Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Ryuichiro Utsumi (Antécédent bibliographique)
> Marie-Françoise Monthiers (Traducteur)
> Frédéric Boilet (Traducteur)

ISBN : 2203396113
Éditeur : Casterman (2004)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 101 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Chacune des nouvelles de ce recueil retrace une tranche de vie. Avec délicatesse, et par petites touches, Jirô Taniguchi campe des portraits de jeunes, de vieux, d'enfants à un moment difficile de leur existence. Comme la petite Hiromi, confiée provisoirement par sa mam... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (18)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Laurence64, le 09 janvier 2013

    Laurence64
    Auprès de mon arbre, je vivais heureux…
    A l'instar de Georges, j'ai plaqué mon chêne comme un saligaud. Mais je suis partie m'installer sous un orme du Caucase. Mondialisation oblige. Qu'il y fait bon dans ses feuilles aussi douces que des vers de Prévert! Je m'y love de temps à autre, sans lassitude.
    Sous cet arbre là, on se prend à aimer l'homme.
    Ryuichiro Utsumi, nouvelliste adulé au Japon, est inconnu en France. Taniguchi, adulé en France, est quasi inconnu au Japon. Et dans cet embrouillamini de reconnaissance et méconnaissance, le mangaka sert un manga qui ressemble à bien des choses sauf à un manga. Personne ne saute partout en vociférant comme si le pauvre lecteur était sourd. le trait est tout aussi occidentalisé que la mise en page. Pourtant, ces nouvelles graphiques sont asiatiques.
    Que de singularités pour une dizaine d'Histoires tout aussi singulières. Dans le silence et le vide de certaines cases, le quotidien s'élabore lentement, raconte la difficultés de se comprendre, celle de se réconcilier, la nécessité de reconsidérer ses priorités, le bouleversement qu'apporte la découverte de l'amour. Sans bruit, sans mot superflu.
    Dans son absence de didactisme, Taniguchi plonge au coeur de l'émotion, celle qui ne pleure pas, celle qui est semblable à du verre un peu fêlé, pleine de retenue, de mots qui tremblent sur les lèvres mais ne se disent pas.
    Utsumi et Taniguchi offrent un bouquet de fleurs humaines à toute âme disponible sachant puiser le sens dans l'apparente banalité des faits.
    Auprès de mon arbre, je reste.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 32         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par milado, le 29 juillet 2012

    milado
    D'une manière générale je ne suis pas fan des nouvelles car il me faut du temps pour m'imprégner, rentrer dans une histoire. Je n'ai pas dérogé à cette règle au départ et pourtant peu à peu, au fil des histoires, j'ai été gagné par la beauté, la sérénité qui se dégage de ces petites scènes qui n'ont rien d'extraordinaire, qui serait presque banales et pourtant porteuses de grandes leçons de vie. Encore une fois je ressors enchanté de ma lecture de Taniguchi et j'espère plus attentif et bienveillant envers mon environnement.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 24         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par EMOTION, le 01 avril 2012

    EMOTION
    Taniguchi et Utsumi ont composé ensemble ce recueil de nouvelles empreint d'une " gentillesse" au sens noble et élégant du terme, ainsi que d'une mélancolie positive. Taniguchi est né en 1947 et Utsumi en 1937. Ce manga est une série de nouvelles qui débute avec " L'Orme du Caucase". Nous découvrons ici tout l'amour de la nature éprouvé par les japonais, cette passion qui donne une âme aux arbres. Nous réfléchirons avant de tuer un arbre, de scier ses branches ou tout simplement de planter un clou dans son écorce. "Le cheval de bois" parle de tendresse enfantine, de peur de l'abandon, de devoir et d'amour également. " La petite fille à la poupée" est un hymne à l'éternité des relations parents-enfants malgré l'absence, les codes sociaux, les trahisons. Nous retrouvons ce thème des retrouvailles après une longue période dans plusieurs nouvelles de Taniguchi. C'est le cas dans " la vie de mon frère" ou "le parapluie". Rien ne meurt véritablement en dépit de l'absence et les relations fraternelles sont extrèmement puissantes. "Les environs du musée" disent l'amour tardif et la peur d'être abandonné, " la forêt" étant une expédition vers l'inconnu pour retrouver un animal aimé. Enfin la dernière nouvelle " son pays natal "est une sorte de Roméo et Juliette(!) entre un japonais et une française, refus des familles et passion des amants. Deuil et traditions japonaises, courage et pardon, art et transmission, tout concourt à créer un univers de délicatesse et de poësie. Nous découvrons au long de ce livre des espaces de la culture japonaise, espaces qui nous interrogent et parfois fascinent.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 18         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par lnbsi, le 13 mars 2011

    lnbsi
    Série de courtes nouvelles dessinées sur les rencontres, les retrouvailles, les souvenirs tristes et heureux, bref sur tout ce qui fait qu'une vie vaut la peine d'être vécue.
    L'Orme du Caucase : Un couple achète une maison dont le jardin, principal atout de l'acquisition ,a été détruit. Seul reste un arbre qui leur pose de nombreux problèmes avec leur voisins. Mais cet arbre leur réserver malgré tout une belle surprise.
    Le cheval de bois : Des grands-parents doivent s'occuper de leur petite-fille pendant que sa mère se prépare à un nouveau mariage. Pour la distraire, ils l'emmènent à un parc d'attractions. Mais la petite a une attitude étrange et refuse de monter sur les manèges…
    La petite fille à la poupée : Un homme, qui a quitté sa femme et sa fille 20 ans plus tôt, apprend que cette dernière expose ses œuvres dans une grande galerie. Il décide de s'y rendre pour voir ce qu'elle est devenue.
    La vie de mon frère : Un homme qui s'inquiète de son frère qui s'est isolé de sa famille, décide le lui rendre visite pour prendre de ses nouvelles et s'assurer qu'il ne manque de rien. C'est l'occasion de se remémorer de nombreux souvenirs.
    Le parapluie : Une femme s'apprête à revoir son jeune frère qu'elle n'a pas vu depuis 12 ans. Leur histoire familiale s'est compliquée après le divorce de leurs parents lorsqu'ils étaient très jeunes. En attendant son frère, elle se souvient de ce qui a été la source de cette rupture entre elle et lui.
    Les environs du musée : Une veuve en vacance chez son fils aime aller se promener le soir dans le jardin d'un musée. Un jour, elle y rencontre un homme à qui elle se confie et qui semble l'écouter avec beaucoup d'attention.
    Dans la forêt : Deux garçons dont le père a abandonné sa famille, se retrouve dans un logement social en dehors du centre ville. En quittant la maison où ils ont grandi jusque là, ils ont dû aussi laisser leur chienne Koro. Un soir, le plus jeune garçon croit reconnaître ses aboiements derrière la forêt qui les séparent de la ville. le lendemain, ils décident de partir à sa recherche.
    Son pays natal : Pour l'exposition annuelle des beaux-arts, l'œuvre d'une artiste française, vivant depuis de nombreuses années au Japon, a été retenue. Cette œuvre évoque des souvenirs très forts pour cette femme car elle représente la ville natale de son défunt mari, mort très jeune.
    (Cliquez sur le lien pour lire la suite)

    Lien : http://aufildeslivres.over-blog.com/article-l-orme-du-caucase-691641..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

  • Par keisha, le 24 août 2008

    keisha
    Huit nouvelles de Utsumi adaptées (magnifiquement) en bande dessinée par Taniguchi, ce sont tout simplement huit histoires qui font du bien au coeur. Un vieil arbre qui gêne les voisins, une petite fille butée, un homme divorcé qui revoit sa fille, un homme à la retraite qui rend visite à son frère pour le raisonner et doit réfléchir sur sa propre vie, une femme qui va revoir son frère et repasse les événements de sa vie à cette occasion, une délicate histoire d'amour entre deux « seniors », deux enfants à la recherche de leur chienne abandonnée à la suite d'un déménagement, et une artiste française qui a épousé un japonais et n'a jamais été acceptée par sa belle-mère. Des thèmes comme la vieillesse et les conséquences des liens familiaux qui se distendent reviennent souvent. Les personnages sont saisis à un tournant de leur existence, et beaucoup de charme se dégage de ces tranches de vie pas si anodines que cela.
    http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-20996845.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par bluelynxs, le 05 novembre 2010

    L'orme habitait ici avant moi. Puis je me suis installé et ce n'est que bien plus tard que des maisons ont commencé à se construire à l'entour. Aujourd'hui on va l'abattre parce qu'il perd ces feuilles. Mais le vraie problème, c'est l'égoïsme de ceux qui sont arrivés après lui. (Utsumi)

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par cicou45, le 16 juillet 2011

    "Les mains de sa belle-mère lui caressaient le dos. Tandis qu'une vague de chaleur venue du fond de son coeur la submergeait, Noémie sentit qu'il souriait."

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par cicou45, le 16 juillet 2011

    "Chacun, quel qu'il soit, a le droit de vivre libre."

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
10,00 € (neuf)
8,25 € (occasion)

   

Faire découvrir L'Orme du Caucase par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz