Parait-il, le chef d'œuvre de l'auteur…
L'histoire : un jeune homme (le héros) réussit le concours d'entrée à l'académie de musique de Stockholm, et plein de fougue et de rêves exhorte son
Père à venir le rejoindre en vendant tout derrière lui (il fait croire qu'il vit dans le luxe, s'imaginant grand musicien) ; résultat des courses, il se retrouve avec son
Père sur le dos la veille de passer le concours qui lui permettrait de devenir professeur (et d'assurer son avenir). du coup il doit s'occuper de son
Père (payer gite et couvert) et il se retrouve sacristain dans un coin perdu.
Le fond de l'histoire : il est question ici de la source de l'art. En effet, Alrik a vécu dans sa petite enfance un drame (la mort de sa mère qui a été assassinée sous ses yeux), et tous ses efforts pour oublier ça, le rayer de sa mémoire, ont conduit à imaginer, rêver, créer. C'est ce drame qui a fait de lui un artiste. A partir de là, il ne vivra plus que dans un monde où le réel et l'imaginaire se côtoient voire s'enchevêtrent, se confondent.
Chef d'œuvre parait-il, parce qu'à l'époque de sa création, 1888, on ne connaissait rien à la psychanalyse et que les ressorts de la personnalité du héros avaient été fort bien sentis ; l'intuition de l'auteur concernant l'essence de l'art, les blocages psychologiques ou encore la frontière entre réel et imaginaire étaient justes. Maintenant, pour être honnête, lire ce bouquin en 2009 quand on connaît tout ça par cœur…n'a pas grand intérêt, surtout quand le style un peu stendhalien nous laisse…de glace !