> Olivier Mannoni (Traducteur)

ISBN : 2267019795
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2008)


Note moyenne : 3.39/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
Adrian Weynfeldt, expert en art et dernier d'une riche lignée suisse, mène une vie de vieux garçon. Lorena, une jolie rousse, voleuse de boutiques de luxe et un brin suicidaire, vient chambouler ses principes amidonnés, tandis qu'un vieil ami l'embarque dans une escroqu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par dupuisjluc, le 17 avril 2012

    dupuisjluc
    Chez Suter tout est sujet à description, les personnages, les appartements, les situations, les meubles et bien évidement les tableaux puisque ce roman se passe dans le monde de l'art… A priori on pourrait penser que tant de descriptions nuit au roman, ce n'est pas le cas, le rythme y est certes lent, mais on ne s'ennuie pas, toujours un rebondissement pour relancer l'histoire. Les personnages sont très typés, surtout le héro, « Le dernier des Weynfeldt » mais attachant. Je me suis pris de pitié pour lui à certain moment du récit et à d'autres moments j'aurai aimé le secouer... Un bon moment de lecture pour un roman très bien écrit !
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par TRIEB, le 13 juillet 2011

    TRIEB
    Le dernier des Weynfeldt
    MARTIN SUTER
    Sans doute éprouverions-nous quelque doute sur la question de savoir si le récit d'une escroquerie peut capter l'intérêt du lecteur en l'espace d'un roman .La réponse est oui : c'est le pari réussi par Martin Suter, écrivain suisse de langue allemande, dont le roman intitulé « Le dernier des Weynfeldt » décrit cet événement.
    Adrian Weynfeldt, expert en art et dernier rejeton d'une lignée riche, mène une vie sage, toute empreinte de bourgeoisisme et de bonne éducation .Lorena , aventurière rousse aux charmes incontestables ,peu scrupuleuse sur les moyens de s'imposer en société , vient bouleverser le confort de cette vie ouatée en débutant une relation amoureuse avec lui. Un vieil ami, Klaus Baier, l'implique malgré lui dans une escroquerie : la vente aux enchères d'un faux tableau de Vallotton, peintre suisse du début du vingtième siècle. Cette opération va entraîner Adrian Weynfeldt, Lorena, Klaus Baier, chacun dans son rôle social d'origine, elle va permettre une description très affinée du milieu du monde de l'art ,caractérisée par une grande subtilité, une restitution fine des usages, des pratiques de ce milieu.
    Au fil des événements constituant la mise en place de cette vente, ce sont les travers , les faiblesses et les renoncements d'un homme confronté à deux imprévus , l'amour de Lorena , conquête en forme de mirage et la vente frauduleuse du tableau qui sont décrits avec force minutie dans ce roman qui est aussi une description captivante du milieu des marchands d'art. Les personnages gardent de l'humanité, de la vérité, sans être intégralement instrumentalisés par leur rôle social.
    A lire pour la pertinence de la description et sa sobriété.
    Martin Suter vient également d'écrire « Allmen et les libellules » aux éditions Christian Bourgois.


    Lien : http://bretstephan.over-blog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 21 février 2010

    kathel
    Martin Suter est un auteur que j'aime bien retrouver régulièrement, depuis Small World, en passant par La Face cachée de la lune, Lila Lila et Un ami parfait, jusqu'au Diable de Milan. Je ne dirais pas que ces romans me laissent un souvenir impérissable, mais ils ont chacun leur univers, dans lequel on se plonge tout de suite avec délectation, en se demandant où l'auteur veut nous emmener cette fois. Son domaine de prédilection est le roman psychologique, ou même thriller psychologique, et s'il aime particulièrement faire la rencontre de mondes différents, ainsi que les manipulations et les duperies, il excelle dans l'étude de l'âme humaine, avec des personnages jamais d'une pièce, dont il étudie les failles.
    J'ai beaucoup aimé la manière dont l'écriture fait entrer immédiatement dans le vif du sujet, ici par une tentative de suicide sur le balcon d'Adrian Weynfeldt, rejeton célibataire d'une famille suisse fortunée et expert en art. Weynfeldt est un personnage très intéressant, routinier, mais peu organisé, solitaire mais cultivant ses nombreuses amitiés, un peu timoré mais capable de panache… Comment il peut se laisser attirer par une aventurière comme Lorena, et jusqu'où ira-t-il pour elle, le sujet peut sembler classique. Cependant d'autres personnages s'y ajoutent qui entendent tirer parti de la situation et surtout il y a un tableau, un Vallotton très côté, Nu devant une salamandre. L'intrigue se tisse habilement, l'humour quelque peu cynique est toujours présent, c'est un roman qui « se lit bien » parce qu'il est bien écrit et bien mené. Même si ce roman n'est pas son meilleur, parce qu'il faiblit un peu vers la fin, je reviendrai encore à Martin Suter quand l'occasion s'en présentera.


    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-martin-suter-le-dernier-..
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    • Livres 2.00/5
    Par yv1, le 26 mars 2011

    yv1
    Autant j'avais aimé mon premier Suter (Small World), autant celui-ci ne m'a pas plus. le personnage principal, Adrian Weynfeldt est pâle, falot et insipide. Pour que l'histoire commence réellement à décoller, on doit lire 120 à 150 pages, et même après, ça reste assez long. Il n'y a que dans les 100 dernières pages qu'enfin, l'histoire devient un peu plus intéressante, quoique... Comme dans Small World, Martin Suter décrit des personnages de la haute société suisse : j'ai souvent eu la sensation que l'action se déroulait au 19° siècle, par le mode de vie de ces personnes, alors qu'elle est tout à fait contemporaine. C'est parfois déroutant, mais pas désagréable. Les deux romans que j'ai lus de Suter ont la même construction, à savoir, des retournements de situation, plus ou moins nombreux, pour finir sur un rebondissement final, surprenant, ou pas, puisque dans Le dernier des Weynfeldt, il ne l'est pas du tout.
    Pour résumer mon propos, je suis déçu de ce livre, et ceci d'autant plus que ce que j'ai lu avant de Martin Suter m'a vraiment plu. Mais je ne vais pas rester sur une mauvaise impression et je relirai du Suter, parce que, malgré tout, il écrit très bien.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-20956132.html
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    • Livres 4.00/5
    Par meli_sc, le 29 août 2009

    meli_sc
    Adrian vit dans un immense appartement, dans un immeuble entièrement occupé par une banque, autant dire qu'il vit dans une forteresse. Il a deux groupes d'amis, le premier étant des gens bien plus âgés mais tout aussi riches que lui, le deuxième étant composés d'artistes un peu minables et plus jeunes, qu'il finance et qu'il invite tous les jeudis à déjeuner. Un soir en rentrant d'un dîner avec son groupe d'amis riches, il entre dans un bar et fait la connaissance de Lorena et avec qui il passera la nuit. Au réveil, elle est perchée au bord du balcon, prête à se jeter dans le vide...

    Lien : http://lecturesdemeli.canalblog.com/archives/2009/08/20/14796484.html
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 21 février 2010

    Weynfeldt passa à la salle de bains, prit une douche et mit un pyjama frais. Comme chaque soir. Il en possédait quatorze, tous fournis par son tailleur de chemises, tous pourvus d'un monogramme, six bleu clair pour les jours pairs, six blancs à rayures bleues pour les jours impairs, deux blancs pour les dimanches. L'une des petites marottes qu'il s'autorisait et qui lui permettaient d'apporter un peu de luxe et de régularité dans sa vie. Car il croyait à la régularité comme à une vertu prolongeant l'existence.
    Mais la théorie inverse existait aussi: la régularité rendait les journées uniformes, or plus les évènements et les habitudes se répétaient, plus les jours se ressemblaient, et avec eux les années. Jusqu'à ce que la vie vous donne un jour l'impression de n'être qu'une seule et même journée.
    Weinfeldt était convaincu du contraire. Plus on faisait le même chose, plus on fréquentait les mêmes lieux, plus on rencontrait les mêmes gens et plus les différences étaient réduites, plus le temps passait sans se faire remarquer, Une personne que l'on voit chaque mois plutôt que chaque année a toujours le même âge. Et l'on donne aussi à l'autre l'impression de ne pas vieillir.
    La régularité ralentit de cours du temps. Weynfelt en était fermement persuadé. Les distractions peuvent certes rendre la vie plus riche en évènements, mais elle la raccourcissent aussi à coup sûr.
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  • Par dupuisjluc, le 14 avril 2012

    tu t'es fait escroquer par deux prétendus amis et tu te demandes à quelle heure on peut les appeler sans les déranger? Tu sais ce que tu as? Un traumatisme éducatif irréversible. (p.155)
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  • Par kathel, le 21 février 2010

    - ça s’est passé comment, depuis ?
    - Depuis chez toi ?
    - Oui.
    - Avec des hauts et des bas. Et toi ?
    Adrian Weynfeldt parut réfléchir. Il semblait bel et bien se demander sérieusement comment il s’était porté depuis. Il fallut un bon moment avant qu’il ne trouve la réponse :
    - Moi, je n’ai jamais vraiment de bas.
    Et il compléta au bout de quelques secondes :
    - Mais jamais vraiment de hauts non plus.
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  • Par dupuisjluc, le 14 avril 2012

    Le moment où tu deviens vieux pour de bon, c'est quand tes médecins sont plus jeunes que toi. (p. 137)
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Vidéo de Martin Suter

Je n'ai rien oublié (2011) un film de Bruno Chiche avec Gérard Depardieu, Alexandra Maria Lara, Niels Arestrup, Nathalie Baye. Scénario de Bruno Chiche, d'après le livre de Martin Suter








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