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La littérature française : dynamique&histoire : Tome 22Ajouter à mes livres
Le parti ici pris est de restituer des évolutions dans l'Histoire, car la littérature vit aussi au rythme de la vie politique, intellectuelle, voire matérielle. Mais il est d'abord -c'est son originalité foncière -de suivre une dynami... > voir plus
Comme pour le premier tome de cette série des éditions Folio, les dynamiques et l'histoire de la littérature française sont, dans ce deuxième volet, non pas survolées ou résumées, mais savamment condensées, pour les très riches périodes des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. le but étant de comprendre les évolutions et révolutions de la littérature, tant au niveau de sa définition qu'à celui de sa perception. Chaque siècle est abordé en fonction des temps antérieurs, permettant de mettre en valeur les continuités et les reprises, moins médiatiques, mais tout aussi capitales, que les mouvements de ruptures et d'oppositions.
Un livre qui sert énormément à tout élève de lettres. Ce volume m'a particulièrement servi durant les grèves pour me faire un cours sur Claudel (auteur difficile si on ne s'est jamais intéressé à la religion catholique).
La littérature moderne, celle qui vise l’exténuation, n’en finit pas d’en finir. Il y a toujours autre chose dont se débarrasser, et le silence essentiel, la fin de la littérature, reste une utopie ou une limite intouchable. La littérature a survécu tout au long du siècle [XXe] à la fois grâce à son idéal et malgré lui, non pas en trichant et dans l’imposture, mais en jouant ou en se jouant.
Avant le XIXe siècle, un écrivain ne se pense pas comme un écrivain « français » ; Descartes, qui meurt en Suède après avoir passé l’essentiel de sa vie en Hollande, ne se glorifiait pas d’être le père de l’esprit cartésien « français » mais le philosophe d’une méthode universelle. Au reste, l’Europe savante des Lumières parle largement le français et la citoyenneté est une notion floue, avant les Etats-nations. L’objet « littérature française » est donc une invention du XIXe siècle, avec effet rétroactif.
Il faut penser le roman, tout au long du XIXe siècle, non comme un genre fixé, comme peut l’être la poésie lyrique, la comédie ou le drame, mais comme un processus en continuel développement, un projet collectif dont chaque œuvre représente une avancée, vers un horizon qui recule toujours. Le roman, né de la confusion, ne peut exister que dans le devenir et l’inachèvement.
Jean-Yves Tadié - le lac inconnu, entre Proust et Freud . Jean-Yves Tadié vous présente son ouvrage "Le lac inconnu, entre Proust et Freud" aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/jean-yves-tadie-lac-inconnu-entre-proust-freud-9782070136094.htmlNotes de Musique : Claude Debussy - Quatuor a? cordes op.10 en sol mineur