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Critiques sur Le Pianiste (31)


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    • Livres 5.00/5
    Par darkmoon le 11/04/2013


    Une histoire qui prend aux tripes, d'une puissance folle à travers une torture psychologique du personnage principal auquel on s'identifie facilement. Un roman horriblement beau ou magnifiquement horrible.

    Dur et très poignant à la fois, Szpilman met à nu ce carnage dicté par la folie meurtrière des nazis, en suivant pas à pas, et chronologiquement, l'anéantissement de toute une famille. Les déportations, les exécutions sommaires, la barbarie gratuite, et la faim qui tenaille les ventres, "Le Pianiste" présente différemment l'innommable

    Le roman raconte l'histoire du ghetto de Varsovie à travers la petite histoire : celle d'un pianiste juif, qui a survécu à ces années noires et qui a publié son autobiographie par la suite. Sans surprise, Szpilman raconte cette histoire sans faire de sensationnalisme, hormis quelques effets trash qui n'étaient pas indispensables. La première partie du livre dépeint la dégradation des conditions de vie des juifs. La famille de Szpilman est d'abord irritée par cette discrimination, puis tente de conserver sa dignité, puis finit par être déportée. le héros, exprime peu ses émotions, à l'image d'une histoire crue qui se déroule comme une fatalité, comme si rien ne pouvait être fait pour empêcher le pire.

    Mais si le roman est si poignant, c'est aussi parce que sa conclusion est amère et cynique. On se rend compte que Szpilman survit uniquement parce que les gens sont aveuglés par son talent, et voit en lui plus qu'un individu parmi d'autres. A l'image du nazi qui le fait subsister à la fin de la guerre parce qu'il est amoureux de sa musique. On se pose alors une question : Peut-on continuer à vivre, quand on sait que notre survie est due à quelque chose d'abstrait qu'est le talent musical ? Certes, Szpilman a survécu, mais sur quoi a-t-il pu bâtir le reste de sa vie ? Sa famille est morte, sa survie n'est, en quelque sorte, pas méritée. Et surtout, ceux qui ont sauvé Szpilman ne sont-ils pas eux-mêmes, sans le vouloir, des fascistes ? Ils l'aident lui, et pas les autres, selon un critère arbitraire : le talent. Vaut-on mieux que les autres parce qu'on sait jouer du piano ? Ce roman évite le piège de la reconstitution pour raconter une histoire qui interpelle, dérange et marque. Incontournable.

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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver le 03/07/2013


    Wladyslaw Szpilman est pianiste à la radio nationale polonaise quand survient la seconde guerre mondiale et l'invasion allemande. Étant juif, il est bientôt confiné dans le ghetto de Varsovie où il reste plusieurs mois, tandis que les lois antisémites se multiplient.

    Le jour où sa famille et lui sont emmenés vers la gare pour prendre le chemin des camps de concentration, une connaissance le retient par le bras et l'éloigne de la mort. le danger n'est cependant pas écarté pour autant : les rafles se font de plus en plus fréquentes et le risque de dénonciation est grand. Finalement, il lui faudra passer l'hiver dans un immeuble abandonné, nourri seulement quand ses quelques derniers rares amis parviennent à se procurer quelque chose.

    Ce témoignage a été long pour arriver sur les rayons, et on peut facilement comprendre pourquoi : personne n'est tout blanc ni tout noir : des officiers nazis ont malgré tout sauvé des vies, tandis que les « libérateurs » ont parfois été les premiers partisans de la politique allemande, avant de retourner leur veste. Même des juifs n'ont pas hésité à abuser de la situation désastreuse de leurs coreligionnaires.

    Un récit qui pourra surprendre par son manque d'émotion dans l'écriture, mais qui est là pour témoigner, tout simplement.

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    • Livres 5.00/5
    Par vieuchamp le 14/02/2012


    Témoignage émouvant et surtout éprouvant de l'auteur qui a écrit ce livre juste à la sortie de la deuxième guerre mondiale, à chaud.
    Wladyslaw Szpilman avait tout pour vivre heureux en famille, avec une profession de musicien qu'il adorait quand l'enfer a débarqué à Varsovie.
    L'auteur nous raconte dans le détail ces cinq années passées dans le ghetto de Varsovie, ses angoisses, la rafle de sa famille, son impuissance face au destin.
    Le livre est divisé en trois parties: l'histoire de Szpilman, le journal du capitaine allemand Wilm Hosenfeld, qui a tout fait pour combattre le nazisme, et qui a sauvé de nombreux juifs d'une mort certaine, et en dernière partie, une postface très intéressante de Wolf Bierman.
    Une oeuvre vraie, grandiose, qui permet de ne pas oublier une des pages les plus terrible de notre histoire.

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    • Livres 5.00/5
    Par Nelcie le 30/03/2013


    Le Pianiste est tristement une histoire vraie. Celle d'un juif polonais qui va survivre dans le ghetto juif de Varsovie.

    Dès les premières pages, on se sent plongés dans cet enfer vécu par le protagoniste. La peur, les odeurs, les images… tout y est présent. Et pourtant, il y a dans ce récit comme un détachement de la part de l'auteur. Comme s'il voulait nous raconter son histoire d'un œil extérieur.

    W. Szpilman raconte ce qu'il a vécu : La construction du ghetto, la déportation de sa famille vers Treblinka, les tortures et les humiliations subies…. J'ai noté que malgré tout cela, à aucun moment dans ce livre il ne laisse paraître des messages de haine envers les Nazis ou autres personnes qui lui ont fait subir les pires atrocités. Je dirais plutôt qu'il s'agissait plus de dépit et d'incompréhension que de haine pure. Peut-être est-ce là ce qui rend ce roman si troublant, au-delà du thème abordé en lui-même ?

    Le Pianiste, c'est l'histoire extraordinaire de cet homme qui a réussi à survivre au ghetto. Mais c'est aussi celle de tous ces gens qui l'ont aidé avec leurs modestes moyens. Et notamment Wilm Hosenfeld, un allemand qui va aider W. Szpilman à se cacher. A la suite du roman, on peut d'ailleurs découvrir des extraits du journal de ce soldat qui n'accèptera jamais la barbarie Nazie.
    Il faut savoir que lorsque le roman est paru pour la première fois, il a reçu un accueil très mitigé. En effet, un témoignage sur la Shoah où il est dit que certains Allemands avaient sauvés des juifs, que les russes n'étaient pas tous exempts de reproche, tout cela n'était pas pour plaire au régime communiste de l'époque. C'est pourquoi, Le Pianiste avait été proscrit dans un premier temps, avant d'être de nouveau édité.


    Le Pianiste est donc un livre que je recommande, pour le témoignage retranscrit dans ses pages.


    Lien : http://desliresdestoiles.over-blog.com/article-le-pianiste-116538026..

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    • Livres 5.00/5
    Par Aranae le 29/01/2013


    Tout le monde connaît le film réalisé par Roman Polanski où Wladek est brillamment interprété par Adrien Brody. Le Pianiste est également un véritable témoignage rédigé par Wladyslaw Szpilman après-guerre.

    C'est un récit poignant dans lequel l'auteur détaille son quotidien dans une atmosphère allant de l'incrédulité générale à l'horreur en passant par la peur. Dans ce ghetto où la mort règne en maîtresse absolue, l'auteur nous décrit la manière dont il a réussi à survivre durant six années, bravant le froid, la faim et la maladie, et surtout les pires épreuves physiques comme morales.

    Qu'il soit simple curieux ou bien féru d'histoire, différents sentiments traverseront le lecteur du Pianiste. L'horreur, la peur, le dégoût mais également une émotion lorsque l'officier allemand choisit d'aider le musicien en lui fournissant draps et fournitures.

    Je vous invite à voir mon blog pour la suite de la chonique :)


    Lien : http://laplume-ou-lavie.blogspot.fr/2013/01/le-pianiste.html

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    • Livres 4.00/5
    Par Tomisika le 05/12/2012


    Ce livre est le récit autobiographique de Wladyslaw Szpilman. A l'image du Journal d'Anne Frank et Je suis le dernier juif (Treblinka 1942-1943) de Chil Rachman, il est vraiment difficile de prendre du recul lorsqu'on parcourt ses pages.

    Wladyslaw a une écriture précise, il aime les descriptions. On est très rapidement plongé dans son quotidien, avec les odeurs dans le nez et les sinistres visions des corps inanimées. C'est dur, émouvant, sale, horrible. Et on peut rajouter tous les superlatifs. Voilà, le côté émotionnel a parlé.

    On peut dire que Wladyslaw a vraiment eu de la chance. Est-ce un instinct comme il dira plus tard dans le livre? En tout cas, à chaque fois il a échappé de peu à la mort.

    Comme la fois où il devait partir avec sa famille dans ce train à destination finale, et qu'une connaissance l'extrait de la foule et le sépare des siens. Et puis quand il se dit qu'il vaut mieux changer de cachette, et que les Ukrainiens passent un jour plus tard pour piller l'appartement.

    Toutes les émotions sont mêlées, entre le résistant qui profite de Wladyslaw et l'affamine pour garder la somme qui était dédié à son maintien en vie. Et puis ses amis qui lui donnent un coup de main, et l'hébergent, les profiteurs malins qui s'enrichissent de la situation, les cruels SS et ceux qui rejoindront l'Allemagne Nazie et s'amuseront encore plus de la mort en malmenant les civils.

    L'ouvrage se poursuit avec le Journal intime d'un officier de la Whermacht, Wil Hosenfeld, qui aida Wladyslaw pendant les derniers jours. Il y exprime son incompréhension et son dégoût de cette guerre. Encore un beau texte qui soulève les incohérences de ceux qui voulaient instaurer un nouveau règne.

    Et enfin le livre se conclue sur un épilogue qui narre les derniers moments des deux hommes. Et tout le bien qu'a fait Wil Hosenfeld, toutes ses tentatives pour aider des malheureux condamnés.

    Une lecture dure, noire, émouvante, et historique

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    • Livres 4.00/5
    Par LOgresse le 02/10/2012


    Le Pianiste est un livre-document divisé en trois parties :

    1) le récit autobiographique de Wladyslaw Szpilman, pianiste juif polonais dans le ghetto de Varsovie, entre 1939 et 1945. Écrit et publié à chaud en 1946, toujours factuel et presque détaché de l'horreur qui l'entoure, il apporte un témoignage extraordinaire sur cette période. Son texte sera rapidement censuré par les Soviétiques car jugé insuffisamment manichéen.

    2) le journal intime d'un officier de la Wehrmacht, Wilm Hosenfeld, responsable du centre sportif militaire à Varsovie. Guidé par sa foi et son dégoût absolu du nazisme, il aidera Wladyslaw Szpilman pendant quelques semaines à rester en vie tout en risquant la sienne.

    3) Épilogue: l'après-guerre, ce qu'il advient des deux hommes.

    En un mot: bouleversant.


    Lien : http://logresse.blogspot.co.uk/2012/01/le-pianiste-de-wladyslaw-szpi..

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    • Livres 5.00/5
    Par Amindara le 28/04/2011


    J'avais vu le film, il y a quelques années. Un film qui m'avait vraiment touchée et que j'avais beaucoup aimé. Et puis un jour, je suis tombée sur le livre. Classé dans le rayon roman. Et puis en m'approchant de plus près, je me suis rendue compte qu'il s'agissait en fait d'une autobiographie. Alors j'ai demandé à la responsable de la médiathèque s'il n'y avait pas une erreur et j'ai été attristée de la réponse qu'on m'a faite : "si on le classe dans les autobiographie, il sortira moins". Bah oui, parce que le rayon autobiographie, en général on s'y interesse moins. Et j'ai vraiment trouvé ça dommage parce que ce livre mérite d'être lu, comme tant d'autres témoignages de ce genre qui sont perdus entre les biographies de Brigitte Bardot et Michel Druker. Oh ils ont sûrement eu une vie passionnante ! Mais leur biographie vaut-elle des témoignages aussi intenses que ceux de personnes comme Wladislaw Szpilman, ou Martin Gray (Au nom de tous les miens) ou même Christiane F ? Personnellement (mais ce n'est que mon avis), j'en doute.

    Wladislaw Szpilman, dit Wladek, est né en 1911 en Pologne, de parents juifs. Tout de suite, pas besoin d'être historien pour comprendre un peu ce qui va lui arriver. Ce qu'on retient de lui, avant et même après guerre, c'est que, vous l'aurez deviné, c'était un paniste de grand talent. Il a d'ailleurs été nommé pianiste officiel de la radio polonaise en 1935. le 23 septembre 1939, il est interrompu tandis qu'il jouait un morceau de Chopin par les bombardements allemands qui détruisent l'emmetteur permettant sa diffusion. Ce n'est qu'à la fin de la guerre, en 1946 qu'elle recommence à emmettre avec le morceau de chopin que Szpilman n'avait pas pu terminer, comme si rien ne s'était passé. Et pourtant, il s'en est passé des choses durant ce laps de temps. Szpilman, comme tous les juifs, a fais les frais de la politique antisémite nazie. Enfermé dans le ghetto de Varsovie, il assiste à la lente descente aux enfers de la population juive de la capitale polonaise. Il parvient à échapper de justesse aux camps de concentration en se cachant dans le ghetto lors de la rafle qui devait tous les emmener. Il vit ainsi, parmis d'autres juifs qui comme lui se sont cachés, travaillant pour les allemands à la destruction du ghetto jusqu'à ce qu'un jour, il parvienne à reprendre contact avec des amis qui le cacheront dans un appartement vide. Et là encore, l'enfer continue. Ne devant pas se faire repérer, il vit dans le silence toute la journée. Il connait la faim. de ses fenêtres qui sont juste en face du ghetto, il assiste à l'insurrection des juifs, il les voit se faire massacrer dans la rue. Ses protecteurs sont arrêtés, il faut alors changé de cachette, vite. Et le voilà, dans un appartement, caché au beau milieu du quartier allemand de Varsovie au moment où les polonais commencent à se révolter. Et puis un jour, il est réveillé par le bruit de vitres cassées, de lances flammes et surtout des canons qui détruisent un à un tous les immeubles de la rue pour traquer les derniers résistants. Et là, il comprend qu'il ne peut plus rester là. Il parvient à s'enfuir sans être repéré et retourne se cacher à l'intérieur du ghetto, maintenant vide, dont il ne reste que des ruines. Et puis, poussé par la faim, il finit par les visiter, ces maisons dont il ne reste plus rien. Et durant ses recherches, il tombe nez à nez avec un officier allemand qui lui demande ce qu'il fait là et qui il est. C'est encore ce morceau de Chopin que Szpilman va interpréter à la demande de l'officier. Et là, la chance tourne. L'officier allemand, dont Szpilman ne connait pas le nom, va l'aider à se cacher dans le grenier de cette maison qu'il transforme en quartier général, lui apportant de la nourriture et lui offrant même son manteau le plus chaud pour l'aider à passer l'hiver. Et puis les allemands partent, chassés par les soviétiques et Szpilman sait alors que cette fois, l'enfer est terminé. Après tout ça, il reprend sa carrière de pianiste là où elle s'était arrêtée, voyage de par le monde pour donner des concerts et décède en 2000.

    C'est cette histoire que Szpilman raconte dans son livre, écrit au lendemain de la guerre. D'abord publié tout de suite en un petit nombre d'exemplaire, il a été critiqué, censuré et même interdit car brisant le politiquement correct. Szpilman décide alors de tirer un trait sur son passé et n'en parlera à personne, pas même à son fils qui l'apprendra plus tard en découvrant le manuscrit. C'est lui qui fera réédité le livre en 1998, lui permettant d'être enfin reconnu pour sa valeur historique.

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    • Livres 4.00/5
    Par floyd2408 le 20/10/2013


    Superbe témoignage de cet homme aux prises à la sauvagerie de la seconde guerre mondiale à la barbarie des camps de concentration et de l 'antisémitisme ....
    Comment la musique belle éphémère source de plaisir aura ce pouvoir de réunir les hommes dans cette fraternité ....de ce gradé allemand qui sauvera notre pianiste de cet enfer ....
    Séparé de ses proches notre pianiste erre dans l'ombre dans le froid dans la faim dans le désespoir d'une vie traquée de fuite ....Le miracle si on ose dire ....la nature humaine de cet officier qui sauvera ce pianiste par amour pour le piano mais qui ne pourra être sauvé à son tour de ce nouvel enfer que les camps russes ....
    Un roman assez rude ...

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    • Livres 5.00/5
    Par fx131 le 19/04/2014


    Un livre qui ne peut laisser indifférent . Quand on découvre cette histoire on est saisi d'effroi , devant un tel cauchemard ... Et quand l'on pense que tout le monde savait ce qu'il se passait en Pologne au sujet des juifs , le monde n'a aucune excuse de ne pas avoir réagit . Ce témoignage vibrant prend aux tripes , retourne le lecteur et le laisse exsangue . Il y a une telle urgence ici que l'on ne peut lire cet ouvrage et en sortir indemne . Une telle force est tellement rare ....

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