ISBN : 2266127314
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 53 notes) Ajouter à mes livres
Seule dans sa maison battue par les vents d'hiver, une vieille femme qui n'a plus que quelques mois à vivre écrit à sa petite-fille.
Avant de disparaître, elle souhaite resserrer les liens distendus par les aléas de l'existence. Pour cela, elle n'a que des mots. ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 13 mai 2010

    mimipinson
    Ce livre est une belle découverte, et une véritable pépite. J'ai lu avec délectation les quinze lettres qui le composent comme j'aurais touché une broderie ancienne.
    J'ai été touchée par la tendresse de cette grand-mère, mais aussi par son réalisme, sa sincérité et sa sérénité (apparente, en tout cas) devant sa fin de vie toute proche. Elle livre sans craintes l'intimité de ce qu'a été sa vie, de ses sentiments, de ses doutes. Il se dégage de ce livre beaucoup de douceur, d'amour ; mais sans mièvrerie.
    La vieille dame, au soir de sa vie, rappelle oh combien qu'une vie n'est ni rectiligne, ni sans aspérité. Chacun y a droit à sa part se secret, de non dit.
    Ce livre me confirme un peu plus que le respect des convenances, et le maintient à tout prix des apparences ne mènent ni au bonheur ni à l'épanouissement.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par malimor1, le 24 mai 2012

    malimor1
    Cette grand-mère n'émet pas de jugement, elle sait que la vie n'est pas un long fleuve tranquille mais qu'elle mérite d'être véçue. Enrichissant, sensible, ce livre m'a remis en selle et les pensées de l'auteur s'adresse à toutes et tous. Lisez le, il vous boostera.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par LouScavia, le 23 juin 2011

    LouScavia
    « Dans la solitude de sa maison, près de Trieste, une femme âgée décide d'écrire une longue lettre à sa petite-fille, sous forme de journal intime. Elle sait que le temps lui est compté et veut, par cette lettre d'amour, renouer une relation rendue difficile non seulement par la crise de l'adolescence, mais aussi par la mort tragique de sa propre fille. Et c'est donc toute sa vie qu'elle est amenée à revisiter, son éducation rigide et bourgeoise, son mariage de convenance avec un homme gentil mais ennuyeux, sa relation clandestine avec le père de sa fille. Parcourant ainsi l'histoire de plusieurs générations de femmes, sans fausse pudeur, sans rhétorique, elle se raconte à sa petite-fille et l'invite à accomplir le même, " voyage " qu'elle : un voyage à la recherche de soi, loin des fausses valeurs et des clichés, et en écoutant avant tout la voix du cœur ».
    Au fil de ce roman épistolaire, on rencontre trois générations de femmes aux destins emboîtés les uns dans les autres comme le sont les matriochkas russes. Trois femmes cherchant une voie pour sortir des carcans, notamment de l'éducation, afin de se réaliser.
    La quatrième de couverture annonce une lettre d'amour. Comme moi, d'autres y verront peut-être (et avant tout ?) un testament gonflé de révélations trop lourdes à porter pour les taire encore aux derniers jours d'une existence ; une tentative pour se libérer de secrets familiaux culpabilisants, le tout saupoudré de réflexions philosophiques sensées répondre aux sempiternelles questions existentielles : quel est le sens de la vie, comment parcourir l'existence, vers quoi, pourquoi, etc.
    Ce livre me laisse perplexe. Sa trame philosophique est tissée de quelques gros fils new-âge, et dégage des relents « baba-cool ». Une sorte de roman-manuel « philo-pédagogique » à la Coelho, version italienne ?
    Bref, j'ai surtout vu ici le besoin impérieux d'une grand-mère de se confesser avant de disparaitre…Car, tout de même, elle aurait pu offrir à sa fille et sa petite-fille les révélations concernant leurs origines, vérités indispensables à leur équilibre vital, bien avant que la première ne soit morte au terme d'une courte existence complètement déglinguée, et que la seconde ne se soit enfuie aux Etats Unis, fâchée, pour respirer autre chose qu'un air pollué par le mensonge. Il y a dans cette histoire comme un hiatus entre la personnalité ouverte et bienveillante de la grand-mère et la rétention d'informations capitales pour ses fille et petite-fille qu'elle s'impose.
    Les personnages ne m'ont pas vraiment émue : trop caricaturaux à mon goût, les approches philosophiques simplistes ne m'ont pas étonnée. Pour autant, l'écriture est agréable et la forme du récit, originale


    Lien : http://lascavia.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Jemlyre, le 17 avril 2010

    Jemlyre
    Véritable surprise que ce roman qui figurait déjà sur ma liste à lire et que je me suis décidée à découvrir à l'occasion de la lecture commune.
    La forme est particulière car il s'agit de lettres écrites par une grand-mère à sa petite fille mais qui ne seront pas envoyées (si j'ai bien compris).
    Une grand-mère que l'on découvre fille, femme puis mère à travers ses confidences.
    Elle est souffrante, en fin de vie, seule. A eu elle-même une mère distante et a juré d'éduquer autrement ses propres enfants.
    Cependant, elle est déroutée par l'impossibilité de « communiquer » avec sa fille et sa petite fille.
    La question des relations inter-générationnelles et de l'éducation des enfants se pose. Y a-t-il une recette qui marche ? A-t-on vraiment une grande influence sur nos enfants ? Qu'est ce qui a transformé cette petite fille si vive et intelligente en une adolescente puis une jeune fille amère qui semble en vouloir d'une façon ou d'une autre à sa grand-mère.
    Par ailleurs, le livre m'a fait réfléchir sur la solitude de certains aînés dans notre monde moderne.
    Un style tout en élégance, simple et un récit très touchant que je vous conseille de découvrir.
    J'ai appris qu'il se pourrait qu'il y ait une suite mais, j'ignore si cela m'intéresserait de la lire.
    Je trouve que la fin ouverte de ce roman est plus intéressante. Nous savons la grand-mère très probablement condamnée mais nous ne savons pas si la petite fille la verra avant son décès et si elle lira ces lettres. Peu importe, car il ne me semble pas que ce soit là le but de ce livre qui délivre tant de messages dont celui de bien prendre le temps de s'écouter avant de faire des choix.

    Lien : http://partage-lecture.over-blog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par FRANGA, le 28 janvier 2012

    FRANGA
    un livre que j'ai relu plusieurs fois, avec à chaque fois beaucoup d'émotions liées au lien ténu entre une vieille femme qui n'a plus que quelques mois à vivre et sa petite fille qui s'est éloignée depuis quelque temps
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Citations et extraits

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  • Par FRANGA, le 28 janvier 2012

    Ma mère s'est mariée à seize ans, à dix-sept ans elle m'a mise au monde. Durant toute mon enfance, ou plutôt durant toute ma vie, je ne l'ai jamais vue faire un seul geste affectueux. Son mariage n'avait pas été un mariage d'amour. Personne ne l'y avait contrainte, elle s'était contrainte toute seule parce que, riche, juive et, qui plus est, convertie, elle aspirait à porter un titre de noblesse. Mon père, plus âgé qu'elle, baron et mélomane, s'était entiché de ses dons de chanteuse. Après avoir procréé l'héritier que la bienséance exigeait, ils ont vécu dans un océan de mesquineries et de petites vengeances jusqu'à la fin de leurs jours. Ma mère est morte insatisfaite et aigrie, sans jamais être effleurée par le doute qu'elle pouvait avoir quelques torts. C'était le monde qui était cruel, parce qu'il ne lui avait pas offert de meilleurs choix. Moi, j'étais très différente d'elle et à sept ans déjà, passé la dépendance de la petite enfance, j'ai commencé à ne plus la supporter.
    J'ai beaucoup souffert par sa faute. Elle s'énervait souvent et uniquement pour des raisons extérieures. Sa prétendue "perfection" me donnait l'impression d'être méchante et la solitude était le prix de cette méchanceté. Au début, j'essayais d'être comme elle, mais ces tentatives maladroites échouaient toujours. Plus je m'efforçais de lui ressembler, plus je me sentais mal à l'aise. Le renoncement à soi conduit au mépris. Du mépris à la rage, il n'y a qu'un pas. Quand j'ai compris que l'amour de ma mère n'était lié qu'aux apparences, à ce que j'aurais dû être et non à ce que j'étais vraiment, dans le secret de ma chambre et de mon coeur j'ai commencé à la détester.
    Pour échapper à ce sentiment, je me réfugiais dans un monde qui n'était qu'à moi. Le soir, dans mon lit, je recouvrais la lampe d'un chiffon et je lisais des romans d'aventures jusqu'à des heures tardives.
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  • Par babounette, le 07 juillet 2009

    «L'enfance et la vieillesse se ressemblent, dans les deux cas, pour des raisons différentes, on est plutôt désarmé.»
    [ Susanna Tamaro ] - Va où ton coeur te porte



    «Il y a des vérités qui apportent un sentiment de libération et d'autres qui imposent le sens du terrible.»
    [ Susanna Tamaro ] - Va où ton coeur te porte



    «Le renoncement à soi conduit au mépris.»
    [ Susanna Tamaro ] - Va où ton coeur te porte



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  • Par charlottelit, le 27 janvier 2012

    Et puis, quand plusieurs routes s'"offriront à toi et que tu ne sauras pas
    laquelle choisir, n'en prends pas une au hasard mais assieds-toi
    et attends.
    Respire profondément, avec confiance,
    comme le jour où tu es venue au monde,
    sans te laisser distraire par rien.
    Ne bouge pas, tais-toi et ECOUTE TON COEUR
    Puis, quand il parlera, lève-toi et va où il te porte.
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    Citation de qualité ? (13 votes positifs)
  • Par Kimysmile, le 15 avril 2010

    "Le bonheur a toujours une cause, on est heureux de quelque chose, c'est un sentiment dont l'existence dépend de l'extérieur. La joie, elle, est sans objet. Elle te possède sans aucune raison apparente, dans son être elle ressemble au soleil, elle brûle grâce à la combustion de son propre coeur."
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  • Par capucine06, le 04 novembre 2011

    chaque rencontre ,chaque événement,meme minime,renferme une signification,et la connaissance de soi nait de la disponibilité avec laquelle on les accueille ,de la capacité de changer de direction à n'importe quel moment...
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Susanna Tamaro : Réponds-moi
A l'occasion du Salon du livre de Paris, dont l'Italie est l'invitée, Olivier BARROT s'est rendu sur les hauteurs de Naples pour parler du livre de Susanna TAMARO. Venue au roman par le scénario de films et des études de cinéma, traduite dans quarante langues, elle publie "Réponds moi", mélodrame des humbles











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