ISBN : 2070134644
Éditeur : Gallimard (2011)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Lisbeth Sorel est cadre supérieur pour une grande compagnie aérienne. A Buenos Aires, elle rencontre Eduardo Ros, danseur de tango et gigolo. Leur rencontre les amène à se dévoiler et à remettre en question leur vision de la vie.
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par mayang, le 28 août 2011

    mayang
    Sous son apparence simpliste ce court roman est plus profond qu'il n'y paraît et c'est peut-être le tour de force de l'auteur. Une femme, libre, aisée, s'offre un caprice d'une nuit: un bel argentin, danseur mondain de tango et gigolo à ses heures. Il devra la rejoindre, lui, l'homme de feu, dans un pays de glace, l'Islande. La suite semble couler de source ...Et bien, non! Très rapidement la règle du jeu échappe à Lisbeth et les doutes l'assaillent, elle, si forte et si puissante. Au cours de cette nuit sa vie entière va basculer jusqu'à la rédemption. Un livre à lire entre les lignes.
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    • Livres 2.00/5
    Par feanora, le 10 mars 2012

    feanora
    S'offrir une nuit à Reykjavík avec un danseur argentin, rencontré un bref instant à Buenos Aires, c'est ce que souhaite l'héroïne.
    Mais cette nuit, qu'elle pensait érotique ne sera pas ce qu'elle pensait. Elle va lui permettre de plonger dans son passé et de se réconcilier avec lui en acceptant la disparition de sa sœur.
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    • Livres 3.00/5
    Par Culturopoing, le 10 novembre 2011

    Culturopoing
    Lisbeth Sorel, quadragénaire, cadre supérieur, célibataire, décide de payer un danseur de tango argentin pour passer une nuit avec elle à Reykjavik. Elle a choisi l'Islande, car c'est là où les nuits sont les plus longues à cette époque de l'année, une vingtaine d'heures environ. L'idée semble sulfureuse, mais en fait d'expérience sensuelle c'est un voyage intime que propose Brina Svit le temps d'"Une nuit à Reykjavik", avec un talent distingué : "aujourd'hui avec cette lumière et ce ciel, la mer sera mauve et les rochers très noirs. Ce sera inoubliable. Ce sera le début ou la fin du monde, à toi de décider..."
    Lisez la suite de cette critique sur Culturopoing !

    Lien : http://www.culturopoing.com/Livres/Brina+Svit+Une+nuit+a+Reykjavik+-..
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Critiques presse (4)


  • Actualitte , le 13 décembre 2011
    On entre dans ce livre rapidement, intrigué par cette femme capable de claquer un énorme paquet de fric pour se payer un mec, une nuit. Puis vaguement agacé par ces dérapages verbaux incontrôlés aboutissant immanquablement à des dialogues de sourds. Au bout du compte, complètement séduit par ces personnages tellement torturés et tellement humains.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Lexpress , le 03 novembre 2011
    Pour sa mise en scène: Dans ce cinquième roman écrit en français, Brina Svit, née en Slovénie en 1954, impressionne par son art de brouiller les pistes grâce à une écriture très subtile.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeMonde , le 28 octobre 2011
    Brina Svit montre que l'on a beau s'enfermer dans des pseudo-plaisirs pour tenter d'échapper au réel, nos souvenirs les plus odieux, les plus enfouis, finissent toujours par rejaillir.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Lexpress , le 16 septembre 2011
    Avec un mélange inimitable de mélancolie et d'humour, de charme et de brio, Brina Svit brosse le portrait incarné d'une femme qui ne sait pas s'endormir "à côté d'un homme inconnu, même d'un homme tout court".
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 24 octobre 2011

    [ Incipit ]

    1

    Lisbeth, es-tu sûre de ton coup ? Est-ce que tu veux vraiment payer un homme pour qu’il passe une nuit avec toi ? Un homme que tu connais à peine? Ici, sur cette terre de glace et de feu ? Au milieu de nulle part ?
    Elle jette un autre coup d’œil sur le paysage autour d’elle. Mais ce n’est pas un paysage. Il n’y a pas d’arbres, pas de champs, pas de maisons... Il n’y a rien. On dirait la lune, ce chaos volcanique à perte de vue, cette étendue noire recouverte çà et là d’une mince couche de neige. Pourtant c’est bien elle qui a voulu venir ici. Il fera froid et la nuit sera longue. Si déjà il faut qu’elle paie, autant que ça dure le plus longtemps possible. « Ce sera à Reykjavík », lui a-t-elle dit, il y a une semaine exactement, à Buenos Aires, sur le trottoir de l’avenue Scalabrini Ortiz, à quatre heures et demie du matin. Le jour commençait à se lever, et la canicule était toujours aussi humide et oppressante. Elle sentait une rigole de sueur couler sur son cou et entre ses seins. « C’est quel hôtel, Reykjavík ? » a-t-il demandé. Elle a détourné la tête pour qu’il ne voie pas le sourire moqueur au coin de sa bouche. « Ce n’est pas un hôtel, c’est une ville. Une ville loin d’ici. Je t’enverrai ton billet d’avion. »
    Elle est arrivée vers une heure, midi, heure locale. L’hôtel, qu’ elle avait réservé par Internet, avait l’air assez central. La chambre 47, au dernier étage, donnant sur la rue, le port au loin et beaucoup de ciel. Petite, carrée, austère, sans couleurs, mais tout à fait ce qu’il fallait : pas besoin de lithographies aux murs pour coucher avec un homme. Elle a tâté le matelas, posé la tête sur un oreiller : un peu trop mou, trop haut, mais ça allait. Elle a jeté un coup d’œil dans la salle de bains, carrelée jusqu’au plafond, avec une vraie baignoire et un miroir sur toute la longueur du mur : ça allait aussi. Puis elle a défait ses bagages et a rangé ses affaires dans le placard à côté du lit. Il n’y avait pas grand-chose dans son sac : un pull, une paire de collants, une petite robe noire pour aller dîner, un collier d’ambre jaune... Il n’en fallait pas plus pour une nuit, même si elle allait être longue, très longue.
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  • Par Bibalice, le 16 septembre 2011

    Elle jette un autre coup d'œil sur le paysage autour d'elle. Mais ce n'est pas un paysage. Il n'y a pas d'arbres, pas de champs, pas de maisons… Il n'y a rien. On dirait la lune, ce chaos volcanique à perte de vue, cette étendue noire recouverte çà et là d'une mince couche de neige. Pourtant c'est bien elle qui a voulu venir ici. Il fera froid et la nuit sera longue. Si déjà il faut qu'elle paie, autant que ça dure le plus longtemps possible. "Ce sera à Reykjavík", lui a-t-elle dit, il y a une semaine exactement, à Buenos Aires, sur le trottoir de l'avenue Scalabrini Ortiz, à quatre heures et demie du matin. Le jour commençait à se lever, et la canicule était toujours aussi humide et oppressante. Elle sentait une rigole de sueur couler sur son cou et entre ses seins. "C'est quel hôtel, Reykjavík ?" a-t-il demandé. Elle a détourné la tête pour qu'il ne voie pas le sourire moqueur au coin de sa bouche. "Ce n'est pas un hôtel, c'est une ville. Une ville loin d'ici. Je t'enverrai ton billet d'avion."
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  • Par Mia, le 06 novembre 2011

    Et s'il fallait regarder les hommes manger avant d'aller au lit avec eux?
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