> Xavier Spinat (Traducteur)

ISBN : 2253122173
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Nouvelle République, planète plutôt arriérée et en tout cas coincée côté culture pour ce XXVe siècle, subit l'invasion du Festival. Le Festival est une société galactiquement itinérante post-Singularité. Elle fait pleuvoir sur Nouvelle République une nuée de téléphones ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Skorpionnan, le 07 mai 2011

    Skorpionnan
    Lecture
    Martin Springfield est ingénieur de marine. Il a été engagé par le gouvernement de la Nouvelle-République pour effectuer une mise à niveau des moteurs de sa flotte stellaire de combat.
    Terrien, il se rend donc dans cette union de planètes technophobe qui vit au rythme ralenti d'une ploutocratie aristocratique interdisant le progrès technique aux masses.
    C'est le moment que choisit "Le Festival" pour prendre contact avec la Nouvelle-République. le Fastival est une entité consciente incarnée en une multitude de formes parfois antagonistes, ni bonnes ni mauvaises, juste à la recherche de sa nourriture : l'information. le désordre et l'anarchie s'installent rapidement, plus ou moins guidés par les révolutionnaires locaux.
    Martin rencontre une autre terrienne, femme envoutante et mystérieuse. Rachel est sans doute plus qu'elle ne paraît. Mais Martin n'est pas non plus un simple meccano de luxe.
    Avis
    Ce livre peut être rattaché au style de la "Hard-Science", branche de la SF que j'apprécie. (voir à ce sujet la chronique de "Axiomatique" de Greg Egan). Mais ici ce style d'écriture, plutôt que de se fondre au service d'une histoire paraît une fin en soi. Sur les plus de 500 pages, un tiers d'explications techniques s'accumule. Cela alourdit énormément la lecture. Les éléments fournis sont très souvent redondants et même répétitifs. Au bout de la vingtième remarque sur le fait que "un vaisseau transportant un trou noir de la masse d'une montagne n'est pas très maniable", on n'a qu'une envie : passer à la suite, surtout lorsque cette remarque se fait à chaque fois sous la forme de deux pages d'explications . Cette technologie qui devrait assoir la véracité de l'univers et le crédibiliser ne fait en fait que le masquer. le monde technologique est à peine entraperçu, le monde rétrograde n'est même pas présenté physiquement et très peu socialement.
    Deux autres éléments du livre m'ont également gâché le plaisir de la lecture. Tout d'abord il existe dans ce monde des "Cornucopia", ou cornes d'abondance capables de fabriquer tout et n'importe quoi par restructuration atomique. La masse de carburant nécessaire à de telles transformations avoisinerait celle d'une planète, mais ce sont ici des modèles portables sous forme de malles. A partir du moment où ces objets existent, plus aucun bien physique ne fait l'objet d'une recherche dans l'histoire. On se demande bien pourquoi également elles sont tantôt utilisées, tantôt non. On a parfois de savantes et laborieuses explications. Mais comme elles font partie des pages à zapper sous peine de somnolence, ce n'est pas très crédible.
    L'autre élément est l'ensemble de manifestations qui accompagnent le Festival. L'auteur a sans doute voulu faire loufoque ? Il n'a fait que absurdité, incohérence, fouillis. Là où John Brunner questionnait sur la pérennité de l'être et l'intégrité de la conscience dans "les productions du temps", l'auteur, bien qu'utilisant un peu les mêmes schémas, laisse une impression de n'importe quoi. le Festival, de concept intéressant, se transforme en cirque dangereux, minable et ringard.
    Même les sujets du choc des civilisations ou de la justification des révolutions par l'opposition, qui auraient pu sous-tendre ce livre sont éludés.
    Les personnages sont eux plus intéressants. Je n'ai retenu que Martin et Rachel d'un lot d'acteurs dont le sort me laissait indifférent. Ces deux "agents" que l'on pense être moteurs de l'histoire se contentent finalement de subir sauf pour tenter de sauver leurs peaux. Leur histoire commune permet heureusement de garder un certain fil d'intérêt au livre.
    Plus prometteur, l'Eschaton que je voyais déjà comme un Gritche d'Hypérion, reste en fait une entité externe, floue et servant d'alibi.
    Tout cela m'amène à considérer ce livre comme bien lourd. Peut-être élagué aurait-il pu me capter, mais en l'état, il n'a été qu'un bon entraînement à la lecture rapide.
    Conclusion:
    Un livre plein d'idées qui aurait pu être passionnant mais se révèle inabouti et indigeste.
    Ma note : 09/20.
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  • Par finitysend, le 23 avril 2012

    finitysend
    PAS BON.. DOMMAGE CAR DE BONNE IDEES.
    Il y a de bonnes idées dans ce roman ( assez bonnes ) .
    Il y est question d'une singularité très originale ( celle qui a fondée l'univers ou se déroule le roman ).
    Des idées donc, qui auraient certainement fascinées dans un livre plus construit, plus soigné, moins tartiné de clichés .
    De bonnes idées : des technologies de pointe à ne pas mettre entre les mains de toutes les sociétés , des personnages complexes ( deux en fait et seulement ! ).
    Il y a également quelques scènes très(très suggestives) bien écrites ( quelques une ... pas .....assez ).
    C'est plein de clichés , de propos verbeux franchement pénibles et c'est de l'héroïsme que de le finir..
    De bonnes idées ne font pas un bon livre manifestement ....
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Gast, le 03 décembre 2010

    Gast
    Vivement intéressé par le concept de Singularité technologique développé ces dernières années aux USA (Et à ce titre je conseille l'excellent The Singularity is Near de Ray Kurzweil) j'ai bien entendu été attiré par ce livre dont le titre V.O. est plus explicite : Singularity Sky.
    Le prologue ouvrant le récit est tout simplement fabuleux. Inventif et original, ce prologue est un pur moment de bonheur dépoussiérant les clichés éculés de la science-fiction que sont le premier contact entre deux civilisations ayant un fort écart technologique ; et celui d'invasion d'une planète. De plus, l'utilisation de l'imaginaire se déployant autour des concepts développés par les théoriciens de la Singularité technologique (et notamment l'Eschaton) est une bonne chose.
    Malheureusement, l'auteur s'écarte assez vite de ces bonnes idées pour se plonger dans un récit manipulant sans les réinventer et sans génie les poncifs de la science fiction en vogue depuis au moins le milieu du XXe siècle. Ses personnages sont manichéens et extrêmement prévisibles, son univers, sorti de la créativité qui caractérise le prologue, est fade et vu mille fois. Bref, le récit devient vite d'une banalité ennuyeuse pour qui a l'habitude de lire de la science-fiction, et plus, de la science-fiction « age d'or » de l'époque de Campbell, Asimov et Herbert. Sauf qu'à ce petit jeu rien ne vaut les originaux qui au moins, pour leur époque, étaient avant-gardistes, ce que n'est pas ce récit ordinaire qu'est Crépuscule d'acier.
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    • Livres 4.00/5
    Par Akajou, le 19 avril 2011

    Akajou
    De la pure science-fiction délirante : voila ce que l'on peut dire de ce roman. Ce livre nous présente un monde complexe, des univers qui s'entremêlent, des voyages dans le temps. L'auteur a vraiment pris soin de détailler le pourquoi et surtout le comment du fonctionnement des objets rencontrés, des vaisseaux spatiaux. Il explique petit à petit à quoi sert le « festival » entité étrange parcourant l'espace intergalactique. On suit la vie d'une planète assez rétrograde et de ses habitants. Deux héros se détachent parmi les divers personnages du roman. On a du mal à les cerner au départ de l'histoire, mais on s'y intéresse et leur rôle s'affirme au fil des pages. Ces deux personnalités nous deviennent sympathiques. Les autres personnages qui gravitent autour font que l'on ne s'y attache pas, comme l'amiral ou les autres militaires. Ce sont souvent des caricatures. L'armée n'a pas souvent le beau rôle. L'auteur a fourni un travail très conséquent pour écrire ce roman extrêmement fouillé. J'ai mis plus de jours à lire ce livre que pour un roman de science-fiction classique. Au début, si l'on n'y prend pas garde, on risque de lâcher prise et de ne plus accrocher au récit. Il faut constamment réfléchir, se concentrer sur l'histoire. Il y a énormément de détails, souvent très compliqués. On a parfois l'impression de suivre un cours de physique. J'ai dû aller doucement et il m'est arrivé de recommencer certaines pages où les descriptions étaient denses, pleines de mots inventés, de démonstrations, de justifications. Mais tout s'explique ! Enfin, tout est expliqué par l'auteur dont on se demande s'il n'est pas aussi un visiteur de notre futur tant ses explications sont persuasives ! L'écriture est « travaillée », le style est parfois grinçant et les hommes ne sont pas montrés sous leur meilleur jour. A la fin, on reste « sur sa faim » ! J'espère qu'il y aura une suite malgré le travail de lecture car il vaut mieux ne pas être fatiguée quand on se plonge dans ce récit. Je conseille dons ce livre à ceux qui aime la SF et qui aimeraient approfondir les notions qui y sont présentes grâce aux détails que donne l'auteur.

    Lien : http://akashew.wordpress.com/2011/04/19/crepuscule-dacier/
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    • Livres 2.00/5
    Par julien_le_naufrage, le 14 septembre 2011

    julien_le_naufrage
    Il y'a déjà la couverture de Manchu, superbe une fois de plus, magistrale par certains côté, une impression graphique saisissante qui donne juste envie de prendre le livre et de le lire. Et puis il y'a la quatrième de couverture aussi et cette référence au presque prix Hugo en 2004. Et pour finir il y'a ce prologue déjanté qui m'a scotché littéralement et amusé profondément. Mais qu'en est-il de la suite?
    Hé bien on aurait pu dire que "Crépuscule d'acier" c'est de la SF, même du space opéra si l'on joue la carte des étiquettes. On aurait pu dire qu'on se rapproche même de la Hard SF par certains détails techniques, le jeu sur la vraisemblance. On aurait pu dire que le scénario est bien construit, réfléchi voir même compliqué si on ne suit pas bien tant les jeu sur le temps et les voyages stellaires. On aurait pu également ajouter que "Crépuscule d'acier" insuffle du steampunk dans le space opera, que l'auteur invite même les agents secret dans son aventure. Et pour terminer on aurait pu dire que Charles Stross aime jouer avec l'humour pour mettre un vernis des plus agréable à cet ensemble.
    Sauf que malgré toutes ces qualités, je n'ai pas réussi à être pris au jeu. Sans doute trop dense par instant, le livre nous assomme par des détails typiques de la Hard SF. C'est certes intéressant, mais cela alourdi également un récit et quand on est un peu fatigué, hé bien on décroche, comme moi. Et pourtant Charles Stross joue la carte de l'humour pour faire passer l'ensemble de manière plus agréable, cependant ses personnages en pâtissent et deviennent de vrais caricatures. Bien sur cela sert à l'ensemble du tableau d'autant que le space opera est construit de plein de clichés, mais bon ils en deviennent un peu trop prévisibles. Et à choisir entre le débridé et la Hard SF, je pense que l'auteur aurait du choisir son camp plutôt que de mixer les deux. C'est une très belle initiative mais qui hélas ne réussit pas à cause des longues tirades techniques. Bien sur à écrire cela, je ne me ferai pas que des amis, mais à chacun son point de vue et ses goûts...
    Au final, je dirais que Charles Stross ne m'a pas franchement convaincu. J'ai bien aimé, même parfois rigolé, mais à d'autres je me suis même demandé si j'avais bien compris ce que j'avais lu, si je suivais bien le fil de l'histoire entre les déplacements dans le temps et les jeux politiques. Je dois surement être bien moins malin que je n'ose l'espérer. Dommage... Toujours est-il que cet avis mitigé ne m'empêchera pas de me réessayer à la plume de Charles Stross dans un avenir incertain.

    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2011/09/crepuscule-dacier-c..
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Citations et extraits

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  • Par Pamw, le 18 février 2011

    4ème de couverture:
    Nouvelle République, planète plutôt arriérée et en tout cas coincée côté culture pour ce XXVe siècle, subit l'invasion du Festival. Le Festival est une société galactiquement itinérante post-Singularité. Elle fait pleuvoir sur Nouvelle République une nuée de téléphones qui ne disent qu'une chose : " Bonjour. Tu veux bien nous distraire ? " De la réponse dépend la récompense. Ainsi, des armes. Il n'en faut pas plus pour déclencher la Révolution. Et pour conduire les autorités à imaginer pour la vaincre de remonter le temps. Et risquer l'anéantissement de cette partie de la Galaxie, car l'Eschaton déteste qu'on touche à son histoire. C'est qui, l'Eschaton ?
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  • Par Skritt, le 28 avril 2011

    Il se pourrait bien que nous soyons devant notre première civilisation zombie.
    [...] un zombie était une entité n'ayant pas de conscience, mais agissant exactement comme un être conscient ; elle riait, pleurait, parlait, mangeait et se comportait globalement comme une personne réelle, et si on l'interrogeait, elle prétendait être consciente - mais derrière ce comportement superficiel, il n'y avait en fait personne à l'intérieur, aucun modèle internalisé de l'univers dans laquelle elle vivait.
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  • Par Skritt, le 20 avril 2011

    [...] "le concept d'impôt n'est pas différent de l'extorsion", ou "un contrat social maintenu par la force n'est un contrat viable". Après votre quatrième bière, vous êtes devenu un peu plus gai et avez commencé à vous insurger contre la nature de la justice sociale, ce qui pose un problème en soi dans la mesure où vous avez exprimé des doutes sur l'impartialité d'une magistrature nommée par sa majesté lors de procès contre la Couronne.
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  • Par Skritt, le 04 mai 2011

    - Je sais bien. Nous devons repartir, et sans doute plus tôt que prévu. Mais tout est si... tranquille. Paisible.
    - Les cimetières sont tranquilles, eux aussi.
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