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ISBN : 2919140175
Éditeur : Asgard éditions (2012)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le mercenaire Sidoine de Valzan est chargé d'escorter la
prophétesse Jehanne. La jeune femme prétend pouvoir
remettre le Dauphin sur le trône et rétablir la paix dans le
royaume. Mais à son arrivée, Sidoine découvre qu'elle a été
assassinée p... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Sio, le 02 août 2012

    Sio
    Jehanne, pieuse vierge de Domfroy, entend des voix, qui lui enjoignent de "bouter les Azuléens hors de Falatie". Vous aussi, cela vous rappelle quelque chose? Alors gardez l'histoire de Jeanne d'Arc dans un coin de votre tête et venez découvrir le roman de Benedict Taffin.
    Sidoine de Valzan, mercenaire de son état, est envoyé récupérer la jeune Jehanne, avec pour mission de la ramener fissa voir le dauphin. Mais le guerrier, une fois arrivé en vue du village, préfère passer la nuit dans un lupanar, en compagnie d'une charmante donzelle, histoire de se remettre de ses pérégrinations. Lorsqu'il arrive à Domfroy, le village a été rasé, et la sainte occise. En d'autres termes, l'héroïne meurt dans les trois premières pages. Dommage, non? Une fois amorcé ce départ en beauté, tout va de mal en pis. Sidoine étant dans de beaux draps, il décide de récupérer la prostituée de la veille, et d'en faire une vierge en liaison avec le divin. Pourquoi pas, après tout? le voilà donc flanqué de la jeune Oriane, et en route vers de nouvelles aventures.
    Oui, mais voilà. Tout n'est pas si simple. Parce qu'une sorcière est sur ses pas, que lui-même est habité par un démon lubrique, et qu'Oriane, en plus de ne pas avoir sa langue dans sa poche, est particulièrement butée. Bon gré, mal gré, les personnages cohabitent, et le duo fonctionne à merveille. A partir de là, vous pouvez laisser Jeanne d'Arc de côté et vous concentrer sur la petite merveille que vous avez entre les mains, histoire de ne pas en perdre une miette.
    Oriane, jeune femme surprenante, à la fois forte et fragile, s'oppose vivement à Sidoine, qui est plus... nature, disons. Lui non plus n'a pas la langue dans sa poche, et n'hésite pas trop à dire ce qu'il pense, dans un langage toujours haut en couleur, et en déployant un éventail de jurons assez sophistiqué. Et la présence d'Arkshaar, son démon, offre des dialogues savoureux. le contraste entre le sens de l'honneur démesuré de Sidoine et l'expression de ses bas instincts est d'ailleurs assez drôle, et offre un angle de vue rafraîchissant.
    Ces trois-là évoluent donc dans un contexte historique parfaitement retranscrit ; l'auteur pousse la perfection jusqu'à imiter le langage médiéval, ou à placer de subtiles références à l'époque. Et c'est en en détournant une grande partie que Benedict Taffin nous propose un roman sublime. Les têtes de chapitres rappellent l'histoire avec un grand H, et tout le jeu consiste à se demander dans quelle mesure elle va être modifiée, amenée à un autre point, tout en conservant les grandes lignes. La réinterprétation du mythe de Jeanne d'Arc est magistrale - en plus d'être inédite. Ajoutons, en plus, qu'elle est servie par un sens du détail admirable, qui fait de ce roman un récit très vivant, visuel et attrayant. Les pages se tournent toutes seules, et on est très rapidement absorbés par l'aventure. A tel point qu'au bout d'un moment, on finit par se rappeler brutalement comment finit l'histoire officielle de Jeanne d'Arc, et à tourner les pages avec une avidité non contrôlée. Je crois que, comme d'autres lecteurs, le seul reproche - mais qui n'en est pas vraiment un - que j'aurais à faire serait sur la longueur du roman: j'aurais bien volontiers suivi Oriane et Sidoine sur des centaines de pages en plus!
    En bref, vous l'aurez sûrement compris, La pucelle et le démon est un bon coup de cœur! Alors n'hésitez pas, jetez-vous dessus, ce roman gagne à être connu!

    Lien : http://encres-et-calames.over-blog.fr/article-la-pucelle-et-le-demon..
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    • Livres 4.00/5
    Par Thalyssa, le 07 novembre 2012

    Thalyssa
    Benedict Taffin revisite ici le mythe de Jeanne d'Arc en y ajoutant un soupçon de fantasy. Autant dire que le pari était osé mais… risqué ! Et pourtant, ce titre a su d'emblée me captiver. J'ai découvert ce genre d'écrits avec la saga Téméraire de Naomi Novik qui introduit des dragons dans les guerres napoléoniennes et j'admire ces auteurs qui prennent tant de temps à se documenter pour pouvoir exploiter l'Histoire tout en y introduisant du fantastique. C'est un travail de longue haleine et qui m'impose le respect car justement, il donne envie aux lecteurs d'en savoir plus sur des pans de notre Histoire qui tombent parfois un peu dans l'oubli.
    Dès les premières pages, le ton est donné. On passe de Sidoine à Jehanne, à un rythme de plus en plus effréné. On en perd presque notre souffle et on se retrouve complètement pantois dès la fin du premier chapitre. Jehanne la Pucelle est tuée par des démons et le héros, au lieu de se remettre en question pour avoir flâné en chemin alors qu'il était en mission, se réjouit de ne pas avoir été sur les lieux au moment du carnage. Sidoine est ainsi : une brute épaisse, un indécrottable macho, il jure comme un charretier et blasphème tout autant. Bref, il est tout sauf conventionnel et le ton de l'œuvre est ainsi donné.
    Le monde décrit dans La pucelle et le démon est donc semblable à notre Moyen-Âge à l'époque de Jeanne d'Arc, si ce n'est qu'on y utilise la magie et les démons… en bien comme en mal. On y découvre les horreurs de la guerre, la barbarie des routiers, la position déplorable de la femme dans la société. On est submergé par l'angoisse sur les champs de bataille, tout est cruel, sombre, torturé, et je me suis souvent surprise à me souvenir de scènes de Braveheart en lisant ce livre.
    Chaque chapitre commence par un extrait de textes historiques relatant le parcours de Jeanne d'Arc et résume ainsi son contenu. Oriane la prostituée va trouver le respect des siens, même si elle doit cacher sa véritable identité pour ce faire. Elle mène les troupes des Falatiens à la guerre pour remettre leur dauphin sur le trône et libérer le pays. Mais elle se perdra en chemin entre ce qu'elle a perdu et ce qu'elle pourrait « gagner ». Elle prend de l'assurance... trop d'assurance... devient aussi odieuse qu'Arkshaar, le démon qui possède Sidoine et qui ne semble vivre que pour tuer et satisfaire sa libido. du coup, les répliques du bhargoest sont assez répétitives, tout comme certaines expressions vers la fin du roman (le vacarme des batailles comparé à la fin du monde, les déluges de boulets de canon, de flèches, de pierres et de carreaux), mais on ne réinvente pas non plus l'Histoire et ce point n'est pas assez présent pour gêner ou ralentir la lecture.
    Petit à petit, les rôles semblent s'inverser : Sidoine redécouvre ce qui nous rend humains – les sentiments, l'amour, la relation à l'autre – tandis qu'Oriane a tendance à perdre notre sympathie au cours de sa quête. L'univers dépeint par Benedict Taffin ne laisse guère place à l'espoir ou l'optimisme, la déchéance s'installe et pourtant, la fin m'a surprise !
    Un bon moment de lecture, donc. Une nouvelle découverte agréable dans le monde de la Fantasy Historique qui titille de plus en plus ma curiosité. À ne pas lire toutefois quand vous êtes déprimé ! ^^

    Lien : http://bibliotheque.eklablog.fr/la-pucelle-et-le-demon-a58116647
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    • Livres 5.00/5
    Par Dup, le 13 septembre 2012

    Dup
    Et bien ! Monsieur Pevel a de la concurrence maintenant, et ce pour le plus grand plaisir de nous autres, lecteurs ! Que j'aime lire ces récits basés sur l'Histoire avec un grand H et voir comment cette dernière est détournée pour en faire une très bonne histoire où on croise tantôt des dragons, tantôt des démons.
    Benedict Taffin pousse la grande Histoire, la bouscule allègrement ( voui quand même hein ! faire jouer le rôle de notre pucelle nationale par une catin !!! ), l'aménage à sa façon et pourtant reste bien calquée dessus. du grand art !
    A chaque début de chapitre, nous avons un court résumé de l'action que l'on va trouver, issu d'un vrai livre d'histoire. Ah ben non, on me souffle dans l'oreillette que c'est du Taffin aussi ! Rédigé en vers la plupart du temps et en vieux français On suit ainsi, chapitre après chapitre la mission de Jeanne d'Arc qui se bat contre l'invasion anglaise. Et juste après ce très bref résumé, on retrouve la sauce Taffine si délectable. Ce sont alors les Azuléens (les Anglais) que les Falatiens (les Français) tentent de bouter hors de Falatie. Une Falatie divisée, en proie aux luttes intestines, avec un Dauphin qui hésite à réclamer son trône...
    Le récit est porté par deux personnages hauts en couleur et surtout ayant chacun un fort caractère.
    D'une part, Sidoine de Valzan, capitaine dans l'armée. Il a la particularité d'être "habité" par un bhargoest, un démon nommé Arkshaar. Ils cohabitent de force, s'entraident sur les champs de bataille, se détestent en dehors. Les dialogues entre ces deux là sont succulents, les paroles d'Arkshaar en majuscule ressortent bien.
    Sidoine devait ramener Jehanne, la pucelle qui entend des voix, mais celle-ci vient juste de se faire décapiter. Il ramène donc Oriane à la place, la putain avec qui il vient de passer la nuit...
    Cette Oriane est un sacré personnage aussi, un bon carafon, une langue bien pendue, et surtout qui a oublié d'être bête. Elle va se couler dans son rôle à la perfection, trop peut-être.
    Et bien entendu Sidoine, dont les colères mémorables lui ont valu le surnom de la Hire, cette grande brute de guerrier qui n'est à l'aise que lorsqu'il a son épée à la main et un ennemi en face, va tomber amoureux de sa "pucelle". Il a bien grand mal à retenir son démon qui ne voit en elle qu'une paire de cuisses à écarter ... "JE LA LUI REDONNERAI, MOI, SA VIRGINITÉ À TA DONZELLE, AVANT DE LA LUI REPRENDRE... DE LA LUI REDONNER... DE LA LUI REPRENDRE..."
    Une romance hors du commun entre deux protagonistes qui ont chacun un secret qui pourrait leur valoir de finir sur un bûcher. Une façon ludique de réviser cette partie de notre histoire de France que j'ai adorée. Il y a un juste équilibre dans le récit entre les batailles sanglantes et la romance, les descriptions et les dialogues. le tout servi par une écriture fluide, bref un régal de lecture que je vous recommande chaudement.


    Lien : http://bookenstock.blogspot.fr/2012/08/la-pucelle-et-le-demon-de-ben..
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    • Livres 4.00/5
    Par sombrefeline, le 01 décembre 2013

    sombrefeline
    La pucelle et le démon est un roman de fantasy que j'ai trouvé à la fois surprenant et agréable.
    Surprenant, car c'est une relecture inédite du mythe de Jeanne d'Arc. Changez les noms, ajoutez de la magie et des démons et vous aurez une idée de l'ambiance. Un tel parti pris aurait pu être ennuyeux à lire, mais ce n'est pas le cas. Parce que je connaissais l'histoire de Jeanne d'Arc, je me suis amusée à rechercher les similitudes, à essayer de deviner comment l'auteur allait utiliser tel élément du mythe.
    De plus, cette relecture se double de manigances politiques. Orianne est assez vite reconnue par plusieurs personnes influentes, qui choisissent pourtant de maintenir la mascarade, parce qu'ils ont besoin du symbole qu'elle représente. le personnage d'Orianne devient d'ailleurs ambigu au fil du roman : elle est beaucoup plus maligne que ce qu'on aurait pu croire au départ, elle fait preuve d'un charisme insoupçonné, et on en vient à se demander si au bout d'un moment, elle n'est pas persuadée d'être l'élue.
    Sous des dehors assez archétypaux et derrière des combats relativement bourrins (que j'ai aimés, ne boudons pas notre plaisir), j'ai trouvé l'histoire très riche et subtile.
    Outre cet aspect novateur, la lecture m'a plu car j'ai passé un agréable moment. D'abord parce qu'il y a des moments vraiment prenant, les combats sont très cinématographiques, assez sanglants et réalistes. J'ai adoré le couple Sidoine/Orianne, qui ne peuvent pas s'empêcher de s'engueuler dès qu'ils sont dans la même pièce, tout en dépendant l'un de l'autre (Mention spéciale aux dialogues assez vifs et aux interventions d'Askaar).
    Ensuite, parce que « La pucelle et le démon », c'est une peinture d'un Moyen-âge crasseux, c'est une histoire qui prend des proportions épiques, ce sont des combats, des démons, des sorcières et des complots, mais c'est aussi une belle histoire d'amour. Alors, avant que les rabat-joies (dont je fais habituellement partie) se barrent en disant « les histoires d'amour, c'est nul », je précise que ce n'est pas tarte pour un sous. L'histoire est racontée d'un point de vue de Sidoine qui éprouve des sentiments… tourmentés et mitigés pour Orianne, qui ne vont cesser de croître au fil du roman. Sidoine n'est pas gentil, ni doux, il se comporte parfois très mal, mais je n'ai pu m'empêcher de me sentir proche de lui et de souffrir avec lui.
    Le seul bémol que je mettrais au roman, c'est la dernière partie (la déchéance d'Orianne et le bucher). La fin en elle-même est satisfaisante de mon point de vue de lectrice, mais j'aurais aimé qu'elle soit un peu plus développée. Là, tout est plié en quelques chapitres, c'est un peu dommage.
    En tout cas, la fin est suffisamment ouverte pour laisser espérer une suite.
    En résumé :
    Un roman fort sympathique et novateur, que j'ai vraiment pris plaisir à lire. Une auteure à suivre, à mon avis.
    Note complémentaire à cette critique : Si vous lisez ce roman dans un lieu public, vous vous exposerez par contre à force moqueries et railleries. En effet, pour beaucoup « La pucelle et le démon » serait plus un titre de hentaï qu'une référence à Jeanne d'Arc (oui, je sais, la culture du plus grand nombre peut être affligeante).


    Lien : http://catherine-loiseau.fr/critiques/critique-la-pucelle-et-le-demo..
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    • Livres 5.00/5
    Par Lilacita, le 26 juin 2012

    Lilacita
    J'avais énormément apprécié le premier livre de cet auteur, aussi me suis-je jetée sur "La pucelle et le démon" dès sa parution. Bien m'en a pris !
    Sidoine, mercenaire de son état, est chargé d'escorter la prophétesse Jehanne qui prétend remettre le Dauphin sur le trône et bouter l'Azuléen hors de Falatie.
    Ça vous rappelle vaguement quelque chose ? Normal. Bénédicte Taffin s'attaque ici à l'histoire de Jeanne d'Arc sauf que... Jeanne meurt dès les premières pages et Sidoine se charge de lui trouver une remplaçante, n'importe laquelle, quitte à aller la chercher dans le bordel le plus proche. Jeanne la prophétesse, Oriane la prostituée, qui verra la différence ?
    J'ai retrouvé dans "La pucelle et le démon" l'écriture très immersive que j'avais tant apprécié dans "Les yeux d'Opale" et je me suis régalée. J'adore le postulat de base, véritablement bien exploité tout au long du livre. Mais le tour de force de l'auteur est d'avoir instillé une touche de magie dans son univers : ainsi, les héros sont poursuivis par une meute de baerghosts, sortes de démons investissant des corps humains, qui n'auront de cesse de pousser la fausse Jeanne vers le destin qu'on lui connaît.
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Citations et extraits

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  • Par Sio, le 31 juillet 2012

    Les deux hommes fendaient la foule pour s'éloigner quand des vivats retentirent. L'élue venait d'arriver. Ils se hâtèrent de trouver un point d'observation en retrait de la foule. Le bruit sourd du galop d'un cheval leur fit tourner la tête vers les lices. Debout sur ses étriers, Oriane lançait son arme en direction de l'anneau. La lance tomba sans l'atteindre et un tonnerre d'applaudissements salua l'échec de la jeune femme.
    - Qu'est-ce qu'ils ont donc ces crétins à applaudir? maugréa Sidoine. Ils n'ont pas vu qu'elle avait raté?
    Gauvin haussa les épaules.
    - C'était pareil à Castel. Quoi qu'elle fasse, ils la félicitent.
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  • Par Sio, le 29 juillet 2012

    Il s'approcha de la tête de Jehanne. Les yeux vitreux de la sainte posèrent sur lui un regard accusateur. Sidoine grimaça un sourire. Il ne se trompait pas. Il y avait une nette ressemblance... Oriane... Jehanne... Après tout... Qui verrait la différence?

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