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> Ryuichiro Utsumi (Antécédent bibliographique)
> Marie-Françoise Monthiers (Traducteur)
> Frédéric Boilet (Traducteur)

ISBN : 2203396113
Éditeur : Casterman (2004)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 142 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Chacune des nouvelles de ce recueil retrace une tranche de vie. Avec délicatesse, et par petites touches, Jirô Taniguchi campe des portraits de jeunes, de vieux, d'enfants à un moment difficile de leur existence. Comme la petite Hiromi, confiée provisoirement par sa mam... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lorraine47, le 16 mars 2014

    Lorraine47
    En huit nouvelles le tandem Taniguchi au pinceau et Utsumi au stylo nous embarque pour une aventure riche en émotions.
    L'Orme du Caucase, l'arbre par qui le scandale arrive, celui qui était là bien avant les habitants du quartier et qui gêne å cause de son feuillage ouvre ce recueil. Sera-t-il abattu cet arbre remarquable?
    Le cheval de bois nous fera comprendre la souffrance d'un tout petit bout de chou qui a été confié à ses grands-parents pour un temps indéterminé. Angoisse de l'abandon...
    La petite fille à la poupėe, autoportrait d'une jeune femme abandonnée par son père dans sa petite enfance. Ce dernier retrouve sa trace à l'occasion d'une exposition. Peut-on réparer une absence?
    La vie de mon frère, celui qui a choisi une autre voie, une façon de vivre marginale. Que me renvoie-t-il ce frère que je voudrais remettre sur la voie de la normalité?
    Le parapluie symbole de protection, celle que notre aîné a assuré à notre égard ou pas. Frère et soeur, une histoire qui s'écrit à l'ombre du couple parental. Que reste-t-il quand les parents ont cassé ce lien?
    Les environs du musée sont un lieu chargé d'émotions. Qu'est-ce qui pousse une grand mère à s'y rendre tous les soirs au point d'en oublier l'heure du dîner?
    Dans la forêt, il peut se passer bien des choses, le Petit Chaperon Rouge pourrait en témoigner.La forêt, lieu d'initiation où l'on apprend à surmonter ses peurs et où l'on trouve parfois des réponses aux questions laissées en suspens par les adultes...
    Son pays natal: partir quand même, pour suivre l'être aimé. Tout laisser derrière soi: amis, famille pour une culture très différente. Quand déracinement rime avec isolement... Alors l'accomplissement de soi devient une victoire arrachée de haute lutte!
    Chaque nouvelle est une petite perle d'humanité.
    Quand la vie nous rattrape et que nous parvenons à donner du sens à ce qui nous échappait, le bonheur semble à portée de main.
    En tous cas lire L'Orme du Caucase fut un grand bonheur pour moi!
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    • Livres 5.00/5
    Par Laurence64, le 09 janvier 2013

    Laurence64
    Auprès de mon arbre, je vivais heureux…
    A l'instar de Georges, j'ai plaqué mon chêne comme un saligaud. Mais je suis partie m'installer sous un orme du Caucase. Mondialisation oblige. Qu'il y fait bon dans ses feuilles aussi douces que des vers de Prévert! Je m'y love de temps à autre, sans lassitude.
    Sous cet arbre là, on se prend à aimer l'homme.
    Ryuichiro Utsumi, nouvelliste adulé au Japon, est inconnu en France. Taniguchi, adulé en France, est quasi inconnu au Japon. Et dans cet embrouillamini de reconnaissance et méconnaissance, le mangaka sert un manga qui ressemble à bien des choses sauf à un manga. Personne ne saute partout en vociférant comme si le pauvre lecteur était sourd. le trait est tout aussi occidentalisé que la mise en page. Pourtant, ces nouvelles graphiques sont asiatiques.
    Que de singularités pour une dizaine d'Histoires tout aussi singulières. Dans le silence et le vide de certaines cases, le quotidien s'élabore lentement, raconte la difficultés de se comprendre, celle de se réconcilier, la nécessité de reconsidérer ses priorités, le bouleversement qu'apporte la découverte de l'amour. Sans bruit, sans mot superflu.
    Dans son absence de didactisme, Taniguchi plonge au coeur de l'émotion, celle qui ne pleure pas, celle qui est semblable à du verre un peu fêlé, pleine de retenue, de mots qui tremblent sur les lèvres mais ne se disent pas.
    Utsumi et Taniguchi offrent un bouquet de fleurs humaines à toute âme disponible sachant puiser le sens dans l'apparente banalité des faits.
    Auprès de mon arbre, je reste.
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    • Livres 5.00/5
    Par MachaLoubrun, le 23 janvier 2014

    MachaLoubrun
    Un arbre dans le jardin d'une nouvelle maison, la visite à un frère perdu de vue depuis de nombreuses années, un père retrouvant par hasard sa fille, une jeune veuve broyée par le chagrin, une petite fille séparée de son père et de son frère, Jirô Taniguchi semble surprendre ses personnages à un moment crucial de leurs vies. Il lève subtilement le voile sur les failles, les malentendus et les blessures secrètes au cœur des relations familiales… En quelques pages seulement, on devine les séquelles profondes, les renoncements d'une vie...Ces personnes d'âge mûr marquées par des séparations douloureuses ressentent l'impérieux besoin d'être en accord avec elles-mêmes, d'exister.
    C'est tout à la fois mélancolique et plein de vitalité, ces récits, ces magnifiques dessins en noir et blanc sont empreints d'une bienveillante gentillesse et d'une poésie qui me charment complètement.
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    • Livres 4.00/5
    Par EMOTION, le 01 avril 2012

    EMOTION
    Taniguchi et Utsumi ont composé ensemble ce recueil de nouvelles empreint d'une " gentillesse" au sens noble et élégant du terme, ainsi que d'une mélancolie positive. Taniguchi est né en 1947 et Utsumi en 1937. Ce manga est une série de nouvelles qui débute avec " L'Orme du Caucase". Nous découvrons ici tout l'amour de la nature éprouvé par les japonais, cette passion qui donne une âme aux arbres. Nous réfléchirons avant de tuer un arbre, de scier ses branches ou tout simplement de planter un clou dans son écorce. "Le cheval de bois" parle de tendresse enfantine, de peur de l'abandon, de devoir et d'amour également. " La petite fille à la poupée" est un hymne à l'éternité des relations parents-enfants malgré l'absence, les codes sociaux, les trahisons. Nous retrouvons ce thème des retrouvailles après une longue période dans plusieurs nouvelles de Taniguchi. C'est le cas dans " la vie de mon frère" ou "le parapluie". Rien ne meurt véritablement en dépit de l'absence et les relations fraternelles sont extrèmement puissantes. "Les environs du musée" disent l'amour tardif et la peur d'être abandonné, " la forêt" étant une expédition vers l'inconnu pour retrouver un animal aimé. Enfin la dernière nouvelle " son pays natal "est une sorte de Roméo et Juliette(!) entre un japonais et une française, refus des familles et passion des amants. Deuil et traditions japonaises, courage et pardon, art et transmission, tout concourt à créer un univers de délicatesse et de poësie. Nous découvrons au long de ce livre des espaces de la culture japonaise, espaces qui nous interrogent et parfois fascinent.
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    • Livres 5.00/5
    Par milado, le 29 juillet 2012

    milado
    D'une manière générale je ne suis pas fan des nouvelles car il me faut du temps pour m'imprégner, rentrer dans une histoire. Je n'ai pas dérogé à cette règle au départ et pourtant peu à peu, au fil des histoires, j'ai été gagné par la beauté, la sérénité qui se dégage de ces petites scènes qui n'ont rien d'extraordinaire, qui serait presque banales et pourtant porteuses de grandes leçons de vie. Encore une fois je ressors enchanté de ma lecture de Taniguchi et j'espère plus attentif et bienveillant envers mon environnement.
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Citations et extraits

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  • Par Lorraine47, le 15 mars 2014

    Ne pas supporter les feuilles qui tombent, c'est oublier que nous vivons avec la nature.

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  • Par bluelynxs, le 05 novembre 2010

    L'orme habitait ici avant moi. Puis je me suis installé et ce n'est que bien plus tard que des maisons ont commencé à se construire à l'entour. Aujourd'hui on va l'abattre parce qu'il perd ces feuilles. Mais le vraie problème, c'est l'égoïsme de ceux qui sont arrivés après lui. (Utsumi)

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  • Par Nieva, le 24 janvier 2014

    Dès qu'ils entrèrent dans la forêt, Hiroshi dit à Yôji :
    - ... Interdiction de faire demi-tour ! Interdiction de pleurer aussi !
    - Oui.
    - Et interdiction de ne pas tenir ses promesses !
    - Oui.
    Si je montre que j'ai même un tout petit peu peur, il ne me laissera jamais venir. Yôji regarda le visage sévère de son frère et accepta d'un signe de tête.
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  • Par cicou45, le 16 juillet 2011

    "Les mains de sa belle-mère lui caressaient le dos. Tandis qu'une vague de chaleur venue du fond de son coeur la submergeait, Noémie sentit qu'il souriait."

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  • Par cicou45, le 16 juillet 2011

    "Chacun, quel qu'il soit, a le droit de vivre libre."

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