ISBN : 2709635259
Éditeur : J.-C. Lattès (2012)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
"J’ai eu le tournis et des palpitations de coeur parce que La petite fille en robe jaune m’est apparue. Elle jouait à la marelle sur le parvis de la Grande Poste d’Alger. J’ai crié son nom, elle s’est retournée, m’a fait coucou de la main, puis elle a sauté à cloche-pie... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par zabeth55, le 11 mars 2012

    zabeth55
    Akli Tadjer a l'art de nous transporter avec bonheur dans des romans de construction simple où tout est dit avec finesse et simplicité.
    Ses personnages, ici Saïd et Fatima, sont toujours très attachants.
    La chanson tient une grande place dans la vie de Fatima. Elle fait le bilan de sa vie sans s'apitoyer sur elle-même.
    Saïd est un fils aimant et vit douloureusement la fin de vie de sa mère.
    Les liens sont forts entre eux.
    C'est un grand talent d'écrivain que de nous donner l'impression de connaître réellement ces personnes et de partager un peu de leur vie.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Anneso, le 23 février 2012

    Anneso
    Fatima est hospitalisée dans un état végétatif. Elle n'a pas toujours été cette femme sans énergie, elle a souffert, elle a haï, elle a aussi aimé et ri, chanté et dansé, elle a même été aimée. Son corps lui est égal elle n'attend plus rien de lui et à défaut de pouvoir parler et bouger elle s'évade par la pensée pour jouer avec ses souvenirs. Les souvenirs qui vont et viennent comme les vagues de la mer. C'est comme ça que lui reviennent les Sanchez qui ont essayé en vain de l'emmener avec eux pour quitter l'Algérie et gagner la France, l'orphelinat de Bab-el-Oued où elle est restée jusqu'à sa majorité, ses histoires d'amour pas très réussies, sa rencontre avec et surtout la petite fille en robe jaune. Qui est cette petite fille ? Fatima aime ces nuits qui lui recrachent son pays, ces visages et ces noms qu'elle a rencontré tout au long de sa vie, ces rires et ces pleurs qui sont venus égailler ou attrister les jours. Mme Sorel, l'infirmière, peut bien lui dire qu'il faut qu'elle dorme si elle veut guérir, quand elle passe un doigt sur ses cernes enflés, Fatima aime jouer à cache-cache avec les fantômes de ses souvenirs et elle aime surtout retrouver « La petite fille en robe jaune ». Et puis il y a Saïd, son fils chéri, qui vient la voir tous les jours ou presque, son fils assis sur la chaise près de son lit qui dit tout bas qu'il faut tout faire pour tirer sa mère de son enfer, il est inconcevable pour lui qu'elle ne revienne pas comme avant.
    Deux personnages qui se racontent, Fatima murée dans son silence sur son lit d'hôpital dépendante des infirmières et des médecins, et Saïd son fils qui entre deux rencontres avec Clotilde sa tendre amie rend visite à sa mère. Devenu sans emploi il erre ça et là dans les rues, tout se bouscule dans sa tête, il revient sur son passé : comment vit-il le racisme lui qui a même changé de nom, sa vie sentimentale est des plus chaotique, son père est disparu quand il était enfant et sa mère qui n'a pas su lui dire combien elle l'aimait.
    - « Maintenant que papa est mort, est ce qu'il y aura une place pour moi dans ton cœur ?
    J'ai répondu qu'il y avait toujours eu une place pour lui dans mon cœur.
    - Une place, une vraie, maman. Pas un strapontin »
    Un brillant roman à deux voix dans lequel l'auteur nous parle beaucoup d'amour et de tendresse, mais aussi de non-dits et de souffrance. Mais si je dois retenir quelque chose de ce roman c'est qu'il faut dire son amour avant qu'il ne soit trop tard. Une très jolie découverte qui m'a parfois serré le cœur.
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    • Livres 4.00/5
    Par vdujardin, le 21 mai 2012

    vdujardin
    Un beau texte qui alterne le point de vue du fils et de la mère. Un amour compliqué, des amours compliqués, chacun, au fil de leurs souvenirs, racontent leurs histoires d'amour respectives, mais l'amour mère-fils surgira-t-il enfin? Un texte aussi sur la prise en charge de personnes âgées (ou non) victimes d'AVC. Certes, Fatima ne peut pas parler, mais elle n'en est pas pour autant un "légume", quoiqu'en pense une ex de son fils... Elle subit les soins, les réflexions, les remarques qui la rabaissent sans pouvoir s'exprimer... Un texte qui est une belle découverte... Merci aux bibliothécaires de l'avoir acquis et mis en avant dans le rayonnage!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Marsup, le 19 février 2012

    Marsup
    Une mère clouée sur un lit d'hôpital, hantée par l'image d' une petite fille en robe jaune… Qui est-elle et que représente-t-elle ? Est-elle un personnage imaginaire ou une réminiscence ?
    Un fils au chômage, tourmenté par des relations amoureuses complexes. Un amour filial maladroit mais intense, biaisé par le poids des silences.

    Un roman qui nous interroge sur l'enfance et ses conséquences. Comment l'enfant qu'on était façonne, qu'on le veuille ou non, l'adulte que l'on devient ?
    Une histoire à deux voix oscillant entre humour et tendresse. On note cependant, l'acidité et la violence de certains passages qui ne peuvent qu'ébranler le lecteur. Ce qui ne constitue pas un bémol mais plus une mise en garde pour les lecteurs plus sensibles.
    Un roman fluide, extrêmement bien écrit, à la plume subtile et émouvante. Un roman que je recommande vivement et qui sera sans hésiter mon premier coup cœur de l'année !
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par claracambry, le 17 janvier 2012

    claracambry

    Suite à un accident cérébral, Fatima est murée dans un silence à l'hôpital. Son fils Saïd se retrouve au chômage : il vient de perdre son emploi de courtier en assurances. Après les attentats du 11 septembre, il décide changer son prénom et tombe amoureux de Clothilde.
    Humour, tendresse, non dits, souffrance et amour, voilà ce qui résume ce roman ! L'entreprise qui employait Saïd est est rachetée et il est licencié. Il paye les pots cassés de ses origines arabes dans une France qui aux lendemains du 11 septembre a peur. Sans emploi, il a plus de temps pour passer voir sa mère hospitalisée. Fatima ne parle pas, ne bouge pas. Elle va cependant parvenir à pouvoir écrire un peu. Elle passe ses journées à observer l'équipe soignante mais surtout elle revisite ses souvenirs : Alger, son enfance à l'orphelinat, son départ pour la France et à la petite fille qui porte une robe jaune. Cette petite fille est récurrente et on comprend tout l'amour qu'elle lui porte.
    la suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2012/01/akli-tadjer-la-meilleure-facon-de.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2012/01/akli-tadjer-la-meilleure-faco..
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Citations et extraits

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  • Par zabeth55, le 09 mars 2012

    Je m’obstine encore, mais rien à faire, mes mots restent prisonniers de ma tête. De guerre lasse, je finis par renoncer et je joue avec mes souvenirs.
    Les souvenirs, c’est amusant. Ca va, ça vient, c’est comme les vagues de la mer. C’est comme ça que les Sanchez me sont revenus. Sur l’Almanach des Postes punaisé au buffet en formica jaune de la cuisine, c’était l’année 1960.
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  • Par zabeth55, le 09 mars 2012

    Je me suis assis sur la chaise et, après un long moment de silence, je me suis abandonné. J’ai dit, tout bas, qu’il fallait tout faire pour tirer ma mère de son enfer. Elle était mon histoire, mon père, ma mère, mon ange et mon démon.
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  • Par claracambry, le 17 janvier 2012

    Maintenant que papa est mort, est ce- ce qu’il y aura une place pour moi dans ton cœur ?

    J’ai répondu qu’il y avait toujours eu une place pour lui dans mon cœur.

    -Une place, une vraie, maman. Pas un strapontin.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par zabeth55, le 09 mars 2012

    Elle rouspète que je dois dormir si je veux guérir. Je le sais. Elle m’a dit cent fois que le sommeil fait partie de la thérapie mais j’aime la nuit quand elle me recrache mon pays, des visages, des noms, des rires, des chaos et des pleurs. J’aime jouer à cache-cache avec les fantômes de mes souvenirs. Et, j’aime pardessus tout retrouver la petite fille en jaune.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

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Vidéo de Akli Tadjer


Rencontre avec Akli Tadjer au Furet de Lille - 19/01/2012
Akli TADJER « La meilleure façon de s'aimer » Ed. Jean-Claude Lattès L'auteur parisien revient vers son public, après Le Porteur de cartable, avec La meilleure façon de s'aimer. Akli Tadjer mélange encore une fois l'humour et la tendresse pour nous servir une histoire poignante, celle de Fatima et de Saïd, son fils, jeune parisien vif et malicieux, qui n'ont jamais su se dire « Je t'aime ».








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