Par Scara le 05/04/2011
Sympathique Paco, auteur haut en couleurs et au langage libre, qui donne à ses personnages une vie peu commune. Il y a dans cet art un peu de la magie latino-américaine, un sens inné de la séduction par le récit de contes fabuleux.
Ici, l'histoire est totalement improbable, Paco Ignacio lui-même le sait et en joue puisqu'une partie du récit est écrite au conditionnel, la langue de tous les possibles.
Où il est question à la fois du génie de Léonard de Vinci, inventeur de la bicyclette quelques siècles avant sa concrétisation, d'un grand-père anarchiste dans le Barcelone des années 20 et de son sympathique camarade Amador, d'un auteur de la cinquantaine (notre humble serviteur) qui tombe amoureux d'une jeune joueuse de basket américaine vue à la télé.
Mais sans en avoir l'air, le récit est remarquablement construit, derrière le plaisir de se laisser emporter par une histoire un peu folle, la main de l'auteur nous guide vers sa conclusion rafraîchissante : puisque Léonard a pu inventer la bicyclette, alors rien n'est impossible.