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ISBN : 2266127314
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 163 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Seule dans sa maison battue par les vents d'hiver, une vieille femme qui n'a plus que quelques mois à vivre écrit à sa petite-fille.
Avant de disparaître, elle souhaite resserrer les liens distendus par les aléas de l'existence. Pour cela, elle n'a que des mots. ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par andman, le 06 avril 2014

    andman
    L'approche verbale des secrets de famille est rarement chose aisée, le recours à l'écriture peut s'avérer nécessaire.
    Olga habite Trieste, ville située à proximité de la nouvelle frontière italo-slovène. En cet automne 1992 les conflits armés s'intensifient sur le territoire de la proche Yougoslavie. Olga enrage de voir des innocents fuir le grand massacre des Balkans et traverser dans leur exode sa belle région du Carso tant de fois éprouvée elle aussi durant ce XXe siècle.
    Cette dame octogénaire se sait condamnée à brève échéance. Depuis peu, elle consigne avec régularité sur le papier ses états d'âme mais aussi son parcours de vie jusqu'à ses secrets les plus enfouis.
    Douze ans auparavant, Olga a perdu sa fille unique Ilaria dans un accident de voiture. Depuis ce jour tragique, elle élève seule sa petite-fille qui n'a pas connu son papa. Cette dernière, aujourd'hui âgée de seize ans, vient de commencer une année d'études aux USA.
    Comment ne pas se faire du souci pour la jeune fille rebelle dont le caractère bien affirmé rappelle celui d'Ilaria ? Sans doute lui écrit-elle pour conjurer le sort qui frappe avec constance la famille, pour contrecarrer le malheur qui suit la ligne féminine et se transmet de mère en fille.
    Sa propre mère au caractère intransigeant n'a pas été heureuse, sa fille Ilaria avant son accident broyait du noir, elle-même a vécu de nombreuses années empêtrée dans le conformisme d'un milieu bourgeois, prisonnière de la tyrannie des apparences.
    Soulagée d'avoir mis son coeur à nu, d'avoir prodigué un dernier petit conseil, Olga a maintenant l'âme en paix. Cependant elle se garde bien d'expédier aux Etats-Unis une seule des quinze longues lettres, sa petite-fille les découvrira toutes ensemble à son retour.
    Ce roman épistolaire de Susanna Tamaro, dans lequel la nature est omniprésente, s'adresse à un large public et rencontre depuis sa parution en 1994 un succès mérité. Petit par le format, il fait partie de ces livres dont la relecture n'est en rien rébarbative mais au contraire apaisante.
    « Va où ton coeur te porte » est un formidable message d'amour d'une grand-mère libérée, un passage de témoin entre le siècle finissant et le prochain en devenir, une sorte de testament avec pour leitmotiv : « la conscience sereine d'exister ».
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 26 août 2015

    araucaria
    Ce livre, ce sont les confessions émouvantes qu'une grand-mère fait à sa petite-fille en tenant un journal. C'est un roman d'une grande sensibilité qui ne peut qu'interpeler le lecteur tant les mots employés sonnent juste. Pas de pathos, simplement une émotion pudique. Une auteure que je ne connaissais pas et que je viens de découvrir avec bonheur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 12 avril 2013

    Eve-Yeshe
    j'ai dévoré ce livre avec enthousiasme car c'est une belle histoire: une femme âgée décide de raconter sa vie à sa petite fille qui vit loin d'elle et dont elle veut se rapprocher. Elle le fait sous la forme de lettre, elle exprime l'indicible avec pudeur, ses chagrins, la mort de sa fille, son mariage arrangé qui ne la rend pas heureuse, et son lourd secret : son infidélité. elle a vécu une belle histoire d'amour avec cet homme qui la fascinait, l'unique amour de sa vie en fait.
    c'est très bien écrit, il y a une grande sensibilité.
    Une très belle histoire que j'ai du plaisir à partager.
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    • Livres 5.00/5
    Par Puszi, le 04 juin 2014

    Puszi
    J'ai découvert ce livre lors d'un groupe littéraire où il était présenté par une bibliothécaire. Elle en a parlé de manière tellement enthousiaste que j'ai eu envie de me plonger dedans et je n'ai pas regretté.
    Quel beau message adressé par une grand-mère à sa petite fille qu'elle a élevée suite au décès accidentel de sa fille.
    Je me suis retrouvée dans tous ces bons moments partagés entre une grand-mère et sa petite fille.
    Ce témoignage prend la forme de quinze lettres que la grand-mère écrit à sa petite fille partie poursuivre ses études aux US et qu'elle ne lui enverra pas. Elle le sait depuis le début de l'écriture. Cette dernière les trouvera après sa mort qu'elle pense imminente.
    La grand-mère alterne des réflexions sur sa vie actuelle avec ses forces qui déclinent, des souvenirs de sa propre enfance, de son mariage, de la naissance de sa fille Ilaria, les difficultés liées à son adolescence ainsi que des souvenirs plus récents de la vie quotidienne avec sa petite fille.
    Ce n'est que vers la fin du roman que l'on apprend et que l'on comprend ce qui a marqué la vie de la grand-mère.
    Très beau texte très touchant que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire. J'espère me remémorer longtemps certaines phrases très justes car je les trouve empruntes d'une grande sagesse.
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    • Livres 5.00/5
    Par BibliothequeMobile, le 03 septembre 2015

    BibliothequeMobile
    “Et puis, quand plusieurs routes s'offriront à toi et que tu se sauras pas laquelle choisir, n'en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends. Respire profondément, avec confiance, comme le jour où tu es venue au monde, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore. Ne bouge pas, tais-toi et écoute ton coeur…Puis, quand il te parlera, lève-toi et va où il te porte.”
    C'est l'explicit du roman, ce qui est évidemment une histoire d'amour, mais aussi l'histoire d'une recherche de son environnement d'origine, de sa famille, menées avec le désir de se reprendre sa vie, mêlé de sentiments de dégoût et colère pour l'environnement et pour la famille dans laquelle on vit, mais sans avoir la capacité d'y trouver le centre de ses intérêts.
    Le style flaubertien du récit fait couler la narration rythmiquement et musicalement comme un poème, dans lequel les émotions et les sentiments sont intensément lumineux, où, malgré la raison n'a pas un rôle fondamental, ça devient l'excuse juste un peu croyable pour légitimer les raisons du coeur, raisons que la raison ne connaît pas, selon une pensée bien connue de Pascal.
    Le livre se lit d'un seul trait et c'est certainement le meilleur livre de Susanna Tamaro, je suis arrivée au livre après le film de Cristina Comencini, qui m'a beaucoup plu, diffusé par la RAI en 2014 en mémoire de Virna Lisi.
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 26 août 2015

    Et puis, quand plusieurs routes s'offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n'en prend pas une au hasard, mais assieds-toi et attends. Respire profondément, avec confiance, comme le jour où tu es venue au monde, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore. Ne bouge pas, tais-toi et écoute ton coeur. Puis, quand il te parlera, lève-toi et va où il te porte.

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  • Par araucaria, le 24 août 2015

    L'enfance et la vieillesse se ressemblent. Dans les deux cas, pour des raisons différentes, on est plutôt désarmé, on n'est pas encore - ou l'on n'est plus - des participants à la vie active, et cela permet de vivre avec une sensibilité dénuée de schémas, ouverte.

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  • Par araucaria, le 23 août 2015

    Tu es partie depuis deux mois et depuis deux mois, à part une carte postale dans laquelle tu m'informais que tu es toujours vivante, je suis sans nouvelles de toi. Ce matin, dans le jardin, je me suis arrêtée longuement devant ta rose. Bien que nous soyons déjà en plein automne, elle se détache avec sa couleur pourpre, solitaire et arrogante, sur le reste de la végétation désormais éteinte.

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  • Par babounette, le 07 juillet 2009

    «L'enfance et la vieillesse se ressemblent, dans les deux cas, pour des raisons différentes, on est plutôt désarmé.»
    [ Susanna Tamaro ] - Va où ton coeur te porte



    «Il y a des vérités qui apportent un sentiment de libération et d'autres qui imposent le sens du terrible.»
    [ Susanna Tamaro ] - Va où ton coeur te porte



    «Le renoncement à soi conduit au mépris.»
    [ Susanna Tamaro ] - Va où ton coeur te porte



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  • Par FRANGA, le 28 janvier 2012

    Ma mère s'est mariée à seize ans, à dix-sept ans elle m'a mise au monde. Durant toute mon enfance, ou plutôt durant toute ma vie, je ne l'ai jamais vue faire un seul geste affectueux. Son mariage n'avait pas été un mariage d'amour. Personne ne l'y avait contrainte, elle s'était contrainte toute seule parce que, riche, juive et, qui plus est, convertie, elle aspirait à porter un titre de noblesse. Mon père, plus âgé qu'elle, baron et mélomane, s'était entiché de ses dons de chanteuse. Après avoir procréé l'héritier que la bienséance exigeait, ils ont vécu dans un océan de mesquineries et de petites vengeances jusqu'à la fin de leurs jours. Ma mère est morte insatisfaite et aigrie, sans jamais être effleurée par le doute qu'elle pouvait avoir quelques torts. C'était le monde qui était cruel, parce qu'il ne lui avait pas offert de meilleurs choix. Moi, j'étais très différente d'elle et à sept ans déjà, passé la dépendance de la petite enfance, j'ai commencé à ne plus la supporter.
    J'ai beaucoup souffert par sa faute. Elle s'énervait souvent et uniquement pour des raisons extérieures. Sa prétendue "perfection" me donnait l'impression d'être méchante et la solitude était le prix de cette méchanceté. Au début, j'essayais d'être comme elle, mais ces tentatives maladroites échouaient toujours. Plus je m'efforçais de lui ressembler, plus je me sentais mal à l'aise. Le renoncement à soi conduit au mépris. Du mépris à la rage, il n'y a qu'un pas. Quand j'ai compris que l'amour de ma mère n'était lié qu'aux apparences, à ce que j'aurais dû être et non à ce que j'étais vraiment, dans le secret de ma chambre et de mon coeur j'ai commencé à la détester.
    Pour échapper à ce sentiment, je me réfugiais dans un monde qui n'était qu'à moi. Le soir, dans mon lit, je recouvrais la lampe d'un chiffon et je lisais des romans d'aventures jusqu'à des heures tardives.
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Il Giardino delle Idee: intervista a Susanna Tamaro Arezzo - sabato 15 ottobre 2011. SUSANNA TAMARO è ospite del Giardino delle Idee nello splendido scenario dell'Auditorium del Museo d'Arte Medioevale e Moderna di Arezzo per la presentazione del Suo nuovo bestseller "Per sempre" (Giunti editore).











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