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Critiques sur Le Pianiste (44)
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darkmoon
darkmoon11 avril 2013
  • Livres 5.00/5
Une histoire qui prend aux tripes, d'une puissance folle à travers une torture psychologique du personnage principal auquel on s'identifie facilement. Un roman horriblement beau ou magnifiquement horrible.

Dur et très poignant à la fois, Szpilman met à nu ce carnage dicté par la folie meurtrière des nazis, en suivant pas à pas, et chronologiquement, l'anéantissement de toute une famille. Les déportations, les exécutions sommaires, la barbarie gratuite, et la faim qui tenaille les ventres, "Le Pianiste" présente différemment l'innommable

Le roman raconte l'histoire du ghetto de Varsovie à travers la petite histoire : celle d'un pianiste juif, qui a survécu à ces années noires et qui a publié son autobiographie par la suite. Sans surprise, Szpilman raconte cette histoire sans faire de sensationnalisme, hormis quelques effets trash qui n'étaient pas indispensables. La première partie du livre dépeint la dégradation des conditions de vie des juifs. La famille de Szpilman est d'abord irritée par cette discrimination, puis tente de conserver sa dignité, puis finit par être déportée. le héros, exprime peu ses émotions, à l'image d'une histoire crue qui se déroule comme une fatalité, comme si rien ne pouvait être fait pour empêcher le pire.

Mais si le roman est si poignant, c'est aussi parce que sa conclusion est amère et cynique. On se rend compte que Szpilman survit uniquement parce que les gens sont aveuglés par son talent, et voit en lui plus qu'un individu parmi d'autres. A l'image du nazi qui le fait subsister à la fin de la guerre parce qu'il est amoureux de sa musique. On se pose alors une question : Peut-on continuer à vivre, quand on sait que notre survie est due à quelque chose d'abstrait qu'est le talent musical ? Certes, Szpilman a survécu, mais sur quoi a-t-il pu bâtir le reste de sa vie ? Sa famille est morte, sa survie n'est, en quelque sorte, pas méritée. Et surtout, ceux qui ont sauvé Szpilman ne sont-ils pas eux-mêmes, sans le vouloir, des fascistes ? Ils l'aident lui, et pas les autres, selon un critère arbitraire : le talent. Vaut-on mieux que les autres parce qu'on sait jouer du piano ? Ce roman évite le piège de la reconstitution pour raconter une histoire qui interpelle, dérange et marque. Incontournable.
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Luniver
Luniver03 juillet 2013
  • Livres 4.00/5
Wladyslaw Szpilman est pianiste à la radio nationale polonaise quand survient la seconde guerre mondiale et l'invasion allemande. Étant juif, il est bientôt confiné dans le ghetto de Varsovie où il reste plusieurs mois, tandis que les lois antisémites se multiplient.

Le jour où sa famille et lui sont emmenés vers la gare pour prendre le chemin des camps de concentration, une connaissance le retient par le bras et l'éloigne de la mort. le danger n'est cependant pas écarté pour autant : les rafles se font de plus en plus fréquentes et le risque de dénonciation est grand. Finalement, il lui faudra passer l'hiver dans un immeuble abandonné, nourri seulement quand ses quelques derniers rares amis parviennent à se procurer quelque chose.

Ce témoignage a été long pour arriver sur les rayons, et on peut facilement comprendre pourquoi : personne n'est tout blanc ni tout noir : des officiers nazis ont malgré tout sauvé des vies, tandis que les « libérateurs » ont parfois été les premiers partisans de la politique allemande, avant de retourner leur veste. Même des juifs n'ont pas hésité à abuser de la situation désastreuse de leurs coreligionnaires.

Un récit qui pourra surprendre par son manque d'émotion dans l'écriture, mais qui est là pour témoigner, tout simplement.
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tiptop92
tiptop9215 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
Alors que dans de nombreux pays l'hydre nationaliste recommence à déployer ses ailes, certains continuent le combat en rééditant encore et toujours quelques témoignages poignants de la barbarie raciste et xénophobe. « le pianiste » de Szpilman est un des livres les plus célèbres et des plus intéressants qu'on ait pu écrire sur la période. Car s'il décrit de façon réaliste les évènements, c'est aussi un formidable roman à suspens qui tient en haleine de la première à la dernière page. Contrairement à de nombreux ouvrages sur le sujet, il ne se contente pas d'énumérer la longue liste des sévices subis mais grâce à un talent d'écrivain indéniable, il met en situation l'horreur et l’indicible. A ce titre, les trésors de solidarité et d'amour que déploie la famille de Szpilman pour survivre dans le ghetto de Varsovie, l'ingéniosité mis en place pour éviter les rafles et la déportation n'est que la représentation de ce que vivait des milliers de personnes à la même époque. Il est bon d'individualiser tous ces destins, de sentir ces gens souffrir dans leur chair plutôt que d'aligner les statistiques et les chiffres pour se rendre compte de ce qu'était vraiment leurs souffrances au quotidien… Spilzman en 1940 était déjà un musicien connu et une vedette de la radio polonaise, ce qui lui vaudra d'être sauvé in extrémiste au moment du départ vers Auschwitz. C'est aussi grâce à ce statut qu'il trouvera des complicités pour se cacher. D'appartements en caches, il va vivre des peurs et des angoisses éprouvantes, guettant le moindre mouvement, le moindre bruit lui signalant l'approche des SS. D'une fenêtre, il assistera aussi à la résistance désespérée du ghetto et à l'élimination sommaire des derniers résistants juifs. Obligé à la fin de se mettre à l'abris dans l'hôpital de Varsovie en ruine, il sera sauvé par un officier allemand mélomane et profondément révulsé par l'antisémitisme de ces congénères, une rencontre qui le marquera pour le reste de sa vie… il faudra bien sur lire ce livre et continuer de le transmette de génération en génération pour ne jamais oublier.
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Nastie92
Nastie9221 mars 2016
  • Livres 5.00/5
Ce récit autobiographique est bouleversant. Un témoignage authentique de la "vie" dans le ghetto de Varsovie pendant la seconde guerre mondiale.
Wladyslaw Szpilman raconte avec sobriété L Histoire et son histoire personnelle. le détachement dont il fait preuve est surprenant, mais je me dis que cela a sans doute été pour lui la seule façon possible de rendre compte de toutes les atrocités vues et subies.
L'auteur présente les faits bruts ; au lecteur de juger.
Rien n'est manichéen et il n'exerce aucune autocensure. Des Polonais et des Ukrainiens sont montrés comme collaborateurs de l'extermination des Juifs de Pologne. Et c'est un officier allemand qui sauve Wladyslaw Szpilman dans Varsovie en ruine.
Un livre initialement publié en 1946 sous le titre "Une ville meurt" qui a bien dérangé dans la Pologne communiste d'après-guerre, à tel point qu'il y a été censuré, et que l'auteur a été contraint d'y effectuer des changements majeurs (par exemple : le sauveteur devenant autrichien, puisqu'il était impensable de le garder allemand). Il faudra attendre un demi-siècle avant qu'il ne soit republié dans sa version originelle sous le titre "Le pianiste", d'abord en Allemagne puis dans le monde entier. Enfin !
Ce témoignage ne doit pas se perde. Bien au contraire, il fait partie des indispensables qu'il faut faire passer de génération en génération. À ce sujet, l'adaptation cinématographique de Polanski a grandement contribué à faire connaître l'histoire de Szpilman, et c'est tant mieux.
Le pianiste est un homme ordinaire qui a vécu une succession de faits extraordinaires lors de cette terrible période de l'Histoire qui n'est pas si lointaine, souvenons-nous en. Un homme qui ne doit finalement sa survie qu'à une succession de hasards et qui s'en étonne lui-même à de nombreuses reprises. Un homme qui a trouvé la force de se reconstruire et de vivre après la guerre, malgré la perte de toute sa famille et surtout après avoir vu toutes les horreurs dont les "hommes" sont capables. Un homme envers qui on ne peut éprouver qu'un profond respect.
Le "Journal du capitaine Wilm Hosenfeld" qui suit le récit de Szpilman est un excellent complément de lecture. L'officier allemand a écrit dès 1942 des lignes terribles de lucidité sur les atrocités commises par le régime nazi. Il est profondément émouvant dans la façon dont il écrit sa honte et la culpabilité qu'il ressent en tant qu'Allemand.
RIP monsieur Hosenfeld, vous qui avez été reconnu "Juste parmi les nations" à titre posthume en 2009.
"Le pianiste" est un livre indispensable, une lecture incontournable pour qui veut réfléchir sur L Histoire et la nature humaine.
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thedoc
thedoc09 octobre 2015
  • Livres 5.00/5
C’est à travers un récit sobre et émouvant que nous découvrons l’histoire hallucinante du pianiste polonais Wladyslaw Szpilman, surnommé plus tard le « Robinson Crusoé de Varsovie ».
En septembre 1939, Varsovie, en Pologne; croule sous les bombes. Wladyslaw Szpilman est pianiste à Radio-Pologne. Musicien de grand talent, il est unanimement reconnu comme l’un des pianistes les plus prometteurs de la musique polonaise. Mais au moment où le jeune pianiste termine sur les accords du « Nocturne en ut dièse mineur » de Chopin, sa station de radio cesse d’émettre. C’est la guerre et Szpilman est juif. Comme beaucoup de familles juives à cette époque, on minimise la menace nazie… et on subit, incrédule, l’inévitable conclusion de la montée du nazisme à Varsovie : persécutions, création du ghetto dans la capitale polonaise et les rafles perpétrées sur les Juifs pour les déporter vers les camps d'extermination. En août 1942, Szpilman et sa famille sont rassemblés pour être déportés. Un policier qui le connait en tant que musicien le fait sortir des rangs. Szpilman voit pour la dernière fois ses parents, frères et sœurs… A compter de ce moment, le pianiste doit se cacher et survivre. Durant deux ans et demi, il va tout vivre : liquidation du ghetto, insurrection, destruction…

Lu d’une traite, ce roman est de ceux qui ne peuvent laisser indifférent le lecteur. Le récit de cette survie dans Varsovie en ruines est tout simplement incroyable et apporte un nouvel éclairage sur cette période sombre.
Alors que les témoignages sur les camps et les atrocités commises en ces lieux sont légion, celui de Szpilman nous décrit une autre situation : celle d’un survivant malgré lui, d’un fugitif qui doit sa survie à sa volonté et à l’intervention de personnes parfois inattendues, comme l’officier allemand Wilm Hosenfeld. La description de la vie dans le ghetto, avant sa liquidation, est tout d’abord extrêmement intéressante. Elle révèle notamment la persistance des clivages dans la bonne société juive, à un moment où les préoccupations devraient être ailleurs. Tel un bouclier magique, l’importance des apparences demeure : on tente de préserver comme on peut sa dignité, ou du moins ce qu’il en reste. On découvre d’autre part la violence quotidienne du ghetto : la faim, le froid, la misère, les exécutions sommaires. Les descriptions sont parfois très dures mais avant tout réalistes. Il y a ensuite le courage d’une poignée d’hommes et de femmes qui ont su prendre les armes pour s’opposer à l’occupant nazi. Ils ne le savaient pas alors mais leur insurrection fit trembler d’effroi Eichmann…

Enfin, malgré l’horreur et la barbarie, l’histoire de Wladyslaw Szpilman nous souffle un vent d’espoir. Espoir tout d’abord en l’homme, dans sa volonté de survivre quoiqu’il en coûte. Et ensuite espoir en les hommes, tous ceux qui osent défier le régime oppresseur, plus encore lorsqu’ils appartiennent eux-mêmes à ce régime. Le récit ici n’est donc pas manichéen –les bons d’un côté, les mauvais de l’autre – mais avant tout réaliste.
Mon seul bémol sera celui-ci : si Szpilman n'avait pas été un pianiste de renom, aurait-il reçu la même aide ? Ne l'a-t-on pas aidé parce que l'on voyait d'abord en lui le musicien de talent et non pas le simple individu ? C'est ce qui semble ressortir de ce récit...

Il me reste tout de même une très forte impression de ce livre. Pour moi, « Le pianiste », dans une narration bouleversante, rend avant tout hommage aux Résistants de tous les bords. Et c'est là l'essentiel.
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Nebulas
Nebulas11 mars 2016
  • Livres 4.00/5
Un témoignage impressionnant d'un survivant polonais de la Seconde Guerre mondiale. L'auteur, Wladyslaw Szpilman, il a survécu tout : l'invasion par les Allemands en 1939, les bombardements au début de la guerre, la persécution des juifs, la vie dans le ghetto, les rafles, la perte de sa famille, ses parents, ses soeurs et son frère, les maltraitances, les maladies, la pénurie, la faim, la soif, et toutes les batailles dans la ville. Après le début de l'occupation il a subi toutes les batailles de la guerre à Varsovie ; pendant le soulèvement juif et la destruction du ghetto qui suit en 1943, pendant le soulèvement polonais en 1944 et pendant la libération des nazis par les Russes.

L'auteur a demeuré dans le ghetto varsovien pendant trois années. Après que les Allemands ont finalement transporté toute la population juive aux camps d'extermination, l'auteur a réussi miraculeusement à échapper aux dernières rafles. Il a pu rester à Varsovie et s'est caché dans des bâtiments partiellement détruits jusqu'à l'arrivée de l'armée russe environ deux années plus tard. Au début il y avait encore quelques connaissances qui lui rendaient visite pour lui apporter des vivres. Plus tard il a dû survivre sans quelconque aide dans une ville complètement détruite en attendant l'arrivée des Russes.

Le témoignage est factuel. L'auteur décrit tous les événements qu'il a vécus presque impersonnellement ; « j'avais faim », « j'avais peur », « j'étais prêt à me suicider », … le désespoir est là, mais l'auteur ne l'exprime pas trop ouvertement. C'est peut-être exactement pour ça que ce témoignage est tellement émouvant.

Lien : http://nebulas-nl.blogspot.nl/2016/03/le-pianist..
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Shan_Ze
Shan_Ze17 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
Cet ouvrage est vraiment touchant de justesse : c'est la première fois que je découvre l'horreur qui s'y passait à Varsovie, où les mesures de répression contre les Juifs ont été les plus fortes. On voit le sang-froid et la violence gratuite des SS allemands quand ils tirent sans pitié sur des enfants ou toute autre personne juive, les carnages où les victimes sont prises au hasard sur un groupe, les milliers de personnes envoyées se faire gazées dans des chambres à gaz et brûlées dans des fours crématoires.
...Et ces accords du Nocturne en ut dièse mineur de Chopin qui s'élèvent, six ans plus tard, des doigts du pianiste Wladyslaw Szpilman, comme un symbole. Comme Biermann le dit, dans la postface, ça ressemble à un conte de fées et pourtant, c'est la formidable histoire vraie d'une personne survivant à tant d'horreurs et massacres.
Suivant l'histoire de Szpilman,le journal de Wilm Hosenfeld, l'homme qui a sauvé Wladyslaw, où on découvre une personne révoltée par la cruauté humaine, le dégout de faire partie des oppresseurs d'une race dite "inférieure". C'est une personne très douce qui aime la vie humaine.
L'écriture est très linéaire, parfois un peu difficile mais on ressent parfaitement les difficultés vécues par Szpilman.

J'ai lu ce livre il y a quelques années et vu peu après le film qui ne démérite pas pour une fois, très émouvant lui aussi.
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vieuchamp
vieuchamp14 février 2012
  • Livres 5.00/5
Témoignage émouvant et surtout éprouvant de l'auteur qui a écrit ce livre juste à la sortie de la deuxième guerre mondiale, à chaud.
Wladyslaw Szpilman avait tout pour vivre heureux en famille, avec une profession de musicien qu'il adorait quand l'enfer a débarqué à Varsovie.
L'auteur nous raconte dans le détail ces cinq années passées dans le ghetto de Varsovie, ses angoisses, la rafle de sa famille, son impuissance face au destin.
Le livre est divisé en trois parties: l'histoire de Szpilman, le journal du capitaine allemand Wilm Hosenfeld, qui a tout fait pour combattre le nazisme, et qui a sauvé de nombreux juifs d'une mort certaine, et en dernière partie, une postface très intéressante de Wolf Bierman.
Une oeuvre vraie, grandiose, qui permet de ne pas oublier une des pages les plus terrible de notre histoire.
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Amindara
Amindara28 avril 2011
  • Livres 5.00/5
J'avais vu le film, il y a quelques années. Un film qui m'avait vraiment touchée et que j'avais beaucoup aimé. Et puis un jour, je suis tombée sur le livre. Classé dans le rayon roman. Et puis en m'approchant de plus près, je me suis rendue compte qu'il s'agissait en fait d'une autobiographie. Alors j'ai demandé à la responsable de la médiathèque s'il n'y avait pas une erreur et j'ai été attristée de la réponse qu'on m'a faite : "si on le classe dans les autobiographie, il sortira moins". Bah oui, parce que le rayon autobiographie, en général on s'y interesse moins. Et j'ai vraiment trouvé ça dommage parce que ce livre mérite d'être lu, comme tant d'autres témoignages de ce genre qui sont perdus entre les biographies de Brigitte Bardot et Michel Druker. Oh ils ont sûrement eu une vie passionnante ! Mais leur biographie vaut-elle des témoignages aussi intenses que ceux de personnes comme Wladislaw Szpilman, ou Martin Gray (Au nom de tous les miens) ou même Christiane F ? Personnellement (mais ce n'est que mon avis), j'en doute.

Wladislaw Szpilman, dit Wladek, est né en 1911 en Pologne, de parents juifs. Tout de suite, pas besoin d'être historien pour comprendre un peu ce qui va lui arriver. Ce qu'on retient de lui, avant et même après guerre, c'est que, vous l'aurez deviné, c'était un paniste de grand talent. Il a d'ailleurs été nommé pianiste officiel de la radio polonaise en 1935. le 23 septembre 1939, il est interrompu tandis qu'il jouait un morceau de Chopin par les bombardements allemands qui détruisent l'emmetteur permettant sa diffusion. Ce n'est qu'à la fin de la guerre, en 1946 qu'elle recommence à emmettre avec le morceau de chopin que Szpilman n'avait pas pu terminer, comme si rien ne s'était passé. Et pourtant, il s'en est passé des choses durant ce laps de temps. Szpilman, comme tous les juifs, a fais les frais de la politique antisémite nazie. Enfermé dans le ghetto de Varsovie, il assiste à la lente descente aux enfers de la population juive de la capitale polonaise. Il parvient à échapper de justesse aux camps de concentration en se cachant dans le ghetto lors de la rafle qui devait tous les emmener. Il vit ainsi, parmis d'autres juifs qui comme lui se sont cachés, travaillant pour les allemands à la destruction du ghetto jusqu'à ce qu'un jour, il parvienne à reprendre contact avec des amis qui le cacheront dans un appartement vide. Et là encore, l'enfer continue. Ne devant pas se faire repérer, il vit dans le silence toute la journée. Il connait la faim. de ses fenêtres qui sont juste en face du ghetto, il assiste à l'insurrection des juifs, il les voit se faire massacrer dans la rue. Ses protecteurs sont arrêtés, il faut alors changé de cachette, vite. Et le voilà, dans un appartement, caché au beau milieu du quartier allemand de Varsovie au moment où les polonais commencent à se révolter. Et puis un jour, il est réveillé par le bruit de vitres cassées, de lances flammes et surtout des canons qui détruisent un à un tous les immeubles de la rue pour traquer les derniers résistants. Et là, il comprend qu'il ne peut plus rester là. Il parvient à s'enfuir sans être repéré et retourne se cacher à l'intérieur du ghetto, maintenant vide, dont il ne reste que des ruines. Et puis, poussé par la faim, il finit par les visiter, ces maisons dont il ne reste plus rien. Et durant ses recherches, il tombe nez à nez avec un officier allemand qui lui demande ce qu'il fait là et qui il est. C'est encore ce morceau de Chopin que Szpilman va interpréter à la demande de l'officier. Et là, la chance tourne. L'officier allemand, dont Szpilman ne connait pas le nom, va l'aider à se cacher dans le grenier de cette maison qu'il transforme en quartier général, lui apportant de la nourriture et lui offrant même son manteau le plus chaud pour l'aider à passer l'hiver. Et puis les allemands partent, chassés par les soviétiques et Szpilman sait alors que cette fois, l'enfer est terminé. Après tout ça, il reprend sa carrière de pianiste là où elle s'était arrêtée, voyage de par le monde pour donner des concerts et décède en 2000.

C'est cette histoire que Szpilman raconte dans son livre, écrit au lendemain de la guerre. D'abord publié tout de suite en un petit nombre d'exemplaire, il a été critiqué, censuré et même interdit car brisant le politiquement correct. Szpilman décide alors de tirer un trait sur son passé et n'en parlera à personne, pas même à son fils qui l'apprendra plus tard en découvrant le manuscrit. C'est lui qui fera réédité le livre en 1998, lui permettant d'être enfin reconnu pour sa valeur historique.
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Nelcie
Nelcie30 mars 2013
  • Livres 5.00/5
Le pianiste est tristement une histoire vraie. Celle d'un juif polonais qui va survivre dans le ghetto juif de Varsovie.

Dès les premières pages, on se sent plongés dans cet enfer vécu par le protagoniste. La peur, les odeurs, les images… tout y est présent. Et pourtant, il y a dans ce récit comme un détachement de la part de l'auteur. Comme s'il voulait nous raconter son histoire d'un oeil extérieur.

W. Szpilman raconte ce qu'il a vécu : La construction du ghetto, la déportation de sa famille vers Treblinka, les tortures et les humiliations subies…. J'ai noté que malgré tout cela, à aucun moment dans ce livre il ne laisse paraître des messages de haine envers les Nazis ou autres personnes qui lui ont fait subir les pires atrocités. Je dirais plutôt qu'il s'agissait plus de dépit et d'incompréhension que de haine pure. Peut-être est-ce là ce qui rend ce roman si troublant, au-delà du thème abordé en lui-même ?

Le pianiste, c'est l'histoire extraordinaire de cet homme qui a réussi à survivre au ghetto. Mais c'est aussi celle de tous ces gens qui l'ont aidé avec leurs modestes moyens. Et notamment Wilm Hosenfeld, un allemand qui va aider W. Szpilman à se cacher. A la suite du roman, on peut d'ailleurs découvrir des extraits du journal de ce soldat qui n'accèptera jamais la barbarie Nazie.
Il faut savoir que lorsque le roman est paru pour la première fois, il a reçu un accueil très mitigé. En effet, un témoignage sur la Shoah où il est dit que certains Allemands avaient sauvés des juifs, que les russes n'étaient pas tous exempts de reproche, tout cela n'était pas pour plaire au régime communiste de l'époque. C'est pourquoi, le pianiste avait été proscrit dans un premier temps, avant d'être de nouveau édité.


Le Pianiste est donc un livre que je recommande, pour le témoignage retranscrit dans ses pages.
Lien : http://desliresdestoiles.over-blog.com/article-l..
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