Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes)
La Vie ardente de Michel-Ange3Ajouter à mes livres
Dans ce récit passionnant et passionné, Irving Stone, en une fresque éclaboussée de couleurs, fait revivre toute l'histoire de la Renaissance italienne, de la Florence de Laurent le Magnifique à la Rome de Jules II, de Léon X et de Clément VII. Mais avant tout il réussi... > voir plus
Un splendide voyage au coeur de la Renaissance Italienne, David, la Chapelle Sixtine, Saint-Pierre... et la découverte d'un génie tourmenté, un homme follement épris de beauté, un artiste incompris aspirant à la perfection, souffrant dans son coeur et dans son corps, tellement obsédé par son travail, par le marbre, qu'il excluait toute vie privée. Biographie précise et documentée, c'est aussi et surtout un formidable roman et je n'ai eu de cesse d'aller regarder toutes les oeuvres de Michel Ange après avoir lu ce livre passionnant qui relate la vie d'un artiste hors du commun.
Irving Stone, que je ne connaissais pas, semble être un spécialiste des biographies: Freud, Schliemann, Charles Darwin, Jack London, Vincent van Gogh, et bien sûr, dans le cas qui nous occupe, Michel-Ange. Le livre est assez long, probablement à la mesure de la vie de Michel-Ange mort à l'âge vénérable de 89 ans. L'auteur s'attache surtout à exprimer les joies et les déceptions d'une vie d'artiste rongé par sa passion pour le marbre, mais aussi, et c'est tant mieux, à dépeindre l'époque et le contexte dans lequel évolue cet étonnant personnage au caractère volcanique.
J'ai lu il y a très longtemps la vie de Michel Ange par Irving Stone. Dans mon souvenir, le livre s'appelait "puissant et solitaire".
En tout cas ce fut un grand moment de lecture, il faut absolument que je le retrouve.
il y avait au plus profond de lui-même cette incapacité de donner autre chose que la perfection. Il lui fallait créer au-delà de ses possibilités, parce que rien de ce qui n'était pas nouveau, frais, différent, capable d'agrandir l'art de façon tangible ne le contenait. Il n'avait jamais accepté de compromis avec la qualité; son intégrité était le rocher sur lequel il avait bâti sa vie. Si, par indifférence, si, par lassitude, il laissait le roc se fissurer, s'il laissait aller les choses, c'en était fait de lui.
J’ai aimé le marbre, oui, et aussi la peinture. L’architecture et la poésie. J’ai aimé ma famille et mes amis. J’ai aimé Dieu, les formes de la terre et du ciel, et aussi les gens. J’ai aimé la vie totalement et maintenant j’aime la mort comme son achèvement naturel. Il Magnifico - Laurent le Magnifique - serait heureux : pour moi, les forces de destruction n’ont jamais triomphé de la puissance créatrice.
Il ne tuait pas le temps : c’était le temps qui le tuait. Il se roulait dans l’immense lit de Prato, dévoré par la fièvre du marbre ; le désir le torturait de tenir entre ses mains un maillet et un ciseau, de pénétrer la pierre cristalline, de sentir la poussière âcre et douce s’agglutiner dans ses narines ...