ISBN : 2917718013
Éditeur : Griffe d'Encre (2008)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
La Terre, France.
Le Contact tant espéré a finalement eu lieu. Les Nods ont débarqué il y a six ans, apportant avec eux la dernière génération de poubelles organiques dans un but on ne peut plus noble : aider les Terriens, qui semblent avoir tant de mal à garder ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Marly, le 02 février 2012

    Marly
    J'ai eu l'honneur de recevoir lors d'une collaboration avec la maison d'édition "Griffe d'encre" le très célèbre et non moins rare "Trash Pack", cette édition ultimement illustrée de la saga (constituée de deux volumes et d'un carnet collector hors série) issue des esprits tordus de Guillaume Suzanne et Zariel. Je remercie vivement Menolly de m'avoir donné envie de découvrir les productions Griffe d'encre grâce au net, et surtout de m'avoir fait parvenir un exemplaire de ce bijou, aussi attendu que le graal en ma demeure (et non le mal en la demeure...).
    Béni soit le jour où les grands esprits tordus de ces deux artistes se sont retrouvés embarqués dans la création et l'imagination de cette histoire, faisant débarquer les Nods sur Terre les trois bras tendus dans une philanthropie salvatrice.
    Mais qui sont les Nods? Des aliens venus de Nodule, à la technologie supérieure, et omnipotents vachement loin (selon leurs propres termes). Munis de 3 yeux, 3 bras, 3 appendices postérieurs baignant dans leur jus de glog, contenus dans des sphères incassables (vachement loin aussi). Ces charmants personnages ont donc étudié les hommes et ont découvert que la race humaine était assez évoluée pour établir un contact et bénéficier de leur savoir. Après une communication instaurée entre les gouvernements et les Nods, ceux-ci ont décidé d'installer une ambassade dans chaque pays, et leur quartier général au sein de la capitale Française, près d'un monument qui leur "rappelait chez eux". Apportant leurs lots d'avancées technologiques au profit du développement de la race humaine et de la préservation de la planète Terre, ils devinrent les ennemis de groupuscules virulemment anti-Nods. Il faut les comprendre : ces aliens leurs ont enlevé tout droit de polluer leur planète, bousiller leur santé, et commettre des erreurs mortelles, ou des guerres inutiles, en résumé : les humains ont perdu leur libre arbitre.
    A ce stade, on peut se demander où est le hic, et pourquoi tant de haine? Ou bien adhérer au CRABE et autres associations anti langoustines (on se croirait parfois dans District 9, avec les fameuses crevettes venues du ciel et échouées sur Terre !). On peut peut-être imaginer la crainte et la réticence du héros, Arnold, conducteur de maison-taxi-volante, bercé sans le savoir par un air de Jennifer "y'a comme un hic" (qu'est-ce qui va m'tomber sur le coin ? ...) qui anime son existence.
    C'est dans la 1ère novella, Les Poubelles Pleurent Aussi, que l'on rencontre Arnold, notre protagoniste débraillé, et son acolyte : Betsy, la coDets. Betsy, c'est la voix de l'oeuvre, la voix de la raison, la voix de la sagesse et de l'avenir. Tout ça dans une poubelle. Elle fait partie des milliers de CoDets, organismes vivants ressemblant à des poubelles métalliques, couvercles inclus, ayant pour vocation d'ingérer les détritus de la planète, cadeaux offerts pas les Nods aux hommes, afin de nettoyer au possible les cités humaines. Mais il y a aussi Etienne Siphon, tristement célèbre sous le nom de Léonard Véga, mauvais acteur et faux président engagé pour berner la population et être la marionnette d'un premier ministre ambitieux. Pas de chance pour lui, Etienne l'était aussi. "Navrantissime chef d'Etat aux nœuds de cravate approximatifs/ digne représentant de sa race" c'est en bousculant son ex-assistante Célia, qu'il fit entrer la jeune femme dans le groupe de héros, apportant une touche de féminité au sein de la deuxième novella Les poubelles pleurent encore, au côté de la désormais célibrissime Betsy.
    Dans les deux tomes de cette aventure, c'est cette équipe de branquignoles que nous suivons sur Terre ou dans l'espace, découvrant à leurs côtés les particularités des espèces peuplant la galaxie, avec pour but ultime de sauver l'humanité, qui finalement finira par réussir seule ce auquel elle excelle (à savoir fliquer son monde, pour rester polie), et qu'on va les voir atteindre le second but ultime (oui c'est possible), sauver les poubelles.
    Les deux acolytes ,vous l'aurez entrevu je l'espère, ont réussi à nous emporter avec humour débordant dans une aventure sans queue ni tête, et pourtant avec un début et une fin, mais faite de digressions et autres discours hilarants, qui réveillent notre curiosité grâce aux références en tous genres, des Martiens de Fredric Brown au métal "létal" de Pantera (à ne pas mettre entre toutes les mains). Des notes indispensables et pourtant inutiles qui nous font partir sur Nodule ou Cocoon (la planète des Codets), des jeux de mots à couper au couteau ,ou au fil à couper le jus de Glog ( "ingénieux système que les autorités appliquent aux mauvais payeurs", servant également à couper " le téléphone aux abonnés absents, les vivres aux pauvres ou la tête aux citoyens incivils.") et des dialogues qui se perdent dans... on ne sait où on va, mais c'est drôle !
    Entre fable écolo et délire aux reflets d'acides, le trash pack est à diffuser le plus largement possible à bon coups de grilles synapses Nods. Jamais ennuyeux, quand on a commencé, on voudrait ne plus le lâcher. Et le lire. On en passe du temps à lire des extraits à nos proches ! Des extraits hilarants, caricaturant mais tellement véridiques ! Des moments de remise en cause, jamais dégradants, mais frais et parfaits. de plus, les novellas peuvent être adressées à tous âges, enfants comme anciens, elles ne manqueront pas de faire sourire, et réfléchir un instant. Arrêt sur image, pause, regard sur notre société.
    Guillaume Suzanne et Zariel ont suscité ma curiosité, réveillé mes rires et mon humour si longtemps endormis, qui hésitaient à ressortir au gré des pages. Ici, l'humour est constant, omni...présent. Retournée dans ma lecture et mes attitudes livresques, comme a dit Arnold Sextan, après avoir vu deux poubelles philosopher sur l'évolution, plus rien ne m'étonnera. Ou alors, il faudra être sacrément fort pour détrôner THE Trash Pack.

    Ces deux novellas sont accompagnées dans le pack du Guide de la poubelle galactique, écrit et étoffé par sa Détritissime Betsy, CoDets voyageuse, fan de ragea et défenderesse de l'humanité. On a pu trouver des extraits du guide dans la 2ème novella Les poubelles pleurent encore, des études de Betsy sur le genre humain. Etonnamment, on ne retrouve pas ces études dans le guide, mais cela évite judicieusement la répétition de ce qui a déjà été lu dans la novella. le guide a tout son intérêt dans le pack, puisque, ponctué des illustrations de Zariel, il rend compte idéalement des différentes espèces qu'on avait du mal à visualiser à la lecture des novellas. Sans oublier les descriptions hilarantes de ces différentes strates de l'évolution, en passant par la très primitive espèce humaine, ou "calamité galactique hors normes", à "la fâcheuse marotte de tout saloper sur son passage" jusqu'au séduisant Réfleur, ce représentant unique d'une espèce mystérieuse, "éternel, ce qui ne veut pas dire qu'il soit immortel, si vous saisissez la nuance." Offrant l'intégralité du conte "CoDet et le déchet magique" ou des comptines enfantines de bébés poubelles, le guide révèle surtout, postrash, les coulisses de la création de l'aventure. le Big Bang absolu.

    Lien : http://rayon-passion.blogspot.com/2011/12/critique-du-trash-pack-de-..
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    • Livres 1.00/5
    Par courgette, le 31 octobre 2010

    courgette
    Le livre de Guillaume Suzanne nous dépeint une humanité frappée de nullité chronique. Absurdement nulle, c'est un bon début, je pense, on peut bien commencer par là, et par ailleurs, c'est assez drôle de voir cette humanité se révolter contre des ET amenant pourtant le Bien.
    Cependant, la pertinence anthropologique de l'œuvre s'émousse vite au fil des pages, il ne reste bientôt plus rien. C'était bien de partir sur le libre-arbitre de l'homme, mais on en reste là. Pas d'autre vérité forte sur la condition humaine, et c'est pourtant à mon sens ce qui solidifie le mieux une œuvre d'art. Donc Les poubelles pleurent, et elles s'effritent vite.
    On devine que l'univers se veut délirant ou déjanté, mais malheureusement il n'y a pour moi que monotonie et platitude.
    Pas assez délirant. Ni assez déjanté.
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    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 10 septembre 2010

    TwiTwi
    Dans un futur non précisé, les extra-terrestres ont débarqué sur Terre pour faire chier aider les humains, les maisons stationnent et les poubelles font des blagues facétieuses aux contractuelles. L'intrusion des Nods -venant de Nodule mais on ne sait pas où cela se trouve- dans la vie quotidienne et politique des humains ne plait pas à tout le monde ...
    Avec une pointe d'humour sympathique, Guillaume Suzanne nous embarque dans une histoire délirante, avec des personnages qui ne le sont pas moins (prix du meilleur second rôle féminin, Betsy la poubelle amatrice de vieilles godasses). De l'art de parler de choses sérieuses (y a-t-il plus sérieux comme sujet que l'invasion de notre planète par des E.T. interventionnistes ?) sur le ton de la rigolade. Un fond et une forme que j'ai déjà pu trouver chez Don Lorenjy et ses Blaguàparts si savoureuses, publiées il y a peu chez le même éditeur.
    L'auteur est à suivre, la maison d'édition aussi. le bouquin est tout fin et peu cher. Que les poubelles qui n'ont rien dans le rumen passent leur chemin, Betsy, elle, a lu Les Poubelles Pleurent Aussi, et en rit encore du verre pilé.
    A noter que la suite, Les poubelles pleurent encore (qu'est-ce que ça pleurniche, une boîte à ordures tout de même) est disponible à la souscription chez l'éditeur.


    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/09/les-poubelles-pleuren..
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    • Livres 4.00/5
    Par Bookworm84, le 23 octobre 2010

    Bookworm84
    Dans un temps pas si lointain du futur, des extra terrestres sont venus sur terre en paix. En paix? Oui, il faut croire.... Court roman humoristique au ton incisif, Les Poubelles Pleurent Aussi est une critique acerbe de notre société d'aujourd'hui (un certain Président en prend pour son grade au passage!), doublée d'un final explosif (dans tous les sens du terme). A lire et à relire, pour rire (jaune). du grand art!
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    • Livres 3.00/5
    Par yv1, le 26 mars 2011

    yv1
    J'ai eu envie de lire ce petit livre, grâce à un article de Brize. Je suis ensuite allé voir sur le site des éditions Griffe d'encre et l'ai acheté. Alors, quoi en dire ? Raconter l'histoire est impossible. En voici un très vague aperçu : les Nods sont arrivés sur terre et avec eux la dernière génération de poubelles organiques. Ils apportent donc la propreté et sont omnipotents. Seulement, quelques Terriens ne voient pas leur arrivée d'un bon oeil.
    C'est un petit livre (75 pages) drôle, fou et très inventif. On peut même y voir une certaine critique de la société actuelle (certains passages font ouvertement référence à nos hommes politiques) : mondialisation et impuissance de nos dirigeants., mais rien de lourd ou de plombant, l'histoire se lit très bien sans avoir cette analyse.
    Guillaume Suzanne manie la langue d'une belle manière, et moi qui ne suis pas forcément fan de SF, j'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à lire celle-ci.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-23691744.html
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Citations et extraits

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  • Par TwiTwi, le 06 septembre 2010

    La poubelle enregistra le ton cavalier, haussa avec résignation ses poignées latérales. Elle s'engagea sur le trottoir, bousculant Bertrand. Elle regroupa ses pseudopodes et se propulsa vaille que vaille sous cette gravité de plomb qui la soudait au sol. On aurait cru un nageur bleu vif, trapu, brassant l'air avec application. Sans bras, avec beaucoup trop de jambes. Et en train de couler.

    En se déplaçant, Betsy émettait des tintements de verre pilé couplés à des crissements de sable, ainsi que des vagissements intermédiaires correspondant à des stades de dégradation plus ou moins avancés des silicates. Sa progression chaotique était fascinante. Dans sa catégorie, à l'instar d'un Carl Lewis, c'était la terreur des bacs à sable.
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  • Par TwiTwi, le 06 septembre 2010

    Il étaient étonnamment moins nombreux de puis que Yacin Hocine Wacine Hugli avait écrit (en substance) que toutes les bondieuseries tendaient à affirmer à la fois que Dieu avait créé l'Homme et que l'Homme avait créé Dieu. L'auteur de ce forfait avait fait l'analogie entre ce dilemme et celui de l'œuf ou la poule. Il avait démontré que trouver la réponse à l'une des deux interrogations déclencherait, par effet de contrecoup et d'une obscure affaire de dominos, la résolution de l'autre. Ainsi, les philosophes s'attelaient à résoudre l'énigme de l'œuf ou la poule, notamment parce qu'il était plus aisé de séquestrer une poule qu'un dieu et un œuf qu'un homme. En attendant, les croyants avaient mis leur foi en suspens.
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  • Par TwiTwi, le 06 septembre 2010

    Cela avait début par un classique "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", continué avec un palpitant " Conscience sans science n'est que con" alors qui sait à quoi cela aurait pu aboutir.
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  • Par TwiTwi, le 06 septembre 2010

    Néanmoins, elle ne résistait pas à l'attrait d'une chaussure. Un joli petit soulier, usagé de préférence. La chaussure, c'était son péché mignon, son fruit défendu.
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  • Par TwiTwi, le 06 septembre 2010

    Ils lisaient dans les pensées et disaient toujours la vérité. C'était à croire qu'ils avaient pris modèle sur les Martiens de Frederic Brown. Ceci dit, les Terriens auraient été bien en peine de leur lancer "Nods, go home !" puisque nul ne savait où se trouvait Nodule.
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