> Régis Boyer (Traducteur)

ISBN : 2080709704
Éditeur : Flammarion (1999)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
La raison du plus fort, l'emprise du vulgaire sur l'esprit supérieur est un thème cher à Strindberg. À cette proposition récurrente, l'auteur ajoute bien souvent un drame de l'amour. Une passion qui lie deux êtres en tous points différ... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par Kanelbulle, le 19 juin 2011

    Longtemps, le théâtre m'a paru être, tout comme l'art en général, une Biblia Pauperum (Bible des pauvres), une bible en images pour ceux qui ne savent lire ni l'écrit ni l'imprimé, et l'auteur dramatique, un prédicateur laïque qui colporte les pensées de son époque sous forme populaire, si populaire que la classe moyenne, qui peuple en majeure partie le théâtre, puisse saisir de quoi il est question sans se torturer les méninges. C'est pourquoi le théâtre a toujours été une école populaire pour la jeunesse, les gens semi-cultivés et les femmes qui conservent encore la faculté médiocre de se leurrer eux-mêmes et de se laisser leurrer, c'est-à-dire de se faire illusionner, suggestionner par l'auteur. Voilà pourquoi, en notre temps où la pensée rudimentaire, imparfaite qu'engendre l'imagination semble vouloir devenir réflexion, recherche, expérience, il m'a paru que le théâtre, de même que la religion, était en voie d'extinction comme forme d'art mourante pour la jouissance de laquelle nous n'avons pas les conditions requises ; va dans le sens de cette hypothèse la crise généralisée du théâtre qui sévit à présent dans toute l'Europe, et encore plus le fait que, dans les pays culturels où les plus grands penseurs du siècle ont vu le jour, soit l'Angleterre et l'Allemagne, l'art dramatique est mort tout comme la plus grande partie des autres beaux-arts.
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  • Par Kanelbulle, le 19 juin 2011

    Gerda
    Laisse-moi dormir ! Je sais que je me réveillerai, mais que ce soit dans longtemps ! Ouh ! Tout ce que je ne sais pas mais que je soupçonne ! Te rappelles-tu lorsque nous étions enfants... les gens vous disent méchant si l'on dit ce qui est vrai... Tu es tellement méchante, me disait-on toujours lorsque je déclarais qu'une chose mauvaise était mauvaise... Et puis, j'ai appris à me taire... Alors, j'ai été appréciée pour mes bonnes manières ; puis j'ai appris à dire ce que je ne pensais pas, et alors, je me suis trouvée prête à entrer dans la vie.
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  • Par Kanelbulle, le 19 juin 2011

    On a récemment reproché à ma tragédie Le Père d'être tellement affligeante, comme si on exigeait d'une tragédie qu'elle soit joyeuse ; et l'on réclame de la joie de vivre, et les directeurs de théâtres commandent des farces comme si la joie de vivre consistait à être imbécile et à faire le portrait d'humains qui seraient tous atteints de la danse de Saint-Guy ou de crétinisme ! Je trouve la joie de vivre dans les fortes et cruelles luttes de la vie, et ma jouissance est de savoir quelque chose, d'enseigner quelque chose.
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"La Danse de mort" à la Comédie Française
Présentation de "La Danse de mort" d'August STRINDBERG, mise en scène par Matthias LANGHOFF à la Comédie Française. - Extrait de la pièce avec Jean DAUTREMAY et Muriel MAYETTE. - Succession de photos de la pièce avec Jean DAUTREMAY et Muriel MAYETTE. - Extrait de la pièce avec Jean DAUTREMAY, Muriel MAYETTE et Gilles PRIVAT. - Interview de Gilles PRIVAT : "Cela...








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    Rions avec Le Cid (Corneille)

    Je suis jeune, il est vrai ;

    •   mais aux ânes benêts, le râleur n’attend point le nombre des années.
    •   mais à mon Amédée la chaleur de mon corps et mes boutons d’acné.
    •   mais aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années.
    •   mais j’amène à mon nez, malgré les persifleurs, ma langue dépliée.

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    Thème : Le Cid de Pierre Corneille

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