ISBN : 2723473732
Éditeur : Glénat (2011)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Un conte steam punk plein de poésie et d'humour !

Lutétia est une mégalopole monstrueuse où vit le professeur Louys Cazaviel. Suite a une agression dans son laboratoire, sa vie bascule : sa femme est enlevée et il est accusé de son propre assassinat, alor... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 16 juin 2011

    LiliGalipette
    « Lutétia… Cette ville est un monstre... Elle nous absorbe sournoisement… dans sa chair de béton, de verre et d'acier. Perdus dans cet enchevêtrement improbable… comme des étoiles mourantes dans un ciel de plomb… Cette ville est une dévoreuse d'âmes. » (p. 7) Dans un futur sombre, La Guerre des Trois Couleurs a ravagé la belle capitale française qui est devenue dangereuse. Deux visages s'affrontent : l'ancienne Paris, historique et ravagée, et la nouvelle Paris, industrielle et mécanisée. Un nouvel ordre s'est installé, fondé sur la violence et la peur. « Même les cris les plus désespérés sont masqués par le brouahaha de la ville… Lutétia les crache comme autant de poussières. Ils nous survolent, mais nous ne les entendons plus. Ils s'évanouissent. » (p. 75)
    Dans les égouts de la ville, le Professeur Louys Cazaviel vit reclus. Sa belle gabardine noire dissimule un corps vert, très souple et résistant, fait d'une matière inconnue. le Professeur Cazaviel est devenu cette étrange créature après des recherches en biologie physique qui ont mal tourné. Depuis des années, il est à la recherche de sa chère épouse Mathilde, enlevée sous ses yeux. Ironie du sort, il est accusé de cet enlèvement et de l'assassinat du Professeur Cazaviel, c'est-à-dire lui-même ! Et, régulièrement, des crimes odieux perpétrés dans Lutétia lui sont attribués. le préfet de police Marcel Point est bien décidé à lui mettre la main dessus, lui que tout le monde surnomme Marmelade.
    Mais Cazaviel est innocent. Aidé par son ami Apollon et par l'étrange Blanche Noyant, il tente de rétablir la vérité et de confondre le véritable coupable, une créature qui se dissimule sous le nom de La Cagoule. Les desseins du criminel sont effrayants et visent à rien moins qu'à prendre le contrôle sur la ville. le retournement final, bien qu'assez classique dans l'univers des savants fous, est des plus surprenants puisqu'il est introduit avec une maestria haletante. N'est-ce pas qu'il est vilain ce grand méchant ?
    Hormis la dernière planche qui conclut assez banalement l'histoire, ce roman graphique steampunk est une réussite. Qu'est-ce que le steampunk me direz-vous ? Grosso modo, c'est un univers de science-fiction uchronique installé, non pas dans le futur, mais dans le passé, à l'époque de la révolution industrielle (Steam pour la vapeur produite des machines de cette glorieuse époque). Lutétia, nouvelle représentation de Paris, prend place dans la France du XIX° siècle. Tout y est : les costumes des messieurs, les robes des dames, les journalistes et les policiers à l'ancienne. Même la première de couverture a des airs d'enseigne métropolitaine. Sur quatre planches, l'auteur nous offre aussi le luxe d'une balade hors les murs et où nous emmène-t-il ? Dans les tableaux de Monet et Manet, rien de moins ! Envie de nymphéas, de coquelicots, d'impressions au soleil couchant ou d'un déjeuner sur l'herbe ? À votre service ! Mais partout ailleurs, ce ne sont que dirigeables, hauts fourneaux, structures métalliques menaçantes, grondantes machines à tuyaux et soufflets, inventeurs géniaux et laboratoires encombrés. Steampunk jusqu'au bout des phylactères, ce roman graphique nous entraîne dans une Histoire pas tout à fait réelle et parfaitement inquiétante.
    L'intrigue se découpe en quelques chapitres dont les pages de garde sont des bijoux d'illustration. On a l'impression de lire un roman feuilleton, livré à la semaine et compilé en fin de publication. Entre flashbacks et échappées picturales, l'intrigue s'agrémente des notes des carnets de recherche du scientifique et d'articles du Lutétien en pleine page, réclames en sus ! Ce roman graphique déjoue les codes de la narration classique. Comme dans les meilleurs romans policiers, celui qui parle, bien que convaincu de son identité, est le premier à se faire berner. La narration est donc faussée dès le départ et c'est en deuxième lecture qu'apparaît toute l'ironie et tout le sens caché du texte. le Professeur Cazaviel est doublement victime et d'autant plus attachant. Sa quête prend un autre visage à la fin du récit et on rêverait bien d'une suite à ses aventures parisiennes…
    Me voilà très enthousiaste à l'issue de cette découverte ! Pour avoir un peu visité Paris le week-end dernier, je suis très curieuse de découvrir des œuvres qui situent leur intrigue dans la capitale. Je ne connaissais pas l'auteur, mais cette œuvre est suffisamment alléchante pour que je commette rapidement une grave descente à la librairie BD d'à côté !


    Lien : http://www.desgalipettesentreleslignes.fr/archives/2011/06/16/214062..
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    • Livres 3.00/5
    Par Plumeline, le 15 juillet 2011

    Plumeline
    vant de parler de l'histoire et des illustrations, j'aimerais parler de l'objet-livre. J'ai aimé la rigidité et le dessin de la couverture. Cela rappelle les romans d'aventure. L'illustration est simple mettant en valeur Marmelade, le personnage principal. Il est seul au cœur d'un nuage de poussière ou de gaz, héros solitaire planté devant un portique. Rouge et vert pour les couleurs qui seront les dominantes de cette bande dessinée.
    La plume poétique de l'auteur nous introduit aisément dans l'histoire de cette créature à la recherche de son passé, de son identité d'homme mais aussi de son bonheur perdu. D'autant que le monde de Marmelade est aujourd'hui en guerre. On n'en connait pas les raisons. On sait seulement qu'elle a pour nom « La guerre de trois couleurs » mais aussi que Lutécia a désormais sombré dans le chaos. La capitale française est désormais divisée en deux mondes : l'ancienne cité désormais ravagée par la guerre et la cité industrielle polluée par des cimetières de machines.
    Dans cet unique volume à l'ambiance steampunk, Olivier Supiot propose à travers une enquête policière à l'intrigue simple, des thèmes peu innovants mais qui se prêtent bien à cet univers sombre : manipulations scientifiques, peur de l'inconnu et quête de vérité au programme.
    Les personnages sont attachants que ce soit Marmelade par sa douceur et son humanité que son ami Apollon par sa chaleur. Quand à Blanche, elle est peu présente mais c'est une femme assez déterminée à connaître la vérité sur elle-même et à aider Marmelade dans sa quête. Nous avons également un policier intègre, un journaliste aux penchants mélodramatiques et d'autres personnages beaucoup moins sympathiques. Ce panel de personnages souffre néanmoins d'un grand manichéisme bien que cela aide certainement à mettre en valeur cette histoire qu'on regrette d'être brève et la fin facile.
    Composé en cinq chapitres, « Un amour de marmelade » est appuyé par un dessin dont les coloris favorisent le rouge ainsi que des camaïeux beige et orangé contrastant fortement avec le vert du Melakron. le passé de Marmelade est mis en relief par l'utilisation d'un ciel bleu mais surtout par celle de tableaux de grands maîtres comme Monet. le trait est doux pour ce qui est des paysages d'une Lutétia en ruines et plus précis, plus marqué pour ce qui est des personnages.
    Olivier Supiot nous offre une belle histoire et un univers original bien que l'intrigue aurait mérité d'être davantage approfondi.

    Lien : http://antredelivres.free.fr/index.php/2011/07/un-amour-de-marmelade/
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lunch, le 10 décembre 2011

    lunch
    Lutétia est une ville à deux visages. Il y a d'un côté la cité nouvelle, le symbole du pouvoir et de l'avenir, le fleuron d'une architecture contemporaine où le métal côtoie la pierre. Et de l'autre la vieille ville, le Paris d'un passé lointain, avec ses fantomatiques bas-fonds ravagés par la guerre et submergés par un brouillard incessant, là où vivent les laissés pour compte.
    Deux visages, c'est aussi le cas de celui que les journaux appellent Marmelade : un être vert et informe, une créature qu'on dit démoniaque, un assassin recherché pour de nombreux crimes. Lui, clame son innocence et dit s'appeler Louys Cazaviel, chercheur disparu depuis près de six ans et victime de son invention : le Mélakron, une substance aux étonnants pouvoirs régénérants, imputrescible, inoxydable et ininflammable.
    Comme souvent lorsqu'on se rend en librairie, il y a les livres qu'on vient chercher parce qu'ils sont dans nos petites listes, parce qu'on avait repéré leur sortie. Et il y a les livres qui nous attirent par leur bel aspect, par leur consistance, leur titre ou leur couverture.
    Un amour de marmelade fait parti de ces derniers. Un beau livre sur tous ces aspects, mais aussi le fruit du travail d'un auteur que les bédéphiles n'auront sans doute pas oublié. Car Olivier Supiot a déjà été récompensé en 2003 par l'Alph-Art du dessin lors du très reconnu festival d'Angoulême, pour son album Le dérisoire, sur un scénario d'Éric Omond. Vous comprendrez donc aisément que la recette fonctionne toujours à merveille, et que l'ambiance dépeinte par Olivier Supiot, cette fois-ci auteur à part entière, sur Un amour de marmelade est tout simplement sublimée par une couleur directe digne d'un peintre impressionniste.
    La suite à lire sur BenDis...

    Lien : http://bendis.uldosphere.org/index.php?p=bds&motor=1&titre=amour%20d..
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    • Livres 3.00/5
    Par DamienR, le 22 février 2012

    DamienR
    En métamorphosant Paris en "Lutetia", Olivier Supiot imagine un avenir plutôt sombre, mais crédible à la ville. Nous découvrons un environnement évoluant entre Adèle Blanc-Sec et Jules Verne, qu'on pourrait "étiqueter" steampunk. "Lutetia" est en fait une ville nouvelle qui ressemble à la Défense, y compris par son caractère outrancier. Paris est devenue glauque, miséreuse... L'intrigue se déploie à la manière des superhéros dans les comics américains, ce qui permet de tacler les dérives potentielles d'une science expérimentale sans scrupules.
    Un petit regret, c'est que le dessin, très particulier, coloré dans des tons roux-bruns évoquant les années 1920-1930, est parfois un peu trop simpliste (jeune ?) notamment pour le personnage principal.
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    • Livres 3.00/5
    Par atchoumgirl, le 17 juillet 2011

    atchoumgirl
    Graphiquement une magnifique bande dessinée avec des personnages au design particulier, un univers et une vile en pleine déconstruction perdus dans un temps inclassable. Je me suis lancée entraîner dans les entrailles de Lutétia avec plaisir et dans la quête du personnage qui vit dans ses souvenirs de son épouse disparue.
    Le seul bémol pour moi est la chute de l'histoire qui paraît bien classique et convenue...Dommage !! Autre défaut, le prix de l'ouvrage...
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Critiques presse (1)


  • BoDoi , le 16 juin 2011
    Si ce one-shot au dessin chatoyant et au scénario dynamique se dévore goulûment, il laisse un peu sur sa faim le lecteur, qui aurait aimé une histoire plus consistante
    Lire la critique sur le site : BoDoi

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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 16 juin 2011

    « Lutétia… Cette ville est un monstre... Elle nous absorbe sournoisement… dans sa chair de béton, de verre et d’acier. Perdus dans cet enchevêtrement improbable… comme des étoiles mourantes dans un ciel de plomb… Cette ville est une dévoreuse d’âmes. » (p. 7)
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  • Par Gregor, le 26 mars 2012

    - Mes lecteurs ont besoin d'aventures, d'exotisme, de rocambolesque !
    - Je ne suis pas un personnage de fiction...
    - Peut-être mais qu'avez-vous à proposer qui puisse être assez intéressant pour captiver le public exigeant du "Lutécien" et remplacer avantageusement mes articles ? ... Cazniel est-il à la hauteur de Marmelade ? Les habitants de Lutétia aiment la cruauté, les crimes odieux. Ils sont fascinés par la mort. Je leur donne des mots pour les satisfaire.
    - Je vous propose un marché, je vous laisse écrire les aventures de Marmelade ! Mais vous écrivez la stricte réalité.
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  • Par Gregor, le 25 mars 2012

    - La bonne nouvelle est que vous ne pouvez pas mourir !
    - Ah ! Et la mauvaise ?
    - Eh bien... Vous ne pouvez pas mourir parce que vous êtes déjà morte !!
    - ?? Comment ça déjà morte ?!
    - En d'autres termes, vous êtes un fantôme Mlle Noyant !
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Gregor, le 25 mars 2012

    Vous savez malheureusement que les grandes découvertes ne peuvent se réaliser sans de petits sacrifices, marmelade !!
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  • Par LiliGalipette, le 16 juin 2011

    « Même les cris les plus désespérés sont masqués par le brouahaha de la ville… Lutétia les crache comme autant de poussières. Ils nous survolent, mais nous ne les entendons plus. Ils s’évanouissent. » (p. 75)
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Vidéo de Olivier Supiot

UN AMOUR DE MARMELADE / Bande-annonce .
UN CONTE STEAM PUNK PLEIN DE POÉSIE ET D'HUMOUR ! Lutétia est une mégalopole monstrueuse où vit le professeur Louys Cazaviel. Suite a une agression dans son laboratoire, sa vie bascule : sa femme est enlevée et il est accusé de son propre assassinat, alors qu'il est visiblement toujours en vie ! de plus, son corps a subi une mutation qui l'a transformé en une gélatine verdâtre, matière déformable à souhait issue de ses investigations scientifiques : le mélakron. Après une période difficile, le professeur Cazaviel essaye de dompter cette nouvelle enveloppe? Il va réapprendre à vivre et surtout il va devenir Mr Marmelade ! Marmelade croisera sur son chemin un journaliste mythomane, une femme passe-muraille , une « gueule cassée », un policier intègre... autant de clefs pour retrouver sa femme, sa dignité et enfin la vérité ! Olivier Supiot, auteur aux multiples talents qui avait remporté l'Alph-Art du Meilleur Dessinateur à Angoulême en 2003 pour le Dérisoire, signe ici son plus beau livre. C'est également son premier roman graphique, au croisement entre Edgar Allan Poe, Tif & Tondu et des contes fantastiques comme L'Homme Invisible de H.G. Wells ou Musidora, l'héroïne des Vampires de Feuillade. En librairie le 4 mai 2011 Plus d'info et feuilletage des premières planches sur le site Glénat BD Devenez fan sur Facebook !








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