES TIREE PAR LES CHEVEUX, voire complètement surréaliste! Je n'arrive pas à adhérer à la proposition de l'auteure, selon laquelle la mère de la victime est à l'origine du rapt, qu'elle aurait fait ça par vengeance contre sa fille, pour de l'argent etc etc... Je me suis dit tout au long des 50 dernières pages, "allé, arrête, tu débloques, ça ne prends pas!!", bref, j'ai eu du mal à le terminer!

    POUR RESUMER: plein de très bonnes choses pour la première moitié du roman mais l'explication finale est complètement nulle pour moi, je ne mords pas à l'hameçon! En gros, je suis déçue par un roman qui est pourtant assez encensé, voilà...
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    • Livres 3.00/5
    Par Lazarus, le 25 mai 2012

    Lazarus
    Séquestrée, c'est comme se faire un toast de sardine sur du pain brioché. En bouche, on a droit à deux saveurs distinctes : salé et sucré. A la fin de ma lecture, ce sentiment domine chez moi comme une évidence.
    Les - :
    L'impression que le livre s'adresse surtout - je me trompe peut-être - à la communauté féminine.
    La partie finalement trop rapidement évoquée dans la cabane. L'horreur qu'Annie subit est réel mais manque de mordant dans les descriptions - sans doute pour le public visé comme susmentionné ci-dessus - au contraire des sentiments parfaitement expliqués dans les monologues au psy.
    Quelques longueurs dans les dernières pages mais rien de redondant toutefois.
    Les + :
    Je reconnais que le livre se lit bien, vite et bien et c'est un atout indéniable aujourd'hui au milieu d'auteurs amoureux de l'auto-critique ultra-favorable.
    J'ai particulièrement aimé les fils de l'intrigue (j'ai même imaginé autre chose dans le dénouement alors que je me trompe rarement à ce petit jeu) ainsi que les rebondissements
    L'histoire simple en elle-même mais qui pourrait être le fruit d'un fait divers venu de n'importe quel endroit dans ce bas monde.
    Le personnage d'Annie, qui est singulier mais terriblement réaliste, tant dans ses actions que ses réactions.
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    • Livres 5.00/5
    Par Dup, le 22 septembre 2011

    Dup
    Conçu comme un dialogue avec un psy, ce livre se présente comme vingt-six séances.
    Vingt-six déballages d'horreur, je ne vous dis qu'une chose, je suis contente de ne pas être psychologue !
    Annie O'Sullivan a été enlevée puis séquestrée dans une cabane en rondins, isolée sur une montagne dans la forêt, pendant plus d'un an, par un psychopathe de première.
    Battue, violée quotidiennement,.malmenée aussi bien physiquement que moralement.
    Extraits :
    Page 93 - Je m'en voulais horriblement de tenir compte de l'opinion d'un déséquilibré. Mais si quelqu'un vous affirme à tout bout de champ que le ciel est vert, vous finissez par vous demander si ce n'est pas vous qui êtes fou de croire qu'il est bleu.
    Page 94 - Il continuait à me punir quand je me comportais mal, mais il ne m'avait pas flanqué de coup depuis belle lurette et j'en arrivais à le regretter. La souffrance physique me donnait l'impression de résister, à l'inverse de la cruauté mentale qui me grignotait inexorablement la tête. À mesure que les mois passaient, les voix de ceux que j'aimais se transformaient en murmure et leur traits s'effaçaient. Jour après jour, le ciel devenait vert.
    A chaque séance Annie va révéler un petit bout de son histoire avec le Monstre, comme elle l'appelle. Mais aussi parler de son problème de réadaptation dans la vie après son retour.Ses crises d'angoisse qui la mettent en hyperventilation jusqu'au point de tourner de l'oeil. Sa paranoïa permanente ( mais qui ne le serait pas après de telles épreuves !) qui la fait "dormir" au fond de son placard fermé à clef. Sa vessie qu'elle n'arrive plus à libérer des contraintes imposées par ce taré : le droit de pisser à heures fixes, qu'il a déterminé et jamais en dehors de ces heures là. Et là, je ne vous mets qu'un échantillon des joyeusetés concoctées par cet individu... Elle ne supporte plus les contacts physiques, mais encore moins la compassion de ses proches...sans parler du harcèlement des journalistes.
    Plus on avance dans le livre et plus on s'enfonce dans l'horreur imaginée par ce timbré. On ne peut qu'aimer cette Annie qui a tant souffert et doit encore se débattre aujourd'hui.
    Et puis arrive le moment du récit où elle va enfin s'échapper. Elle a eu une infime chance, mais elle a su la prendre... et je peux vous dire que le lecteur sert les fesses. Et ce pour plusieurs raisons : la première c'est qu'on a envie vraiment qu'elle s'en sorte, forcément. Mais la deuxième c'est qu'il reste un bon tiers du livre...
    Il reste exactement huit séances !
    Parce que tout ce que lui a fait subir l'auteur n'est pas suffisant ! Misère quel esprit retors cette Chevy Stevens ! Et le récit d'Annie continue. Après nous avoir déballé le comment, on va suivre avec elle l'enquête de police qui va mettre à jour le pourquoi...
    Et là on fait GLOUP'S.
    Du grand art, un récit mené d'une main de maître, avec une angoisse et un suspens permanent justement dosés. Pour un premier livre c'est une réussite et je sais que je serai au rendez-vous pour les prochains !
    Et re : un auteur à suivre !!!
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    • Livres 3.00/5
    Par Kenehan, le 13 novembre 2011

    Kenehan
    J'ai repéré ce roman il y a quelques temps sur la page d'accueil de Babelio, dans la liste des livres les plus populaires. Intéressé par l'intrigue, encouragé par les premières critiques vraiment élogieuses, je l'ai finalement ajouté à mes achats littéraires.
    La structure du récit est organisée de manière originale et c'est d'ailleurs l'un des point principaux qui m'ont poussé à le lire. C'est donc sous la forme de 26 séances chez une psychologue que le livre est divisé. Mais en fin de compte cette originalité est assez mal exploitée et on s'aperçoit au bout du compte que la psychologue n'est qu'un outil stylistique plus qu'un personnage à part entière. Et c'est dommage...
    Le livre aurait très bien pu être un journal intime qu'il n'y aurait eu aucune différence ! Ce sentiment est renforcé lors de l'ultime séance où la psychologue n'a droit à aucune conclusion. J'ai trouvé un peu brutal cette façon de planter la psychologue sans plus de considérations...
    En dépit de cela, l'écriture est agréable.
    Revenons-en à l'histoire. Bien que l'on sache dès le début qu'Annie s'est échappée, un certain suspense subsiste quant à ce qui s'est passé là-haut dans les montagnes et surtout sur la manière dont elle a pu fuir. C'est l'objet de la première moitié du livre.
    Ce qui m'a surpris et déçu c'est la suite. Comme si Annie O'Sullivan n'avait pas assez souffert et ne souffrait pas assez suite à son calvaire, Chevy Stevens n'a pu s'empêcher d'en rajouter une bonne couche avec de nouvelles révélations. Révélations, qui je trouve, desservent l'histoire plus qu'autre chose.
    Un autre point qui m'a un peu dérangé, c'est qu'Annie est capable d'exprimer ce qu'elle a ressenti lors des évènements qu'elle relate mais on a peu d'élément sur ce qu'elle ressent maintenant, là, alors qu'elle revit tout dans le cabinet de la psychologue. Seuls le début et la fin des séances témoignent de cela. Tout le reste n'est que récit et par conséquent, Annie semble par moment détachée de ce qu'elle dit.
    Malgré mes critiques, je n'ai pas lâché le roman même s'il m'a fallu plus de temps que je ne l'aurais cru pour le finir. Un premier roman plutôt pas mal et ayant le mérite d'essayer quelques originalités. Maintenant ce n'est pas le thriller du siècle ou de la décennie. Vais-je me laisser tenter par le second roman de Chevy Stevens ? A voir quand il sortira en France…
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    • Livres 5.00/5
    Par liratouva2, le 24 septembre 2011

    liratouva2
    J'ai préféré attendre quelques heures entre la fin de ma lecture et l'écriture de ce billet pour mieux maîtriser mon enthousiasme et retrouver un peu de sang-froid.
    Ce récit m'a coupé le souffle, presque autant que pour "Sukkvan Island" quand je ne savais pas encore que ce dernier deviendrait un livre culte.
    Celui-ci vient de paraître en français et, sans être d'une originalité folle quant au thème de la séquestration, de la recherche du violeur et de la reconstruction de la personnalité de la victime, les vingt six chapitres se dévorent dans la plus pure tradition des meilleurs thrillers. Je pense à mes derniers coups de cœur policiers: «Robe de marié» de Pierre Lemaître ou «Le confident» de Hélène Grémillon ou encore de Kate Atkinson: «A quand les bonnes nouvelles?»
    Séquestrée ! Espérance !
    Entre ces deux mots, toute l'histoire d'Annie Sullivan, une jeune femme de 32 ans, agent immobilier sur l'île de Vancouver, au Canada qui mène une existence tranquille, plutôt heureuse, avec sa mère, son beau père, Luc, son amoureux et Christina, sa meilleure amie, tous dans la même petite ville où tout le monde se connaît.
    Sa vie bascule lorsqu'un homme l'enlève alors qu'elle lui fait visiter une maison à vendre. Elle vivra avec lui une année entière enfermée dans un chalet de montagne isolé et hermétiquement clos. Très vite elle se rend compte que, si elle n'apprend pas à connaître ses points faibles qui le rendent fou, elle risque le pire. Pas de scènes gore ici, l'horreur vient surtout des contraintes psychologiques qui la déstabilisent et la conduisent à frôler la compréhension et la pitié envers son kidnappeur.
    Une petite fille naît qui la rend heureuse un moment mais…non je ne peux pas en dire davantage si ce n'est que le pire viendra après sa libération.
    La fin ne m'a pas déçue, loin de là, ce qui est rare pour moi quand je lis un policier ou un thriller.
    Tout est raconté par la victime elle-même au fur et à mesure des vingt six séances chez une psychanalyste. Je me suis attachée à ce personnage qui est très forte malgré la dépression dans laquelle elle tombe à sa sortie qui provoque en elle de terribles crises de panique, des cauchemars, des crises de paranoïa mais sa force de caractère, son amour pour son chien si fidèle, sa lucidité, son courage aussi et par-dessus tout son besoin de comprendre qui se cache derrière cette tragédie, toutes ces qualités feront qu'on s'identifie facilement à elle et qu'on vibre à tous les progrès de l'enquête qui s'oriente très vite vers son entourage. Comme elle, on finit par soupçonner tout le monde!
    C'est un premier roman traduit dans vingt pays, best-seller aux Etats-Unis et en Allemagne qui est sorti à France-Loisirs sous le titre «La cabane de l'enfer». le titre original est «Still Missing».

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/09/sequestree-de-chevy-stevens.h..
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 30 septembre 2011

    J'ai fait pas mal de trucs dans cet endroit maudit. Des trucs que je n'avais pas envie de faire, des trucs que je ne me serais jamais crue capable de faire.
    Mais cette fois-là, je crois que j'ai battu tous les records. Chaque fois que je me pose la question de savoir comment j'ai pu devenir le zombie que je suis aujourd'hui, je repense invariablement à ce moment.
    A cet instant où j'ai ouvert au diable la porte de mon âme. p.58
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  • Par canel, le 30 septembre 2011

    Je suis certaine que maman ne voulait aucun mal à ma chienne. Si je l'accusais de l'avoir maltraitée, elle tomberait des nues. Elle n'aura jamais levé la main sur elle, mais elle ne lui aura prodigué aucun amour non plus, ce qui est aussi grave. Maman n'a jamais compris que le manque d'affection était une forme de maltraitance. (p. 184)
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  • Par canel, le 30 septembre 2011

    Je passe une fois de plus à la télé ce soir, je vais devoir affronter une blonde platinée avec un sourire Tonigencyl qui va me demander si j'ai eu peur sur ma montagne. Tu parles, Charles. Les journalistes ne valent pas mieux que le Monstre. Ils sont aussi sadiques que lui, à la différence qu'ils sont grassement payés. Curieusement, personne ne pense jamais à me demander comment je vis aujourd'hui. De toute façon, je les enverrais chier, mais quand même. Pourquoi les gens ne s'intéressent-ils qu'aux drames, jamais à ses conséquences ? Ils croient peut-être que tout rentre dans l'ordre du jour au lendemain ? Si seulement." (p. 68)
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  • Par canel, le 30 septembre 2011

    Pour en revenir à mes rituels, j'ai commencé par me dire que vous étiez complètement à côté de la plaque, mais j'y ai quand même repensé et c'est vrai que tout ce cérémonial me sécurise. Ce qui est pour le moins ironique, vous en conviendrez. Tout le temps que j'ai passé là-bas, je ne me suis jamais sentie en sécurité. J'avais l'impression d'être en permanence sur un grand huit avec le diable aux manettes, mais les rituels qu'il m'imposait étaient la seule base solide sur laquelle m'appuyer. (p. 49)
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  • Par canel, le 30 septembre 2011

    Je m'en voulais horriblement de tenir compte de l'opinion d'un déséquilibré. Mais, si quelqu'un vous affirme à tout bout de champ que le ciel est vert, vous finissez par vous demander si ce n'est pas vous qui êtes fou de croire qu'il est bleu. (p. 93)
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