> Aline Azoulay (Traducteur)

ISBN : 2841114066
Éditeur : Editions Nil (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres

Agée d'une dizaine d'années, Gwenni Morgan grandit dans un petit village du pays de Galles. Friande de romans policiers, elle se pose beaucoup de questions sur sa famille et la petite communauté au sein de laquelle elle évolue. Face aux &#... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Melopee, le 24 décembre 2011

    Melopee
    Gwenni Morgan est une petite fille âgée de douze ans et demi. Résidant dans un petit village du pays de Galles, c'est une fillette aventureuse et pleine d'imagination. Elle se passionne pour les romans policiers et prétend à qui veut la croire qu'elle vole la nuit au-dessus des maisons. Voilà qu'un jour, le berger du village disparait et Gwenni se met en devoir de résoudre l'énigme : où a-t-il bien pu passer? Comment a-t-il pu abandonner sa femme et ses deux petites filles? Gwenni n'en démord pas, il y a quelque chose de louche là-dessous et c'est en puisant dans ses connaissances inspirées de ses lectures, qu'elle se met à interroger tous les villageois. Quelqu'un l'aurait-il vu? Avait-il quelque chose à se reprocher?
    En vraie grande personne, Gwenni continue son enquête et finit par alerter les honnêtes gens. Et c'est aux oreilles de ses parents que ça retombe. Loin de renoncer, elle usurpe une vieille photo du disparu et met dans la confidence son amie Alwenna. Peut-être qu'à deux, le problème sera plus vite résolu...
    En voilà un drôle de personnage, à la fois attachant et bienveillant. Cette petite Gwenni nous surprend de par sa gravité et sa constance dans la prise en main de l'affaire (mais où est la police? Wink ). On a l'impression de suivre un adulte miniature sur les traces d'une grande personne déraisonnable. Parallèlement, on découvre la famille de Gwenni, unie et solidaire mais dont les personnalités semblent très différentes : une mère instable, un père sur la réserve (bien que toujours à la défendre), une sœur rebelle. Lorsque la nouvelle de la disparition se propage, les esprits s'échauffent et personne n'en sort indemne car peut-être que chacun à sa part de responsabilité dans cette mystérieuse énigme.
    Outre l'histoire qui est tour à tour drôle ou grave, c'est le style tout en poésie de Mari Strachan qui m'a tenu en haleine. Rien qu'au titre et à la couverture, j'étais déjà sous le charme, mais en parcourant les pages (qui défilent très vite), la magie a plus qu'opéré. La description du village en effervescence, des petites rumeurs circulant à droite à gauche, a attisé d'autant plus ma curiosité. Et le personnage central de Gwenni a achevé d'enfoncer le clou car sa force de caractère est admirable et même à son jeune âge, on la sent déterminée et pleine de courage. Elle m'a quelque part rappelé les personnages de Finnigan et moi de Sonya Hartnett ou la jeune héroïne dans Les Trois Lumières de Claire Keegan. J'ai été au bord du ravissement tout au long de cette histoire. On sent que Mari Strachan aime les mots et qu'elle les met habilement en scène. Quant à moi, elle a réussi à m'emporter et j'ai achevé ma lecture à regret. Vivement un prochain livre !

    Lien : http://shereads.canalblog.com/archives/2011/12/11/22941928.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par moustafette, le 24 avril 2011

    moustafette
    Gwenni Morgan grandit dans un petit village du Pays de Galles à la fin des années 50. Elle observe le monde adulte du haut de ses douze ans et celui-ci ne semble guère l'enchanter, contrairement à celui qu'elle rejoint la nuit venue où, entre veille et sommeil, elle s'entraîne à voler au-dessus du village. Elle entretient ce don au grand dam de sa mère qui craint pour la réputation de Gwenni que l'on qualifie déjà de fillette un peu bizarre.
    Il faut dire que Gwenni a un imaginaire en perpétuelle ébullition... Elle donne vie à de curieux visages incrustés dans les murs, anime les pichets qui trônent sur les étagères ou les étoles de renard qui reposent sur les épaules de certaines villageoises. Elle aime également à se réfugier dans les romans policiers que lui prête sa tante. Aussi, lorsque le mari de Mrs Ewans disparaît, elle ne peut s'empêcher de fouiner partout d'autant plus qu'elle est persuadée d'avoir aperçu son cadavre lors d'une de ses virées nocturnes. Mais à trop fouiller, Gwenni va soulever des secrets qu'elle était loin d'avoir imaginés.
    L'intrigue policière passe vite au second plan pour laisser place à un roman d'atmosphère. Atmosphère humide de l'Angleterre rurale enveloppée de brume et sur laquelle règne encore l'esprit druidique celte. Atmosphère confinée des intérieurs saturés d'effluves de sandwiches au concombre ou de sauce à la menthe, tandis que sur un coin de poêle une bouilloire attend toujours prête pour le thé. Atmosphère prude et pudibonde que la religion fait peser jusqu'à la folie sur les habitants. Et enfin, celle de l'enfance qui s'échappe et qu'une fillette appréhende de quitter. Gwenni élève alors un rempart de petites phobies destiné à la protéger du monde compliqué des adultes, réveillant en cela nos peurs de petites filles, nos interrogations et nos explications parfois farfelues.
    On retrouve dans ce joli roman tout ce que les enfants sont capables de mettre en place pour faire de la triste réalité un monde merveilleux, et nous suivons Gwenni, telle une Alice sautillante, dans sa lecture de l'univers où ses meilleurs amis sont la nature, les livres, son chat et les gâteaux à la vanille.
    Un livre en forme de balade initiatique, entre réalisme et poésie, à l'instar de la couverture en relief et d'un titre qui donnent envie de s'envoler et de retrouver le monde de notre enfance.



    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2011/04/24/index.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par stephanieplaisirdelire, le 05 mai 2012

    stephanieplaisirdelire
    La terre fredonne en si bémol est un roman dépaysement qui nous entraine dans les années 50, dans un petit village du pays de Galles. Ifan Evans, le mari de l'institutrice, a disparu. Très proche de sa maîtresse, et passionnée de romans policiers, Gwenni Morgan, 12 ans et demi, décide (au grand désespoir de sa mère) de mener son enquête pour tenter de le retrouver. La découverte du corps sans vie de Mr Morgan entraine non seulement la recherche du coupable mais devient aussi l'occasion de déterrer les secrets et les non-dits des proches de la fillette.

    Mari Strachan nous offre, en plus d'un polar, un roman d'apprentissage dans lequel on suit le cheminement psychologique de Gwenni. Elle arrive avec habileté à glisser le lecteur dans la peau de la fillette si attentive à ce qui l'entoure. C'est un vrai plaisir de la suivre voler, parcourir la campagne et nous conter sa vie d'enfant presque tranquille. L'arrivée de ce drame la confronte à la cruauté de la vie : la mort, la rigueur et la haine de sa mère dépressive, la méchanceté de sa sœur Bethan, la faiblesse de son père (qui reste un des rares à lui apporter de la tendresse), les rumeurs et les accusations blessantes de certains….


    La terre fredonne en si bémol évoque un sujet sombre et triste, et pourtant la naïveté de la narratrice apporte la dose de légèreté et d'optimisme qui le rendent agréable. Gwenni est intelligente, perspicace, têtue et fantasque. C'est un personnage très très très touchant, qui tente de trouver sa place dans ce monde. Avec beaucoup d'espièglerie et de poésie, elle nous raconte un moment important de sa vie, qui va prendre un tournant bouleversant. Malgré la dureté des paroles, des faits et des révélations, sa bienveillance et sa joie de vivre l'emportent et donnent un texte qui fait plus sourire que pleurer.

    Je ne me suis pas ennuyée un instant............

    Lien : http://stef93330plaisirdelire.blog4ever.com/blog/lirarticle-522250-9..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par krol-franca, le 21 avril 2011

    krol-franca
    Le roman commence par un vol :
    « Chaque nuit, je vole pendant mon sommeil. [...] Quand j'ai enfin réussi, j'ai abandonné tout le lit à Bethan et je suis montée en flèche vers le ciel, portée par l'air du soir, aussi léger et chaud qu'un duvet. J'ai tendu l'oreille vers la ville endormie, en bas, et écouté son souffle délicat, rhh, pfff, rhh, pfff. Et tout autour de moi, la terre chantait. »
    Mais c'est aussi une enquête sur la mort du mari de l'institutrice de Gwenni, c'est aussi le roman des secrets que tout le monde connaît à sa façon et qui se dévoilent au grand jour, c'est aussi un roman d'initiation. Situé dans les années 50, dans un petit village du pays de Galles, ce livre nous plonge dans un univers totalement dépaysant et on vole avec Gwenni au milieu des secrets, des non-dits, des chiens noirs qui n'en sont pas, des enfants qui posent des questions essentielles sur la vie, la mort, la notion de péché…
    Voilà un roman sympathique ! J'ai passé un très très agréable moment à le lire. Une cinquantaine de pages avant la fin, j'ai même refermé le livre, je l'ai posé dans un coin, pour retarder le moment de le quitter tout à fait.
    Cette histoire est racontée par une petite fille de douze ans, et on a vraiment l'impression d'entendre (ou plutôt de lire) la voix de la fillette. La réussite de ce roman tient surtout au talent de l'auteur pour se glisser dans l'esprit d'une gamine qui ne comprend pas tout ce qu'elle voit et entend. On découvre ainsi progressivement des secrets, on élucide un meurtre au rythme de l'enfant, et même si nous, lecteurs, comprenons avant l'enfant ce qui s'est passé, on aime suivre son cheminement et on se plait à mener l'enquête avec son innocence.
    C'est un roman frais et en même temps terrible. Mélange d'onirisme et de cruauté, on oscille sans cesse entre les deux. C'est subtilement dosé et ça rend le roman à la fois gai et triste, agréable et dérangeant, à l'image des parents de l'enfant : un père doux et patient, une mère folle et agressive.


    Lien : http://krol-franca.over-blog.com/article-la-terre-fredonne-en-si-bem..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Josephineblabla, le 26 juillet 2011

    Josephineblabla
    Excellent!!! Je n'aurais que des éloges pour ce roman formidable, un vrai régal (bon comme un gâteau à la vanille)! On s'attache à cette petite enquêtrice à la vitesse de la lumière.
    Gwenni est une enfant intelligente et rêveuse, trop au gout de sa mère et de sa sœur qui ne lui mènent pas la vie facile, seul son père (et quelques autres) semble la comprendre. Elle mène une vie presque tranquille quand le mari de son institutrice disparait. Un évènement qui chamboulera à jamais son petit monde.
    Gwenni nous fait revivre la magie de l'enfance, même si ici la magie se mêlera vite à la cruauté! La fin de la naïveté...
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Citations et extraits

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  • Par cc, le 01 avril 2011

    Bethan s'est endormie en pleurant toutes les larmes de son corps, ce soir. Je l'ai laissée hoqueter et renifler en bas, et me suis élevée haut, très haut dans le ciel, là où l'air est doux comme la poitrine poudreuse de Mme Williams de Penrhiw. Tout là-haut, loin du monde, la nuit est paisible et je n'entends rien d'autre que le fredonnement de la terre.
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  • Par Lizouzou, le 25 novembre 2011

    - Gwenni est une gentille petite, monsieur Morgan. Elle ne fait pas toujours comme tout le monde, mais c'est parce qu'elle est assez intelligente pour voir qu'il y a différentes manières de faire les choses.
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