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Par cicou45 le 02/11/2011
J'avoue que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire car celle-ci est en faite double.
D'un côté, le lecteur rencontre le personnage d'Hector Monteverde, résidant à Mexicio, qui fait appel aux service d'un détective privé, un autre Hector répondant au nom de Belascoarán car il reçoit, depuis quelques temps déjà des messages téléphonique de la part d'un mort : Jésús María Alvarado. Les deux hommes se sont bien connus durant leur vivant puisqu'ils ont été compagnons de cellules durant leur peine de prison, injustifiée d'ailleurs, et jusqu'à ce qu'Alvarado soit assassiné plus de trente ans plus tôt.
De l'autre, nous avons affaire aux zapatistes dont le repère est basé dans l'état de Chipas. L'un d'eux, Elías Contrarios, se distingue lorsque « Le Sup'» fait appel à lui afin qu'il aille enquêter à Mexico sur un certain Morales qui serait l'auteur de nombreuses monstruosités et serait également coupale du meurtre du fameux Jésús María Alvarado pour ne citer que lui.
C'est donc ici que nos deux affaires se rejoignent mais avant d'aller plus loin dans ma critique, il faut d'abord que je vous apporte quelques précisions afin de faciliter votre compréhension. Ce n'est qu'après recherches que j'ai moi-même appris que l'armée zapatiste est un mouvent de gauche basé à Chipas qui se donne pour mission de combattre les injustices commises par les partis de droite et d'extrême-droite et de défendre les droits des populations indigènes habitant au Mexique. Attention, ne vous-méprenez pas, le mot « indigène » n'est absolument pas employé dans un sens péjoratif mais distingue simplement, pour ne citer que, les indiens des mexicains.
Roman assez complexe car il mêle un trop grand nombre de données à mon goût, certaines qui relèvent d'un véritable documentaire et d'autres qui ne sont que pure fiction. L'écriture n'est pas toujours évidente à comprendre en raison du langage parlé et non écrit qu'utilise souvent l'auteur mais je dois tout de même reconnaître quelques qualités à cet ouvrage, à savoir d'une part, qu'il est extrêmement riche en ce qui concerne l'histoire du Mexique, souvent méconnue et que cela m'a poussé à en savoir plus sur cette dernière et, d'autre part, que le lecteur ne s'attend pas du tout à une tournure dans le roman de ce genre là. Je n'en dirais pas plus sinon cela gâcherait tout le plaisir de la découverte mais, si vous êtes motivés et que vous êtes sans arrêt en quête d'instruction, au niveau politco-historique, alors je vous recommande fortement cette lecture. J'avoue que la politique n'étant pas trop mon fort, c'est certainement ce qui justifie la note que j'ai octroyé à ce livre que j'ai également trouvé un peu trop cru par moments. Une lecture qui restera pour moi enrichissante cependant !
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Par Taraxacum le 26/05/2012
Celui-ci, je ne vous le recommande pas, sauf si vous êtes mexicain ou avez une maitrise en sciences politiques mexicaines. C'est tellement bourré de réferences à des affaires mexicaines (principalement des scandales liés à de la corruption ou des assassinats, ça a l'air d'un pays sympa quand on est homme politique/journaliste/militant) que c'en est incompréhensible pour le lecteur banal...Franchement frustrant, donc.
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Par BVIALLET le 20/04/2012
Un certain Alvarado, récemment assassiné, téléphone d'outre-tombe pour accuser une sombre crapule d'extrême-droite, Morales, de crimes, trahisons et de nombre d'exactions tant à Mexico qu'au Chiapas. le sous- commandant Marcos nomme un indien, Elias Contrarios pour mener l'enquête et retrouver Morales. Il sera aidé dans sa tâche par Hector Belascoaran, détective borgne qui « voit seulement la moitié de ce que voient les autres mais de manière plus nette » et héros récurrent des romans de P.I.Taïbo II, ainsi que d'un groupuscule zapatiste appelé « Personne ».
Improbable roman policier ne s'encombrant pas trop de vraisemblance, ce livre écrit à quatre mains avec le célèbre sous-commandant Marcos, personnage emblématique de la contestation indienne, devrait rencontrer le succès de curiosité escompté par l'éditeur. Il est bien évident que l'intérêt d'un tel bouquin n'est ni dans son intrigue peu élaborée, ni dans le style de ses auteurs (langage parlé pour Taïbo et rapport type comité central pour Marcos) mais dans la description apocalyptique d'une société mexicaine en proie à mille maux: corruption, prévarication, assassinats, trahisons, tueries et saccages en tout genre. Si l'on croit ce qu'on nous raconte, c'est pire que tout ce qu'on peut s'imaginer vu d'ici. Bien entendu, ce genre de texte relève plus de la propagande que de la littérature avec son côté manichéen (les gouvernements sont tous pourris, les zapatistes tous charmants) un tantinet agaçant à la longue.
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