ISBN : 2234064228
Éditeur : Stock (2010)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
« Saviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? D’abord parce qu’ils ont un flair hors du commun, ensuite parce que si un musulman touche un cochon, il se voit refuser les sept vierges au paradis. On y élève donc des cochons sur pil... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Zora-la-Rousse, le 03 mai 2012

    Zora-la-Rousse
    Oui, je l'avoue. de moi-même, je n'aurai jamais lu ce livre, ni même envisagé de le faire. Je n'y aurai porté aucune attention si on ne me l'avait déposé dans les mains, direct. Et je l'ai lu en un après-midi.
    Roman épistolaire, il porte paradoxalement sur l'incommunicabilité entre les êtres, entre deux peuples aussi, prisonniers qu'ils sont de l'histoire, la petite et la grande. J'ai été touchée par cette famille étrange éparpillée aux quatre coins de la terre, qui communiquent par lettres et mails, faute (mais aussi de leurs propres aveux incapables) de pouvoir se parler. Ils s'y dévoilent, laissant transparaître leurs attentes et leurs peurs ; ils y atténuent les malentendus inhérents à leurs présomptions, leurs projections …leurs liens étant beaucoup plus forts et intenses qu'ils ne l'imaginent eux-mêmes. C'est une écriture simple et limpide, vive aussi, agrémentée d'une touche d'humour « juif » que j'ai goûtée avec plaisir, mais qui, derrière cette apparente aisance, conduit son lecteur à se questionner sur les rapports humains et la famille, la religion, l'amour… à tel point que j'ai eu envie de le relire, tout de suite. Vous voyez, comme avec un bonbon arlequin : tout mignon et coloré, inoffensif ; mais quand on se laisse surprendre par son côté acidulé, on n'a qu'une envie : recommencer.
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    • Livres 3.00/5
    Par smiroux, le 27 janvier 2012

    smiroux
    Les terres saintes de Amanda Sthers est un roman épistolaire, qui met en scène des échanges pendant une année, entre Harry, ancien cardiologue parisien récemment immigré à Israël pour y élever des porcs (oui, je sais, ça commence bien ! éleveur de porcs à Israël, pas mal !!), le rabbin Moshe, et la famille d'Harry, son ex-femme Monique, et ses deux enfants David et Anabelle.
    Sur un ton franchement comique au départ, voir les quelques extraits qui vont suivre, le roman dépeint les états d'âme de ce juif non pratiquant, ses problèmes de communication avec Monique, son amour pour Anabelle, et son absence totale de dialogue avec son fils David depuis 6 ans. Depuis le jour où celui-ci lui a révélé son homosexualité.
    Petit à petit, au fil des lettres et des quelques mois que vont durer ces échanges, le roman prend une tournure plus dramatique, où l'on voit des personnages en proie à de graves tourments, de réèlles angoisses (la mort qui rôde tout le temps : les kamikazes, le mur de la honte, la maladie, la peur pour les enfants qui partent faire leur service militaire...), et des souffrances causés par tous les non-dits qui existent dans toutes les familles. La question de la judéité est abordée de front. Qu'est-ce qui fait que l'on est "juif", pourquoi Israël, quelle légitimité pour ce pays créé en réponse aux souffrances les plus abjectes du siècle et qui devient tortionnaire à son tour.
    J'ai particulièrement aimé la vivacité de l'écriture d'Amanda Sthers, son humour (vous allez voir juste après...), et sa façon d'aborder des sujets graves, terribles, sans avoir l'air d'y toucher, comme une parenthèse au milieu des problèmes d'élevage de porcs... Je vous recommande chaudement ce livre, qui vous fera sourire, et peut-être vous serrera la gorge, comme à moi, sur la fin...
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  • Par petitepom, le 04 octobre 2011

    petitepom
    C'est un livre qui se lit très vite car il est composé de correspondances, on découvre une famille éclatée à travers leurs lettres et e-mail.
    Il y a Harry qui élève des cochon en Israël, sa femme Monique qui vit à Paris, son fils David avec qui il est fâché car il est homosexuel et Annabelle leurs fille qui sort d'un chagrin d'amour avec un homme marié.
    J'ai eu une préférence pour la correspondance d'Harry avec le rabbin Mosbe qui relate la complexité du peuple Israélien et de cet guerre avec la Palestine ; alors que Monique décrit la beauté de métis de ce pays, Harry et Mosbe parlent des horreurs de ces habitants, un contraste qui décrit bien ce peuple déraciné.
    C'est un sujet que j'ai déjà abordé, la façon dont il est amené, est nouvelle ; plus proche du nous car on suit les souffrances, colères et frustrations d'une famille en premier plan, ce qui est une façon plus facile d'aborder ce conflit.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Les terres saintes est un livre épistolaire que l'on ouvre avec le sourire et que l'on referme en pleurant.
    L'élevage de porcs est le point de départ d'une correspondance savoureuse entre Harry Rosenmerck et le rabin Moshe, scandalisé par une telle entreprise.
    De lettres en lettres, les deux hommes apprennent à se connaître et à s'estimer.
    Ils se livrent à des considérations politiques et religieuses aussi drôles que pertinentes et brossent un tableau réaliste de la vie quotidienne en Israël
    Ces lettres se croisent avec celles que les membres de la famille d'Harry s'échangent.
    A la faveur de l'éloignement, ces derniers mettent par écrit des mots qu'ils n'ont peut-être pas eu le courage, l'opportunité ou même le temps de dire.
    Leurs aveux donnent corps à des personnages profondément humains, pétris d'amour, de culpabilité, de peurs, de regrets...
    Un livre sur le temps qui passe, où l' histoire intime d'une famille s'imbrique dans l'histoire d'un pays. Amanda Sthers y dose subtilement l'humour et la dérision avec la tendresse et la compassion.
    A lire absolument!
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    • Livres 4.00/5
    Par soazcongar, le 01 février 2011

    soazcongar
    Une famille, quatre personnes, quatre histoires qui entrent en harmonie, qui s'imbriquent, qui s'opposent, qui se heurtent…
    Dans la famille Rosenmerck, il y a le père Harry qui élève des cochons en Israël (sacrilège!) Il vit séparé de sa femme Monique qui vit à Paris près d'un de leurs enfants : David. David écrit des pièces de théâtre et remplit les salles où sont jouées ses œuvres. Annabelle, sa sœur, quitte New York après une rupture amoureuse et rejoint son père en Israël,
    Dans la famille éparpillée des Rosenmerck la communication se fait par lettres ou par courriels. Mais ces échanges épistolaires ont une faille : les nombreux courriers de David à son père ne reçoivent pas de réponses. Harry n'accepte pas l'homosexualité de son fils et, malgré la pression des autres membres de sa famille, refuse de renouer les liens.

    Les terres saintes est le recueil de ces lettres échangées entre les membres de la famille et aussi entre Harry et son ami le rabbin. Cette correspondance agit comme une soupape qui permet de se livrer, se raconter, dire ses souffrances, ses espérances aussi. Au-delà des séparations affectives ou géographiques on fait encore partie de la même famille et on revisite le passé pour construire l'avenir. (...)

    Lien : http://bevanhalennebzh.over-blog.com/article-les-terres-saintes-d-am..
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Citations et extraits

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  • Par bibliothequeosv, le 07 octobre 2010

    Monsieur le rabbin, j'ai suivi toutes vos indications depuis que je suis arrivé en Israël afin d'y élever des porcs. Je les ai installés sur pilotis comme des Hawaïens au-dessus de la mer. Jamais une de leurs pattes n'a frôlé la Terre sainte. Sauf bien sûr quand vous acceptez qu'on s'en empare pour pourchasser des terroristes
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  • Par Zora-la-Rousse, le 30 avril 2012

    Monsieur Rosenmerck,
    Soit vous me prenez pour un imbécile, soit vous l'êtes. Il se peut que ce soit les deux et même que vous ignoriez l'un des deux faits. Vous me suivez ?
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Vidéo de Amanda Sthers

Keith me n'est pas un livre de plus sur les Rolling Stones. Il n'est pas non plus la biographie de Keith Richards, ni l'autobiographie amoureuse d'Amanda Sthers. Keith me est pourtant ces trois livres à la fois. Muriel beyer vous présente ce roman étrange.








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